Affichage des articles dont le libellé est Lumière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lumière. Afficher tous les articles

mercredi 1 août 2018

Mercredi 01er août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Marcher dans la Lumière, pas dans le relatif


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
LÉON BLOY VOUS ASSASSINE LE RELATIF QUE C’EN EST UN PLAISIR !
-
"Corollaire du précédent [Dieu n’en demande pas tant !]. La plupart des hommes de ma génération ont entendu cela toute leur enfance. Chaque fois qu’ivres de dégoût nous cherchâmes un tremplin pour nous évader en bondissant et en vomissant, le Bourgeois nous apparut, armé de ce foudre.
"Nécessairement, alors, il nous fallait réintégrer le profitable relatif et la sage Ordure.
"Presque tous, il est vrai, s’y acclimatèrent, par bonheur, devenant à leur tour des Olympiens [Ô Jupiter ! Remarque personnelle et perfide].
"Savent-ils, pourtant, ces buveurs d’un sale nectar, qu’il n’y a rien de si audacieux que de CONTREMANDER l’irrévocable, et que cela implique l’obligation d’être soi-même quelque chose comme le Créateur d’une nouvelle terre et de nouveaux cieux ? [C’est-à-dire d’être un adepte du pari bénédictin !]
"Évidemment, si on donne sa parole d’honneur que « rien n’est absolu », l’arithmétique, du même coup, devient exorable et l’incertitude plane sur les axiomes les plus incontestés de la géométrie rectiligne. Aussitôt, c’est une question de savoir s’il est meilleur d’égorger ou de ne pas égorger son père, de posséder vingt-cinq centimes ou soixante-quatorze millions, de recevoir des coups de pieds dans le derrière ou de fonder une dynastie." [Ou de payer un ventre étranger pour porter un enfant ! Tout ce qui est en rouge est de votre serviteur.]
In
Léon BLOY.
Exégèse des Lieux Communs. Rivages poche/Petite Bibliothèque. N°501.
Payot et Rivages, Paris, 2015. Section II. Rien n’est absolu. (Page 15.)
-
CONTREPOINT DE JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD.
-
Sur la troublante pénombre dans laquelle on avance.
"Cette impression est renforcée par l’incohérence manifeste de certaines décisions judiciaires. Sur les mères porteuses ou sur les prélèvements d’organes, sur la brevetabilité du vivant ou l’établissement « génétique » de la filiation, une jurisprudence s’élabore au coup par coup, dans une relative incohérence. Aux États-Unis, c’est le fameux arrêt Diamond vs Chakrabarty, rendu par la Cour suprême, le 16 juin 1980, qui a ouvert la boîte de Pandore du « brevetage du vivant ». En France, un des exemples les plus flagrants d’incohérence est la décision de la Cour de cassation du 17 novembre 2000 : l’arrêt PERRUCHE. Il fera date. Cet arrêt accepte que soit indemnisé un jeune handicapé au prétexte que la rubéole de sa mère n’avait pas été diagnostiquée par le médecin, et donc que l’IVG n’avait pas pu être décidée à temps. Comme le firent remarquer plusieurs juristes et nombre de spécialistes effarés, on sanctionnait un médecin pour ne pas avoir… donné la mort. Le préjudice pouvait donc être imputable au simple fait d’être né ! En outre, la cour se réservait implicitement le droit de juger qu’une vie valait ou non la peine d’être vécue. Comme si c’était son rôle…"
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 25).
-
COMMENTAIRE .
-
De la première de saint Jean 1, vv 5-6.
"La nouvelle que nous avons apprise de lui, nous vous l’annonçons, c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne PRATIQUONS pas la vérité."
-
LIENS UTILES.
-
Sur le Beau, le Bien et le Vrai.


Je me pince pour ne pas rigoler.


Accueillante et sainte Russie.


L’Evangile en morceau choisi de monsieur Olivier PY.


Un rapport en trompe-l’œil !


