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dimanche 6 mai 2018

Dimanche 06 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Il n'y a pas d'éternel retour et le temps nous est compté !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. ROD DREHER DRESSE UN CONSTAT.
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"[…]. Si nous devons être au monde comme le Christ l’a voulu pour nous, il va nous falloir apprendre, nous former spirituellement, prier, passer plus de temps hors du monde, comme Jésus se retirant pour prier au désert avant d’exercer son ministère. Nous ne pouvons donner au monde ce que nous n’avons pas. Si Israël avait été assimilé par le monde de l’Orient antique, il aurait cessé d’être une lumière pour le monde. C’est la même chose pour l’Église."
In
Rod DREHER. Ouvrage déjà cité. (Page 45.)
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2. CONTREPOINT HARMONIQUE DE CLAUDE TRESMONTANT.
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"Nous abordons maintenant l’une des doctrines caractéristiques de l’enseignement évangélique, et l’une des plus terribles : le risque de perdition enseigné formellement par le rabbi Ieschoua, et le fait d’une sélection.
"Nous n’avons pas à nous occuper ici de la question de savoir si cet enseignement est populaire ou non, agréable ou non à la mentalité contemporaine. Nous nous sommes proposé la tâche d’exposer le contenu de l’enseignement du rabbi Ieschoua de Nazareth. Or, le fait est qu’il enseigne, à plusieurs reprises, la possibilité d’une perdition, et la possibilité d’une sélection étroite et rigoureuse.

"Ici, avec la vision hébraïque du monde et avec cet enseignement du rabbi Ieschoua, la vie est unique. Il n’y a pas de réincarnation. Il n’y a pas d’éternel retour. L’histoire est un processus unique et irréversible qui tend et se hâte vers son terme. Il n’y aura pas de recommencement. Si l’histoire humaine est la durée accordée pour que l’humanité fasse son apprentissage, pour que l’homme fasse son apprentissage de dieu, pour chacun de nous, au terme de cet apprentissage, il y a un résultat acquis, positif ou négatif, un bilan. Nous sommes aptes à rentrer dans l’économie de la vie divine, ou bien nous n’y sommes pas aptes. Il ne s’agit pas d’une sanction extrinsèque. Il ne s’agit pas d’une punition. Nous ne sommes pas au jardin d’enfants. Il s’agit d’un problème d’ontologie. N’importe qui, n’importe comment, n’est pas apte à prendre part à la vie divine, à supporter ce feu dévorant qu’est la vie divine, car pour y prendre part, il faut y consentir activement et d’une manière créatrice. Si l’on est un arbre stérile ou une branche sèche, on est coupé et jeté au feu, car on ne sert à rien. On est inutilisable. C’est un problème d’être, encore une fois, et non pas de morale. Personne ne peut éluder les conditions de l’être. Ieschoua est venu enseigner quelles sont les conditions définitives de l’être et de la vie. Nul n’est obligé, contraint, d’écouter cet enseignement ni de l’accepter ni de s’y conformer. Les conséquences, les sanctions sont ontologiques et non juridiques. Il n’est pas nécessaire de rassembler un tribunal ni un juge pour constater qu’une branche sèche, dans laquelle la sève ne circule plus, est morte. C’est une question de fait et non de droit."
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Pages 189 et 191.)
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3. COMMENTAIRES.
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Comme le dit si bien TRESMONTANT, il ne s’agit pas de savoir si ce que dit Jésus-Ieschoua plaît ou non au monde. Il s’agit de savoir si son enseignement est juste ou non et s’il conduit l’homme à sa fin qui est la vie éternelle. Si Israël avait voulu plaire au monde en se soustrayant aux exigences du Créateur, proclamées par les prophètes au risque de leur vie, il aurait disparu. Si nous ne restons point greffé sur le cep qui est Jésus, nous devenons des sarments secs, incapables de vivre, nous devenons du bois mort et nous passons définitivement à côté de la vie éternelle : question de fait, et non de droit ; question d’ontologie et non pas de morale (ce qui explique du reste pourquoi les publicains et les prostituées précéderont les « pieux », les « vertueux », les « moralistes moraux » dans le royaume de Dieu).
Les disciples ont le devoir absolu d’annoncer aux hommes le salut, qui a un nom, est une personne : Jésus. Ils ne peuvent pas le faire seulement à coup de démonstrations publiques, de bonnes œuvres (car en ce domaine, bien des hommes qui ne sont pas chrétiens en font de très belles et qui sont bénies) ; ils peuvent, ils doivent le faire comme Jésus l’indique, en se nourrissant de son enseignement, en portant du fruit (exigence absolue), en aimant au risque de leur vie, comme les prophètes. C’est ce que nous dit DREHER. C'est ce qu'a fait Arnaud BELTRAME.
On va me dire que je parle comme les curés. Je m’en moque. Que dis-je ? Je m'en fous ! Je dis ce que je crois juste. Il n’y a pas d’éternel retour (quel que soit les sens nietzschéen ou grecs que l'on donne à ce concept ) ; l’histoire n’est pas cyclique ; la flèche du temps est bien irréversible et le temps de l'humanité est bien compté.
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4. LIENS UTILES.
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Superbe méditation qui illustre le billet de ce jour.


