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vendredi 5 juillet 2019

Mercredi 03 juillet 2019. Mes chroniques : Ubu roi


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CHRONIQUE DU PÈRE UBU
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Logique d’énarque…


Logique de PONCEFRELU-PILATOQUET ou la mise à mal du principe de non contradiction.

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CHRONIQUE DES EMMERDEURS/LAVEURS DE CERVEAUX.
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Ils nous les brisent menues ; 
ils ne connaissent rien de l’avenir ; quant au présent, il leur sert de prétexte à taxer !

Voilà qui me rappelle la bonne blague : "En raison de circonstances imprévues, le congrès des voyantes extralucides est remis à une date ultérieure !"
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CHRONIQUE DE LA DOULEUR.
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Hélas, il est trop tard. Nous ne tarderons pas à apprendre que Vincent est mort assassiné avec le secours de la « médecine ».

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CHRONIQUE DU RETOUR AU BON SENS ?
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L’évidence a fini par s’imposer !

La Russie de retour au Conseil de l’Europe. Il était temps.

jeudi 21 mars 2019

Jeudi 21 mars. Note brève sur le consentement à l'impôt.


Ce n'est un secret pour personne ! J'aime énormément Léon BLOY.
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LÉON BLOY PARLE DU PAIEMENT DE L’IMPÔT.
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"25. ―Paiement douloureux de nos contributions. Je ne me prive pas d’exprimer au percepteur mes sentiments vrais. Gracieuse assimilation de son guichet à un trou de latrines où l’on me forcerait de jeter le pain de mes enfants devenu ainsi le pain de Trouillot, l’apéritif de Pelletan ou le pantalon de l’abbé Combes !"
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. II. 1902-1904.
(Pour faire suite au Mendiant Ingrat et à Mon Journal.) 7e édition. (Page 14 .)
Le Mercure de France, Paris, 1935. (Téléchargeable depuis BNF Gallica.) 
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il me semble que nous avons atteint en France les limites du consentement à l’impôt, et que bien des contribuables, surtout ceux des classes moyennes, et moyennes supérieures, pourraient jeter à la face de ces ministres (qui cherchent encore comment ils pourraient les tondre jusqu’à l’os, pour continuer leur petit commerce de boutiquiers de la politique), ces invectives de BLOY. Lui les adresse à Trouillot, Pelletan et au petit Père Combes !
Car n’en doutez pas, ils cherchent à taxer, à trouver de nouvelles ressources et sources pour financer leurs errements, y compris le moyen de taxer un carbone dont ils sont les principaux pourvoyeurs. Je trouve normal de payer des impôts. Je trouve absolument honteux la manière dont cet argent prétendu public, en fait notre argent, est dépensé, sans soucis d’épargne, sans idées d’économies, arrosoir percé qui arrose une clientèle électorale bien ciblée. Tout cela est indigne. Et pendant ce temps, on imagine des voitures électriques qui posent des problèmes écologiques insolubles tout en condamnent l’industrie nucléaire qui, elle, ne pollue pas (enfin pas trop, car il faudra bien démolir un jour les centrales). Il y a une solution, mais qui s’en soucie ? Elle consiste à utiliser l’hydrogène comme source d’énergie. C’est une source inépuisable, dont la consommation produit de l’eau recyclable. Mais il faut bien faire plaisir aux vendeurs d’éoliennes, Véolia en tête, qui détruisent les paysages, imposent une pollution visuelle et sonore absolument terrifiantes, et nécessitent des tonnes de béton pour leur installation et des millions d’euros pour leur suppression. Décidement, notre argent est bien mal dépensé.






vendredi 19 janvier 2018

18 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. A propos du "progrès", Simone se lâche !

