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vendredi 26 août 2022

BILLET DU 26 AOÛT 2022. PHILIPPE MURAY PARLE DU PANGOLIN !

 Dans son Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.

Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition)

 Philippe MURAY écrit ceci

"Un jour, Zarathoustra s’échappa d’entre les dernières pages du livre où il avait tant parlé et vécut de nouvelles aventures

 "Il voyagea, connut les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues, les écrans LED, les guerres humanitaires, les pactes de stabilité, les priorités du Pentagone, la multiplication des conflits ethniques, l’explosion des inégalités dans le monde, l’exacerbation des intégrismes, la pollution atmosphérique. 

"Il apprit comment on se sert d’un ordinateur, d’une alerte météo de niveau cinq, d’une alarme à l’attentat, du capitalisme boursier, d’Internet, des nouveaux systèmes de prévention de la prévoyance par temps d’exception et de dépassement des anciennes frontières par temps de doubleclic [sic] et de véliplanchistes. Il entendit parler de la diversité culturelle et du lien social.

"Puis, après bien des aventures encore, décidé à porter de nouveau le feu dans les vallées plutôt que la cendre sur la montagne, il revint dans la ville qui lui était chère et dont le nom était : la Vache-aux-mille-couleurs.

"Celle-ci relevait à peine de l’épidémie d’encéphalite canine islamique, vulgairement appelé Kanina, qui l’avait dévastée durant près d’un an. Des draps mortuaires claquaient partout comme des drapeaux. Le canon faisait entendre par intervalles des coups solitaires. Dans l’obscurité des derniers temples, les prêtres psalmodiaient jour et nuit, pour une foule gémissante, les prières d’une agonie perpétuelle. Au fronton des immeubles, des bulletins lumineux comptabilisaient des nombres de victimes toujours approximatifs, foudroyés par une fièvre hémorragique qui avait fait le tour du monde en trois mois, passant de l’antilope au raton laveur, du raton laveur au pangolin, du pangolin à l’œuf, de l’œuf à la poule, de la poule à l’œuf, des deux au chien de traineau et du chien de traineau à l’homme ; comme la parole de vengeance va de bouche en bouche. On faisait encore la queue, aux carrefours, devant les Bulles de soutien psychologique où des spécialistes accueillaient les proches des défunts et répondaient à leurs questions sur la mort et sur la vie. Un brillant soleil couvrait également de son indifférence les camions frigorifiques remplis de cadavres noircis et les longs cortèges de manifestants qui, chaque jour, vociféraient leur colère contre Kanina et tentaient de la repousser loin de la cité à coups de tambours du Bronx et de sacrifices de chiens infectés ou susceptibles de le devenir. L’air avait une certaine saveur métallique qui plut à Zarathoustra."


En lisant ce texte prophétique, je ne puis m'empêcher de penser à la manière dont la pandémie de Coronavirus a été traitée par les politiques, les médecins de plateaux, les médias. Je me souviens de monsieur SALOMON le croque-mort et son bilan journalier, la réquisition des chambres-froides de Rungis pour entreposer les  cercueils de défunts en attente d'inhumation, Bien entendu, MURAY, avec un art incomparable, dézingue cette époque de fous, où un homme peut être enceint, des meurtriers ou des violeurs faire une course de karts dans une prison, un Conseil Constitutionnel refuser la réintégration des infirmières non "vaccinées" par un vaccin qui n'empêche pas l'infection et présente de très nombreux inconvénients. Je vais vous donner un bon conseil : cultivez le bon sens, et méfiez-vous de la pseudo-modernité qui ne poursuit qu'un but : détruire l'humanité et l'humain dans l'homme.

mardi 6 août 2019

Jeudi 01er août 2019. Radiguet juge Voltaire et la modernité !