Jugement qui interpelle et scandalise.


Les choses qui vont sans dire vont encore mieux en les disant.




Inqualifiable lâcheté !







dimanche 22 avril 2018

Samedi 21 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'enseignement de Jésus : une science !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. L’ENSEIGNEMENT DE JÉSUS, UNE SCIENCE.
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[…]. On présente très souvent l’enseignement évangélique comme s’il se réduisait à un vague moralisme, à un humanitarisme un peu sentimental, un peu efféminé. On estime que tout se résume dans le précepte : “Aime-vous les uns les autres…” Une philanthropie, en somme, mais moins efficace que la fraternité révolutionnaire. Un rêve un peu mièvre. Une religion pour les femmes et pour les faibles.
"Or, en méditant sur l’enseignement du dernier des prophètes d‘Israël, il nous a semblé qu’il contenait en fait une science, extrêmement riche et profonde. Non pas seulement, ni même d’abord une “morale” comme on l’entend aujourd’hui, mais une science authentique, et portant sur l’être, c’est-à-dire une ontologie. Bien plus encore, une science portant sur les conditions, sur les lois de la genèse de l’être inachevé qu’est l’homme. Une science qui nous découvre les lois et les conditions de la création d’une humanité encore inachevée, et en train de se faire, les lois normatives de l’anthropogenèse. Plus encore : les lois et les conditions pour l’humanité, de son achèvement ultime, c’est-à-dire de sa divinisation." [Texte intégral.]
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 7)
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CONTREPOINT DE SAINT THOMAS D’AQUIN SUR LA FIN DERNIÈRE.
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"De même, il est vrai que l’homme ne peut franchir le degré des anges en ce qui concerne la nature, de telle sorte qu’il leur devienne naturellement supérieur ; mais il peut les dépasser par l’opération de l’intellect, en ce qu’il conçoit l’existence, au-dessus des anges, d’un objet qui béatifie les hommes, objet dont la pleine possession fera son parfait bonheur."
Somme Théologique.
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il me semble que saint Thomas, en son langage de philosophe occidental, traduit philosophiquement, rationnellement et théologiquement ce que Claude TRESMONTANT dit de l’enseignement de Jésus, qui est une science, et une science qui conduit l’homme à la béatitude, c’est-à-dire, effectivement, à la divinisation. Il est intéressant de souligner que j'ai trouvé cette citation dans un livre intitulé L’héritage occidental, (Odile Jacob, Paris, 2002), recueil de textes divers qui puisent à toutes les sources de notre civilisation, depuis l’Ancien Testament jusqu’aux philosophes du XVIIIe siècle. Je ne suis pas certain que le choix des textes soit exempt d’un certain biais, mais la préface de l’ouvrage donnée par Jacques LE GOFF est une garantie de qualité, tout comme les auteurs de cette anthologie, Gérard CHALIAND et Sophie MOUSSET. J’aurai l’occasion de souvent faire appel à cet ouvrage.
Bornons-nous pour l’instant à retenir une chose essentielle : l’enseignement de Jésus est celui d’une science, c’est une science du bonheur et cette science nous a été transmise à travers les siècles et malgré les vicissitudes des guerres, des persécutions et de la sécularisation, essentiellement par les monastères bénédictins (mais aussi, plus tard, dominicains ou franciscains pour ne citer qu’eux).
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4. LIENS UTILES.
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Si cette information est vérifiée, oui, on peut parler de désastre.


Une excellente nouvelle. Et s’il pouvait quitter l’Europe, ce serait encore mieux.


Mensonge supplémentaire à propos des « armes chimiques prétendument utilisées en Syrie.


Soutenir les écoles du pari bénédictin.


Il y aurait donc des vies qui ne méritent pas d’être vécues ?




Monsieur Orban a raison.


Silence gêné des évêques, et pourtant l'évangile de ce dimanche était celui du Bon Pasteur..


Un entartage bien mérité !


(La réponse de COQUEREL est ridicule ; il paraît selon lui que cette action est du pur MAURRAS !)



lundi 11 décembre 2017

11 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Johnny et la vie éternelle.