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Et toujours Simone WEIL dans son livre capital (c’est le cas de le dire, elle qui le condamnait sans pitié et le liait, comme on va le voir, au « progrès »), Oppression et liberté.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…], il importe de savoir tout d’abord en quoi consiste le progrès technique, quels facteurs y interviennent, et examiner séparément chaque facteur ; car on confond sous le nom de progrès technique des procédés entièrement différents, et qui offrent des possibilités de développement différentes. Le premier procédé qui s’offre à l’homme pour produire plus avec un effort moindre, c’est l’utilisation des sources naturelles d’énergie ; et il est vrai en un sens qu’on ne peut assigner qu’on ne peut assigner aux bienfaits de ce procédé une limite précise, parce qu’on ignore quelles nouvelles énergies l’on pourra un jour utiliser ; mais ce n’est pas à dire qu’il puisse y avoir dans cette voie des perspectives de progrès indéfini, ni que le progrès y soit en général assuré. Car la nature ne nous donne pas cette énergie, sous quelque forme que celle-ci se présente, force animale, houille ou pétrole ; il faut la lui arracher et la transformer par notre travail pour l’adapter à nos fins propres. Or ce travail ne devient pas nécessairement moindre à mesure que le temps passe ; actuellement c’est même le contraire qui se produit pour nous, puisque l’extraction de la houille et du pétrole devient sans cesse et automatiquement moins fructueuse et plus coûteuse. Bien plus, les gisements actuellement connus sont destinés à s’épuiser au bout d’un temps relativement court. On peut trouver de nouveaux gisements, mais la recherche, l’installation d’exploitations nouvelles dont certaines sans doute échoueront, tout cela sera coûteux ; au reste nous ne savons pas combien il existe en général de gisements inconnus, et de toute manière la quantité n’en sera pas illimitée. On peut aussi, et on devra sans doute un jour, trouver des sources d’énergies nouvelles : seulement rien ne garantit que l’utilisation en exigera moins de travail que l’utilisation de la houille ou des huiles lourdes ; le contraire est également possible. Il peut même arriver à la rigueur que l’utilisation d’une source d’énergie naturelle coûte un travail supérieur aux efforts humains qu’on cherche à remplacer. […]."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Gallimard, Paris, 1955. (Collection Espoir.)
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2. COMMENTAIRES.
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Quand on pense que ce texte a été écrit en 1934, on demeure confondu de la justesse de ses analyses. Simone WEIL ne pouvait que pressentir l’exploitation en mer des gisements de pétrole ; elle ne les imaginait pas vraiment. Quand on voit la somme de travail que représente l’implantation d’une plate-forme au cœur des océans, son entretien, les aléas auxquels est soumise son exploitation (marée noire comme au large du Texas, par exemple ou incendie), on a du mal à dire que globalement ces sources nouvelles d’énergie représentent un progrès. Pas davantage, Simone WEIL ne pouvait prévoir qu’un jour on utiliserait l’énergie atomique, source d’énergie apparemment moins rapidement épuisable que la houille ou le pétrole. Mais quand il s’agit de fermer une centrale, d’autres problèmes surgissent : sociaux, en raison de la disparition d’emploi, financiers surtout, car la fermeture, le démantèlement et la dépollution de ces usines ont un coût (d’après ce que j’ai lu) très supérieur aux bénéfices qu’on a pu tirer de leur exploitation ; je ne parle pas ici des déboires survenus au cours de la construction de la centrale de Flamanville, ni des difficultés très prévisibles, suscitées par l’enfouissement souterrains des déchets radioactifs. Les habitants du village de Bure, eux, ne sont pas tout à fait d’accord pour qu’on enterre, fût-ce à des centaines de mètres dans le sol, des tonnes et des tonnes de ces déchets. La résistance des collectivités humaines à ces innovations technologiques trouve sa source dans le sentiment confus, mal analysé sans doute, que ces prétendus progrès ne sont que des sources d’aliénation, pensées, conçues et réalisées par des experts et des techniciens spécialisées.
En ce sens, le mouvement écologique trouve une réelle justification, à condition qu’il se débranche de sa source gauchiste, libertaire et égoïste… L’épisode de l’aéroport de N.D. des Landes devrait donner à réfléchir à nos princes, non ?
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, INÉDITE OU PRESQUE, CURIEUSE, BAROQUE, ETC.
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Marche pour la vie.



J’irai.
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Le jacobinisme aurait-il du plomb dans l’aile ?

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Bienvenu dans un pays macronisé !

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Voilà la vraie source du progrès.

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Vidéo sur le mythe de la laïcité.



dimanche 20 août 2017

20 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Maintenir l'artificiel sous peine de mort ?

