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samedi 24 décembre 2011

Bienvenue à la paix, bienvenue au Prince de la paix

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A mes lecteurs fidèles, je souhaite de belles fêtes. Pour ceux qui ne croient pas, qu'ils cultivent en leur coeur le goût de la paix, et s'en fassent des artisans ardents. Et pour ceux qui croient, qu'ils célèbrent "avec des hymnes et des chants de louanges" la venue en ce monde du Prince de la paix. Le monde en a bien besoin. Et rien, dans l'ordre de la paix et de l'amour ne peut sa faire dans le mensonge. Il nous faut donc pour aimer d'abord chercher la vérité. Voilà un cri de ralliement que devraient répéter tous les responsables : amour et vérité se rencontrent ! (Et ça n'exclut nullement des désaccords entre les hommes).
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Je ne reprendrai mes billets que lundi 26 décembre.
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jeudi 24 décembre 2009

Nuit de la nativité

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En complément de mon billet de tout à l'heure, ce poème de François CHENG sur la nuit. Je viens juste de le découvrir dans un petit ouvrage absolument remarquable, Dialogue, publié chez Desclée de Brouwer et Les Presses littéraires et artistiques de SHANGHAI, en 2002, dans la collection "Proches lointains". (J'en reparlerai à propos du verlan et de Nadine MORANO). Le contexte du poème n'est pas celui de la nativité, mais les quatre vers que j'en extrais s'y appliquent à merveille.
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"Vraie Lumière
celle qui jaillit de la Nuit.
Vraie Nuit
celle d'où jaillit la Lumière.
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Il n'y a rien à rajouter.

Dans la montagne de Judée

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"Il fait froid. Le vent vient du nord par petites rafales. Depuis longtemps, à Bethléem, on a éteint les lampes à huile ; de là où nous sommes je pouvais les voir trembler sur le rebord des fenêtres. Je n'arrive pas à dormir. Jean et Syméon le peuvent. Je ne sais pas comment ils font. Ils se sont assoupis, près du maigre feu, bien enveloppés dans leur houppelande de grosse laine. Le ciel est d'une pureté que je ne lui ai jamais connue ; la nuit est profonde ; les étoiles scintillent et, vers l'Est, je vois une comète, un astre qu'aucun de nos prêtres et de nos chefs ne nous avaient annoncé. Elle m'étonne mais ne m'inquiète pas. Les brebis dorment, serrées les unes contre les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que toute la nature est en attente. Et moi aussi"
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"Ai-je la berlue ? D'où vient donc cette lumière, à cette heure ? Une lumière que je n'avais jamais vue, d'un éclat qui n'offense pas la vue mais illumine pourtant toute la montagne où nous faisons paître nos troupeaux. Jean et Syméon en sont réveillés. Nous cherchons d'où elle peut venir. Elle tombe du ciel, de partout dans le ciel. Oui, c'est une lumière qui vient du ciel, pour sûr. Et ces chants, des chants d'une beauté, d'une harmonie, que j'en ai le coeur tout bouleversé : 'Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux. Pays sur la Terre aux hommes qu'Il aime'. Des anges ! Mais ce sont des anges. Je me frotte les yeux : des anges ? Pour nous ? Pour nous pauvres bergers qui n'avons pour biens que notre manteau et notre tunique ? Qui gardons des moutons dont nous ne sommes même pas les propriétaires ? Que disent-ils donc ? Ah ! Une grotte, un nouveau-né ? Il faut aller l'adorer ?"
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"Dans une mangeoire, un tout petit dort ; il est en paix. Il sourit. Et sa maman le regarde avec amour, tandis que le père s'affaire pour que l'enfant n'ait pas froid. Un peu de paille ici, et là, un manteau, par-dessus les petites jambes. Jamais je n'ai vu une telle beauté ; jamais mon coeur n'a été dans cette plénitude de paix, de joie, d'espérance. Nous avons eu raison d'écouter les anges. Quel cadeau ! Nous nous en souviendrons, hein Jean ?"
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"Te souviens-tu Jean ? Il y a trente-trois ans ? Cet homme, ce plus beau des enfants des hommes, tu as vu ce que nos chefs et nos prêtres en ont fait ? Il n'a plus figure humaine, et pourtant, il n'a rien fait de mal, il n'a fait que du bien. Et notre lâcheté est telle, que nous ne sommes même pas au pied de la croix, avec Marie et Jean de Zébédée. Maintenant, je te le dis. Je sais que c'est Lui. D'ailleurs le centurion l'a bien dit : 'vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu'. Alors si un centurion romain le dit... "
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"Jean, Syméon, mes amis, j'ai une nouvelle à vous transmettre, que je n'arrive pas à y croire ! L'homme que nous avons vu vendredi dernier cloué sur la croix, il est ressuscité. Je le sais, c'est Marc qui me l'a dit. Même qui les a accompagnés, lui et Cléophas, sur la route d'Emmaüs. Alors, c'était pour ça, les anges, c'était pour ça les chants venus du Ciel ! C'était pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, libérer les captifs et les prisonniers, faire parler les muets, et marcher les boiteux. Maintenant, je comprends, et mes yeux, à moi aussi, se sont ouverts. Ah, je me souviendrai ma vie durant de cette nuit dans la montagne de Judée. Oui, c'était Lui, c'est bien Lui. Et il demeurera pour toujours."
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vendredi 26 décembre 2008

