Affichage des articles dont le libellé est Identité française. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Identité française. Afficher tous les articles

vendredi 29 mai 2015

29 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Une analyse Jean Raspail ; la patrie, un isolat ou une reconquête ?

-
Aujourd'hui, je me bornerai à vous délivrer un texte de Jean RASPAIL et je n'ajouterai rien à ce texte plein de nostalgie, de fureur cachée et d'espérance. Je remercie mon ami Dominique (spécialiste en pompe et tuyaux, c'est-à-dire cardiologue) qui m'a transmis ce texte superbe.

"QUAND LA PATRIE EST TRAHIE PAR LA REPUBLIQUE (par Jean Raspail)

J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. (Jean Raspail, écrivain, auteur du Camp des Saints.) D’autant plus qu’en 1973, en publiant « Le Camp des saints », j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites. Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes ». (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne
faisant que commencer.

TOUTE L’EUROPE MARCHE À LA MORT

La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe […] est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme. Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

LA PREMIÈRE HYPOTHÈSE : LES ISOLATS RÉSISTANTS

Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore. Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés.
Et ensuite ? Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.

LA SECONDE HYPOTHÈSE : LA « RECONQUISTA »

Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de « Reconquista » (lire «De la Reconquête Française» - de Marc Noé) sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr. Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’«éternelle» qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces
ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’État (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

LES RENÉGATS DE LA France

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde. Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra lebeau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République. » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pourconclure: « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le razde marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.)

Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »"

samedi 28 février 2015

28 février 2015. Nouvelles de la Résistance. Reprise du babil et menues observations

-
Oserais-je vous dire que pendant ces quinze jours de silence, plus que jamais j'ai pu vérifier que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

-
1. La citation du jour.
-
J'avais promis à mes lecteurs réguliers que je reprendrais mon babil au retour de quelques jours de repos bien mérités dans cette modeste ville du pays d'Arles où, depuis peu, je dispose d'un petit appartement où je puis passer dans l'azur (quand il ne pleut pas, ce qui ne fut pas le cas tous les jours dernièrement) des moments aussi poétiques que provençaux. J'ai beaucoup travaillé pour aménager cet appartement, beaucoup lu aussi, et notamment un ensemble de dépêches diplomatiques envoyées aux services du Quai d'Orsay par Stanislas OSTOROG, dans les années 1950, depuis l'Inde où il était notre ambassadeur. Stanislas OSTOROG descendait d'une très ancienne famille aristocratique polonaise, installée en France depuis quelques décennies. Il écrit merveilleusement bien au point qu'on peut le comparer pour le style au Comte de GOBINEAU lequel, avec CLAUDEL ou SAINT-JOHN-PERSE nous donnent à croire que la diplomatie engendre continuellement de grands écrivains ! OSTOROG était de plus un fervent catholique, un esprit d'une finesse remarquable et, 60 ans avant que les faits ne lui donnent raisons, il avait prévu la chute du régime népalais, la montée de l'hindouisme, et l'installation d'une antinomie insoluble entre la Chine et l'Inde.

J'ai noté pour vous deux petites perles qu'il m'est bien agréable de faire briller à vos yeux :

A propos du pandit NEHRU :
"L’année dernière, le Premier Ministre menaça de donner sa démission si le Parlement votait une loi pour défendre l’abattage des bœufs. Hostile à l’alcool qu’il trouve dégradant, NEHRU ne refuse pas une coupe de champagne. Mais il n’osera pas s’élever contre la prohibition. C’est que par sa naissance, son éducation, son comportement personnel, il appartient à ces classes privilégiées entachées de corruption. Il n’en pense pas moins, ayant sur la nature humaine les vues mesurées, mêlées d’un certain pessimisme, qui viennent de la tradition du pouvoir et accompagnent l’aptitude au commandement."


A propos de la croyance hindoue qui unit les indiens, malgré l’immensité du territoire, la diversité des races, des langues et des coutumes, alors que se déroule un pèlerinage dit de 'la lune de novembre' aux sources du GANGE, bien connu en Inde:
 "C’est à quoi je pensais devant le spectacle de ce pèlerinage. Certes, les maîtres d’heure, impatients de réformes économiques et sociales, sont justifiés dans leurs entreprises, mais qui dira jusqu’où s’étend pareille action ! Peut-être ces humbles pèlerins, dans la pauvreté de leur esprit et la fidélité qu’ils portent à cette lune de novembre, toujours sereine en son cours immuable, travaillent-ils à préserver la flamme intérieure, afin que malgré les révolutions nécessaires et les sacrifices inévitables, l’Inde puisse non seulement survivre, mais maintenir les éléments essentiels de son histoire et sauver son âme."

