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jeudi 25 juillet 2019

Lundi 22 juillet 2019. Qu'est-ce que la vie ?


Un silence sépulcral s’est abattu sur la presse qui, pourtant, il y a peu, ne cessait de gloser sur la situation de Vincent LAMBERT et de supputer les possibles issues de ce drame. Vincent est mort. Tournons la page. Et n’y pensons plus. Eh bien si, pensons-y ! J’ai passé ma vie à faire de la recherche et de l’enseignement. Pourquoi se donner tant de mal pour étudier des maladies réputées incurables comme la maladie de Charcot ou la maladie d’Alzheimer ? Me serais-je fourré le doigt dans l’œil ? Ce monde qui a des tripes mais n’a pas de cœur (BERNANOS) s’apitoie sur les animaux abandonnés par leurs maîtres pendant les vacances (ce qui est bien entendu un scandale) mais ne s’intéresse guère, hormis quelques fous (dont je m’efforce de faire partie), à cette partie de l’humanité gravement blessée par la maladie quelle qu’en soit la cause.

Il me semble qu’aucun journaliste, pas même ceux de la presse dite catholique, ne s’est posé quelques questions essentielles : j’en vois au moins trois, qui ne me semblent pas avoir reçues de réponses satisfaisantes ou approfondies :

1. Qu’est-ce que la vie ?
2. Que sait-on de la conscience ?
3. Qu’est-ce que le bien ?

Pour aujourd’hui, je tâcherai de répondre à la première.

1. Qu’est-ce que la vie ?

En première approximation, on peut dire que c’est l’actualisation permanente d’une information que portent les gènes. Ceux-ci, en s’exprimant, de manière très régulée, et selon des règles très complexes qu’il est inutile de décrire ici, aboutissent à la production de protéines douées de diverses fonctions : protéines structurales, protéines enzymatiques, protéines régulatrices, etc., qui permettent ensuite la production et l’utilisation de lipides, de sucres et d’autres protéines. Le tout est articulé d’une manière coordonnée dans le temps et dans l'espace, qu’aucun esprit humain n’est capable d’embraser d’un seul regard, tant est complexe et intriqué le réseau interagissant que forment ces divers événements. La vie se manifeste par la  croissance, laquelle se caractérise par une augmentation de la masse de matière vivante ou par son maintien (aspect trophique de la vie), et par la possibilité qu’ont les cellules de se multiplier (aspect plasique de la vie). Tout le monde voit bien la différence entre une hypertrophie (les muscles d'un culturiste par exemple) et une hyperplasie (une tumeur par exemple).
La vie, par ailleurs, conséquence de ce qui vient d’être dit, et ceci est propre à tous les êtres vivants, possède un double dynamisme : celui de sa propre conservation, et celui de la reproduction ; que celle-ci soit sexuée ou non n’enlève rien à ce caractère absolument universel de la vie.
Claude TRESMONTANT et d’autres, diraient que la vie est une forme ou une information donnée à la matière.
Il se trouve que la vie a des ratés qui se manifestent par des mutations létales lesquelles aboutissent à la mort dans tous les cas de figures et modes de reproduction, par des mutations délétères qui se manifestent, chez l'homme, par des maladies dites génétiques, dont certaines raccourcissent le temps de vie, et d’autres ne le modifient pas, mais s’expriment par des malformations diverses, des retards mentaux, des métabolismes anormaux, des croissances retardées. Et puis il y a aussi des mutations bénéfiques qui confèrent des avantages dits sélectifs au sujet qui en est le siège, qu’il soit une plante ou un animal et des mutations neutres.
Mais la vie peut être abîmée par des accidents fortuits ou (pour les animaux supérieurs) par des addictions diverses qui laissent le sujet atteint dans un état de diminution existentielle, dans la mesure où sa liberté est entravée. Addiction mise à part, la chose est vraie aussi bien pour les plantes que pour tous les autres êtres vivants.
C’est là que les bons apôtres des loges, et de la compassion auto-ombiloscopique interviennent, pour ce qui concerne la vie humaine, en décidant de ce qu’est une vie digne d’être vécue ou indigne de l’être.
Selon le mode de pensée dominant, une vie digne d’être vécue est une vie qui se rapproche d’un modèle idéal et mannequinesque, belles proportions pour tous, belles fesses, beaux seins pour les unes, beaux muscles et torse en tablette de chocolat pour les autres. Ces modèles d’une vie humaine digne d’être vécue nous sont renvoyés dans la figure par la presse féminine, les journaux people, sans compter les magazines consacrés à la santé ou au sport.
On offusquerait gravement un bouddhiste si on lui disait qu’il faut détruire les animaux nuisibles, lui qui se garde bien de détruire une araignée ou un ver de terre. Les raisons de ce respect de la vie reposent sans aucun doute sur la croyance bouddhique en la métempsycose. Mais ce respect est absolu. Dans le cas de Vincent, un bouddhiste dirait que son état reflétait son karma ; j’ignore s’il aurait dit qu’il fallait ne pas le soigner et laisser le karma faire son œuvre. C’est possible, mais ce n’est pas certain. Ce qui est certain, c’est qu’il l’aurait considéré comme vivant.
Il est évident cependant que le respect que l’on porte à la vie dépend de la définition qu’on en donne. Dans le cas de Vincent Lambert qui n’était pas malade, n’était pas branché sur des appareils respiratoires, n’avait pas un électroencéphalogramme plat, il ne fait aucun doute pour ce qui me concerne qu’il était bien vivant, et qu’il était aimé de ses parents et de quelques-uns de ses proches. Je dis donc calmement que sa mort est le fruit d’un assassinat légal. Et je suis tout disposé à m’en expliquer à qui voudra bien me demander des comptes.
Demain, nous parlerons de la conscience.


