Il y a quelques jours je vous parlais du livre de Sylvain TESSON et de son opinion sur l'écologie. Voici un autre passage de ce livre, un passage qui mérite d'être médité et qui a trait à l'expérience de l'ermite volontaire du lac BAÏKAL, dans les quartiers sensibles de nos grandes villes.
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Je me souviens de mes interventions dans les quartiers sensibles (adjectif dont on affuble les endroits où règne un certain parfum de brutalité). Les petits gamins étaient très énergiques et me faisaient le plaisir de s’intéresser à ce que je racontais mais se moquait de mon accoutrement, raillaient ma manière de parler. Je retenais de ces rencontres qu’ils accordaient un prix immense à la reconnaissance vestimentaire, cultivaient l’esprit de quartier et le conformisme comportemental, aimaient les objets coûteux, développaient un souci maladif de l’apparence, croyaient à la loi des forts, ne nourrissaient pas beaucoup de curiosité pour l’autre et possédaient leurs codes de langage : les signes distinctifs de l’esprit bourgeois
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Je trouve assez pertinent ces remarques. Les petits gamins de ces quartiers, sans doute, se récrieraient. Ils auraient tort. Et ce ne sont pas les événements violents qui agitent MARSEILLE et sa région qui sont de nature à me faire changer d'avis.
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