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dimanche 23 décembre 2012

Arrêtez-moi si je me trompe (bis)

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Il y a deux jours, je vous faisais part de la difficulté, voire de l'impossibilité de faire de l'histoire qu'avait mises en évidence Michel de CERTEAU, jamais démenti. Dans son discours d'Alger, monsieur HOLLANDE reconnaissait "les" souffrances infligées aux algériens par la colonisation. La langue française connaît l'article défini (les) et indéfinis (des). En utilisant le premier, et non point une formule qui indique le côté non défini et partiel de ces souffrances, monsieur HOLLANDE donnait à entendre que la colonisation  dans son ensemble avait été une souffrance. (Il jouait du reste avec subtilité de cette formule. Car il est en effet possible de la prendre en un sens restreint.) Mais prenait-il en compte les innombrables amitiés, les aides, les rencontres qui s'étaient tissées au fil des années entre les algériens d'origine européenne et les algériens d'origine nord-africaine ? Pourquoi ne parlait-il pas de ce que la colonisation avait apporté de positif à un pays qui était dans la misère, la maladie, la violence et l'oppression quand les Français s'installèrent là-bas ? Les violences du GIA ont-ils été une amélioration de la situation qui prévalait au temps où la France exerçait sa souveraineté sur l'Algérie ? Et pourquoi tant d'Algériens quittent-ils leur pays pour venir s'installer dans un pays qui les aurait opprimés pendant plus d'un siècle et demi ? Voilà ce qui aurait été approcher un peu la réalité historique, très complexe et réellement indémêlable.
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Arrêtez-moi si je me trompe. Monsieur CAHUZAC n'est-il pas le maire de VILLENEUVE-SUR-LOT ? Il ne peut pas ignorer qu'en sa bonne ville avait vécu un de ses compatriotes, le témoignage de monsieur AUSSIGNAC dont je vais mainternant vous donner la teneur raccourcie. Elle émane d'un lecteur qui indique avoir contrôlé ses sources :
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"Avant de diffuser le témoignage ci-dessous, j'ai tapé "André Aussignac" sur Google pour vérifier la véracité de cette douloureuse histoire. Tout est bien confirmé et il y a même une interview de lui sur : http://reportage34.skyrock.com/2.html.

Je vous conseille de le regarder.

Le témoignage d'André Aussignac, militaire appelé en Algérie, enlevé par le FLN, après l'indépendance, originaire de Bordeaux, militaire appelé en Algérie, raconte, en détail, son enlèvement par le FLN, après l'indépendance et le calvaire inhumain qu'il a subi dans une mine de fer près de Miliana, avec d'autres français civils ou militaires. Le témoignage écrit ci-dessous correspond tout à fait à ce qu'il avait dit lors de cette conférence. André Aussignac, 68 ans, appelé du 23e Rima à Alger, a été déclaré disparu le 21 juillet 1962 par l'Armée française.

« Le soir du 21 juillet 1962, j'ai quitté, en uniforme, la Maison carrée (caserne) d'Alger pour aller acheter des cigarettes. Je suis tombé sur un barrage de musulmans en uniforme.. Ils m'ont pris ma carte d'identité militaire et l'ont déchirée. Je me suis retrouvé dans une camionnette avec des civils européens, dont le propriétaire du véhicule. On a été conduits dans une briqueterie, déshabillés et jetés dans un four encore tiède. Dans la nuit, d'autres Européens sont arrivés. A la fin, on était 17. Nous sommes restés là, entassés, sans boire ni manger, à redouter qu'ils allument le four. Au bout de quarante-huit heures environ, nous sommes partis en camion bâché.

Une fois dans le djebel, on nous a fait descendre et on a entamé une marche forcée de plusieurs semaines pour arriver à la mine de fer de Miliana. Là, on nous a jetés à moitié nus dans une galerie. Dans la mienne, on était environ 60, mais il y avait d'autres galeries avec d'autres Européens. On nous obligeait à creuser avec des petites pioches. On avait droit à un verre d'eau par jour et parfois à un plat de semoule. Pour ne pas mourir de soif, on mettait nos slips dans les parois humides de la mine et on suçait les gouttes d'eau. Quand le plat de semoule arrivait, on se battait comme des chiens entre nous.