Merci à nos cousins germains (si l’on peut dire !)


vendredi 4 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : quand la réalité vient à la lumière

-
Non, non, non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
-
1. La citation du jour.
-
"Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte d'en parler. Mais quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité apparaît grâce à la lumière, et tout ce qui apparaît devient lumière."
(Lettre de saint Paul aux Ephésiens 5, 9 et suivants)
-
2. Commentaires.
-
Nous ne pouvons rester muets. Quand de boiteuses combinaisons politicardes se concoctent dans l'ombre officines ministérielles, quand les mesures de démolition de la famille, de la patrie et de histoire, de la vie naissante ou finissante sont élaborées rue Cadet et dans les dépendances des Loges, quand les meneurs du lobby des LGBT  en compagnie des Femens exigent dans les couloirs de l'Elysée, la consécration de leurs aberrations sexuelles, nous avons le droit et le devoir de les dénoncer. Il ne s'agit pas de condamner les personnes car ce serait tomber dans le piège tendu par le Malin. Il s'agit de dire que ces mesures, loin d'être bonnes pour la société et les personnes, ne peuvent que conduire à leur ruine.
Monsieur GAVNEUVE veut mettre à bas tous les dogmatismes (pour les remplacer par le dogme du relativisme ?). N'a-t-il pas dit (je cite le salon beige) : la laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’homme, par le dépassement de tous les dogmatismes. Pour lui, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est « faire une relecture historique frelatée » qui a « rendu la France peu à peu nauséeuse ». C’est en tout cas « brader l’héritage laïque de la France ». Il devrait changer de lunettes, parcourir nos campagnes, chercher en vain un village dépourvu de clochers, ou qui n'ait pas un modeste calvaire au détour d'un chemin. L'histoire frelatée, c'est lui qui l'invente. Le relecteur, le mauvais relecteur, c'est lui ; l'homme inculte, c'est lui. Qu'il relise les dernières volontés de monsieur de CHARETTE ou celle de Louis XVI, ou l'histoire des Guerres de Religion : il verra que l'âme de la France c'est bien ce qu'il cherche à anéantir : un désir puissant, profond, de savoir qui est Jésus et s'il vaut la peine d'en être le disciple. Ce désir a souvent conduit à des luttes fratricides et à des violences affreuses. Les chrétiens doivent les reconnaître. Mais ils n'ont tout de même pas jeté dans des fours à pain chauffés à blanc, des femmes et des enfants comme l'ont fait les armées révolutionnaires lors des Guerres de Vendée. 
Il convient de ne porter de jugement que sur les paroles et les actes, non pas sur la personne du nouveau ministre. Mais en revanche, il devrait reconnaître que l'idéologie en place ne recueille pas l'assentiment enthousiaste de ses compatriotes et en chercher loyalement les raisons. N'y voir que des déceptions matérielles me semble être une erreur d'analyse fondamentale ; ses amis ont voulu toucher à la signification symbolique de la relation de l'homme et de la femme, de l'enfant avec ses parents, du malade avec la mort, de la conscience avec la loi. On ne va pas impunément contre certaines propriétés fondamentales de l'être humain, dont l'une est la quête du sens, avant celle du plaisir.
Nous devons mettre en lumière et démasquer les manigances de ces groupes de pression minoritaires, mais puissants que sont les diverses obédiences maçonniques dont nos ministres sont souvent prisonniers. Grâce au Ciel, le réel est ce qui résiste ; ces messieurs qui agissent dans l'ombre n'avaient pas prévu le douloureux retour de bâton qu'a infligé le Peuple français à nos gouvernants sous leur coupe. Ils en ont le dos encore endolori, mais ne semblent pas pour autant avoir compris.

3. Infos sur la Résistance : monsieur GAVneuve commence bien mal !
-
On se demande s'ils sont compris ! (photo via le site du Figaro).


-

Hier soir, Sentinelles à Rambouillet, en soutien à celles de Vendôme (via la Salon beige).

... qui ont subi un assaut de la police politique avant-hier hier soir. Des Sentinelles annoncent donc qu'elles se tiendront devant la sous-préfecture de Rambouillet, dans les Yvelines, de 20h30 à 21h30.
-

Les Gavroches maintiennent la pression (via le Salon beige, et non via Guillaume).

Les Gavroches étaient ce matin devant le Ministère des droits des femmes, pour que les deux dispositions retirées du projet de loi famille - la PMA pour les homosexuelles et la GPA - ne soient pas réintroduites d'une manière ou d'une autre par le nouveau gouvernement.


