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lundi 10 avril 2017

10 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. "Comme si vous y étiez" ou la vie par procuration

Suite du cycle Philippe MURAY.
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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de 
devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La loi du « comme » est implacable. Elle règne sur l’ensemble des phénomènes modernes. Tout le monde, dans une démocratie qui se respecte, devant avoir droit à tout, et cela étant bien entendu impossible, l’accès à ce qui est jugé désirable ne peut s’effectuer que par le biais d’ersatz. Lorsque l’on a décrété, par exemple, que 80 % de lycéens deviendraient bacheliers, il fallait entendre qu’ils seraient « comme » des bacheliers, ce qui n’est pas du tout la même chose que d’avoir le bac."
In
Philippe MURAY.
Causes (sic) toujours. (Collection "Chroniques du XXIe siècle.)
La comédie du comme. Article paru dans le journal La Montagne, le 2 mai 2004.
Descartes & Cie, Paris, 2013, p. 66.
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2. COMMENTAIRES.
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Jamais une civilisation n’aura été plus irréelle que cette civilisation des apparences. Combien de fois avons-nous vu des publicités vantant tel ou tel succédané à l’aide du fameux « comme si vous y étiez ». Si vous tapez « comme si vous étiez » sur un moteur de recherche, on vous sort 4 180 000 références en quelques secondes. Une émission de France Musique, dirigée par Jérémie ROUSSEAU porte ce nom et nous conduit à croire que l’écoute de concert diffusé ou produit il y a des années produit le même effet que si l’auditeur y assistait en chair et en os, le Huffington post  sous le même titre, affiche la vidéo prise par un adolescent lors d’une descente à ski et nous donne à voir, "comme si on y était" (sic), comment il échappe à une avalanche : frissons rétrospectifs garantis. Et puis c’est la moisson comme si on y était, le carnaval de DUNKERQUE, comme si on y était, la bataille d’EYLAU comme si on y était. Toute ces émissions ou productions s’adornent de cette mention ridicule « comme si vous y étiez ». On peut même faire l’ascension du mont Cervin comme si on y était.
L’inflation des « comme » est incroyable. Elle tend à supplanter la réalité (ce qui nous résiste) par la réalité dite virtuelle (ce qui nous envahit), ce qui est aporétique, car la réalité est ou n’est pas, et ne saurait en aucun cas être virtuelle. C’est ainsi que la technique tend à nous faire vivre par procuration, à nous éviter tout risque existentiel, et à nous conduire au bord du tombeau sans que nous ayons rempli notre existence : mûr, quand nous sommes riches, pour finir nos jours dans des maisons de retraite dorées, où, faute d’être visités par nos enfants, un personnel aux petits soins fera comme s’il nous aimait.
C’est ainsi encore qu’on nous présente la plupart des candidats à l’élection présidentielle comme des hommes neufs, le plus malins de tous dans cet exercice de recyclage, étant monsieur MACRON, qui, après avoir servi servilement monsieur HOLLANDE se présente à nous « comme » un homme neuf, flanqué à droite de Manche-à-air qui n’est plus de la première jeunesse politique, et à gauche de toutes les badernes socialistes en recherche de bouée de survie politique (entendez : en recherche de réélection).
Je ne commente pas davantage le « comme des bacheliers ». La chose est d’une évidence éclatante. Et il faut, comme j’ai pu le constater quand j’étais enseignant, avoir vu des copies d’étudiants en quatrième année d’études supérieures, pour s’interroger sur la profondeur de leurs connaissances grammaticales, aussi bien orthographiques que syntaxiques. Misère du comme ! Misère des apparences ! Misère des faux-semblants ! Quand accepterons-nous enfin de vivre ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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A propos des apparences.

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Petits arrangements entre amis.

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Les trois qualités d’un bon président.