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Je viens d’achever la lecture de la nouvelle de Hukio MISHIMA, La mort de Radiguet. (Traduit du japonais par Dominique PALMÉ. En édition bilingue. Galimard/ Gibert Joseph, Paris, 2012.)
C’est un pur chef d’œuvre. On y voit se mouvoir Jean COCTEAU, bien sûr, mais aussi Max JACOB, et Raymond RADIGUET à l’agonie. La traduction est superbe. J’ai eu envie d’en connaître un peu plus sur RADIGUET qui fut l’ami de COCTEAU (et non pas l’amant, semble-t-il, car RADIGUET a eu plusieurs conquêtes féminines, dont la première a inspiré le premier de ses deux uniques romans Le diable au corps ; mais ce point est parfaitement négligeable).
Au cours de mes recherches, je suis tombé sur ce texte paru dans le premier numéro du Coq. Je vous le livre, tant il est extraordinaire de talent et de lucidité. Je l''ai trouvé sur le site Vexilla Galliae. Il est précédé d’une petite notice, en tous points admirable, signée d’Alphée PRISME. Vous avez le tout pour le prix d’un seule billet !

"Quand Raymond Radiguet juge Voltaire et les modernes

Pourfendeuse du « décalé » avant la lettre, ce sinistre épithète fourre-tout (mais surtout impuissant fourre-rien) dont on affuble chaque médiocre animateur télé, écrivaillon autocentré, faiseur de niaiserie cinématographique (prudemment testée – faut pas déconner avec l’industrie – en pastille sur canaille+ avant de lâcher les chiennes, ou plutôt les Connasses sur grand écran), théâtreux rostandophile, traducto-plagiaire des one-man-stand-up-show étasuniens bas de gamme (bad game en bon français?), cette étoile qui a filé trop vite proposait aux lecteurs du Coq cet édifiant texte paru il y a tout juste quatre-vingt-quinze ans.
Pas une ride à déclarer. Pas une goutte de botox à seringuer. Non, c’est le docteur Radiguet qui scalpe gratis.
Alphée Prisme"

"Depuis 1789, on me force à penser.
J’en ai mal à la tête.
Je ne suis pas de ceux qui surnomment la France patrie de Voltaire. Persuadé qu’il faut, le plus souvent possible, penser comme tout le monde, je m’excuse, ironie mise à part, de ne pas faire preuve d’ « esprit concierge », car, ici, ma concierge intervient :
–  Vous vous croyez nationaliste et vous blâmez Voltaire, le plus français de nos auteurs.
Il suffit de savoir de quel côté sont les véritables.
A force de philosopher dans les journaux du matin et du soir, combien de chroniqueurs se croient devenus des penseurs. La gloire de Voltaire les y autorise.
Ronsard, Racine, qu’on accusera d’hellénisme tant qu’ils vivront, sont purement français.
De nouveau, après un long interrègne, nous possédons quelques artistes « français ». Peintres, ils peignent des objets familiers. Musiciens, ils se promènent à la fête de Montmartre. Poètes (j’en connais deux ou trois), ils ne découvrent plus l’Amérique, et les lieux communs ne leur font pas peur. Une machine chasse l’autre. D’ici peu, les locomotives sortiront de la vie. Le dimanche on mènera les enfants au musée voir ces machines remplacées par de plus rapides. Ce que pouvait signifier « gothique » au temps du romantisme, « moderne » le signifie de nos jours. Et comme le dit judicieusement M. Henry Bidou, « le bar américain, le tango et les tatouages maoris sont à notre temps ce que le clair de lune, les tours en ruine et la viole des troubadours furent au romantisme : on n’en voit presque aucun souvenir dans les grandes œuvres romantiques ».
Musset fit son œuvre sans se préoccuper du romantisme. De même Jean Cocteau écrit sans viser au modernisme. Il y a en lui assez de nouveauté pour qu’il puisse se permettre de respirer une rose. On en pourrait dire autant du peintre Roger de La Fresnaye. Les images qui paraîtront avec Tambour  de Jean Cocteau, sont un chef d’œuvre de clarté, de grâce et d’équilibre. Elles ont des équivalents en musique : les chansons parisiennes de Francis Poulenc, Cocardes, et le Fox-Trot de Georges Auric, intentionnellement intitulé : Adieu New York!."
Raymond Radiguet (Le Coq n°1, mai 1920).


lundi 1 avril 2019

Lundi 01er avril. Note très longue sur l'Europe dont nous ne voulons pas.