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Un dimanche avec Gustave !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Interventions humaines et rythmes biologiques. – Il est aisé de dire : laissons faire la nature ! Ce malade, cette classe sociale agonisante, cette nation en péril se relèveront demain par la force des choses… On oublie que ce qui a été suffisamment dénaturé par l’homme (on pourrait dire, en termes plus anthropocentrique, perfectionné, raffiné…) est entraîné, par la force des choses précisément, non vers la guérison, mais vers la mort. Ce qui a été construit artificiellement ne peut être défendu que par des moyens artificiels. Les chenilles qui menacent parfois l’existence d’immenses forêts sont éliminées par le jeu des facteurs cosmiques et l’homme, ici, n’a pas à intervenir. Mais il est certain que la vigne, cultivée par l’homme depuis des siècles, eût été anéantie par les invasions cryptogamiques du siècle dernier si l’homme n’eût opposé à ce fléau son intelligence technique. Il n’est pas sage de s’abandonner à la nature après s’en être écarté : elle tend alors à éliminer ce qui n’est pas resté dans sa loi. À partir d’un certain degré de raffinement (du point de vue humain) ou d’aberration (du point de vue biologique), l’homme et les choses transformées par l’homme sont condamnées à l’artifice – ou à la mort. " (C. V, 19.5.1936.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 23.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je crois bien qu’il n’y a rien à rajouter à ce texte qui date de 1936, une époque où le perfectionnement des techniques n’avait pas encore atteint le degré de sophistication que nous lui connaissons aujourd’hui.
C’est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère les objections qui s’élèvent ici et là de la part de mouvements écologiques divers. Le mouvement français est quant à lui condamné pour avoir ignoré cette grande loi que vient d’énoncer notre très cher Gustave. On ne peut à la fois défendre les droits de la nature et en pervertir les lois, par exemple celles qui président à la reproduction de l’espèce humaine. Le jour où les enfants seront conçus dans des éprouvettes et vivront leur vie fœtale dans un utérus artificiel signera la mort de l’espèce humaine. Il suffira en effet d’une panne de courant électrique pour arrêter le fonctionnement des utérus artificiels ou d’une contamination par des bactéries, ou plus insidieusement par des virus, ou des plasmides ou des poisons indétectables, pour engendrer des monstres ou tuer les embryons. De tout cela, les progressistes (ou croyants déraisonnables en un progrès indéfini) n’ont cure. Du courant, il y en aura toujours, des antibiotiques ou des antiviraux aussi. Et tant pis pour les ratés. On recommencera.
L’artifice continuera d’agir, car s’il ne le fait pas, l’homme périra.
Eh bien je vais vous faire une confidence ; je préfère engendrer un enfant dans l’exaltation de la chair sublimée par l’amour, que de jouir égoïstement d’un  côté et de l’autre regarder d’un œil distrait ou anxieux comment et si ma semence aura la capacité de féconder un ou plusieurs ovocytes de mon épouse !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Rumeurs, intoxications et vraies informations.

Causeur fait le point.

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Il faut simplement réaffirmer ceci :

Tous les musulmans ne sont pas des terroristes ; tous les terroristes sont musulmans, ou plus exactement, se réclament de l'islam. C’est un fait indiscutable et qui demande à être accepté, analysé et contré. Je reviendrai sur ce point.


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SOROS le malfaisant.

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Espérons qu’il n’en sera rien.

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L’Irlande du Nord résiste encore. Pour combien de temps ?

http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/droit-de-la-famille/irlande-du-nord-la-justice-confirme-que-le-mariage-homosexuel-n-est-pas-un-droit-223060
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Piste islamiste à SORGOUT.


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La Pologne et l’immigration clandestine.


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Il faut, paraît-il, prendre des gants avec la vérité !

Complicité des médias !



vendredi 4 septembre 2015

04 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Pour l'écologie, la vraie !

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Il y a des moments où la prudence prend des allures de démission. L'exemple est donné par le Préfet de PICARDIE à propos du blocage de l'autoroute A1 par les "gens du voyage" (!!!). Elle avance qu'il eut été plus dangereux d'intervenir que de laisser faire en raison de l'extrême tension régnant dans cette communauté.

Mais ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté

Et madame le Préfet de PICARDIE n'ignore pas que des armes de guerre circulent dans la communauté des gens du voyage. On peut comprendre sa prudence, mais, avant le blocage, un gendarme père de famille a perdu la vie. Et il me semble bien qu'on l'a oublié puisque aucune poursuite publique n’est engagée pour punir ce meurtre pas plus que les dégradations portées à l'autoroute (pour l'instant).