mercredi 5 juin 2019

Mardi 04 juin 2019. Nouvelles du pari bénédictin : Quel est le chemin ?


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QUEL EST LE CHEMIN ?
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Jean-Pierre DENIS (Directeur de Rédaction du journal La vie) commence ainsi, et c’est poignant, son livre très intéressant : Un catholique s’est échappé). Voilà un ouvrage qui soulève toutes sortes de questions justes, avec des solutions dont certaines parfois, me paraissent susceptibles d’être discutées.
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"Nous sommes assis côte à côte, ce sera l’une des toutes dernières fois. Lui dans son fauteuil, tourné vers le bouquet de bouleaux qui ferme son ultime horizon. Moi sur une chaise et, plus ou moins, entre deux avions. Il a un peu perdu la tête. Les crises de démence alternent avec les épisodes lucides, mais sombres. Soudain, le vieux monsieur parle.
— Dis-moi quel est le chemin ? me demande-t-il.
"[…].
"Peut-on devenir le père de son père ? Maintenant que le chemin devient essentiel, chemin de la vie et chemin de la mort, chemin qui mènera au lieu où l’attend celle que nous aimions et qui est partie tellement en avance, je ne sais pas quoi dire.
"Il y a bien ce passage de Jean :
"— Je suis le chemin, la vérité et la vie.
"La vérité est chemin de vie. Le chemin est la vie véritable. La vie est dans la vérité de chaque pas, pour si étroite que le sentier devienne, pour si abrupt qu’il semble. Pourtant, je ne pense pas un seul instant au Christ. Je n’ai pas le nom de Jésus sur mes lèvres, mais le vertige d’une grande ignorance, aphasique.
"Quelques mois plus tard, j’arriverai trop tard. À peine trop tard pour le revoir vivant. Beaucoup trop tard pour lui donner la réponse. Il l’aura trouvé lui-même du coup. Non sans avoir dit en mon absence – ce fut d’ailleurs sa dernière et sa seule volonté :
"— Je veux un enterrement religieux."
In
Jean-Pierre DENIS.
Un catholique s’est échappé.
Éditions du Cerf, Paris, 2019. (Pages 9 et 11.)
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COMMENTAIRES.
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Il n’a pas échappé à ceux de mes lecteurs qui me connaissent bien, que je passe la majeure partie de mon temps à poursuivre, dans l’espérance, ce qui à vue humaine est voué à l’échec : faire connaître à ceux que je rencontre le chemin du bonheur, (qui sans aucun doute pour ce qui me concerne, passe par le Christ). C’est la raison pour laquelle je m’acharne à relever ce qui dans l’actualité, dans les événements contemporains ou passés, les fourvoiements moraux, politiques, juridiques, médiatiques qui éloignent l’homme charnel de son vrai bonheur, et lui font abandonner le chemin.
Il ne faut pas se leurrer. On ne peut édifier une Cité de Dieu sur la terre. Tout juste peut-on s’efforcer de faire des lois justes, de partager équitablement les richesses de la terre, de défendre la vie dans toutes ses composantes, depuis la conception jusqu’à la mort, de refuser toutes formes de racisme (et il y en a de nombreuses formes dans le monde politique qui semble être ignorés des médias) ou de xénophobie. C’est déjà un vaste programme. Mais il est vrai que la vie est un chemin qui prend le nom d’une personne, et qu’en cheminant avec elle, on marche vers la vérité et la lumière.
Il revient au Petit Reste, évoqué par tant de prophètes de l’Ancien Testament, et par Jésus quand il parle de Petit Troupeau, d’être comme une sorte de fanal, de phare, de lampe pour éclairer autant qu’il est possible la longue route des mortels. C’est bien ce que se propose de faire le parieur bénédictin. Allons, courage ! La route est difficile, certes, mais elle vaut la peine d'être suivie.