Pour ce qui est de la Syrie, on peut affirmer sans crainte de se tromper, que la presse occidentale désinforme complètement. J’ai eu l’occasion de voir un diaporama (d’une heure) et d’entendre une jeune femme, partie en Syrie avec SOS chrétiens d’Orient, commenter ce diaporama dont elle était l’auteur. Elle a été à DAMAS, à HOMS, à MAALOULA, à ALEP (après sa libération), à LATTAQUIE, à TARTOUS. Nous avons vu des photos d’immeubles de ces villes où sont affichés les portraits de Bachar El-ASSAD et de Vladimir POUTINE, ainsi que des drapeaux syriens pendus aux fenêtres. Cette jeune femme intrépide nous a fait part de l’accueil hostile fait par les Syriens aux Français, sauf quand ils ont appris qu’ils venaient aider les chrétiens. Bref, HOLLANDE a fait perdre à notre patrie tout le bénéfice que nous y avions accumulé depuis des siècles, par son aveuglement et sa complaisance vis-à-vis des américains. Si vous êtes intéressé par le témoignage de cette jeune femme, faites-le moi savoir.
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Sur l’idolâtrie de la popularité.

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Amis qui croyez au Fils de l’Homme et vous apprêtez à fêter sa résurrection, écoutez  cette méditation musicale :









lundi 3 avril 2017

03 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Lettre ouverte à monsieur François Bayrou.

Monsieur,

Il y a quelques années, un député alsacien dont je tairais le nom avait invité un de ses amis et moi-même à assister à une conférence que donnait une éminente juriste, professeur de droit, dans une salle dépendante du Palais Bourbon. J’y fus.
Vous y assistiez, monsieur. Le hasard a voulu que je fusse assis à votre droite. J’avais jusque-là de la sympathie pour vous. C’est pendant cette conférence que cette sympathie s’est transformée en stupéfaction, une stupéfaction négative, il faut que je le dise.
L’éminente juriste en question dont j’ai oublié le nom tout comme le sujet dont elle traitait, me semblait donner dans le relativisme juridique le plus total. Le moment des questions arrive. J’en pose une ; c’était une interrogation, non point une accusation. Avant même que la conférencière réponde, c’est vous qui, me toisant avec arrogance, aviez répondu à sa place, en me reprenant vertement. La conférencière était interdite et bafouilla alors une réponse qui montrait qu’elle non plus n’avait rien compris à ma remarque. Elle était trop pleine de son sujet pour accorder la moindre importance aux questions d’un profane.
Ceci m’avait prouvé trois choses : (a) vous n’aviez pas écouté ce que j’avais dit ; (b) par conséquent que vous ne pouviez pas me comprendre ; (c) mais que vous aviez une réponse venue tout droit de votre inoxydable et universel savoir du politique patenté que vous êtes. De ce jour, j’ai compris qu’il n’y aurait rien à attendre de vous qui ne soit issu de votre ego surdimensionné. François MITTERRAND, dit-on, vous appréciait beaucoup. On le comprend, lui qui mania le cynisme, le mensonge et l’obscurité de la pensée politique avec un art extrême que vous semblez lui avoir emprunté.
Je poursuis cette lettre, en reprenant un article du Parisien. Je prie par avance le signataire de l’article d’excuser mon rapt !

"Le 4 février, lors d'un meeting à Lyon, Emmanuel Macron avait assuré «qu'il n'y a pas une culture française, il y a une culture en France, elle est diverse, elle est multiple». Alors que leur alliance venait d'être scellée, Français Bayrou s'était démarqué de son candidat, assurant que pour lui «il y a une culture française, avait-il déclaré lors du Grand Rendez-vous Itélé-Europe1-Les Echos. Je suis un défenseur de la culture et de la langue française».
Mais ce dimanche 2 avril, rétropédalage. Invité de RTL pour le Grand Jury, le maire de Pau s'est aligné sur la position de son candidat. «Non, il n'y a pas de culture française, il n'y pas de littérature française ou de rock français», estime François Bayrou. «Dans les arts, heureusement que nous ne sommes pas enfermés dans un cadre national. La littérature française a été extraordinairement enrichie par la littérature des caraïbes francophones», justifie-t-il."