En vérité, il faut aussi incriminer la première décision du juge qui a refusé l'extraction momentanée de deux détenus dont le fils d'une des victimes. Il eût été plus humain et moins coûteux de donner suite immédiatement à la demande formulée par les parents des victimes. In fine, c'est bien la cour d'appel siégeant un dimanche qui a autorisé cette extraction. Il fallait bien débloquer, l’autoroute non ?
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1. La citation du jour.
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"59. En même temps, une écologie superficielle ou apparente se développe, qui consolide un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité. Comme cela arrive ordinairement aux époques de crises profondes, qui requièrent des décisions courageuses, nous sommes tentés de penser que ce qui est en train de se passer n’est pas certain. Si nous regardons les choses en surface, au-delà de quelques signes visibles de pollution et de dégradation, il semble qu’elles ne soient pas si graves et que la planète pourrait subsister longtemps dans les conditions actuelles. Ce comportement évasif nous permet de continuer à maintenir nos styles de vie, de production et de consommation. C’est la manière dont l’être humain s’arrange pour alimenter tous les vices autodestructifs : en essayant de ne pas les voir, en luttant pour ne pas les reconnaître, en retardant les décisions importantes, en agissant comme si de rien n’était."
Encyclique Laudato si
François, Evêque et Patriarche de Rome, Pape.
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2. Commentaires.
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Il faudrait lire en entier cette Encyclique dont je donnerai encore deux ou trois extraits. Les paroles de François sont vigoureuses et devraient faire réfléchir tout être raisonnable, qu'il soit ou non croyant. Une véritable écologie suppose déjà que l'on renonce à l'idée de croissance. Les ressources de la planète sont limitées et nous ne pouvons pas laisser à nos enfants un désert. Le développement prétendu durable est lui-même une duperie (lire notre cher Pierre RABHI).
Ce n'est pas en taxant, en imposant de plus en plus, en pénalisant les acteurs économiques que l'on arrivera à donner à l'écologie la place qu'elle mérite en politique. Le spectacle affligeant que donne le mouvement dit EELV, ses divisions, ses outrances, sa volonté de puissance vont à l'encontre du but louable recherché.
Quand je vois l'état du jardin public (celui qui jouxte le périphérique et donne sur l'Avenue Ferdinand Buisson) les lendemains de matches au Parc des Princes, je me dis que ces centaines de jeunes gens qui jettent leurs canettes de bières, leurs emballages de sandwich, leurs papiers gras,  sur les pelouses, sur les chemins (sans qu'aucun des gendarmes à cheval ou des CRS qui patrouillent en ces lieux n'interviennent [toujours la peur]), je me dis (a) que la belle Najat devrait faire commencer les cours de morale dite "laïque" par un enseignement sur le respect du bien public ; (b) que le maire de PARIS serait bien inspiré d'augmenter le nombre des poubelles dans ce jardin [elles sont très vite remplies et les plus civiques des supporters ne peuvent que déposer à leurs pieds la pauvre offrande de leurs déchets] ; (c) que les gendarmes et autres policiers devraient verbaliser ceux des supporters qui prennent plaisir à souiller volontairement les lieux et les souillures ne sont pas toutes des dérivés alimentaires.
Il me semble que l'écologie commence déjà par là.
Ensuite, il nous faut nous-même régler nos appétits de consommation. Est-il nécessaire d'acheter un nouveau téléphone portable tous les six mois ? Des chaussures de marques à chaque changement de saison ? N'est-il pas préférable d'acheter des aliments bio produits en France par une agriculture extensive et non pas intensive ? (Encore que les normes françaises sont idiotes puisque, pour l'élevage par exemple, elles exigent que la moitié des aliments bio destinés aux bêtes soit produite sur l'exploitation) ? Quand nous achetons des produits étrangers au motif qu'ils sont moins chers, nous contribuons à favoriser la pollution des mers et des airs par les bateaux et les avions qui les acheminent chez nous. Et la promotion du covoiturage, qu'en faisons-nous ? Elle pourrait être encouragée fiscalement. La chose existe au Pays-Bas où certaines autoroutes sont fermées aux voitures qui ne transportent que leur chauffeur.
Au lieu de cela, on nous impose de payer une écotaxe sur des produits non recyclables. Mais nous ne sommes pas responsables de l'obsolescence programmée ni de l'usage de matériaux non recyclables par des industriels peu scrupuleux. C'est eux qu'il faut encourager à produire proprement. Mais voilà ! Il y a la fameuse croissance, le chômage (qui est tout simplement dû à des modes de production industriels automatisés, souvent polluant, optimisés pour des coûts de production faible et des prix de vente exorbitants), comme si favoriser la production de chaussures par de petites unités de production (à ROMANS SUR ISERE par exemple), demandeuse de main d'oeuvre, ne permettrait pas de nous proposer des chaussures certes deux fois plus chères, mais dix fois plus solides que les savates produites en Chine, au Pakistan ou en Turquie. Idem pour les vêtements (la marque du Slip français est un assez bon exemple de ce qui peut se faire dans le domaine ; celui des chaussettes Laforet aussi) : plus chers, mais plus durables et fabriqués chez nous. Idem pour les fruits et légumes ; acheter des produits français.
En vérité, ce que nos hommes politiques ne veulent pas voir, c'est (a) qu'une entreprise doit dégager des bénéfices pour payer les salaires et les impôts et garantir les investissements indispensables, mais que son but n'est pas de croître indéfiniment en taille ; (b) que leur conception de l'homme est faussée par leur obsession du pouvoir qui oblige à favoriser par tous les moyens telle ou telle clientèle (et ceci est vrai "à drouate" comme "à gôôôche"). C'est ce qui explique les taxes diverses (il y en a très exactement 266 dont la liste m'a été aimablement communiquée par mon amie BRIGITTE) ; je vous cite les 40 premières de la liste à moi communiquée, ci-dessous (pour le fun).
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3. Quelques informations.
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Comparaisons.