Méditation versifiée sur la nuit de la nativité

Un correspondant m'invite à versifier la méditation sur la nuit de la nativité. Je m'y suis essayé, et livre à mes lecteurs ce pauvre essai.
Plus jamais les nuées aux bords de l'horizon,
N'essuieront leurs larmes. A l'Orient s'est levé
Une grande Lumière. Ce n'est plus la saison
Des prophètes. Un petit, un grain de sénevé
Le Fils, l'Enfant-Dieu, efface les étoiles
Qui cloutaient d'or le ciel, le ciel profond et noir.
La Terre dormait en paix. Puis brusquement le voile
Se déchire à leurs yeux et les bergers vont voir.
Habitués dès l'enfance à quémander l'aurore,
Ils sont saisis de crainte. Qu'est donc cette lumière
Au milieu de la nuit ? Le temps n'est pas encore
Où du haut de l'Hermon doit surgir l'aube altière.
Et que veulent dire ces bruits ? Ces éclats de trompette ?
Et cet hymne suave et ces chants de louange ?
"Honneur et gloire à Dieu ! Que vos coeurs soient en fête !"
Laissons là nos manteaux. C'est bien le choeur des anges
Qui descendu des cieux nous invite à courir
Adorer l'enfançon. Qu'importe la morsure
Du froid sur nos épaules. Il nous faut obéir
A l'Esprit qui nous pousse. Et cette laine dure
Dont sont faits les manteaux fait une vieille peau,
Un obstacle, une entrave. Dieu veut une tunique,
L'habit de noce enfin et non des oripeaux,
Un tissu de lin fin. Au sang du Fils unique
Il sera purifié, ô mes humbles bergers,
Depuis longtemps choisis ! Mes justes ! Mes enfants !
Accourez à la grotte ! Vos pas seront légers.
Ils y sont. Se prosternent. Jésus dort tout souriant
Marie les yeux clos rend grâce à son Seigneur,
Joseph les mains calées sur un bâton noueux
Veille sur le petit. Il sait qu'est venue l'heure
Où pour l'homme de paix sont entrouverts les cieux.
Pour que la métrique soit sauve, il faut respecter les diérèses suivantes : essu/i/ront ; le Fils, l'enfant Di/eu ; Marie, les y/eux.
Pardonnez, je vous en prie, ces vers de mirlitons. J'y ai mis tout mon coeur.

jeudi 25 décembre 2008

Méditation sur la nuit de la nativité

Les nuages n'essuieront plus jamais leurs larmes aux bords de l'horizon morne. Une lumière, à l'Orient s'est levée. Elle efface peu à peu les étoiles qui jusqu'alors cloutaient d'or le ciel profond et noir.
Il est accompli le temps des prophètes. Voici venu le règne du Fils. Un vent léger ! On n'entend plus que le silence et la terre qui dort en respirant paisiblement. Les bergers guettent le retour le l'aurore.
Tout d'un coup, l'éclat de puissantes trompettes qu'accompagnent des chants venus d'en-haut. Les anges ne peuvent tromper les humbles. Désormais, à quoi servent ces manteaux de laine rude qui protègent les bergers de la morsure du froid ? Pour aller plus vite vers Bethléem qui dort encore, l'ignorante, vite il faut se débarrasse de ces vieilles peaux. Aller là où l'Esprit entend guider ceux qui veulent l'écouter. Tout de même : Qui gardera les troupeaux ? Ne craignez rien ! Tout se fera selon la Parole. Et toi Bethléem de Juda, tu n'es pas le moindre des bourgs de Judée ! Il est venu le Prince de la Paix. Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! Toujours le chant des anges.
Les brebis se sont rassemblées autour de maigres feux où meurent quelques tisons ; elles escomptent le retour des pasteurs. Les choisis se sont mis en route. Résolument. Ils sont allés là où l'Esprit les a guidés. Auraient-ils déjà trempé leur tunique dans le sang de l'Agneau ? Ils l'ont trouvée, la grotte où repose l'Enfant-Dieu. Rien n'étonne ces cœurs justifiés. Ils se prosternent devant l'innocence et la sainteté. Marie a les yeux mis clos, et Joseph veille. L'enfant dort en souriant. Les temps sont accomplis. Aussi simplement que cela.
Qui saura ouvrir les yeux ? Qui ?