Si vous disiez à un écrivain francophone des Caraïbes que ses écrits ne procèdent pas de la culture française, il ressentirait sans aucun doute votre affirmation comme une insulte à son talent. Dites la même chose à un François CHENG ou à un Andrei MAKINE, à Tahar BEN JELLOUN, sans compter Eugène IONESCO qui n’est plus de ce monde. Allez leur dire que leurs œuvres ne procèdent pas du génie de notre langue, enrichi par le génie propre de leur patrie, et écoutez leur réaction.

Vous avez beau être agrégé de lettres classique, monsieur, cela ne vous empêche pas d’avoir commis une cuistrerie à l’endroit de votre patrie. Pour cette raison, puisque vous avez revêtu la tunique neuve de votre nouveau mentor, vous vous êtes définitivement disqualifié. Car, partageant la répulsion de BERNANOS vis-à-vis de l’abject nationalisme, je partage aussi son patriotisme qu’il a pris grand soin de distinguer du poison qu’il dénonce.

J’ai bien l’honneur, monsieur, de vous saluer.

Philippe POINDRON.

Professeur honoraire des Universités.

mercredi 15 mars 2017

15 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Manche-à-air et la sauce béarnaise !





Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La France est empoisonnée de mensonges. Je n’en veux pas beaucoup à ceux qui font profession de mentir. J’en veux bien davantage aux hommes sans imagination et sans courage qui ont prétendu ruser avec la conscience nationale, la redresser par des ménagements et des flatteries. Les hommes dont je parle ne mentent pas, ou du moins ils ne croient pas mentir. Mais la vérité est un feu qui dévore, et ils ont toujours peur de brûler les doigts. Ils aiment mieux essayer de réchauffer la France au bain-marie, comme une sauce béarnaise, avec des précautions ridicules, dans la crainte de la voir tourner."
Article Le poids de l’exil, publié le 2 février 1946. (p. 92.
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2. COMMENTAIRES.
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Cher et calamiteux Manche-à-air, vous qui régnez dans la capitale du Béarn vous êtes bien placé en effet, (après avoir apporté votre soutien au non moins calamiteux François HOLLANDE), pour réchauffer la France comme une sauce béarnaise, dont vous semblez par vos accommodements avec votre conscience, vous êtes fait une spécialité. Mais la France n’a pas besoin de votre bain-marie tiédasse. Elle a besoin de vérité.
Oui, il y a trop de fonctionnaires. Il n’est pas question de les traiter de paresseux. Il est question de voir que si leur nombre augmente, c’est pour permettre à l’État d’étendre son pouvoir totalitaire sur les citoyens. Les fonctionnaires ne le savent pas, et on ne peut leur en vouloir. Mais ils sont un instrument, ils ne sont qu’un instrument au service de ce pouvoir-là. Et nous n’en pouvons plus. Il faut des fonctionnaires dans les fonctions régaliennes : justice, armée, affaires étrangères, finances. Il faut diminuer le nombre des fonctionnaires préposés au contrôle. Il y en a trop. Ils sont tatillons (c’est ce que le Prince leur demande), ils sont lents et ils s’ingénient à empêcher de faire plutôt que de faciliter la tâche de ceux qui veulent entreprendre.
Oui, il y a des abus dans l’usage des facilités offertes (et heureusement) au Français que leur donne la sécurité sociale. Il y a bien d’autres moyens que le contrôle exacte et inopérant opérés par diverses instances. On en reparlera.
Oui, il y a de très grandes injustices dans les systèmes de retraite. Il est nécessaire de les réparer.
Oui, le terrorisme islamiste doit être combattu.
Oui, nous avons le droit et le devoir d'aimer notre patrie, et de l'illustrer par nos travaux et nos jours.
L'ectoplasme ne défend rien de tout cela. L'ectoplasme est le fils de PETAIN et ceux qui le soutiennent sont ses frères. Nous avons besoin de purge et non pas de poison. Nous avons besoin de fierté et non de repentances mal venues pour des fautes imaginaires.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une nouvelle passée inaperçue mais inquiétante.