-

Avant-hier, c'est la police qui a agi illégalement.

La police justifie ainsi l'emploi disproportionné de la force hier soir contre les Sentinelles :
"La manifestation était non déclarée" et les manifestants "empêchaient l'entrée et la sortie de la place Vendôme." C'est pourquoi on embarque un dangereux vieillard qui menace la République !


Témoignage d'une sentinelle sur les événements de mercredi soir.

"Réponse d'une Sentinelle, qui a tenté d'accéder à la place Vendôme :
"J'accuse la Préfecture de Police de Paris ainsi que le Ministre de l'Intérieur, M. Bernard Cazeneuve:

1/ D'avoir délibérément agi en toute illegalité hier soir Place Vendome. Comme depuis 9 mois, des Sentinelles, seules et séparées les unes des autres, étaient devant le Ministère de la Justice. Les ordres donnés aux forces de police présentes sur place furent de :
a) les regrouper, pour ensuite pouvoir les accuser d'attroupement.
b) les déplacer sur la chaussée, pour ensuite pouvoir les accuser de trouble à l'ordre public.

2/ De poursuivre la répression politique, mise en œuvre depuis plus d'un an en France. Se tenir debout immobile sur une Place publique n'est pas un délit! Aucune loi n'interdit cela. La Turquie a tenté de réprimer cette forme de prise de conscience politique en juin 2013. A l'époque, cela fut condamné par Amnesty international. Le ministre de l'Intérieur turc, Muammer Gule, déclara alors au Parlement, qu'il n'y aurait pas d’action policières contre ces "hommes debout" : « Si cette protestation ne nuit pas à l'ordre public ou n’influence pas la vie en général, nous ne pourrons pas intervenir dans de telles manifestations. » La France aurait elle des leçons de démocratie à recevoir de la Turquie?

3/ D'avoir engagé les forces de police de manière disproportionnée, et cela face à des personnes pacifiques, se tenant seules et immobiles. Le nombre important de gendarmes et CRS déployés est une insulte aux Français qui partout sur le territoire attendent une réponse du gouvernement en ce qui concerne leur sécurité quotidienne. Quatre braquages de bijouteries et magasins ont eu lieu ces derniers jours autour de la Place Vendôme, et là ... personne pour intervenir! Hier soir, 5 personnes pacifiques ont été interpellées, ce qui constitue à peu près le même nombre d'interpellations que lors des saccages de Nantes, Rennes, Trocadero... De qui se moque-t-on ?"




Une vidéo accablante.

http://www.dailymotion.com/video/x1lhgc0_place-vendome-violente-expulsion-des-sentinelles_news
-
Les Sentinelles/Veilleurs debout reviennent !




samedi 3 août 2013

Nouvelles de la Résistance : marche des Veilleurs à Paris, premier billet du 3 août 2013

