Le rôle de l'opposition est, bien entendu, de s'opposer. Mais pas à n'importe quel prix, et surtout pas au prix de la mauvaise foi, de la bêtise et du mensonge. Et pourtant madame AUBRY et monsieur BAYROU ont réagi à l'intervention du Président SARKOZY avec la plus extrême mauvaise foi, la plus grande bêtise, et le mensonge.
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Sur la bêtise.
Monsieur SARKOZY a répondu aux questions que lui posaient les journalistes. Il n'en était pas le maître. Et si l'on peut imaginer avec vraisemblance que le Président a déterminé avec ses interlocuteurs les champs balayés par l'interview, ce serait faire un mauvais procès à David PUJADAS, Claire CHAZAL et Michel DENISOT que de supposer une quelconque connivence avec le Président quant au contenu et à la forme exacte des questions posées. Comme par ailleurs, et monsieur SARKOZY ne s'est pas privé de le souligner, ce sont les journalistes qui par leurs attaques incessantes ont crée dans l'opinion ce climat de suspicion, que ce soit sur l'expulsion des Roms, sur l'achat de l'avion présidentiel, sur l'affaire WOERTH-BETTENCOURT, que n'aurait-on pas dit si ces questions avaient été passées sous silence ? L'opposition n'a cessé d'attaquer le Président sur ce point. Ces messieurs les opposants méprisent les Français et leur supposent une grande bêtise quant ils attaquent le Président sur le contenu de son intervention. Ce sont eux qui font preuve d'une grande bêtise. Mais je me demande s'ils n'ont pas déteint sur ceux qui partagent leurs vues.
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Sur la mauvaise foi.
On ne peut donc reprocher au Président d'avoir répondu à ses détracteurs. Comme par ailleurs le temps imparti à l'interview était limité, est-il honnête, monsieur BAYROU, de prétendre que le Président n'a presque pas parlé des Français ? Pas un mot sur l'éducation, dites-vous. Mais les oreilles, que vous avez grandes, vous ont-elles lâché ? Monsieur SARKOZY a parlé des jeunes, et répondu, notamment sur la question des emplois qui seraient abusivement occupés par des seniors au détriment des jeunes rentrant dans la vie active. Car le souci des jeunes n'est pas l'éducation mais l'emploi qu'ils devront trouver dans quelques années. Il a rappelé une stricte vérité factuelle : il y a une stricte corrélation entre l'emploi des seniors et celui des jeunes. Vous prétendez qu'il n'a pas parlé d'environnement. Pourquoi en aurait-il parlé : il a pour lui un bilan et des moyens : le Grenelle de l'environnement - conduit avec brio par Jean-Louis BORLOO dont personnellement je regrette le départ - et celui d'un Ministère aux compétences élargies. Dites-moi, monsieur BAYROU : vous avez été aux affaires, il n'y a pas si longtemps. Est-ce que l'environnement, qui devient chez vous une passion subite et peu désintéressée, fut alors un souci personnel ? Avez-vous promu des actions de sensibilisation à cette question dans les établissements scolaires dont vous étiez responsable ? Êtes-vous intervenu dans ce domaine par des propositions concrètes ? Vous gérez avec un certain bonheur le Ministère de la Parole. Mais guère plus.
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Sur le mensonge.
La championne toute catégorie, dans ce domaine, est madame AUBRY. Après avoir accusé, pendant des mois et des mois monsieur SARKOZY d'être catégorique, péremptoire, sûr de lui, ne voilà-t-il pas qu'elle l'a trouvé, je cite "déboussolé, hésitant, qui donne l'impression de ne pas savoir où il va". Il me semble que madame AUBRY fait un transfert de ses propres états intérieurs sur celui dont elle rêve d'être l'adversaire aux prochaines élections présidentielles. Je lui conseille quelques séances de psychanalyse, ou de préférence une consultation chez l'ophtalmologiste qui lui prescrira de nouvelles lunettes. Monsieur SARKOZY n'a été ni hésitant, ni déboussolé, seulement plus humain. Et cet homme dont je soutenais la politique, sans avoir pour lui de sympathie réelle, a suscité en moi de l'admiration. Car, hormis madame AUBRY, infaillible pythie, je trouve bien qu'un responsable reconnaisse ses fragilités et ses limites. Sur ce point, vous avez encore du chemin à faire madame.
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Ainsi, ils ont osé ! Pour moi, ils ont tapé dans le vide, un vide fait d'approximation, de ténèbres, de mensonge.
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Je m'absente jusqu'à lundi. Reprise des billets mardi.