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Quel contre-pouvoir contre les médias aux ordres ?

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Lire la déclaration de François Fillon.

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L’impartialité du Parquet National Financier… 

"Une belle promotion pour le Procureur [je refuse d’utiliser cette idiotie logique « la Procureure », telle qu’elle figure dans le texte à moi transmis par mon amie Brigitte], Éliane HOULETTE, passée du même coup hors-hiérarchie, le plus haut grade de la magistrature. Elle a été préférée à Catherine PIGNON, plus rodée aux affaires financières mais… jugée trop proche de l’ancienne majorité (mais le choix n’est pas du tout politique, hein, évidemment).
Cerise sur le gâteau, Éliane HOULETTE est réputée proche de Jean-Louis NADAL, ancien Président du Syndicat National de la Magistrature (et son famlux « mur des cons »). Il a été nommé à la tête de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), notamment chargée de publier la situation patrimoniale des élus. En toute indépendance.
Petit détail, la première à gauche, Ariane AMSON, a rejoint l’Élysée en juin 2016 comme conseillère juridique de François HOLLANDE (Mais elle ne parle plus jamais à sesanciens collègues, évidemment).
Son mari, Pierre HEILBRONN est directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre SAPIN, Ministre de l’Économie et des Finances. Mais attention, la justice est indépendante, tout cela n’a ABSOLUMENT RIEN À VOIR avec la politique.
On se rend juste compte que les créations de François HOLLANDE au moment de l’affaire CAHUZAC (HATVP + PNF), destinées à le faire passer pour le chevalier blanc, sont aussi de redoutables armes politiques. À défaut de le faire réélire, elles auront au moins permis de détruire la campagne électorale du candidat de droite."

Cher amis lecteurs, il ne tient qu’à nous de déjouer le piège de ce MACCHIAVEL aux petits pieds. Certes, je le redis, monsieur FILLON aurait dû avoir un autre comportement, mais monsieur BARTOLONE aussi, et avec lui 116 autres parlementaires, sans compter Normal Ier qui utilise l’argent du contribuable pour protéger madame Julie GAYET. Ces mœurs doivent être changées, sans aucun doute. Mais que ces politiciens qui pour sauver leur siège et leur carrière, grâce à quoi ils assurent leur métabolisme, se regroupent frileusement autour de l’ectoplasme, voilà qui sent trop la combine. Non à  MACRON, à ses pompes et à ses œuvres. Non au fric, non aux banques. Oui à la France !

La belle brochette ou les guignols de la désinfo... : le PNF dans son jus.


 

samedi 25 février 2017

25 février. Nouvelles de la Résistance. Sur la beauté du mariage... et la laideur de la politique

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », dit Dieu (Gn 1,26). Un simple commandement avait fait surgir les autres êtres de la création : « Que la lumière soit ! » ou « Qu'il y ait un firmament ! » Cette fois, Dieu ne dit pas : « Qu'il y ait des hommes », mais il dit : « Faisons l'homme ». En effet, il estimait convenable que soit façonnée de ses propres mains cette image de lui-même, supérieure à toutes les autres créatures. Cette œuvre lui était particulièrement proche ; il l'aimait d'un grand amour... Adam est à l'image de Dieu parce qu'il porte l'effigie du Fils Unique... 
D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté... Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix ; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)... Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit... 
Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »... Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa sœur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis."
In
Saint Jacques de SAROUG (v. 449-521), moine et évêque syrien.
Hexaméron ; Homélie pour le sixième jour (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul, Paris, 1988, vol.1, p.27. (Texte publié ce jour par le site L'évangile au quotidien).
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2. COMMENTAIRES.
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Quand on lit ce texte de saint Jacques de SAROUG sur le mariage, on se dit que les hommes politiques qui ont eu le honteux courage d’attenter à la sainteté et à la beauté de cette institution, auraient mieux fait de s’inspirer des commentaires que les Pères de l’Eglise, les mystiques et les saints ont fait du Cantique des Cantiques et de la Genèse, plutôt que de puiser leurs initiatives dans les indigestes compilations des Loges.
Notez bien que ce commentaire ne voile nullement la dimension érotique indispensable à toute union d’un homme et d’une femme. Simplement, il en révèle la portée mystique et sacrée.
Amis lecteurs qui, en dépit des difficultés que vous pouvez rencontrer dans la vie conjugale de tous les jours, croyez à la beauté du mariage, ressourcez-vous, oui, allez boire à la source de la vie.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les informations de ce jour ont une connotation résolument politique
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Le mondialisme à la sauce pétrolière.