-
Sur le site des Veilleurs-officiels, cet appel que je répercute auprès de mes lecteurs en leur demandant d'en démultiplier l'impact auprès de ceux qui partagent nos convictions :
-
"Partage si tu penses venir au Grand Paris des Veilleurs !
 Le 31 août, pour l'arrivée de la Marche des Veilleurs, nous nous retrouverons à 17h30 à la Défense pour marcher jusqu’aux Champs-Élysées, d'une arche à l'autre, avant d’arriver place de la Concorde où nous commencerons la veillée à 21h30. Prévoir le nécessaire pour rester la nuit entière. http://www.les-veilleurs.eu/wp/marche/le-grand-paris-des-veilleurs/
"Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir." Ferdinand Foch
« Mémoire & Espérance » Le samedi 31 août s’achèvera la grande marche des Veilleurs, en plein cœur de Paris. Cette journée sera l'aboutissement de vingt jours de marche et de plus de quatre mois de veille. Il sera temps de faire mémoire de l’histoire que nous avons écrite sur l’asphalte de nos places et dans le secret de nos consciences.
Mais ce ne sera pas la fin. Non. Cette journée sera un nouvel élan, le commencement d'une saison inédite, la préface de toutes les veillées à venir, riche de promesses, de projets et d’initiatives durables pour l’avenir. 
A l’aube de cette rentrée nouvelle, offrirons-nous le spectacle d’un peuple résigné, indifférent face à l’avenir qu’on nous dessine, ou bien aurons-nous la généreuse persévérance d’assumer pleinement le rôle qui est le nôtre : celui de relever sans relâche l’âme et la conscience d’un peuple, de nous rebeller pacifiquement face aux violences, aux mensonges et aux injustices, et de semer enfin l’espérance d’un avenir où chaque personne sera honorée dans ses différences et sa dignité propres, tout en acceptant de porter pour son pays un projet commun ?
Il appartient à chacun d’entre nous de lancer un signal vibrant et fort à l’approche des rentrées scolaire et parlementaire.
Tout est entre nos mains !"
-
Cet appel est fort, inattendu, et plein d'espérance. Je supplie mes lecteurs parisiens d'être au rendez-vous du 31, pour montrer à nos gouvernants, avec détermination et non violence, le refus de la civilisation mercantile, hédoniste, ultralibérale au sens le plus négatif du terme, dépourvue de tout sens et mortifère qu'ils veulent nous imposer. C'est un refus définitif qui implique le plus intime de chacun d'entre nous. Il me revient en tête, à ce point de mon billet, un passage du Chândogya Upanishad (3, 13, 7), un des antiques poèmes religieux de l'Inde, un passage recueilli au cours de mes récentes lectures : "Oui, cette lumière d'au-delà du firmament, qui brille par-delà tout, par-delà les mondes les plus hauts, oui, cette lumière, c'est celle-là même qui brille dans le cœur de l'homme". Voilà ce que révèlent au grand jour les Veilleurs, voilà ce que ce Gouvernement et tous les autres avant lui ne comprennent pas, n'ont jamais compris et ne peuvent comprendre dans le cadre de l'actuel régime. "Et la Lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres n'ont pu l'atteindre" (Jn 1, 5) dit saint Jean, rejoignant et sublimant la parole des Upanishad en nommant la source de cette Lumière. A chacun de nous, il est donné de l'accueillir. C'est possible, c'est urgent ! Ne pas attendre.

mercredi 31 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance, les principes fondateurs des Veilleurs, premier billet du 31 juillet 2013

-
Les principes fondateurs des Veilleurs sont les suivants :

non-violence, culture, lumière, espérance, ouverture, générosité, engagement.

Notre résistance aux conceptions de ce Gouvernement est fondée sur ces principes. Je vais m'efforcer d'en commenter trois pour en montrer la force et la pertinence :
 
Non-violence. On ne peut rien contre la non-violence. Napoléon le tyran l'avait bien compris qui disait à son entourage : "On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s'asseoir dessus". J'ai bien vu l'embarras des gendarmes ou des policiers qui ne savaient comment s'y prendre pour faire partir des gens assis par terre, silencieux, écoutant avec attention des textes ou des chants que les animateurs proposaient. Cette non-violence suppose une grande maîtrise de soi, une sorte de désappropriation de son ego, une plongée au plus intime de soi-même, en ce lieu habité par l'Esprit de Dieu.
 
Culture. Antoine avec qui je vais aux veillées m'a prêté un livre époustouflant dont je recommande la lecture à tous ceux qui veulent percer le secret mortifère de nos gouvernants des trois dernières décennies. Un petit extrait de ce chef d'œuvre qu'est Fahrenheit 451 de Ray BRADBURY, montrera, mieux qu'une longue explication ce qui est en cause. Il s'agit d'une sorte de monologue que l'auteur met dans la bouche d'un certain BEATTY, le responsable des pompiers d'une ville imaginaire, des pompiers chargés de brûler tous les livres qu'ils peuvent trouver : "[...]. Les magazines sont devenus un aimable salmigondis de tapioca à la vanille. Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n'étaient que de l'eau de vaisselle. Pas étonnants que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu'il voulait, tout à la joie de virevolter, a laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement. Et voilà, MONTAG [Montag est l'interlocuteur de Beatty]. Tout ça n'est pas venu d'en haut. Il n'y a pas eu de décret, de déclaration, de censure au départ, non ! La technologie, l'exploitation de la masse, la pression des minorités, et le tour était joué, Dieu merci. Aujourd'hui, grâce à eux, vous pouvez vivre constamment dans le bonheur, vous avez le droit de lire des bandes dessinées, les bonnes vieilles confessions ou les revues économiques." Cette ville de fiction que nous décrit Fahrenheit 451 est en train de naître sous nos yeux, dans notre civilisation de repus. BRADBURY était un visionnaire et un prophète ? Faisons-le mentir quand il est encore temps !
 