In
Stanislas OSTRORÓG.
Courrier d’Orient. Dépêches diplomatiques.
Presse universitaire de Nancy, Nancy, 1991.Stanislas OSTRORÓG.
-
2. Commentaires.
-
Le choix de ces extraits est motivé, pour le premier, par l'attitude de notre classe politique, le second par la réaction de plus en plus ferme des Français contre les atteintes d'un pouvoir exsangue contre notre identité.

Mettez HOLLANDE à la place de NEHRU, remplacez "abattage des boeufs" par "Loi dite MACRON", et vous avez exactement un jugement qui s'applique à celui que le hasard des temps, la bienveillance des médias, et les divagations sexuelles d'un homme qui eût été élu s'il ne s'y était pas laissé allé, a mis à la tête de notre patrie en mai 2012 : oh ! certes, il n'a pas été jusqu'à mettre en balance sa démission devant les menaces d'un vote hostile des députés dits frondeurs (qui ont été élus grâce à lui d'ailleurs), mais pour éviter l'humiliation d'une mise en minorité par les députés de son propre parti, il a sorti le fameux articles 49.3. Je vous invite (si vous arrivez à la retrouver) à écouter le jugement qu'il portait il y a quelques années sur l'usage honteusement anti-démocratique selon lui de cet article parfaitement constitutionnel cependant. Monsieur HOLLANDE appartient de par sa naissance, son éducation, son comportement personnel (ah ! cet usage des moyens de l'état pour protéger sa nouvelle conquête, madame - je n'ose pas dire mademoiselle - Julie GAYET) à ces classes privilégiées entachés de corruption. Ni les faits, ni la vérité, ni les répercussions de ses initiatives sur l'avenir de notre pays ne semblent entamer la certitude qu'il est le meilleur ! Ô roche tarpéienne !

Le second extrait me semble parfaitement s'appliquer au débat qui agite la société française sur ses racines, son identité et les nécessaires transformations qu'il convient d'introduire dans la vie de la patrie pour qu'elle perdure en elle même telle que l'histoire l'a faite. Ce qu'il est intéressant de souligner, c'est le rôle de ces humbles pèlerins en route vers les sources du GANGE, dans le maintien de l'esprit de l'Inde, et le salut de son âme multimillénaire. Ce ne sont pas les énarques qui maintiennent la flamme de l'identité de notre patrie, ce ne sont pas ces actrices qui paradent à MANILLE avec monsieur HOLLANDE (des paillettes et des plumes d'autruche placées là où je pense) pour maintenir cette flamme ; on les voit ceux qui portent le flambeau, envers et contre tout, et tiennent bon, dans ces foules de LOURDES où ne se pressent point les belles dames envisonnées et les messieurs à légion d'honneur (ceux qui pourraient le faire agissent comme brancardiers, comme serviteurs des pauvres et agissent dans l'humilité et le secret) mais de modestes compatriotes. Souvent ils ont accumulés pendant des mois un petit pécule qui leur aura permis de payer le voyage et l'hôtel afin de rendre à Marie le culte d'amour qui lui est dû. Voilà la vérité, voilà la substance, voilà le suc de la France. Il est juste de leur rendre hommage, comme Stanislas OSTROROG le fit en s'inclinant devant ces pauvres gens en quête de vérité dans les hauteurs de la montagne.
-
3. Infos diverses.
-
Le 600 à PISE (via le salon beige).



-
Anniversaire du massacre des Lucs-sur-Boulogne.

Voici ce que l'ordure de "général" WESTERMANN écrivait à la Convention :

« Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m'aviez donnés. J'ai écrasé des enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonniers à me reprocher, j'ai tout exterminé…Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par endroits ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers…Nous ne faisons pas de prisonnier. : Il faudrait leur donner le pain de la liberté, or la liberté n'est pas révolutionnaire. »

J'ai consacré un billet à ce massacre le 14 septembre 2008 : 115 enfants de moins de 14 ans tués ! le plus jeune avait 15 jours. On peut toujours critiquer l'Etat islamique ; nous lui avons donné l'exemple et nous n'en avons pas honte ! Les Vendéens étaient catholiques, on les a brûlés vifs, embrochés, noyés, pendus, étripés, les tenants du califat décapitent et tuent les chrétiens d'Orient ; les catholiques tenaient à leurs églises ; on les a détruites, on les a pillées, défigurées, souillées (l'abbatiale de CLUNY reste l'exemple le plus emblématique de cet obscurantisme), les tenants du califat détruisent les églises, anéantissent les trésors assyriens, les manuscrits anciens.
Nous leur avons donné l'exemple, vous dis-je ! Qu'ils se taisent les guignols ! Qu'ils se couvrent de sacs et de cendres et qu'ils reconnaissent l'ignominie des racines sanglantes de l'actuelle soi-disant république.