Les grossiums de l'industrie et de la finance se moquent des patries et ils s'allient avec ceux qui peuvent leur apporter du fric, encore du fric et toujours du fric !
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La trahison de Bayrou.

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Encore une plainte ! Que les professeurs de morale de gôôôche se taisent !

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Et encore un soupçon de copinage.

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Meetings de monsieur MACRON.

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Les imbéciles n’ont-ils que ça à faire ?




jeudi 23 février 2017

23 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Manche à air, sauce béarnaise !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L'absurdité, le gribouillisme qui résultent, va comme je te pousse, de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais. Il suffit, d'ailleurs, que l'un d'eux se soit fait une spécialité des tournants en épingle à cheveux pour mettre en détestable condition tous les autres. N'y a aurait-il pas, dans la structure de tout parti politique, une anomalie rédhibitoire, un vice fondamentalement préjudiciable à l'homme ? C'est ce dont des esprits divers, mais qu'on peut tenir pour éclairer, se sont avisés tour à tour. Au meeting qui se tint l'an dernier à Pleyel sur le thème « Internationalisme de l'esprit» , l'occasion me fut donnée en sa présence de rappeler qu'Albert CAMUS voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel. On conçoit, en effet, que plus la discipline est forte à l'intérieur d'un parti, plus les idées qui le mènent tendent à se stéréotyper, à se scléroser. Qu'on se reporte aux maîtresses pages où Jules MONNEROT dans sa très importante Sociologie du communisme, montre comment un tel parti s'empare de «l'idéal du moi» pour le faire servir à sa propre socialisation." [Texte intégral.]
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Dans la préface d'André BRETON (parue d'abord dans Combat, N°1803, daté du 21 avril 1950), p. 17
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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2. COMMENTAIRES.
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Monsieur BAYROU, après avoir fait voter et voté lui-même pour le pire des présidents qu’oncques eut jamais la "République", décide donc de s’associer à un homme qu’il qualifiait il y a peu de "principal artisan de l'échec économique de François Hollande" et "de candidat des forces de l'argent", quand ce n’était pas "d’hologramme !"
Nous avons là un cas d’école du pire aveuglement qui se puisse imaginer en matière politique ! "Manche à air sauce béarnaise" va donc s’amalgamer, lui et son minuscule parti, à un ensemble hétéroclite où l’on retrouve des Alain MINC, des Pierre BERGE et autres grossiums de la finance, des écologistes heureux de quitter enfin le radeau de la Méduse sur lequel ils flottaient depuis quelques mois, des socialistes en mal de repère, de père et de pépère, et des Français qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Il est très difficile de rentrer dans la conscience d’un autre, et encore plus dans celle d’un homme politique. Il se peut que dans ce choix, il y ait le fruit d’une délibération sur ce qu’est le bien commun ; on peut aussi se demander s’il n’est pas l’enfant bâtard de l’opportunisme et du ressentiment contre des collègues qui l’on dédaignés quand ils étaient au pouvoir. Je ne rentrerai pas dans ces considérations ad hominem. Mais je peux, en revanche, m’appuyer sur les déclarations programmatiques, les avis publics, les idées défendues avec une certaine inconstance par monsieur BAYROU. Il est vrai que le flou des propositions et des opinions de monsieur MACRON est propice à des ralliements ambigus. Tantôt il assume le fait d’être socialiste, tantôt il affirme que l’honnêteté (!) l’oblige à dire qu’il ne l’est pas… Mais deux manches à air qui se laissent aller aux vents des sondages ne font pas des hommes d’état.
Tout cela est misérable. Et le monde politique tel qu’il se présente à nous, à droite comme à gauche, comme aux extrêmes, est désespérant. Pourtant il faut aller voter. Dure besogne, mes amis, dure besogne. Suivons notre conscience, et votons pour des candidats qui ont des idées claires, fussent-elles tranchées, mais qui sont constants dans leurs opinions.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Avis préliminaire : je puise les liens que je vous transmets dans les lettres et newsletters que je reçois quotidiennement. Il me paraît important de vous faire connaître les principales nouvelles, souvent occultées par les médias officiels. Lisez-les en prenant votre petit déjeuner ou votre café !
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Pour qui roule le magazine Le Point ?