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UN CRI DE DOULEUR DE BERNANOS.
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(a) "Le drame de l’Europe, le voilà. Ce n’est pas l’esprit européen qui s’affaiblit ou s’obscurcit depuis cinquante ans et plus, c’est l’homme européen qui se dégrade, c’est l’humanité européenne qui dégénère. Elle dégénère en s’endurcissant. Elle risque de s’endurcir au point d’être capable de résister à n’importe quelle expérience des techniques d’asservissement, c’est-à-dire non pas seulement de les subir, mais de s’y conformer sans dommages. Car cette décomposition dont je parlais tout à l’heure aura évidemment une fin. Ce qui se décompose actuellement sous nos yeux, ce sont les éléments les plus précieux et par conséquent les plus fragiles de la civilisation. Il n’est malheureusement pas défendu d’imaginer une civilisation privée de ces éléments au cours d’une évolution régressive, et finalement stabilisée au point le plus bas. Cette stabilisation au point le plus bas eût été jadis impossible pour cette raison que l’humanité moyenne n’aurait pas accepté de vivre dans une civilisation de cette espèce ; elle s’y serait débattue comme un animal pris au piège. Elle n’eût probablement pas réussi à l’améliorer, elle l’eût précipité dans le chaos. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si les techniques modernes sont capables d’agir sur l’opinion d’une manière assez puissante, assez continue, pour détruire à la longue, un par un, les réflexes moraux qui eussent rendu jadis intolérable à l’homme moyen une société déspiritualisée à l’extrême."