Lumière. "La lumière est douce et il plaît aux yeux de voir le soleil" dit QOHELET, l'auteur de l'Ecclésiaste (Qo 11, 7). Et je ne puis m'empêcher de rappeler ici les paroles de JESUS : "Moi, la lumière, je suis venu dans le monde pour que quiconque croit en moi ne marche pas dans les ténèbres" (Jn 12, 456). En JESUS, il n'y a pas de ténèbres (cf. I Jn 1, 4). Et ce n'est pas pour faire joli que Jn l'évangéliste note, au moment où Judas quitte le Cénacle pour faire sa besogne de trahison : "Dehors, il faisait nuit" (13, 40). La lampe intérieure ne peut briller que si nous acceptons le réel, et l'accès au réel suppose que nous acceptions de faire mourir notre ego, de faire taire notre mental, pour accéder à une réalité supérieure qui ne se laisse pas mettre en mot, certes, mais s'expérimente au prix de cette ascèse.
-
C'est tout pour ce matin. Mon deuxième billet de ce jour sera consacré au déraillement de BRETIGNY, et aux questions que soulève cette catastrophe.
 

lundi 24 décembre 2012

De saint Augustin...

-
On savait qu'AUGUSTIN d'HIPPONE était un génie. Il le manifeste tout particulièrement dans Les Confessions (qu'un traducteur a préféré remplacer avec bonheur par Les Aveux). En ce temps où l'esprit public semble divaguer, il est bon de relire ce texte qui en est tiré et que j'ai trouvé, hélas sans référence précise, dans le missel quotidien Prions en Église.
-
"Ô Vérité, lumière de mon coeur,
ne laisse pas les ténèbres me parler !
J'ai dérivé vers les choses d'ici-bas
et je suis devenu obscurité
mais de là, même de là, je t'ai profondément aimée.
J'ai erré et je me suis souvenu de toi.
J'ai entendu ta voix voix derrière moi me disant de revenir,
mais j'ai mal entendu dans le tumulte des contestations.
Et maintenant voici que je reviens,
tout brûlant et haletant, vers ta source.
Que nul ne m'en écarte !
Que j'y boive et en vive !"
-
Il me semble que chacun de nous peut pour son propre compte entendre la voix du Bien Aimé, derrière lui qui lui murmure de revenir. Ce que je souhaite à tous ceux qui sont responsables de la chose publique, c'est bien d'entendre cette Voie, même s'ils entendent mal dans le tumulte des contestations.
-
Passez de bonnes fêtes de la Nativité, car Noël, c'est tout de même et surtout la joie de cette naissance d'un enfant, Prince de la Paix, Conseiller fort.
Je m'absente jusqu'au 1er janvier inclus. Reprise des billets le 2 janvier 2013.

jeudi 21 avril 2011

Chemin

-




Bien avant l'ouverture de ce Blog, je cherchais à cerner la vérité, à rendre avec des mots exacts la réalité. Depuis mon premier billet, je n'ai cessé d'approfondir cette exigence. Il a fallu d'abord se dégager de bien des préjugés. Oh ! certes, on dira que j'en suis plein, que je suis un affreux suppôt d'une droite honnie, un inconditionnel du Président de la République, que sais-je encore. C'est que je me heurte à bien des systèmes d'idées totalisateurs, mais à aucune pensée susceptible de surplomber et d'unifier le réel. Totalisateurs l'hédonisme, le consummérisme, l'écologisme, le socialisme, le libéralisme, le marxisme, l'islamisme, le nihilisme, l'anarchisme, le freudisme, etc. Ils expliquent tout à l'intérieur de leur système, mais aussitôt qu'ils expliquent se lève une foule d'objections qui vient mettre à bas leur bel échaffaudage et les systèmes s'écroulent sous le poids de leur insuffisance.