Si la vue d'un bureau encombré évoque un esprit encombré, que dire alors d'un bureau vide (Albert EINSTEIN).




Sur le site du Figaro, au moment des voeux !

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Fiscalité à la française : liste de 40 taxes sur les 266 créés par les gouvernements successifs.

1 Impôt sur le revenu (IR)
2 Impôt de solidarité sur la fortune (ISF)
3 Impôt sur les sociétés (IS)
4 Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB)
5 Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)
6 Taxe d’habitation (TH)
7 Cotisation foncière des entreprises (CFE)
8 Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)
9 Contribution sur les revenus locatifs (CRL)
10 Taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM)
11 Taxe spéciale d’équipement (désormais remplacée par la taxe d’aménagement)
12 Taxe additionnelle à la TFPNB
13 Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
14 Taxe destinée au financement des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE)
15 Redevance départementale sur l’aménagement des espaces naturels et sensibles (TDENS)
16 Taxe de balayage
17 Taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE)
18 Impositions perçues au profit des communautés urbaines
19 Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie
20 Prélèvement sur les bénéfices tirés de la construction immobilière
21 Taxe hydraulique au profit des voies navigables de France
22 Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP)
23 Contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés
24 Taxe sur la consommation de charbon
25 Taxes générales sur les activités polluantes (TGAP)
26 CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale)
27 CSG (Contribution sociale généralisée)
28 Taxe forfaitaire sur les métaux précieux
29 Contribution à l’AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés)
30 Redevances pour droit de construire EPAD (Établissement public d’aménagement et de développement)
31 Droit sur les cessions de fonds de commerce et opérations assimilées
32 Droits sur les ventes d’immeubles
33 Droit sur les cessions de droits sociaux
34 Droits de succession et de donation
35 Prélèvement non libératoire forfaitaire sur les dividendes et distributions assimilées
36 Droit du permis de chasse
37 Droit de validation du permis de chasse
38 Taxe sur la musique (SACEM – SPRE)
39 Taxe sur les plus-values immobilières autres que terrains à bâtir
40 Impôt sur les plus-values immobilières
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Soyons justes. Tous ces impôts ne sont pas condamnables, mais vous ne connaissez pas la suite de la liste ! 

lundi 29 juin 2015

29 juin 2015. Nouvelles de la Résistance : auto-organisation et équilibre de la nature, une exigence politique !

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Plus que jamais, la devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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La citation du jour est empruntée à un rapport de C.K. BIEBRACHER, G. NICOLIS et P. SCHUSTER, envoyée en 1995 à la Commission Européenne (Report EUR 16546) sous le titre Self-organization in the physico-chemical and life sciences. Elle est elle-même rapporté par Ilya PRIGOGINE dans son livre La fin des certitudes (Editions Odile Jacob, Paris, 1996), un livre d'accès difficile, mais dont je vous reparlerai :

"Le maintien de l'organisation dans la nature n'est pas - et ne peut être -réalisé par une gestion centralisée, l'ordre ne peut être maintenu que par une auto-organisation. Les systèmes auto-organisateurs permettent l'adaptation aux circonstances environnementales ; par exemple, ils réagissent à des modifications de l'environnement grâce à une réponse thermodynamique qui les rend extraordinairement flexibles et robustes par rapport aux perturbations externes. Nous voulons souligner la supériorité des systèmes auto-organisateurs par rapport à la technologie humaine habituelle qui évite soigneusement la complexité et gère de manière centralisée la grande majorité des processus technique. [...]".
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2. Commentaires.
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Ils sont de deux ordres : le premier commentaire a trait aux tentatives des écologistes de salon de centraliser et de régler par des lois, décrets, circulaires, arrêtés, contrôles et conseils, ce qui a trait à l'écologie. Les auteurs du rapport sont formels. Ce n'est pas une gestion centralisée qui peut régler les phénomènes auto-organisateurs dont les manifestations de la vie sont les plus éclatants exemples. En voulant intervenir dans les cultures à grands coups de pesticides, herbicides, campagnes d'éradication de ci et de ça, les écologistes vont à l'encontre de l'équilibre que le monde vivant trouve lui-même pour autant qu'on ne perturbe pas son fonctionnement. Interdire le round-up, c'est compréhensible ; il aurait été encore plus compréhensible d'en interdire l'usage dès sa conception. Les manipulations génétiques sur l'embryon humain, le transhumanisme et toutes les disciplines non respectueuses de cette loi de l'auto-organisation ne font que précipiter la mort de la nature. C'est pourquoi il faut encourager les méthodes biologiques de production végétales et animales et lutter sans relâche, pour des motifs purement rationnels contre ces tentatives de violer le cours de la nature ; elles sont vouées à l'échec. Il est du reste assez curieux de constater que les chauds partisans du darwinisme s'efforcent d'en perturber le déroulement purement théorique et hypothétique alors qu'ils admettent sans protester son aboutissement qui est l'homme.
La deuxième commentaire est d'ordre politique. Il est courant, normal et juste de considérer la société comme un organisme vivant. Elle ne peut donc être gérée dans les moindres détails par un organe centralisé. Depuis des années, je plaide dans ces billets pour l'auto-organisation de la société en corps intermédiaires, indépendants du pouvoir d'état, et susceptible de protéger les personnes contre les abus de ce monstre froid. Or tout nous donne aujourd'hui l'exemple du contraire : l'état se mêle de tout sauf de l'essentiel, il s'intéresse au diamètre des pommes, à l'état des pneus de nos voitures, à la température des réfrigérateurs des restaurants, il contrôle, il réprime tous les comportements privés (enfin presque tous ; il fait quelques exceptions pour les parties fines de certains dirigeants) qui ne rentrent pas dans ses cadres. Bref, l'état, et l'état socialiste en particulier, ne cesse de nous emmerder, mais ne parvient pas à nous protéger du chômage, de l'insécurité, de l'immigration clandestine, pour ne citer que les principaux problèmes qui angoissent nos compatriotes. Je suggère à nos ministres de lire le rapport de BIEBRACHER. Peut-être que ça leur donnera des idées.
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3. Informations diverses.
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Métronews et Big Fernand, ou l'humour ignoble.