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Nous poursuivons la lecture de TRESMONTANT. Et vous allez voir ce que vous allez voir !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Que dit, que prétend cette tradition de pensée hébraïque, juive et chrétienne ? Elle dit, elle prétend, que l’homme est en effet un être inachevé, un commencement de création, mais que de plus c’est un être qui est appelé, invité, à une destinée proprement surnaturelle, à savoir la participation personnelle à la vie personnelle de Dieu l’Incréé, après une transformation qui est requise pour que cette communication et cette participation soit possible. Elle prétend qu’il y a déjà aujourd’hui, et depuis le début, dans l’homme, ce qui est requis pour qu’une telle destinée soit possible, pensable, réalisable : les arrhes de l’esprit, comme dit l’apôtre Paul, ton arrabôna tou pneumatos [2 Co 1, 22] ; que l’esprit dont il est question dans ce langage est quelque chose de radicalement différent du simple psychisme. Le psychisme est de l’ordre du créé, de l’ordre de la nature. L’esprit, en l’homme, c’est ce par quoi l’homme est capable de rentrer en communication avec l’Esprit de Dieu, ou plus simplement avec Dieu, qui est Esprit. Ce n’est plus simplement de l’ordre naturel, c’est déjà une relation entre l’ordre naturel ou créé et l’ordre surnaturel et incréé. Elle prétend enfin, cette tradition, que si vous examinez bien ce qui se trouve dans l’homme, ce qu’il veut, ce qu’il désire sans le savoir encore ou en le sachant déjà, c’est justement ce qu’elle enseigne, à savoir que l’homme a une destinée de dieu, qu’il est appelé à devenir Dieu, sans confusion cependant, sans mélange, dans une relation personnelle de Je à Tu qui n’abolit jamais la distinction des natures ni des personnes."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 120.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je ne crois pas au hasard, je crois à l’intervention perpétuelle de la Providence qui a ceci de merveilleux, d’étonnant, c’est qu’elle nous laisse chacun libre de reconnaître son doux et silencieux passage dans nos vies.
TRESMONTANT, dans ce puissant commentaire, développe ce qu’il avait constaté quelques paragraphes auparavant. TRESMONTANT croit – et c’est sage – qu’il y a évolution, et que la plus grande révolution anthropologique qui fût jamais, est la révélation faite à cette petite tribu araméenne emmenée par ABRAHAM, que l’homme est fait pour la vie éternelle.
Voyez-vous, j’ai la certitude que les larmes, le silence impressionnant, l’affliction qui ont frappé tant de Français lors de la cérémonie d’adieu à Johnny HALLIDAY sont de puissantes manifestations de la Providence ; pourquoi ce silence, pourquoi ces larmes, si ce n’est qu’avec la disparition d’un homme que l’on aimait, nous sommes placés, les uns et les autres, devant le mystère de la mort, et de notre propre mort ? La cérémonie de l’église de la Madeleine nous mettait, nus, devant cette question fondamentale : qu’y a-t-il après la mort ? Et les textes, lus admirablement, avec une émotion non feinte, par des artistes au sublime talent, nous donnait cette réponse incroyable, cette bonne nouvelle : l’amour ne passe pas, l’amour est immortel, l’amour nous immortalise, l’amour est la vie.
Oui, la grande mutation de l’espèce humaine est bien cette révélation que le peuple hébreu a eu le privilège d’accueillir le tout premier parmi les enfants des hommes : nous sommes faits pour la vie éternelle. Monsieur MÉLENCHON peut bien vitupérer lamentablement ; il est fait, quoi qu’il en ait, il est fait pour la vie éternelle. Et il sera surpris, lors du grand passage, de l’éblouissante lumière qui se révélera à lui dans le face à face admirable qui nous attend tous.
Johnny a bien été le plus grand missionnaire de ce début de siècle.
Le Vivant qu'il a maintenant rencontré le serre sans ses bras fraternels !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, CURIEUSE OU BAROQUE.
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Elvire DEBORD analyse un livre de Colette NYS-MAZURE et célèbre avec elle le quotidien.


Lisez, je vous en prie, cette célébration du quotidien qu’Elvire et Colette font, chacune à leur manière. Une merveilleuse analyse.
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L’amour et la vie au cœur de la célébration d’adieu à Johnny HALLIDAY.






et enfin, cet article qu’il FAUT ABSOLUMENT LIRE. (Pauvre Jean-Luc MÉLENCHON !)

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On arrête pas la bêtise ; c’est comme le progrès !

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Que la laïcité n’a rien à voir avec l’athéisme mélenchono-maçonnique !