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samedi 27 mai 2017

27 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. La tour de Babel va s'écrouler !

Nous continuons avec BERNANOS (voir référence du livre dans les billets précédents).
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les imbéciles trouvent ce monde raisonnable parce qu’il est savant, alors que la vie nous démontre tous les jours qu’il est des savants parfaitement déraisonnables, que la science ne confère nullement ni le bon sens, ni la vertu. Le monde moderne qui se vante de l’excellence de ses techniques est en réalité un monde livré à l’instinct, je veux dire à ses appétits. Voilà pourquoi il s’oriente de lui-même vers des expériences qui ne semblent si hardies que parce qu’elles ne lui sont nullement proposées par la raison, mais inspirées par l’instinct. Il tire vanité de ce que ces expériences sont nouvelles, sans se préoccuper de savoir si elles sont réalisables ou non, car il se flatte de pouvoir vaincre toutes les difficultés par ses techniques. […]." (Page 43.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai vécu pendant un temps de ma vie dans cette illusion qu’aucune difficulté expérimentale ne saurait résister à la technique. J’en suis revenu, tant les possibilités en offertes par la technique soulèvent des problèmes non seulement moraux, mais encore métaphysiques. Voici quelques exemples de ces problèmes. On sait maîtriser les premiers moments de la vie, ceux qui suivent la formation de l’œuf puis de l’embryon. Soit. On sait désormais maîtriser les dernières étapes de la vie fœtale hors du corps de la maman (en gros les deux derniers mois du développement fœtal). Désormais, tous les efforts se portent vers la maîtrise des étapes intermédiaires entre ces deux extrémités, c’est ce qu’on appelle l’exogenèse. Il est certains, et de récents travaux le montrent, que l’on pourra faire des utérus artificiels qui dispenseront les femmes en désir d’enfants, de le porter en leur sein. En somme, elles voudront l’enfant pour elles, non pour lui. Il sera privé de ces moments privilégiés d’un contact intime avec sa maman, un contact dont nombre de chercheurs ont montré l’importance pour le développement psychique. (Ainsi TOMATIS, qui prouve que le fœtus entend la voix de sa mère, entend la musique est sensible à l’atmosphère psychique de l’entourage). Autre exemple, la production de chimère homme-animal. Oh ! Il ne faut pas remonter trop haut dans le temps pour montrer qu’au XVIIIe siècle, des philosophes dits des Lumières entendaient croiser des hottentotes (qu’ils plaçaient à peine au-dessus des singes) avec des singes supérieurs pour engendrer, tenez-vous bien, des esclaves. Cette folie, pensez-vous, a pris fin. Il n’en est rien. Un chirurgien italien s’est mis dans la tête qu’il pourrait un jour greffer une tête humaine sur un tronc non moins humain. D’autres délirants s’abîment dans les arcanes du transhumanisme. Voilà le syndrome de Babel qui refait surface sous un habit différent : les hommes cherchent à imiter le langage de Dieu et construisent des citadelles destinées à s’écrouler. C’est le mythe de l’arbre de la connaissance qui refait surface, arbre oh combien rutilant, oh combien désirable, et dont la fruit délicieux est imbibé du poison de la démesure.
Vous allez me dire que je suis un rétro, un ringard, un pauvre type. Je m’en moque. J’affirme que tout être raisonnable qui regarde ce que dit sa conscience s’interdit de faire certaines expériences  quand elles consistent à singer l’acte créateur. Celui-ci est un acte d’amour par excellence, l’autre un acte d’orgueil satanique. C'est pourquoi la moderne tour de Babel est sur le point de d'écrouler.
(J'ajoute, à l'intention de..., que ma [pauvre] qualité d'ancien professeur des universités ne me met aucunement à l'abri des erreurs ou des approximations. Mais on très cher ami F... saura transmettre cet avis à qui de droit !)
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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TOUT LIRE !
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Nécessité d’une droite de conviction.


Mais j’ajoute aussitôt qu’il y a une urgente nécessite de voir surgir une gauche de conviction. Tout le monde sait que Maurice BARRES, un homme de droite s’il en fut, avait une grande estime et une immense admiration pour Jean JAURES, de sorte qu’ils pouvaient se parler !
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Je me joins au souhait de ceux qui désirent battre madame NKM aux élections législatives.