Drôle de titre tout de même. Je ne suis pas fasciste, et je ne soutiens pas monsieur MACRON. Le Point tente donc de nous faire croire que s’opposer à MACRON, c’est être fasciste. Une manipulation qui nous fait douter de l’objectivité de cette revue. Pourtant, elle n’appartient pas (pas encore) à monsieur DRAHI

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Déclaration de Manu le Petit en Algérie.

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Il n’y a pas que des cathos ringards qui s’opposent à l’avortement.

Lisez les déclarations de ces célébrités qui souvent sont athées.

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Emprisonné, torturé, et finalement expulsé de sa patrie. Il ne s’appelle pas Théo, lui.

Il est catholique, donc il n’intéresse ni le Canard, ni Charlie hebdo, ni Libératio, ni le Nouvel Obs, ni du reste les journaux réputés de « drouate »

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Le « Décodex » continue de décon…

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Thomas FABIUS, sa Porsche et la France d’en-bas !


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Le « Décodex », un autre manche à air.

Les raisons d’un changement de régime (vous m'en direz tant !). Regardez bien en bas




vendredi 28 novembre 2014

28 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance : connaître le passé pour mieux préparer l'avenir !

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Je supplie mes (rares) lecteurs de faire leur à jamais cette devise que je ne cesse de leur rappeler depuis la funeste venue au pouvoir des soi-disant "socialistes".

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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La citation du jour.
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"La connaissance du passé satisfait d’abord un besoin humain fondamental, celui de comprendre et d’organiser le monde, de donner un sens au chaos des événements qui s’y succèdent. Nous savons bien, même si nous n’y pensons pas toujours, que nous sommes faits de ce passé ; le rendre intelligible, c’est aussi commencer à nous connaître. À la lumière du passé, le présent se transforme : nous cessons de prendre à la lettre l’interprétation autojustificative ou autoglorifiante que les acteurs aiment donner à leurs actes, pour les lire en perspective. Les mots se prêtent à tous les usages, on ne peut donc se fier aux descriptions dont se servent nos contemporains ; par la confrontation avec le passé, voie en apparence détournée, nous pouvons accéder plus facilement et plus directement au monde qui nous entoure. Comprendre la pensée d’hier permet de changer la pensée d’aujourd’hui, qui à son tour influence les actes à venir. Agir directement sur la volonté des hommes est difficile et du reste inutile : ce n’est pas leur volonté qui erre (les hommes veulent toujours leur bien), c’est leur jugement (ils cherchent ce bien là où il n’est pas). Éclairer le jugement est un moyen d’agir sur leur volonté, et c’est là que l’histoire peut aider. Les représentations du passé, construites par l’historien, sont actions dans le présent : se penser différemment permet de changer notre manière d’agir ; dire, ici, c’est faire." 
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006.
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2. Commentaires.
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Monsieur MELANCHON est le plus illustre (et de loin le plus talentueux) représentant des mémoricides. Après CLEMENCEAU, (dont j'ai déjà, ici même, publié la déclaration d'amour qu'il qu'il fit aux sanguinaires de la Révolution), monsieur MELANCHON ne veut pas que l'on modifie un iota à l'histoire officielle laquelle fait commencer l'ère de la liberté dans notre patrie à cette époque épouvantable où, en Vendée, on éventrait les femmes enceintes, on brûlait vifs les villageois des bourgs rebelles aux initiatives de la populace parisienne, on déplaçait à LYON la guillotine, tant l'odeur dégagée par la putréfaction du sang des victime incommodait les bourreaux, on noyait à NANTES, on massacrait à PARIS, on pendait à ORANGE, on fusillait ailleurs.
Je maintiens qu'il nous est impossible de ne pas tomber dans la schizophrénie politique avec la présentation officielle de notre passé. Nul ne conteste que l'égalité devant la loi est un bien et que, théoriquement, la Révolution est venue l'apporter ; sauf que, oubliant cette sublime conquête, par conséquent au mépris de la prétendue égalité, on protège les furies de Femen, et l'on garde à vue ceux qui ont le malheur de ne pas approuver les lois sociétales des "socialistes" ; sauf que la valeur de certains biens immobiliers de quelqu'un que je nommerai pas, est notablement sous-estimée de façon que le quelqu'un que je ne nommerai pas se voit échapper à l'ISF ; sauf que nous attendons toujours de voir condamner, ne serait-ce que symboliquement, madame Françoise MARTRES qui a couvert de sa toge moisie de ressentiment, de haine et d'irresponsabilité, le "Mûr des cons". Nous attendons de voir la condamnation définitive de messieurs CAHUZAC ou THEVENOUD. Nous sommes tous égaux devant la loi, mais COLUCHE aurait dit à juste titre qu'il y en a qui "sont plus égaux que d'autres".
Avec une telle corruption de la pensée, il n'est pas étonnant que nous ayons pour ce monde politique du mépris et de la défiance. Voilà qui pourrait bien nous pousser à chasser à coups de pieds au derrière celui qui  dans sa tête protégée par son  casque inversait la courbe du chômage en allant baguenauder rue du Cirque.