(b) "L’humanité est-elle menacée de mort, oui ou non ? Ce qu’on veut nous faire prendre pour la crise du régime capitaliste n’est-elle pas une crise de la civilisation tout entière ? Non pas que nous ayons jamais pensé à identifier capitalisme et civilisation. Nous pensons, bien au contraire, que le régime capitaliste glisse de lui-même, par la pente chaque jour plus rapide du dirigisme économique, au régime totalitaire, mais il n’y tombera qu’en se dépouillant de tout ce qui lui restait encore d’humain. Nous croyons volontiers que la civilisation capitaliste est une civilisation manquée ou ― pour rappeler le mot heureux de CHESTERTON ― une civilisation chrétienne devenue folle, et nous comprenons mieux chaque jour que cette folie est la folie furieuse, le delirium tremens. Ce que le totalitarisme nous propose n’est pas de guérir cette humanité enragée, mais de l’enchaîner, de l’enchaîner tout enragée à sa besogne totalitaire, à ses plans quinquennaux, de l’enchaîner à son travail par le milieu du corps, après lui avoir crevé les yeux, comme jadis un esclave au pressoir à huile, un galérien au banc de la galère. Non, il ne s’agit pas de détruire les machines, il s’agit de comprendre que la civilisation des machines favorise à l’extrême le lent et sûr écrasement des hommes libres par les masses, c’est-à-dire par l’État irresponsable… l’État irresponsable fait pour trancher tout ce qui dépasse et broyer tout ce qui résiste, l’État-dieu, le dieu d’un univers sans dieu, qui sera bientôt un univers sans hommes, rendant ainsi éclatante la mystérieuse solidarité de Dieu et de l’homme, qui est le plus auguste des mystères chrétiens. Il ne s’agit pas de former des hommes libres aux dépens des masses, car les masses ont beau mettre leur confiance dans leur volume et leur poids, elles ne survivront pas aux hommes libres ; dans une humanité sans hommes libres, les masses ne tarderont pas à périr comme tombent les feuilles d’un arbre privé de sève. Il ne s’agit pas non plus de détruire les machines, il s’agirait bien plutôt de sauver aussi les machines. La bombe atomique n’est-elle pas précisément une machine à détruire les machines ? Elle est une machine à détruire les machines. Elle est aussi, elle est essentiellement une machine à détruire les masses, à les écraser dans le pressoir. Ainsi nous est-il permis de discerner la vraie nature et les mobiles secrets de cette sollicitude que le monde affecte en toute occasion pour les masses : c’est une sollicitude carnassière."
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.)
Citation (a), page 164.
Citation (b), page 207.
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UN IMMENSE ET RAGEUR CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY.
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"[…]. Chacun sait de quoi se sont nourris les enthousiasmes de la modernité : haine proclamée du passé, lutte contre le vieux monde, théories de la coupure, etc. Écriture automatique, décomposition de la langue, chapeau plein de mots découpés de TZARA, etc. La revendication de hic et nunc, l’horreur du passé sous toutes ses formes de mémoire, la lutte contre le présent comme ordre établi, ont conduit à l’anticipation permanente d’une promesse de révolution comme retour à l’époque précosmogonique d’une cosmogonie imaginée. Cette tradition de nouveau ― et là il faut appuyer sur le mot tradition, tant le nouveau est passé dans les mœurs comme train-train quotidien, compulsion à innover, radotage ― s’est constitué rapidement en académisme de l’oubli. Je dis académisme de l’oubli parce que très vite, il me semble, l’idée qu’on était en train d’oublier quelque chose a été oubliée. Il y a loin, par exemple, de la conscience très aiguë qu’avait RIMBAUD d’un dialogue dramatique, en lui, entre l’immémorial et la perte de mémoire, au ronron satisfait des avant-gardes dans la perte de mémoire vécue comme anticipation lumineuse. […]."
In
Philippe MURAY.
Rejet de greffe. Exorcismes spirituels I. Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010. (Page 209.)
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COMMENTAIRES.
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Il y a une étroite corrélation entre ces trois textes. Au moment où peut se jouer le sort de l’Europe, il est bon de se rappeler ce que dit BERNANOS, avec cette puissance qui lui est si personnelle.
Oui, l’homme européen se dégrade, oui, les responsables politiques participent à cette dégradation, oui ils veulent nous faire oublier, à nous les peuples, nos traditions, nos histoires, nos luttes et nos haines, nos alliances et nos victoires. La suppression de l’enseignement et des leçons de la bataille de VERDUN n’est qu’une petite illustration de ce phénomène de dépossession de nous-mêmes, et il est conduit avec une persévérance, une perversité et une ignorance abyssales. La perte de mémoire n’est pas une anticipation lumineuse des lendemains. L’abolition des différences entre les peuples, entre les sexes, entre les générations, l’élaboration d’un modèle d’homo economicus forcément connecté pour une meilleure surveillance, le règne de la technique, des robots, de l’intelligence ( !) artificielle, le bruit incessant, tout cela, effectivement, conduit à une déspiritualisation de l’être humain et à la disparition de l'homme..
Le modèle d’Europe qui nous est présenté est ignoble, au sens étymologique ; il se résumé à organiser le marché et l’économie, il n’a aucune ambition culturelle, spirituelle, artistique. Il lui suffit d’imaginer comment pondre des normes pour « harmoniser », ce qui n’a nul besoin de l’être, puisque l’Europe tire son harmonie d’une histoire dont on veut la déposséder.
Non au modèle de monsieur MACRON, de madame MERKEL, de monsieur JUNCKER, de monsieur DRAGHI et de tous ces crânes d’œuf qui savent tout mais ne savent que ça ! Votez pour qui vous voulez, mais pas pour un parti dont l'ambition est d'effacer notre patrie de la scène de l'histoire, sans nous assurer pour autant qu'il remplira nos estomacs !