Certains sont morts d'épuisement, d'autres se sont volontairement tués. Une fois, l'un d'entre nous a planté sa pioche dans la terre et s'est jeté sur la lame. Un jour, un ministre algérien est venu visiter la galerie. Je ne me suis pas levé pour le saluer. Il m'a balancé un grand coup de pied dans la tête [la cicatrice à l'arcade sourcilière est encore visible]. J'ai essayé de m'évader deux fois sans succès. La première fois, en représailles, on m'a donné de grands coups de bâton sur les chevilles. La deuxième, on m'a assis sur une pierre, ligoté à un pieu et arraché les ongles des orteils avec une pince.

La troisième tentative a été la bonne. J'étais avec deux autres copains qui ont été abattus. J'ai marché jusqu'à l'épuisement. Des pieds-noirs m'ont découvert évanoui et nu dans un fossé. Ils m'ont soigné, puis embarqué dans un chalutier en direction de Marseille. Quand je suis arrivé chez moi, à Bordeaux, ni mes parents ni ma fiancée ne m'ont reconnu. Je pesais moins de 40 kilos [contre 70 avant son départ].

Le 22 juillet 1963, j'ai été arrêté par la gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot. C'était pendant mon voyage de noces. On m'a interné au fort du Hâ pour "désertion en temps de paix" ! J'ai été brutalisé. On voulait que je livre les filières qui m'avaient permis de revenir d'Algérie. Je suis resté muet. On m'a ensuite conduit à l'hôpital militaire Robert Piquet. Sur la porte de ma chambre, on avait inscrit : "Individu dangereux", à ne pas mettre en contact avec les autres recrues". Le tribunal militaire de Bordeaux m'a finalement acquitté. Je rends hommage au commissaire du gouvernement qui a plaidé pour ma non culpabilité. Il a ensuite été muté. En novembre 1963, le sénateur Etienne Dailly a évoqué mon cas au Sénat (Journal officiel du 24 novembre 1963, p. 2572). Quelques jours auparavant, la Sécurité militaire m'avait menacé pour que je me taise. Mon histoire gênait. Je me suis tu, jusqu'à aujourd'hui. J'offre ce témoignage à la mémoire de mes compagnons qui ont été sacrifiés »

Faites suivre surtout au moment où nos chers élus parlent de repentance. Et eux, vont-ils faire repentance des crimes qu'ils ont commis et qu'ils commettent encore à ce jour? "
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Ceci, certes, n'excuse pas cela (je veux parler des interrogatoires musclés voire des tortures infligés aux combattants du FLN tombés entre les mains de l'armée française). Mais tout de même, n'est-ce pas "avec une sorte de pitié réciproque qui serait le prélude de la justice" (JAURES) que nous devrions regarder en face le passé, aimer et surtout aider les harkis que nous avons abandonnés, et tout en reconnaissant des erreurs, reconnaître que nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait là-bas ?
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Monsieur CAHUZAC, étiez-vous au courant du cas de monsieur AUSSIGNAC ? En parlâtes-vous à monsieur HOLLANDE, qui n'a jamais aussi bien mérité son nom de NORMAL Ier. Et n'est-ce pas le maître dont il a été le zélé serviteur qui répondait à la rébellion par un "La seule réponse, c'est la guerre". Il était ministre de l'intérieur, et il s'appelait François MITTERRAND. Comme quoi, même dieu peut se tromper !

