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mardi 7 avril 2009

Ne vous l'avais-je pas dit ?

Voilà, c'est fait ! Ceux qui sont sur la sellette ne sont pas les fous furieux qui cassent, dévastent, théorisent la violence comme la condition nécessaire à la survenue d'un monde meilleur. Non, vous n'y êtes pas ! Les responsables des dégâts à STRASBOURG sont les policiers qui n'étaient pas là quand il l'aurait fallu. En commentaire, mon cher Olibrius fait très justement remarquer que ceux qui critiquent les contrôles d'identité, les vidéosurveillance, la présence policière, sont aussi ceux qui critiquent l'absence de cette même police en des lieux qui sont d'improbables cibles pour les voyous, dont MERIADEC est chez nous l'emblématique représentant.
Monsieur Roland RIES, le maire de STRASBOURG, se trompe de cible quand il concentre ses critiques sur la police qui n'aurait rien fait lors de l'attaque en règle du quartier strasbourgeois du Port du Rhin. Monsieur RIES appartient à ce parti qui ne croit qu'à la prévention et fustige la répression quand elle s'exerce en d'autres endroits que ceux dont il a la charge. On peut donc se demander si monsieur RIES avait prévu que le quartier du Port du Rhin était une cible putative des exactions de l'ultra gauche, s'il en avait prévenu à temps les autorités en charge du maintien de l'ordre, s'il a été sur les lieux des émeutes AVANT la police (laquelle, selon monsieur NIEL, chargé par le Préfet du maintien de l'ordre pour ce fatal week-end, a mis 20 minutes pour arriver sur les lieux ; je les connais, je connais la configuration de STRASBOURG, et je puis vous confirmer que c'est exceptionnellement rapide). Il a beau se défausser sur la police, en rappelant, ce qui est exact, qu'il n'avait pas la responsabilité de l'ordre, il me semble qu'il a une attitude assez peu responsable et peu digne d'un dirigeant. Je le déplore, car il se trouve que j'avais pour monsieur RIES une certaine estime. Tant que l'on exacerbera les basses passions de l'homme, la jalousie et le ressentiment dans le cas de la gauche, l'esprit de domination, de jouissance et de compétition dans celui de la droite,et dans les deux cas, la prétendue "liberté", on ne risque pas d'aller bien loin dans la résolution de nos problèmes sociaux. Ceci étant dit, la communauté nationale devra bien exercer sa solidarité vis-à-vis de ceux qui ont vu dévaster leur quartier. C'est bien le moins que l'on puisse faire.

vendredi 14 mars 2008

Strasbourg : des précisions d'un conseiller municipal

PS-Verts : les termes cachés du contrat.
Au lendemain du premier tour, M. Ries a choisi de privilégier une alliance exclusive avec les Verts à Strasbourg. Il conviendrait de faire apparaître l'ensemble des termes du contrat PS-Verts et notamment les lignes les plus évidentes. Et cela d'autant plus que ceux qui ont conduit la liste verte à Strasbourg représentent l'aile la plus à gauche de ce parti, dont de nombreux membres sont issus des formations trotskystes. Permettez-moi de citer déjà trois exemples de ces termes cachés :
(1) l'augmentation forte de la fiscalité pesant sur les ménages (Taxe d'Habitation, Taxes Foncières) et les entreprises (Taxe Professionnelle), car au fond l'audit promis par M. Ries n'a d'autre but que de justifier une telle hausse massive à laquelle M. Ries et ses amis ont d'ailleurs déjà procédé en 1989 et en 1995. Les Verts en sont encore plus convaincus que les socialistes.
(2) un coup d'arrêt au développement des transports collectifs : les Verts ont contribué à paralyser les chantiers du tram. Ils sont contre tout développement des aéroports autour de Strasbourg. Ils sont aussi contre la réalisation de la deuxième phase de la Ligne à Grande Vitesse [LGV] entre Baudrecourt et Vendenheim. Ils se sont, avec les élus socialistes de Strasbourg opposés à la première phase du tram-train comme à l'engagement du projet de bateaux bus Illéo.
(3) la fin de tout projet de création de places de stationnement, puisque selon la philosophie maintes fois développée par le Professeur Ries, il faut contraindre plutôt que convaincre. Son dogmatisme rejoint là aussi celui de ses amis Verts.
Frédéric Le Jehan, Conseiller municipal et communautaire de Strasbourg.
J'ajouterai un commentaire personnel. Président de l'Association Alsace BioValley, j'ai pu travailler pendant trois ans avec madame Fabienne KELLER. C'est une femme lumineusement intelligente, très à l'écoute (contrairement à ce que disent ses adversaires), énergique (ce qui lui vaut d'être qualifiée d'autoritaire). Sa capacité d'analyse fait qu'elle voit plus vite que la moyenne de ses adversaires politiques. Il se peut qu'elle ne soit pas réélue, ce que personnellement je regretterais pour Strasbourg. Mais l'avenir lui donnera raison sur bien des points. Quant à monsieur RIES, certainement ouvert et sympathique, il sera ligoté par l'idéologie de son parti, et sans son aval, il n'ira pas bien loin. N'a-t-il pas encore compris que la seule chance du socialisme d'être crédible, c'est la social-démocratie et non la sauce rouge-verte qu'il s'apprête à nous servir pour le seul plaisir de prendre le pouvoir et de favoriser un des lointains et parisiens leaders de la rue de Solférino, qui "parlent du coeur comme d'autres parlent du nez"..