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Monsieur BAROIN et la laïcité (site de l'Observatoire de la Christianophobie relayant le Lab politique/Europe 1.

"Le laïcisme rend fou. Si vous en doutiez encore, lire ce qui suit…

Qui n’a pas déjà vu un joueur de football faire un signe de croix (Lionel Messi par exemple) ou une prière en entrant sur le terrain ou en célébrant un but ? Cette image,François Baroin et l’Association des maires de France (AMF) [François Baroin est le président de l’AMF] aimeraient ne plus la voir. Tout du moins au niveau « des équipes nationales » françaises. Dans une série de recommandations sur la laïcité, rendues publiques mercredi 24 juin, l’AMF réclame ainsi « une exemplarité sans faille des équipes nationales » car « quand on représente la France, on représente la République ». Dans le viseur de l’association donc, les joueurs de football principalement. Le vice-président de l’AMF, Patrick Molinoz, évoque ainsi l’hypothèse d’un footballeur « qui se signerait sur le terrain » […]"

Les accointances de la famille BAROIN avec la franc-maçonnerie ne sont ignorées de personne ! Mais tout de même arriver à ce point de c..., c'est affligeant. Je souhaite que les footballeurs chrétiens s'assoient avec alacrité sur cette interdiction. Monsieur BAROIN, dans mon esprit, est rayé de la liste des hommes politiques intelligents. Confondre la France avec la République, c'est confondre BACH avec OFFENBACH. Exeat  l'imbécile bernanosien.

jeudi 24 novembre 2011

Dans les forêts de Sibérie

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Sylvain TESSON a eu le Prix Médicis 2011 pour le livre dont le titre sert d'en-tête à mon billet. Il a des bonheurs de plume, des images insolites, un vocabulaire riche, une très vive sensibilité, des aphorismes aussi précis qu'un profil de camée. On regrette que parfois, son écriture trahisse l'effort du créateur et paraisse affectée. Mais c'est une petite critique pour une immense approbation de la manière dont il rend compte de ses six mois passés en ermite dans une cabane au bord du Lac BAÏKAL. Je recommande vivement la lecture de ce récit à tous ceux que tente l'aventure d'une vie érémitique, transitoire ou définitive, c'est selon. La frugalité de la vie d'ermite l'amène à réfléchir à ce qu'est la vie de subsistance, la vie âpre et dure qui oblige à tirer sa nourriture, son couvert et son chauffage d'une lutte incessante avec l'hostile nature. Je me permets de proposer à la réflexion  d'Eva JOLY et des fans, une petite réflexion que Sylvain TESSON fait sur l'écologie et la décroissance.
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"Les théoriciens de l’écologie prônent la décroissance. Puisque nous ne pouvons continuer à viser une croissance infinie dans un monde aux ressources raréfiées, nous devrions ralentir nos rythmes, simplifier nos existences, revoir à la baisse nos exigences. On peut accepter ces changements de plein gré. Demain, les crises économiques nous les imposerons.


