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dimanche 22 avril 2018

Samedi 21 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'enseignement de Jésus : une science !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. L’ENSEIGNEMENT DE JÉSUS, UNE SCIENCE.
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[…]. On présente très souvent l’enseignement évangélique comme s’il se réduisait à un vague moralisme, à un humanitarisme un peu sentimental, un peu efféminé. On estime que tout se résume dans le précepte : “Aime-vous les uns les autres…” Une philanthropie, en somme, mais moins efficace que la fraternité révolutionnaire. Un rêve un peu mièvre. Une religion pour les femmes et pour les faibles.
"Or, en méditant sur l’enseignement du dernier des prophètes d‘Israël, il nous a semblé qu’il contenait en fait une science, extrêmement riche et profonde. Non pas seulement, ni même d’abord une “morale” comme on l’entend aujourd’hui, mais une science authentique, et portant sur l’être, c’est-à-dire une ontologie. Bien plus encore, une science portant sur les conditions, sur les lois de la genèse de l’être inachevé qu’est l’homme. Une science qui nous découvre les lois et les conditions de la création d’une humanité encore inachevée, et en train de se faire, les lois normatives de l’anthropogenèse. Plus encore : les lois et les conditions pour l’humanité, de son achèvement ultime, c’est-à-dire de sa divinisation." [Texte intégral.]
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 7)
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CONTREPOINT DE SAINT THOMAS D’AQUIN SUR LA FIN DERNIÈRE.
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"De même, il est vrai que l’homme ne peut franchir le degré des anges en ce qui concerne la nature, de telle sorte qu’il leur devienne naturellement supérieur ; mais il peut les dépasser par l’opération de l’intellect, en ce qu’il conçoit l’existence, au-dessus des anges, d’un objet qui béatifie les hommes, objet dont la pleine possession fera son parfait bonheur."
Somme Théologique.
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il me semble que saint Thomas, en son langage de philosophe occidental, traduit philosophiquement, rationnellement et théologiquement ce que Claude TRESMONTANT dit de l’enseignement de Jésus, qui est une science, et une science qui conduit l’homme à la béatitude, c’est-à-dire, effectivement, à la divinisation. Il est intéressant de souligner que j'ai trouvé cette citation dans un livre intitulé L’héritage occidental, (Odile Jacob, Paris, 2002), recueil de textes divers qui puisent à toutes les sources de notre civilisation, depuis l’Ancien Testament jusqu’aux philosophes du XVIIIe siècle. Je ne suis pas certain que le choix des textes soit exempt d’un certain biais, mais la préface de l’ouvrage donnée par Jacques LE GOFF est une garantie de qualité, tout comme les auteurs de cette anthologie, Gérard CHALIAND et Sophie MOUSSET. J’aurai l’occasion de souvent faire appel à cet ouvrage.
Bornons-nous pour l’instant à retenir une chose essentielle : l’enseignement de Jésus est celui d’une science, c’est une science du bonheur et cette science nous a été transmise à travers les siècles et malgré les vicissitudes des guerres, des persécutions et de la sécularisation, essentiellement par les monastères bénédictins (mais aussi, plus tard, dominicains ou franciscains pour ne citer qu’eux).
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4. LIENS UTILES.
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Si cette information est vérifiée, oui, on peut parler de désastre.


Une excellente nouvelle. Et s’il pouvait quitter l’Europe, ce serait encore mieux.


Mensonge supplémentaire à propos des « armes chimiques prétendument utilisées en Syrie.


Soutenir les écoles du pari bénédictin.


Il y aurait donc des vies qui ne méritent pas d’être vécues ?




Monsieur Orban a raison.


Silence gêné des évêques, et pourtant l'évangile de ce dimanche était celui du Bon Pasteur..


Un entartage bien mérité !


(La réponse de COQUEREL est ridicule ; il paraît selon lui que cette action est du pur MAURRAS !)



vendredi 28 juillet 2017

28 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'utopie des eurolâtres !