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Des chercheurs de Dieu sans cesse en mouvement.

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Grand silence des médias bien-pensants, pas de réactions du monde musulman français.


Il est vrai que l’Égypte c’est loin, plus loin que Manchester. Et puis ces chrétiens allaient prier.
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Voir l’annonce de ce film puis le film !

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Ni le Parquet National Financier, ni le Tribunal de Brest n’ont jugé utile de se saisir d’un dossier qui ressemble furieusement à celui de monsieur FILLON.



Dormez tranquilles, bonnes gens, la justice veille, enfin presque !

dimanche 31 janvier 2010

Les deux fléaux de la modernité

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Il ne vous a pas échappé que j'essaye depuis fort longtemps, mais très imparfaitement, d'exposer le plus objectivement possible les raisons pour lesquelles je crois que la civilisation moderne en général, occidentale en particulier, me semblent aller droit dans le mur. Très récemment, il m'est venu à l'esprit comme deux évidences. Je vous les livre.
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(a) La civilisation moderne est devenue folle de la technique et dédaigneuse de la connaissance. Qui dit technique dit investissements en recherche et développement très coûteux, et investissements non moins coûteux en matériel, machines, usines, et par conséquent une disjonction de plus en plus grande entre ceux qui conçoivent, et dont le nombre va nécessairement se réduire en raison de la complexité des connaissances et des aptitudes intellectuelles requises par cette activité, et ceux qui exécutent. Il n'est pas dit, du reste, qu'avec la mécanisation, la robotisation, l'informatisation, le nombre des exécutants lui-même ne se réduise pas comme peau de chagrin. On peut donc imaginer une situation où les très peu nombreuses personnes, détentrices d'un très grand savoir, exercent sur leurs congénères un pouvoir sans partage, et que ces derniers ne puissent vivre d'autre manière que de subventions diverses, octroyées selon le bon vouloir des puissants. Quant à ceux qui exécutent, s'il en reste, il leur faudra toujours dégager une plus-value sur leur travail pour assurer les investissements requis par les progrès techniques et par l'amortissement d'un très dispendieux matériel. Ainsi, même si les capitaux viennent de l'état, la question de la plus-value, et donc de l'exploitation selon MARX, ne peut être éludée. Elle ne le pourrait que si la course au progrès technique était stoppée, et que l'on accepte de rentrer dans un cycle de décroissance des moyens de production. J'attends de pied ferme mes contradicteurs sur ce point crucial.
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(b) Le deuxième élément de la modernité me semble venir de la corruption du sens moral et de son corollaire, la recherche à tout prix de responsables en cas de dysfonctionnement d'un ou plusieurs rouages de la société. D'où cette manie de la transparence, de la traçabilité et de la réglementation. Celle-ci n'a d'intérêt que parce qu'elle permet de remonter les étapes d'un processus de production (matérielle ou non) et ainsi d'identifier le(s) responsable(s) qui a (ont) supervisé, exécuté, ou contrôlé l'étape éventuellement litigieuse. Pendant longtemps, on a produit des yaourts, des fruits, des médicaments, que sais-je encore, avec la plus grande conscience professionnelle, et il ne semble pas que les accidents et incidents survenus à l'usage de ces produits, pendant ces époques bénies, aient été plus fréquents ou plus graves que ceux qui surgissent aujourd'hui ici et là. La conscience professionnelle suppléait à l'absence (relative) de l'exigence de traçabilité. Cette tendance à vouloir tout maîtriser nous vient tout droit des Etats Unis, pays dans lequel les avocats sont à la recherche de tout ce qui peut être exploité par de possibles justiciables pour engranger de l'argent, et qui contraint les industriels à prendre un maximum de précautions pour se prémunir de ces prédateurs juridiques.
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Une fois que j'ai dit cela, je n'ai sans doute pas fait beaucoup avancer les choses, mais il est possible que mes réflexions incitent tel ou tel de mes lecteurs à différer l'achat d'un téléphone portable ultraperfectionné qui ne sert à rien qu'à des activités oiseuses, ou à faire preuve de plus d'attention dans l'exécution de ses tâches professionnelles.
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Ainsi, s'il m'a manqué quelques billets pendant ce mois de janvier, j'aurai quand même donné pour son dernier jour un avis qui me tient à coeur.
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