samedi 11 août 2018

Samedi 11 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin : Jupiter et le petit prince !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LE CRIME INEXPIABLE.
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"Je pars du principe qu’il n’y a qu’un crime inexpiable et un seul : approuver les conditions d’existence contemporaines, le contemporain en soi, se réconcilier avec lui, se le concilier. Ou encore l’ignorer, s’en détourner au profit d’une chaste méditation sur la littérature éternelle. Mais pour penser cela, je n’ai malheureusement jamais eu besoin de me maintenir, comme vous dites, en état de désaccord, ce qui supposerait un effort de ma part pour me retrouver tout à coup en « position critique ». Ces choses-là se font beaucoup plus simplement, jour après jour, et pour ainsi dire d’elles-mêmes. Il me suffit de prendre connaissance de ce qui se dit, se fait, se vit et s’écrit quotidiennement pour que le grotesque, la sottise ou la malfaisance m’en saute aux yeux. Après quoi, bien entendu, il faut faire ressortir tout ce grotesque et cette malfaisance que personne ne semble voir. C’est un travail entièrement esthétique. […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre C’est le sans-précédent qu’il faut écrire (Page 308).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT DU PETIT PRINCE : IL EXPLIQUE TOUT.
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"Bonjour, dit le petit prince.
— Bonjour, dit le marchand.
C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisaient la soif. On en avalait une par semaine et l’on n’éprouvait plus le besoin de boire.
— Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
— C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
— Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
— On en fait ce qu’on veut.
Moi, dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. […]."
In
Antoine de SAINT-EXUPÉRY.
Le petit prince. (Très célèbre passage ; nombreuses éditions de ce chef d’œuvre.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Relever le grotesque ? Par exemple, le saut puéril de cabri de monsieur MACRON saluant la victoire de l’équipe de France au championnat du monde de football. Par exemple, la photo de Jupiter, trônant sur un fauteuil le soir de la Nuit de la musique, entouré qu’un quarteron de gays en bas résille. Par exemple, les sorties de la furieuse Marlène SCHIAPPA : on en finirait pas de les citer, tant la liste en est longue.
Relever les sottises ? Par exemple faire payer aux entreprises les 8 premiers jours d’arrêt maladie de leurs employés pour compenser les "largesses" annoncées de la Sécu, c’est-à-dire reprendre d’une main, ce que l’on a donné de l’autre. Par exemple, imposer 11 vaccins à tous les enfants, alors que l’utilité de plusieurs d’entre eux est discutables (je vous rappelle que j’ai enseigné la virologie pendant près de 40 ans). Par exemple, l’usage de l’écriture inclusive, ou du ridicule féminin : une auteure, une professeure, etc.
Relever la malfaisance ? La totalité des lois sociétales introduites par Normal Ier alias François HOLLANDE. L’ineptie et l’inefficacité des mesures prises pour canaliser, juguler ou prendre en charge l’immigration clandestine. Par exemple, le bombardement unilatéral par La France et ses « alliés » de positions syriennes pour des motifs qui se sont révélés totalement faux.
Et puis vient le petit prince, sa fraîcheur et ses yeux grands ouverts sur le réel. Il ne s’agit pas de bisounourserie, mais d’une conception respectueuse de la vie humaine, de la nature, et du temps.
Le parieur bénédictin vit dans le présent. Il ne s'extrait pas de la condition contemporaine. Il en dénonce les méfaits mais ne s'exonère pas de sa responsabilité.
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LIENS TRES, TRES UTILES.
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La dictature en marche.


La partition en cours.


Publicité pour un homonyme, sans doute un parent éloigné.


Il n’est pire sourd…


Bienvenue, frères très aimés !


Les crétins continuent de sévir : belle illustration de leur malfaisance.


Le grand absent, à Grenoble, comme à Amiens.


C’est en Espagne, pas en France hélas !


Afghan contre Africain


dimanche 11 décembre 2016

10 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Les imbéciles ont encore sévi !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les idées modernes sont des idées prémodernes. Seul le nom est nouveau. La Modernité met en œuvre une stratégie pour laquelle la négation est indispensable. Le choix d’une désignation nouvelle correspond au besoin de dissimuler l’origine de ce que l’on emprunte, à la façon dont un recéleur maquille une marchandise volée. Les exemples abondent à l’époque dite des « Lumières », qui a renommé les vertus chrétiennes traditionnelles. C’est ainsi que la première vertu théologale de la charité est devenue la « bienfaisance », alors que la seconde, l’espérance devenait l’ « optimisme ». Le nom même de l’Europe, pour désigner non plus une direction ou un espace géographique limité, mais une civilisation, permettait surtout de se dispenser de parler de la Chrétienté."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Traduction de l’anglais, notice et notes par Lucien d’AZAY.
Climats/Flammarion, Paris, 2010.
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2. COMMENTAIRES.
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La plus remarquable illustration de ce constat est la récente disposition qu’ont pris les députés enragés de la gauche pour instaurer une cérémonie dite des Funérailles républicaines laquelle permet d’honorer les morts sans passer par la case église (ou temple, ou mosquée ou synagogue, mais surtout église). Il s’agit donc bien de nier une antique liturgie, vécue depuis des siècles par les familles des défunts pour la remplacer par un simulacre sacral. Vous voyez d’ici la scène. Le maire ceint de son écharpe tricolore, siégeant sur un fauteuil, flanqués de deux tabourets où siègent ses adjoints, en face d’un cercueil drapé d’un drapeau républicain frappé du compas, de l’équerre, voire du faisceau des licteurs, mais en aucun cas d’une croix, avec en toile de fond sonore un petit morceau de la Flûte enchantée. Décidément, en France, le ridicule ne tue plus.
Ils n’ont que ça à faire ces imbéciles : nier, détruire, tenter de remplacer le cœur vivant de notre patrie par leurs pseudo-tripes en plastique Grosfilex (souple-dur !). Plus de cinq millions de chômeurs, plus de 8 millions de Français sous le seuil de pauvreté, 150 000 jeunes sortant tous les ans sans qualification aucune du système scolaire, et tout ce qu’ils savent faire, c’est voter des funérailles républicaines, dont le sens profond échappe à toute personne de bon sens puisqu’on imagine mal les familles qui auraient recours à cette comédie croire à une quelconque survie de l’âme de leur mort.
Ces gens sont tout simplement des assassins de la vérité, de l’histoire et du pays.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Très bonne proposition : 