Alors on peut tenter comme papa HEGEL de surmonter les contradictions par une synthèse des contraires. J'ai essayé cette méthode, et certains de mes billets l'ont utilisée. Echec, lamentable échec. Ce n'est pas la voie. Ce n'est pas le chemin.





Il a fallu ensuite que j'accepte de mettre en pratique les règles d'une communication interpersonnelle moralement fondée. Et j'ai souvent rappelé ici-même les maximes de Jürgen HABERMAS. Voilà déjà un progrès. Mais ce n'est pas encore ça. Et j'ai souvent contourné cette exigence première. Erreur donc, erreur lamentable dont je suis le seul et unique responsable.





Que faut-il faire ? Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Question centrale pour tout homme, quel qu'il soit. Car tous nous avons une conscience morale, plus ou moins aiguisée, certes, mais très réelle, et il est acquis, philosophiquement, qu'il est impossible d'agir si l'on ne cherche pas dans l'action à obtenir un bien.





J'ai souvent rappelé que l'Occident et ses Lumières ont eu une pensée arrogante, dominatrice, responsable des plus grands désastres politiques (colonialisme, par exemple, guerres injustes contre des grands pays, comme la Chine, qui nous valaient bien). Et si l'ambition d'une pensée universelle est légitime, ce n'est pas davantage de ce côté qu'il faut chercher. Echec, échec, drames et violences, aveuglement et au bout du compte les totalitarismes les plus sanglants : nazisme, communisme, fascisme, maoïsme, pour lutter contre la cupidité et l'exploitation de l'homme incarnée dans le capitalisme lequel est le moteur du soi-disant progrès.





Et voilà que nombre de disciples de Jésus font aujourd'hui mémoire du dernier repas terrestre de leur Maître. Ah ! combien de fois, comme une petite souris, me suis-je introduit dans le Cénacle où s'accomplissait le dernier acte de notre salut avant la glorification de Jésus en Christ. Oui, j'ai entendu Satan ricaner tandis qu'il rentrait en Judas alors que le traître venait d'avaler la bouchée que lui donnait le Fils de l'Homme. J'ai vu l'Iscariote ouvrir la porte, et s'enfoncer dans les ténèbres : "dehors, il faisait nuit". J'ai souri aux rodomontades de Pierre, avant de frémir de sa lâcheté : "Je le jure. Je ne connais pas cet homme". J'ai vu Jésus "quitter son vêtement et se ceindre les reins d'un linge" pour laver les pieds de ses disciples. Geste d'esclave fait par le Fils de Dieu. Incompréhensible à l'échelle humaine.





J'ai acquis la certitude qu'il n'y a qu'une parole unifiante, enveloppante et surplombante : celle de Jésus. Je ne peux pas renier ce qui donne sens à tout ce que j'ai fait de ma vie, en bien ou en mal. C'est Lui, le Fils, qui un certain jour d'aôut, il y a bientôt 15 ans, m'a saisi ; la lumière, la vérité, le chemin et la vie c'est Lui ; et je ne crois pas qu'il y ait pour l'humanité d'autre moyen de salut que la mise en pratique de ce qu'Il nous disait dans son sermon sur la montagne. Oh ! j'en suis loin. Et bien de mes amis pourraient critiquer mes virulences, mes excès verbaux, mes assènements - ceux qui ont fait fuir POTOMAC il y a quelques mois (comme je regrette ce lecteur) - mais je puis en toute vérité dire que cette Parole est la seule en quoi j'ajoute foi. Au jour dernier, le Réssuscité pourra dire à son Père que je n'ai jamais rougi de Lui devant les hommes.





J'espère ne pas vous avoir exaspérés au moment où je m'interroge sur l'intérêt de continuer à vous abreuver de ma littérature.