Quant à monsieur BAYROU, en présence de 6 personnes, il a fait inaugurer à PAU une allée ABD-EL-KADER, un ennemi déclaré de notre patrie, qui fit tuer des militaires français faits prisonniers lors d'une embuscade et décapiter des dizaines d'esclaves noirs que nos forces armées lui avaient remis contre la promesse de vie sauve, alors qu'ils s'étaient placés sous notre protection. Nous ne demandions pas qu'on prononce la condamnation définitive d'un homme qui finit avec la légion d'honneur après avoir fait allégeance à la France. Nous réclamions la vérité et, en matière d'onomastique urbaine, le SILENCE. Nous avions eu tort d'aller en Algérie ; l'histoire et ses prolongements actuels le prouve amplement. Il est temps d'en tirer les leçons, de le reconnaître et de cultiver enfin notre jardin, plutôt que d'aller bécher des cailloux dans celui des autres.
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3. Quelques informations.
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Des petits enfants vont à l'école par tous les moyens.

Voyez en détail des photos magnifiques sur

www.youtube.com/watch?v=sGwcqdzw-jo

Et regardez ces quelques photos extraites du diaporama dont la référence vient de vous être donnée.

En Chine.






En Inde.



Et si par bonheur (ce que crois fort improbable) des enseignants me lisent, qu'ils aient le courage de montrer à leurs élèves ces photos. Peut-être ces derniers en viendront-ils à mesurer leur chance de vivre en France !
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Chômage.

"Selon les chiffres publiés ce jeudi par Pôle emploi, 28.400 personnes sont venus grossir les rangs des chômeurs de catégorie A (c'est-à-dire ceux n'ayant aucune activité), le mois dernier, soit une hausse de 0,8% sur un mois et 5,5% sur un an. C'est donc un nouveau record qui est franchi avec plus de 3,46 millions de personnes sans aucun travail en France." (Via le site du Figaro.)