éteignons les Lumières qui ne sont que des lumières donnant sur la ténèbre.

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Informez-vous pendant qu’il est encore temps.


À cet égard, je dois dire ma profonde déception : une personne que j’estimais, avec qui j’ai longuement travaillé quand j’étais à STRASBOURG a osé voté pour cette loi liberticide !
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Tout le monde s’en fou : cette femme était chrétienne ; elle a été tuée en haine de la foi.

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Le parti de l’étranger.



Les organisateurs des primaires de la gauche auraient livré Jeanne d’ARC sans état d’âme aux ennemis jurés de la France. C’est le qu’on appelle l’internationale socialiste !

dimanche 27 novembre 2016

27 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Bobos, populisme et démocratie

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Combien de fois faudrait-il que je le répétasse ?

Non, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les Temps modernes se distinguent des périodes historiques qui les ont précédés en ce qu’ils se définissent à partir d’une rupture effectuée par rapport à ce qui leur est antérieur, et pour lequel ils ont inventé le terme de « Moyen Âge ». Or, l’image complaisante que la modernité a d’elle-même camoufle un fait moins réjouissant. La Modernité vit du passé, comme l’a remarqué, peut-être le premier, TOCQUEVILLE. La démocratie, dont celui-ci a pu observer le fonctionnement aux États-Unis, n’est viable que tant que les citoyens sont animés de vertus qui ne sont pas d’origine démocratique, mais qu’ils ont héritées d’époques plus anciennes que celle-ci."
In
Rémi BRAGUE.
Modérément moderne.
Flammarion, Paris, 2014, p. 19.
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2. COMMENTAIRES.
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Nombre d’événements politiques récents illustrent à merveille le constat de Rémi BRAGUE : le Brexit, le référendum grec, l’élection de Donald Trump, le réveil d’une antique conscience chrétienne en France, la réaction des Polonais ou des Hongrois aux empiétements de l’Union européenne et du Président de la Commission, monsieur JUNCKER, la réaction des Moldaves et des Bulgares lors des récentes élections législatives, tout cela montre à l’évidence que la marche forcée à la mondialisation, si elle ne tient pas compte des subjectivités sociales, ne peut conduire qu’à la réaction des peuples, conscients de leur originalité, de leur génie propre, de leur histoire, c’est-à-dire d’un passé qui ne se peut effacer de la mémoire collective.
Le millionnaire SOROS peut payer de ses deniers des manifestants pour protester de la manière la plus artificielle qui soit contre l’élection de Donald TRUMP, le Peuple américain n’est pas dupe.
Avez-vous remarqué comment les mondialisateurs tentent de court-circuiter l’opinion du Peuple ? En Grande-Bretagne, les politologues patentés, qui ont tout intérêt au maintien de leur pays dans l’Union Européenne, commencent à dire que le référendum sur le Brexit n’est que consultatif et une cour suprême du Royaume-Uni exige que le Parlement se prononce sur cette question malgré l’avis majoritaire des Britanniques.
En France, un référendum montre que les Français ne veulent pas du Traité Constitutionnel. Qu’à cela ne tienne. On fait voter par le Parlement la ratification du Traité de Lisbonne qui reprend presque mot pour mot les termes du Traité rebuté.
En somme, les élites financières, médiatiques, politiques, se moquent de l’avis du Peuple, parce qu’elles prétendent avoir des solutions objectives aux problèmes posés par la vie en société. On voit le succès de ces imbéciles bernanosiens : chômage, relégation du Peuple en périphérie des sanctuaires bobos, communautarisme protecteur, désertification des campagnes, appauvrissement de nos agriculteurs.
Les réactions du Peuple, ces messieurs-dames estiment que c’est l’expression d’un populisme de mauvais aloi, d’une démagogie honteuse, et qu’il convient de guider ceux qui n’ont pas la clairvoyance nécessaire pour approuver des solutions profitables à quelques-uns au détriment du plus grand nombre.
Supposons qu’il y ait du vrai dans cette opinion (ce qui est discutable), pourquoi ne pas essayer de l’analyser et de la comprendre ? Et si ces réactions populaires traduisaient un attachement à des valeurs et à des vertus sans lesquelles la démocratie ne peut pas vivre ? Il y a là matière à réflexion !
Si notre démocratie est malade et risque de mourir, c’est que nous ne l’avons pas nourrie de valeurs qui ne sont pas d’origine démocratique : sens de l’honneur, sens du territoire, sens des solidarités intergénérationnelles, par exemple.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Enfin une réaction des juges pakistanais !