A bientôt quand même.











mercredi 14 avril 2010

Ne pas désespérer

-
Vous avez lu, je l'espère, le cri de révolte de Romric qui commente mon billet intitulé "la tentation d'ailleurs". C'est puissant, c'est juste, c'est lucide. Et c'est un jeune homme d'une vingtaine d'année ou presque qui écrit son dégoût pour un monde qui étouffe en l'homme toute aspiration à la vie intérieure, au dépassement, à la tempérance, au respect de l'autre ; il me semble qu'ils sont nombreux ces jeunes qui répugnent au mode d'existence (c'est à dessein que j'utilise ce mot) que nous ont légué les soixante-huitards. Tout n'est pas perdu.
-
Je note aussi, avant de poursuivre mon billet, qu'Olibrius, mon cher Olibrius, mon poil-à-gratter, a repris ses interventions. Il est toujours et plus que jamais le bienvenu. De sorte qu'il mettra le piment et l'impertinence qui, selon un de mes lecteurs, commençaient à manquer dans ce Blog.
-
Que faire ? D'abord ne pas désespérer. Ensuite, ne jamais manquer une occasion de manifester son opposition, sa désapprobation, sa honte devant les initiatives, les avis, les jugements de ce monde : homme politique, médias, publicitaires. On pourra tourner autour du pot tant que l'on voudra. Jean, dans son Évangile le dit pourtant : "Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées."
-
Voilà des années que je réfléchis à une question absolument centrale pour les occidentaux que nous sommes : la raison, à elle-seule, peut elle nous incliner au bien ? Ma réponse aujourd'hui est claire : non, elle est impuissante à nous y conduire. Il lui faut une lumière qui ne vient pas d'elle. Elle peut aider alors à être attirée par cette lumière-là.
-
Regardons un peu comment va le monde, depuis que la raison, avec le bienveillant concours du siècle des Lumières - quel pastiche, quelle honteuse appropriation de la Lumière par le siècle le plus ténébreux qui fut jamais -, a été promue au rang de nouvelle déesse. Il y a eu les horreurs de la Révolution, l'imparable marée d'une société industrielle exploiteuse de l'homme, les horreurs des deux guerres mondiales, la bombe atomique, les camps de concentration, les millions de mort du stalinisme, du maoïsme, les guerres civiles en Afrique et ailleurs, l'exaltation du fanatisme musulman, les désastreuses décisions d'intervention en Irak prises en s'appuyant sur un mensonge assumé et reconnu (je parle ici de la deuxième intervention américaine). Jamais la folie humaine ne s'est déchaînée avec une telle violence, une telle furie. Et nous continuons à nous détourner de la Lumière, de peur que nos oeuvres ne nous soient reprochées. On a chassé Dieu de l'humanité ; le Fils de l'homme pourtant était venu pour sauver le monde, non pour le juger. Et toutes ces décisions, toutes ces actions sont justifiées par un discours rationnel. Si émanciper l'homme de toutes les servitudes exige de tels massacres, je préfère un peu moins d'émancipation, et un peu plus d'humilité.
-
Notre patrie tient dans le monde, à cet égard, une place toute particulière. La France est capable du meilleur comme du pire. Je n'hésite pas à dire qu'elle ne cesse de balancer entre la ténèbre (j'y reviendrai) et l'héroïsme. Il faudra bien un jour que le politique se décide à choisir l'héroïsme contre l'inclination aux oeuvres ténébreuses, et il faudra bien qu'un jour aussi on donne un nom à cette puissance maléfique qui fait qu'on peut presque tuer dans la nuit son semblable pour une cigarette refusée sans que quiconque, et surtout pas les médias, s'interroge sur les raisons profondes qui ont poussé une bande de "jeunes" (?) à un tel acte. Notre espérance, notre indéracinable espérance, est que tout royaume divisé contre lui-même est voué à disparaître. Et que la Croix a déjà vaincu le Prince de ce monde.

jeudi 24 décembre 2009

Nuit de la nativité

-
En complément de mon billet de tout à l'heure, ce poème de François CHENG sur la nuit. Je viens juste de le découvrir dans un petit ouvrage absolument remarquable, Dialogue, publié chez Desclée de Brouwer et Les Presses littéraires et artistiques de SHANGHAI, en 2002, dans la collection "Proches lointains". (J'en reparlerai à propos du verlan et de Nadine MORANO). Le contexte du poème n'est pas celui de la nativité, mais les quatre vers que j'en extrais s'y appliquent à merveille.
-
"Vraie Lumière
celle qui jaillit de la Nuit.
Vraie Nuit
celle d'où jaillit la Lumière.
-
Il n'y a rien à rajouter.