"La décroissance ne constituera jamais une option politique. Pour l’appliquer, il faudrait un despote éclairé. Quel gouverneur aurait le courage d’imposer pareille cure à sa population ? Comment convertirait-il une masse à la vertu de l’ascèse ? Convaincre des milliards de Chinois, d’Indiens, d’Européens qu’il vaut mieux lire SÉNÈQUE qu’engloutir des cheeseburgers ? L’utopie décroissante : un recours poétique pour individus désireux de se conformer aux principes de la diététique."
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Je crois que l'écologie à la française est un luxe de riche. Il est toujours facile de prendre du bicarbonate pour digérer quand on a la panse (j'ai corrigé une erreur orthographique qui est un lapsus calami, grâce à Roparzh Hemon) bien remplie.
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samedi 19 novembre 2011

Paris vaut bien une messe...

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... et l'Elysée un honteux compromis.
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Monsieur HOLLANDE, en effet, vient de passer avec les Écologistes un accord parfaitement honteux. Il a troqué l'indépendance énergétique de sa patrie et l'avance prise par elle en matière d'industrie nucléaire, contre un soutien électoral du parti écologiste. Moyennant quoi, il cède à ses partenaires une soixantaine de circonscriptions électorales où ces amis de rencontre pourront présenter des candidats ayant des chances d'être élus. Monsieur DELANOE, qui n'a pas été consulté, s'étrangle de stupéfaction et parle de tripatouillage à l'annonce de la candidature de Cécile DUFLOT à Paris. Madame AUBRY (qui ferait mieux de sonder de plus près les marais nauséabonds du Carlton) prétend que son premier adjoint cède sa circonscription à un écologiste ; à Bordeaux, Marie BOVE se présente dans la circonscription représentée aujourd'hui par une députée socialiste, et qui fut il y a peu celle d'Alain JUPPE. Voilà très exactement la traduction concrète de la tiédeur et de la mollesse (disait Martine AUBRY) de l'homme qui aspire à la magistrature suprême. Tous ces accords de coulisse, ces compromis rappellent la bonne odeur du cassoulet que fricotaient en leur temps les radicaux du Sud-Ouest.
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L'accord électoral prévoit la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025, et une réduction à 50 % de la proportion d'électricité d'origine nucléaire, qui est aujourd'hui de 75 %. Bien entendu, les responsables des centrales nucléaires touchées par ces mesures de fermeture n'ont pas été consultés, ni le personnel d'entretien, ni le personnel d'exploitation. Personne n'est en mesure de dire exactement ce qu'il est en est de la filière Mox, le combustible nucléaire nécessaire au fonctionnement du réacteur EPR en cours de construction à Flamanville dans la Manche.
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Il se trouve que je suis passé très souvent devant la centrale de FESSENHEIM dont la fermeture est décidée par ces messieurs au lendemain de l'élection (à mon avis problématique) de monsieur HOLLANDE. Je n'ai jamais vu ni entendu qui que ce soit habitant la région proche se plaindre de la présence de ce site nucléaire, fournisseur d'emplois et de ressources financières. Mais je conviens que ces seules raisons ne suffisent pas à justifier le maintien d'un site qui serait dangereux. Il s'agit donc de savoir si l'est vraiment et pourquoi.
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Il est donc intéressant de s'adresser à ceux qui y travaillent. Le Figaro nous apprend que Bernard DODIN, délégué syndical CFDT à FESSENHEIM dit à qui veut bien l'entendre, sinon l'écouter : "Mon coeur est à gauche, je suis un homme de gauche. Devrais-je compter sur la droite pour sauvegarder notre outil de travail ? Ce serait une bêtise sans nom de fermer FESSENHEIM qui a eu l'agrément de l'Autorité - indépendante - de sûreté nucléaire." De son côté, son collègue de la CGT, Jean-Luc CARDOSO renchérit : "On ne démantèle pas une centrale parce qu'on en a envie, mais parce qu'elle est obsolète." Tel n'est pas le cas, dit-il de la centrale alsacienne. "Les socialistes ont eu tort de céder aux écologistes" dit le premier ; "On sacrifie les salariés d'une industrie au profit de quelques places pour des hommes et des femmes politiques" dit le second. Je ne parle pas des réactions mitigées de nombreuses autres personnalités alsaciennes de gauche.
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Il me semble qu'il faut poser à l'industrie nucléaire deux questions bien distinctes qui, du reste, semblent bien refléter les positions respectives, l'une, chèvre-choutante et mollassonne du candidat socialiste, l'autre, radicale, celle des fidèles de l'écologisme (j'utilise ce mot à dessein).