lundi 7 mai 2018

Lundi 07 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Bois morts et sarments vivants !

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. JÉSUS, SOURCE DE L’INFORMATION CRÉATRICE.
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"Ieschoua est celui qui communique l’information créatrice. Il est la source de l’information créatrice. Que le “royaume de Dieu” soit comparé à un arbre, ou à un corps vivant, dans les deux cas celui qui fait partie de cet ensemble vivant, qui l’arbre ou l’organisme, ne peut vivre, ne peut se développer, ne porter fruit, que s’il reste dans le corps, ― ou dans l’arbre ― parce que c’est le corps, ou l’arbre vivant tout entier, qui est porteur de l’information créatrice. Celui qui se sépare du Corps, de l’organisme vivant, celui-là ne reçoit plus l’information créatrice qui vient du Germe. Ieschoua est ce Germe, tsemach. [Nom donné au roi messie attendu par les prophètes du VIIe et Vie siècle av. J.-C.]
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 187.)
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2. ADMIRABLE CONTREPOINT DE BERTRAND VERGELY.
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"Il existe une vraie raison, une raison profonde débouchant sur la raison d’être qui illumine l’existence en donnant force et énergie. C’est celle que l’on trouve dans le Logos ou Verbe. S’enracinant dans le souffle créateur de la vie, souffle divin proprement extraordinaire faisant qu’il y a l’univers, la vie, les hommes, l’existence et derrière eux l’extraordinaire présence de ce qui est, celle-ci s’exprime à travers les images de ce que nous voyons, images qui sont des symboles de ce souffle créateur. […]."
In
Bertrand VERGELY.
Obscures lumières. La révolution interdite.
Les éditions du Cerf, Paris, 2018. (Page 10.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Autant vous dire que nous reviendrons, dans le cadre du pari bénédictin, sur le livre roboratif et révolutionnaire de Bertrand VERGELY. Qu’il suffise ici de dire que deux auteurs, lui et TRESMONTANT, de formations très différentes, mais tous les deux philosophes nourris de toutes les philosophies, antique, médiévale, moderne et contemporaine, en arrivent aux mêmes conclusions. L’homme probe, en regardant le réel voit bien qu’il est informé par le Créateur. Il faut avoir l’ego surdimensionné de VOLTAIRE, la mauvaise foi de DIDEROT, l’étonnante monomanie de DESCARTES ou la sécheresse de KANT (je m’inspire de ce que disent ces deux auteurs), pour appartenir au cercle du bois mort, du sarment improductif bon à être lié en bottes et jeté au feu. Pire, ces penseurs ont fermé la voie de la vraie connaissance à des milliers, des centaines de milliers d’êtres humains par leur inconséquence métaphysique, ont préparé les régimes de Terreur, de mensonge, d’individualisme qui dévore l’humanité en détresse.
Il est impossible de passer sous ici silence ce que dit Paul de Tarse aux Corinthiens : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle ; l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. » (II Co 5, 17.)
L’homme du pari bénédictin espère contre toute espérance, et il sait que le Verbe est déjà vainqueur, il est une créature nouvelle en marche vers sa fin qui est la vie éternelle.
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4. LIENS UTILES.
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Il y a donc des hommes d’Église qui ne sont pas contents des décisions du Land de BAVIÈRE ?


Tandis qu’au PAKISTAN une mère de famille, condamnée à mort pour blasphème, Asia BIBI, attend la décision de la Cours suprême.


Une belle illustration de la haine du monde pour le Verbe.


Notez le 666, signe de la Bête et du démon !




vendredi 4 mai 2018

Vendredi 04 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Être vivant, c'est remonter le courant !