C'est sûr qu'il est plus facile de voter des lois et des résolutions ou de pondre des circulaires sur l'avortement, la contraception ou l'euthanasie, que de trouver les moyens de relancer la machine économique en s'attaquant aux VRAIS PROBLEMES sans en créer de nouveaux. Exeant omnes !

samedi 27 novembre 2010

Utiles rappels

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Voilà bientôt trois ans que je m'efforce de faire partager à mes lecteurs les fruits de mes réflexions, leur évolution. Il y a un an ou plus, je parlais des règles qui fondent une communication éthique, des règles établies par un très grand philosophe contemporain, Jürgen HABERMAS. Avant d'aller plus loin, et d'expliquer (à Hiver par exemple) que loin d'être partisan, je m'efforce d'être objectif, je vais rappeler pêle-mêle ces règles.
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(a) Faire à son interlocuteur le crédit de la bonne foi.
(b) Donner aux mots le même sens et donc s'accorder au préalable sur leur définition.
(c) Laisser à son interlocuteur le temps nécessaire pour exposer sa pensée.
(d) Dire de quel lieu on parle et se tenir à ce lieu.
(e) Faire le constat commun des points d'accord et de désaccord.
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Hiver, dans un commentaire du billet "Ils ont osé", me fait le procès d'être partisan. Hiver s'adresse à moi ; il y a donc communication. Mais, comme chacun de nous est poussé à le faire, il interprète mes propos, cherche des arrière-pensées à mes remarques. Il ne me fait pas le crédit de la bonne foi. La première règle n'est donc pas entièrement respectée. Mais il va m'objecter ceci : "Vous-même imputez une mauvaise foi incroyable à monsieur BAYROU ou madame AUBRY. Vous ne leur faites pas le crédit de la bonne foi". Nuance, nuance ! Ces personnes ne s'adressent pas à moi. Je ne suis pas leur interlocuteur, mais un spectateur de leurs échanges acerbes avec le Président de la République. Comment pourrais-je à partir de ce que j'ai observé et compris de l'interview de monsieur SARKOZY affirmer qu'ils ont été objectifs. Il n'est pas vrai, par exemple, que le Président n'ait parlé des jeunes ; il a souligné les raisons vraisemblables de leur actuel malaise. Il en a parlé différemment de ce que monsieur BAYROU a exposé dans son programme. L'analyse a été superficielle, c'est exact, mais elle était juste, et c'est cela qu'il fallait dire pour être intellectuellement honnête. En affirmant cela, je respecte la dernière règle celle du constat de bonne foi de nos points d'accord et de désaccord sur cette intervention.
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Je n'ai jamais caché l'endroit d'où je parlais. Il est celui d'un universitaire chrétien. A ce titre, je me reconnais le droit de ne pas taxer de déboussolement ou d'hésitation, les temps de silence et de reprise du Président, mais d'y reconnaître les limites assumées et les faiblesses de tout être humain, madame AUBRY incluse. J'ai donc respecté la quatrième règle, mais, sur ce point, je reconnais que monsieur BAYROU et madame AUBRY l'ont aussi respectée, en se situant clairement comme responsable de leurs mouvements politiques respectifs. Je m'interroge simplement sur le degré de liberté que leur laisse cette qualité. Il me semble limité par les pressions que les ambitions politiques, l'opinion publique, leurs projets largement influencés par les électeurs potentiels exercent sur eux. Elles les incitent à découper dans le réel ce qui semblent abonder dans leur sens et conforter leurs désirs.
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Quant à l'accord sur la définition des mots, il est loin d'être acquis. On les pare souvent de toute une brume de significations symboliques. L'achat et la transformation d'un avion d'occasion pour en remplacer deux, désuets, à court rayon d'action est tout à fait emblématique : c'est une réelle source d'économies pour le Président, une dépense inutile et obscène pour l'opposition. Le désaccord porte sur le sens que l'on donne au mot "économie". Pour l'un c'est dépenser moins, pour l'autre c'est augmenter les impôts des plus riches pour maintenir en l'état la totalité des dépenses publiques, la redistribution y compris. Dans les deux cas c'est parfaitement compréhensible et même acceptable, mais on ne parle pas de la même chose : dialogue de sourds ! sonotones autorisés.
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A demain.