mardi 4 décembre 2012

Une bouche d'égout en plus, le sénateur Fischer


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Un ami très cher de Strasbourg me fait parvenir la lettre que le général CANN a envoyé à un certain monsieur FISCHER qui est sénateur des Bouches-du-Rhône. A MARSEILLE, si tous les gens de gauche pensent comme ce monsieur, alors on peut dire que ces Bouches-là  forment un immense égout à ciel ouvert. Le général CANN a envoyé à ce sénateur une lettre bien argumentée car celui-ci a tenu des propos injurieux contre le général BIGEARD. Il a enfin reçu la sépulture qu'il avait demandée, et ça ne plaît pas à ce monsieur qui joue les prophètes, le derche bien calé dans les capitons du Sénat. Il faut rafraîchir la mémoire de toute cette gôôôôche hollando-mélanchonesque qui illustre, hypocrisie en plus, ce que disait monsieur BESANCENOT à propos de CHE GUEVARA (qui fumait des cigares pendant que sous ses yeux, on fusillait des opposants au régime castriste : "on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs" ; sauf que ces ouefs étaient de jeunes hommes ou même de jeunes femmes. Nous n'en pouvons plus de ces mensonges, de ces horreurs, de ces compromissions avec l'histoire. Tout ça, je le redis, pour pouvoir poser son cul sut les fauteuils de l'Elysée, du Palais Bourbon ou de celui du Luxembourg. Or donc, voici la lettre.
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"à : Monsieur Fischer
Sénateur des Bouches du Rhône

Pour information :

Monsieur Pastor
Sénateur du Tarn
le 21 novembre 2012

LETTRE OUVERTE
A ceux qui
FERAIENT MIEUX DE LA FERMER
et en particulier à Monsieur Fischer,
Sénateur communiste des Bouches du Rhône

Nous venons enfin de donner une sépulture décente au général Bigeard, l’un des plus grands soldats que l’Armée française s’honore d’avoir eu dans ses rangs.  J’ai servi en Algérie comme lieutenant sous les ordres de ce grand chef que nous sommes des millions de frères d’armes à admirer. Je viens d’apprendre que vous vous étiez répandu en propos injurieux à l’encontre de ce chef prestigieux.

Qui êtes-vous donc pour vous permettre de telles vilenies sur une personne que vous m’avez probablement jamais rencontrée … ? Vous êtes sénateur ? et alors ? Communiste qui plus est ! On croit rêver. Malheureusement, il s'agit d'un mauvais cauchemar de vous voir ainsi paraître en moraliste innocent, vous qui avez soutenu et continuez de soutenir une idéologie qui, depuis 1917 et jusqu'à aujourd'hui, porte la responsabilité de cent millions de morts.

Au moment où éclate en 1957 ce qu'on appelle la "bataille d'Alger" vos séides se sont déjà tristement distingués. En avril 1956, l'aspirant Maillot, membre du parti communiste algérien détourne un camion militaire et livre au F.L.N. 263 armes en tous genres et leurs munitions. En août de la même année, Yveton, employé communiste de l'E.D.F.-G.D.F. locale, pose une bombe à l'usine à gaz d'Alger. Il est fort justement guillotiné au mois de février suivant. Et pendant ce temps-là en Europe les chars soviétiques dévastent Budapest et écrasent dans le sang l'appel à la liberté des Hongrois.

Vous souvenez-vous de l'été 1954 où l'Indochine nous rend des fantômes hagards, exsangues, décharnés qui, pour nous rejoindre, doivent enjamber les milliers de tombes des leurs assassinés dans les camps de "ré-éducation" par les commissaires politiques vietminh et français de vos amis… au motif de ce que vous appelez alors une guerre injuste. Et les grèves de Berlin-Est et de Postdam qui laissent sur le pavé trois cents ouvriers hachés à la mitrailleuse des chars T 34 pour avoir osé demander une augmentation de salaire ?

Oseriez-vous évoquer la mascarade des procès staliniens d'Europe Centrale (Lazlo Rajk en Hongrie, Mazaryck et Benes à Prague), alors qu'au même moment plus de trois mille soldats de l'O.N.U., essentiellement américains, prisonniers des Nord-Coréens, disparaissent dans les camps sans avoir jamais laissé de traces ? Et les goulags en Sibérie devenus l'interminable cimetière de millions de prévenus politiques ? Et les purges de Staline où, les maires étaient tenus de fournir un pourcentage de leurs concitoyens à fusiller ; comme nous, vous avez lu ces pauvres listes de victimes expiatoires offertes à un holocauste idéologique. Ne nous dîtes pas que vous ne le saviez pas !