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel !
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1. AVANCER VERS L’AVENIR NOUS DIT ROD DREHER.
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"Les chrétiens vivent aujourd’hui les premières douleurs de la naissance de cette future Église. Ce peut être effrayant. Même si les anciennes certitudes s’effondrent, de nouvelles pistes se présentent à nous. Ceux qui s’accrochent à des pédagogies ― publiques, privées ou religieuses ― incapables de façonner les cœurs et les esprits des prochaines générations d’une manière authentiquement chrétienne risquent de faire du mal à leurs enfants, en les laissant moralement et spirituellement vulnérables.
"L’éducation chrétienne classique est la nouvelle contre-culture. En un peu plus d’un siècle, les chrétiens sont passés du centre de la culture occidentale à ses marges. Acceptons notre statut et soyons en fier. « Une chose morte va avec le courant ; seule une chose vivante le remonte » disait CHESTERTON »."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 251.)
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2. CONTREPOINT DE CHESTERTON.
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"Prenons comme autre exemple ce qu’il est convenu d’appeler la question du progrès. Un agnostique des plus connus me demandait naguère si je pensais que l’humanité progressait, régressait ou ne changeait pas. Tranquillement certain que son énoncé couvrait toutes les possibilités, il ne voyait pas qu’il parlait en termes abstraits, en homme de système insoucieux de l’histoire. Je lui demandais à mon tour, s’il pensait que monsieur SMITH progresserait, régresserait ou ne changerait pas entre sa trentième et sa quarantième année. Il parut alors frappé par cette idée lumineuse que cela dépendait principalement de monsieur SMITH et de ce qu’il décidait. Jusqu’à ce moment précis, mon interlocuteur ne s’était pas avisé que l’humanité avait un pouvoir de décision, que sa course n’était pas une trajectoire rectiligne, ascendante ou descendante, mais ressemblait plutôt à celle d’un homme qui se promène dans une vallée, s’arrête, repart, entre dans une église ou tombe ivre mort dans un fossé. La vie de l’homme est une histoire et une histoire pleine d’aventures. Et la même chose est vraie, dit notre vision, de l’histoire de Dieu."

"[…]. N’importe quel objet inerte peut descendre la rivière, seul un être vivant peut la remonter. Un chien crevé peut bondir dans les remous d’un torrent avec la légèreté d’un lévrier mais seul un chien vivant peut ramer à contre-courant. Un bateau de papier peut suivre la houle avec toute l’élégante arrogance d’un navire féérique, mais s’il navigue contre le vent, il est sûrement aux ordres des fées. […]."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Pages 263 et 276.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Ne pas craindre ! Ne pas gémir ! Avancer comme des êtres vivants en remontant vigoureusement le mauvais courant du monde qui mène à la mort. Et à cette fin rester greffé comme les bons sarments au cep vigoureux qu’est le Maître. Les disciples ne parlent pas, ne vivent pas pour faire plaisir au monde, pour lui plaire, pour l’idolâtrer. Les journalistes du Monde ou de Libération peuvent gloser sur les réactionnaires, ils sont en vérité comme des chiens crevés qui voguent sur le courant du soi-disant progrès lequel conduit à tuer des enfants que la justice (!) juge incapables de vivre dignement, et pour ce faire les soustrait à l’autorité de leurs parents, à envoyer des missiles à 150 km de leur pas de tir pour détruire tel bâtiment, ou tel rassemblement humain sans se soucier s'il y a des enfants, des femmes, des civils, ou à améliorer les techniques d’exécution par l’usage de cocktails létaux plutôt que par la chaise électrique. (Ce ne sont là que quelques exemples ; j’ajoute qu’il ne faut pas confondre les innovations qui diminuent la peine des hommes, allègent leurs souffrances ou facilitent leur vie. Comme toujours, c’est une question de discernement qui nous permet de conclure qu’une innovation est un réel PROGRÈS, ce n’est pas l’idéologie de la nouveauté.)
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4. LIENS UTILES.
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Un exemple du « progrès ».



Ce n’était qu’un pasteur. Tout le monde s’en fout !


Ce n’était qu’un prêtre ; ils n’étaient que des chrétiens supposés incultes. Tout le monde s’en fout.


Ce n’était que des manifestants de La Manif Pour Tous : passés par profits et pertes. Le préfet s’en fout !


Une illustration de mon (pauvre) commentaire.

Du site
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/05/moi-je-suis-la-vraie-vigne-et-mon-p%C3%A8re-est-le-vigneron-.html

lundi 11 décembre 2017

11 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Johnny et la vie éternelle.