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Mais pas des policiers égyptiens !






jeudi 3 novembre 2016

03 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Non aux collabos...

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le mot collaboration a conquis pendant la guerre contre le nazisme un sens nouveau : être volontairement au service d’un pouvoir immonde. Notion fondamentale ! Comment l’humanité a-t-elle pu s’en passer jusqu’en 1944 ? Le mot une fois trouvé, on se rend compte de plus en plus que l’activité de l’homme a le caractère d’une collaboration. Tous ceux qui exaltent le vacarme mass-médiatique, le sourire imbécile de la publicité, l’oubli de la nature, l’indiscrétion élevée au rang de vertu, il faut les appeler collabos du moderne."
In
Milan KUNDERA.
L’art du roman.
Gallimard, Paris, 1986, p. 149.
(Avec la complicité de Marc WEINSTEIN qui commente cette citation.)
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2. COMMENTAIRES.
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Deux événements médiatiques actuels illustrent à merveille ce que veut dire KUNDERA. Les médias bourdonnent de rumeurs sur les effets dévastateurs du livre de DAVET et LHOMME (Un Président ne devrait pas dire ça…). Ce faisant, ils se font en effet les collabos du moderne, en élevant l’indiscrétion du rang de vertu (tout comme monsieur HOLLANDE d’ailleurs) puisque les auteurs affirment : "François HOLLANDE n’aurait pas dû « dire ça » ? En tout cas nous devions l’écrire". Cette attitude et ce projet illustrent le goût moderne pour la transparence (on dit tout) et l’objectivité (on prend soin d’enregistrer les entretiens). Bien évidemment, je n’entends pas soutenir celui qui nous tient lieu de président, mais tout de même, je trouve qu’il y a dans ce livre quelque chose de malsain, comme s’il était possible de rentrer dans la subjectivité de l’autre par le seul moyen de ses confidences.
La deuxième événement c’est la manière dont la presse ne cesse de glorifier le probable futur président de la république qui, selon moi, est le plus pur représentant du totalitarisme prétendu démocratique, l’homme des experts, des techniciens, des algorithmes qui sait tout mais ne sait que cela. Je reviendrai bientôt et aussi sur la manière dont on disqualifie une partie du peuple français qui apporte ses suffrages à Marine LE PEN. Ce sera demain, et toujours en me fondant sur le livre de Marc WEINSTEIN.
Je précise qu'avec Marc WEINSTEIN, je n'aurai garde de confondre modernisme et modernité !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le totalitarisme économique en action

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Oui, il faut soutenir les policiers en colère.


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Un livre sur les saints bretons ou comment lutter contre le magma culturel étatique.

Voilà un livre qui redonne du courage aux Français qui croient à la vertu des corps intermédiaires et à la valeur culturelle des traditions. 

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Religion de paix, de tolérance et d'amour ?

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Restauration du saint-sépulcre : quelques mystères.