Vous nous trouvez ringard de remonter ainsi dans le temps. Alors revenons à l'Algérie et dîtes-nous ce que sont devenus nos harkis, ces braves volontaires qui avaient cru en la France et qui furent ébouillantés, empalés, déchiquetés.

Dîtes-nous ce que sont devenus les 2993 (chiffre officiel) Européens disparus sur leur terre algérienne entre 1954 et 1963 et dont les familles resteront à jamais sans nouvelle. Et 1968 ? Vous vous souvenez de cette année où vous jouiez facilement aux "héros" dans les rues de Paris pendant qu'en Tchécoslovaquie les chars russes écrasent le printemps de Prague et qu'en Chine la révolution culturelle élimine par centaine de milliers les "affreux bourgeois". Faut-il évoquer ce 30 avril 1975 qui voit le départ du Vietnam du dernier Américain, ce qui fait titrer à l'un de vos journaux préférés "Saïgon libéré". Quelle libération, dîtes-nous ! En avez-vous parlé aux boat people ? Vous auriez eu du mal, la plupart d'entre eux ayant disparu en mer de Chine dans leur fuite éperdue vers la liberté pour échapper au communisme.

La même année, vous avez indécemment applaudi à l'entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh. Quatre ans plus tard, on ne vous a pas tellement entendus, lorsque le voile s'est levé sur une des pires abominations de l'humanité : un habitant sur six massacré parce qu'il savait lire, écrire et compter un peu plus que les autres.

Il est facile dans l'absolu de condamner la torture, cette "souffrance physique que l'on fait subir à quelqu'un" (Larousse). Qui ne le ferait pas ? Seulement il se trouve que la guerre ne se fait jamais en théorie et dans l'absolu ; elle est contingente, par essence ; les décisions et les actions qu'elle génère ont toujours des circonstances particulières, sans cesse renouvelées. J'étais lieutenant au 3° R.P.C. du colonel Bigeard. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous quittions le djebel pour venir à Alger suppléer une police défaillante. Qui nous lançait dans cette galère ?

Le général Massu dîtes-vous ? Que je sache, il ne s'est pas approprié les pleins pouvoirs de police. Un ministre les lui a donnés, le même, sans doute, qui avait suggéré l'engagement des forces armées dans les opérations de maintien de l'ordre, avant le rappel de nos réservistes en mai 1956 et le maintien pendant trente mois sous les drapeaux de ce brave contingent de la classe 54/2/b. Cet été 1957, l'ambiance à Alger est éprouvante. Deux bombes viennent d'exploser, l'une en centre ville au bar-restaurant le Coq Hardi et l'autre sur la corniche, au Casino, déchiquetant des dizaines de jeunes pieds-noirs. Une psychose de terreur frappe les Algérois. Où et quand explosera la prochaine bombe ? Angoisse collective. Par chance, une compagnie voisine met la main sur un suspect qui avoue appartenir au réseau des poseurs de bombes et révèle que le stock en réserve comprend 52 engins dont quatre viennent d'être posés quelque part dans la ville et activés. Puis-je en vouloir à mes camarades d'avoir bousculé cet assassin afin d'en obtenir des aveux précis ? Trois bombes ont pu être désamorcées, la quatrième explose au moment de l'arrivée des parachutistes tuant un caporal. Les 48 autres engins de mort peuvent être récupérés, ce qui donne l'occasion au ministre de féliciter notre chef de corps, le colonel Bigeard.

Comme dit le père Cordier " il est des cas où le mal est nécessaire dès lors qu'il évite le pire". Combien d'innocents les 51 bombes restantes auraient-elles tués ? Personne n'a le droit de demander à ces soldats de se repentir pour avoir accompli une action salutaire, même si dans l'absolu elle était condamnable. Personne, en tout cas pas vous, les communistes. Vous êtes disqualifiés depuis 1917, date de création de la Tcheka, la sinistre police politique de Lénine qui, de façon industrielle, torturait des gens, non pas parce qu'ils posaient des bombes, mais parce qu'ils ne pensaient pas comme eux. L'un de vos inspirateurs, Jacques Duclos, pas très grand par la taille ni par l'esprit mais immense par la haine, a dit en 1947 : "Notre devoir est de combattre l'Armée française partout où elle se bat". Il a tenu parole.