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Nous poursuivons la lecture de TRESMONTANT. Et vous allez voir ce que vous allez voir !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Que dit, que prétend cette tradition de pensée hébraïque, juive et chrétienne ? Elle dit, elle prétend, que l’homme est en effet un être inachevé, un commencement de création, mais que de plus c’est un être qui est appelé, invité, à une destinée proprement surnaturelle, à savoir la participation personnelle à la vie personnelle de Dieu l’Incréé, après une transformation qui est requise pour que cette communication et cette participation soit possible. Elle prétend qu’il y a déjà aujourd’hui, et depuis le début, dans l’homme, ce qui est requis pour qu’une telle destinée soit possible, pensable, réalisable : les arrhes de l’esprit, comme dit l’apôtre Paul, ton arrabôna tou pneumatos [2 Co 1, 22] ; que l’esprit dont il est question dans ce langage est quelque chose de radicalement différent du simple psychisme. Le psychisme est de l’ordre du créé, de l’ordre de la nature. L’esprit, en l’homme, c’est ce par quoi l’homme est capable de rentrer en communication avec l’Esprit de Dieu, ou plus simplement avec Dieu, qui est Esprit. Ce n’est plus simplement de l’ordre naturel, c’est déjà une relation entre l’ordre naturel ou créé et l’ordre surnaturel et incréé. Elle prétend enfin, cette tradition, que si vous examinez bien ce qui se trouve dans l’homme, ce qu’il veut, ce qu’il désire sans le savoir encore ou en le sachant déjà, c’est justement ce qu’elle enseigne, à savoir que l’homme a une destinée de dieu, qu’il est appelé à devenir Dieu, sans confusion cependant, sans mélange, dans une relation personnelle de Je à Tu qui n’abolit jamais la distinction des natures ni des personnes."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 120.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je ne crois pas au hasard, je crois à l’intervention perpétuelle de la Providence qui a ceci de merveilleux, d’étonnant, c’est qu’elle nous laisse chacun libre de reconnaître son doux et silencieux passage dans nos vies.
TRESMONTANT, dans ce puissant commentaire, développe ce qu’il avait constaté quelques paragraphes auparavant. TRESMONTANT croit – et c’est sage – qu’il y a évolution, et que la plus grande révolution anthropologique qui fût jamais, est la révélation faite à cette petite tribu araméenne emmenée par ABRAHAM, que l’homme est fait pour la vie éternelle.
Voyez-vous, j’ai la certitude que les larmes, le silence impressionnant, l’affliction qui ont frappé tant de Français lors de la cérémonie d’adieu à Johnny HALLIDAY sont de puissantes manifestations de la Providence ; pourquoi ce silence, pourquoi ces larmes, si ce n’est qu’avec la disparition d’un homme que l’on aimait, nous sommes placés, les uns et les autres, devant le mystère de la mort, et de notre propre mort ? La cérémonie de l’église de la Madeleine nous mettait, nus, devant cette question fondamentale : qu’y a-t-il après la mort ? Et les textes, lus admirablement, avec une émotion non feinte, par des artistes au sublime talent, nous donnait cette réponse incroyable, cette bonne nouvelle : l’amour ne passe pas, l’amour est immortel, l’amour nous immortalise, l’amour est la vie.
Oui, la grande mutation de l’espèce humaine est bien cette révélation que le peuple hébreu a eu le privilège d’accueillir le tout premier parmi les enfants des hommes : nous sommes faits pour la vie éternelle. Monsieur MÉLENCHON peut bien vitupérer lamentablement ; il est fait, quoi qu’il en ait, il est fait pour la vie éternelle. Et il sera surpris, lors du grand passage, de l’éblouissante lumière qui se révélera à lui dans le face à face admirable qui nous attend tous.
Johnny a bien été le plus grand missionnaire de ce début de siècle.
Le Vivant qu'il a maintenant rencontré le serre sans ses bras fraternels !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, CURIEUSE OU BAROQUE.
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Elvire DEBORD analyse un livre de Colette NYS-MAZURE et célèbre avec elle le quotidien.


Lisez, je vous en prie, cette célébration du quotidien qu’Elvire et Colette font, chacune à leur manière. Une merveilleuse analyse.
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L’amour et la vie au cœur de la célébration d’adieu à Johnny HALLIDAY.






et enfin, cet article qu’il FAUT ABSOLUMENT LIRE. (Pauvre Jean-Luc MÉLENCHON !)

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On arrête pas la bêtise ; c’est comme le progrès !

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Que la laïcité n’a rien à voir avec l’athéisme mélenchono-maçonnique !