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(a) La première question est raisonnable. Elle consiste à apprécier la dangerosité putative de ces sites nucléaires. Deux types de causes, l'un extrinsèque, l'autre intrinsèque, peuvent caractériser cette dangerosité. Les causes extrinsèques sont des causes naturelles : inondations ou tremblements de terre sont les deux principales. S'il est vrai que l'Alsace est une région sismique, surtout dans sa partie méridionale, les séismes n'y sont jamais très importants. J'en ai personnellement ressenti trois en 30 ans dans la région de STRASBOURG dont un à l'automne 1978, assez fort ; il n'a entraîné aucun dégât, aucune destruction, aucune perte humaine. Et, depuis la destruction quasi totale de BALE à la suite d'un séisme important au XVe siècle, aucun autre protestation de la Terre n'a atteint une ampleur telle qu'elle justifie la terreur. Certes, elle est toujours possible, mais hautement improbable. La question des inondations est réglée depuis longtemps grâce à l'aménagement du cours et du lit du RHIN. Par ailleurs, la centrale de FESSENHEIM est construite sur des normes anti-sismiques. Les causes extérieures de dangerosité peuvent être écartées avec une vraisemblance considérable. Les causes intrinsèques dépendent de la technique elle-même. Je recommande vivement la lecture de l'interview d'Alexandre FAURE par Benoît FIDELIN, publiée dans le numéro 6729 du Magazine Pélerin du 17 novembre 2011. Alexandre est ingénieur de sécurité à la centrale nucléaire de CHOOZ dans les Ardennes. Il expose avec précision les précautions prises pour la surveillance continuelle de la centrale : 200 agents de conduite se relayent 24 h sur 24 pour surveiller la bonne marche des deux réacteurs. Dans la salle de contrôle, des dizaines d'écrans et de voyants fournissent des indications instantanées sur la maintenance électrotechnique, les systèmes informatiques, la conduite des opérations, la sécurité des personnels, et quantité d'autres paramètres. On aimerait bien que des contrôles aussi minutieux soient opérés, mutatis mutandis, dans des secteurs politiquement, médiatiquement et sociétalement moins sensibles, comme celui des hôpitaux, des transports routiers ou ferroviaires, des banques, pour ne citer que quelques uns d'entre eux.
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(b) Et puis il y a les mauvaises questions de l'écologisme radical, pour qui les idées passent avant les hommes, l'irrationnel avant le rationnel, la doctrine avant les faits. Supprimons les centrales disent les vestales et les flamines de ce culte nouveau qu'est devenue l'écologie. Remplaçons-les par des éoliennes, des panneaux solaires, des sources d'énergie renouvelable, sur la nature éthérée desquelles les desservant du dieu nouveau restent très vagues. Au moment où EDF s'engage dans une campagne d'enfouissement de nombreuses lignes à haute tension qui salissaient de leur pylônes et de leur fils les paysages de nos campagnes et des banlieues, on propose d'implanter des éoliennes. Allez-donc voir du côté de MILLAU, de PERPIGNAN ou de la Vallée du Rhône ces forêts métalliques qui se dressent sur les crêtes des monts et des collines, ne tendez pas l'oreille pour entendre le bruit de leur moulin à vent, (c'est inutile, il s'impose, omniprésent, obsédant, obscène), ne cherchez surtout pas à vous renseigner sur le rendement de ces dispositifs (je vais vous le dire tout de même 17 %), ni sur le nombre de ces horreurs qu'il nous faudrait dresser pour produire autant d'électricité que les centrales supprimées. Vaclav KLAUS (je l'ai déjà écrit il y a longtemps dans un billet de ce Blog) a calculé qu'il faudrait implanter une éolienne tous les 50 m entre la frontière slovaque et la mer du Nord pour produire une quantité d'électricité équivalente à celle que produit une petite centrale nucléaire implantée à la frontière de la SLOVAQUIE et de l'AUTRICHE. Par ailleurs le bilan carbone de ces installation est désastreux : il faut du béton pour les socles, du métal pour les piliers et les pales, tout matériau dont la production exige des dépenses d'énergie thermique considérable. Les panneaux solaires demandent des quantités de matières premières rares, coûteuses, et qu'il nous faudrait importer. Reste la géothermie (fort coûteuse, mais certainement d'avenir) et la micro-hydraulique (il faudrait alors qu'EDF abandonne le monopole de distribution du courant).
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Désolé d'avoir été aussi long. Mais quand un homme politique aspirant à la magistrature suprême choisit des voies aussi manifestement contraire à l'intérêt de son pays, il est du devoir des citoyens de le lui faire savoir. Rajouté au vote des étrangers, les choix de monsieur HOLLANDE donnent à penser que pour lui le pouvoir est plus attrayant que la survie de la patrie. Monsieur HOLLANDE risque de tomber avant peu sous le coup d'une accusation très grave : celle de représenter les intérêts de l'anti-France.
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