Et vous, aujourd'hui, vous déterrez la hache de guerre !
Nous en prenons acte !
J’ai pris, pour vous écrire, l’attache de président des Anciens du 8ième R.P.I.Ma dont 395 des leurs ne sont pas revenus des geôles communistes du Tonkin où vos « coreligionnaires » les avaient laissés mourir de faim et de manque de soins. La plupart de ces jeunes Français n’avaient pas vingt ans.
Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’assurance des sentiments qui vous sont dus …. ceux du mépris.

Général CANN"
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Voilà le parti communiste qui est dans la majorité sans l'être tout en l'étant. Ses membres osent faire la morale, alors que les mains de leurs maîtres étaient couvertes de sang ! On croit rêver, comme le dit le général. Mais c'est un mauvais rêve. Du balai ! Et le plus vite possible sera le mieux.

vendredi 12 février 2010

Du Général De Gaulle

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Un de mes lecteurs émet de très sérieuses réserves sur la "grandeur" que j'attribue au Général De Gaulle. Il fait allusion, notamment, au "je vous ai compris" et laisse entendre que ce mensonge a pesé lourd sur l'évolution de la situation en Algérie.
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Je vais être très clair là-dessus. Je partage tout à fait ce point de vue, et à l'époque de mes 20 ans, je fus un ardent défenseur de "l'Algérie Française". J'ai été heurté par le mensonge de De Gaulle. C'est le temps qui m'a fait comprendre combien le Général avait vu juste en accordant l'indépendance à ces "Départements" français. Si cela n'avait pas été, qui peut dire combien de Français de souches algériennes vivraient aujourd'hui sur notre sol ? Nous aurions pu imaginer aussi une situation où, en raison des différences de croissance démographique, la loi de la majorité aidant, nous nous serions vu imposer des coutumes, des lois, une culture, voire une religion, qui n'a rien à voir avec ce que nous sommes vraiment. Etait-ce cela que nous voulions ?
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L'utopie consiste à dire que ces différences n'en sont pas. Ceci est une affirmation idéologique, intellectuelle, dépourvue de tout fondement concret. Tellement dépouvue de tout fondement concret que nous sommes prêts à accepter de ressortissants étrangers ce que nous ne tolérons pas de nos concitoyens, reconnaissant par là mais illégitimement, des différences légitimes.
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Nul ne peut dire comment l'Algérie aurait évolué, notamment sur le plan économique, si la France avait continué d'y exercer sa souveraineté. Et nous ne pouvons faire aucune hypothèse sur les mouvements de population qui aurait pu avoir lieu entre les deux rives de la Méditerranée. Mais nous devons reconnaître qu'il faut accorder aux autres peuples ce que nous désirons pour le nôtre. Nous nous plaignons d'un trop grand afflux d'étrangers ; pourquoi faudrait-il que nous leur imposions, chez eux, notre présence ? Reste le cas douloureux, affreux, et honteux pour nous, des harkis et des pieds-noirs. Nous avons indignement traité les uns et les autres, les premiers en les parquant dans des camps sans leur assurer des conditions de vie décentes ; les second en les chargeant de tous les maux, en les désignant du doigt, alors que l'on sait très bien, aujourd'hui, qui a été responsable de la catastrophe, et en leur déniant tous droits à indemnisation pour les biens qu'ils avaient dû abandonner.
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Quand il y a eu les premières revendications, violentes, en faveur de l'indépendance algérienne, un Ministre de l'Intérieur a dit : "La seule réponse, c'est la guerre". Il s'appelait François MITTERRAND. Et la guerre a bien commencé sous une mandature de gauche.
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Le Général De Gaulle, en défendant sa patrie, a, pour cette raison le droit d'être qualifié de grand français.
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