On continue avec CHESTERTON !
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Plus que jamais, il convient de répéter que ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"C’est l’histoire ancienne qui unira les nations. Ce n’est certainement pas l’histoire moderne, qui est seulement parvenu à les diviser. C’est encore moins l’histoire prédictive dont personne ne sait rien du tout, qui est décrite dans un feuilleton d’utopies égrené par les utopistes. […]."
Gilbert Keith CHESTERTON.
Le puits et les bas-fonds. Traduit de l’anglais par Patrick GOFMAN, assisté d’Angélique PROVOST. Révision et notes de Wojciech GOLONKA.
Desclée de Brouwer, Paris/Perpignan, 2016. (Page 230.)
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2. COMMENTAIRES.
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Vous allez dire que je radote. Tant pis. Je me risque à affirmer que l’Europe est morte le jour où messieurs CHIRAC et JOSPIN ont refusé d’inscrire dans la Constitution Européenne, finalement rejetée dans sa forme laïque mais cependant adoptée dans cette forme (contre l’avis du peuple français par le biais du Traité de Lisbonne), les origines chrétiennes de l’Europe. C’était le ciment et le ferment culturels d’une Europe en gestation. Aujourd’hui, dans le feuilleton d’utopistes écrit à la hâte par les eurolâtres, on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’avenir sans l’Europe des technocrates. Si, il y a un avenir. Mais ce n’est pas celui que nous concocte dans les alambics très biscornus de BRUXELLES, des fonctionnaires irresponsables mais bien payés, anonymes et tout-puissants. Ah ! Ils peuvent nous faire croire que c’est le Conseil européen des chefs d’état et premiers ministres qui donnent les grandes orientations. Mais, c’est bien connu, de minimis non curat praetor.
Une fois donnée des orientations très générales auxquelles personnes ne comprend rien, tous ces puissants laissent à une armée de « spécialistes » ou d’« experts » le soin de déterminer le volume des chasses d’eau, la courbure des bananes et le diamètre des courgettes. Ces gens nous enquiquinent, pour ne pas employer un mot plus sonore, ce sont des jean-foutres qui ne se soucient aucunement des répercussions concrètes de leurs décisions, de leurs normes, de leurs injonctions.
Le cul calé dans de bons fauteuils de cuir, agréablement logés dans des bureaux climatisés, ils élaborent, ils perlaborent, ils rédigent (en anglais) des documents invraisemblables qui poussent au désespoir, dans nos campagnes, des centaines d’agriculteurs, dans les petits commerces, des angoisses indescriptibles chez le commerçant et qui laissent le champ libre aux grossiums de l’industrie et de la finance (exemple en cours : la fusion MONSANTO-BAYER !).
Vraiment, et je le redis, j’attends avec impatience que les peuples se révoltent contre cette institution technocratico-économique, qui réduit à rien la subjectivité sociale, les soucis de personnes et fonctionne avec une calculette à la place du cœur.
Levez-vous vite orages désirés ! aurait dit l’immense CHATEAUBRIAND s’il était encore de ce monde et qu’il lui arrivât de se promener dans les forêts (ardennaises de préférence, en raison de leur proximité relative avec la Babylone bruxelloise !) Comme il n'est plus, je le dis, bien mal, à sa place !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Une nouvelle tout de même ahurissante !


J’aurais, bien entendu, préféré que Justin retournât à sa source première… l’Eglise catholique. Mais enfin, l’Eglise est concentrique et son centre est Jésus.
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Ecologie de droite contre progressisme de gauche.


L’écologie de droite nie, avec juste raison, que le progrès soit indéfini !
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Un ambassadeur américain pour la promotion de la liberté religieuse dans le monde.

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Indécente promotion pour un nul !

La loi de moralisation ne semble pas s’appliquer dans ce cas précis.



La condamnation pour emploi fictif n’est blâmable que dans le cas de monsieur FILLON (s’il est avéré, ce qui n’est pas encore prouvé, qu’emploi fictif il y a eu de sa part en faveur de son épouse)
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On appelle ça le progrès !


Si vous n’avez pas le temps de tout lire, lisez au moins cet article, terrifiant.
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Et lisez aussi cet article sur Jésus.


samedi 23 juillet 2016

23 juilet 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de l'Europe, à l'occasion de la sainte Brigitte de Suède.

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Du site L'Evangile au quotidien, ce commentaire de saint Jean-Paul II sur l'Europe. A l'intention de ceux qui ont torpillé l'idée de l'Europe et sa réalité charnelle, en apostasiant ses origines chrétiennes :

"Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape 
Motu proprio  « Spes aedificandi » 01/10/1999 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana) 


Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe

     La foi chrétienne a façonné la culture du continent européen et a été mêlée de façon inextricable à son histoire, au point que celle-ci serait incompréhensible sans référence aux événements qui ont caractérisé d'abord la grande période de l'évangélisation, puis les longs siècles au cours desquels le christianisme, malgré la douloureuse division entre l'Orient et l'Occident, s'est affirmé comme la religion des Européens eux-mêmes... 

     La route vers l'avenir ne peut pas ne pas tenir compte de ce fait ; les chrétiens sont appelés à en prendre une conscience renouvelée afin d'en montrer les potentialités permanentes. Ils ont le devoir d'apporter à la construction de l'Europe une contribution spécifique, qui aura d'autant plus de valeur et d'efficacité qu'ils sauront se renouveler à la lumière de l'Évangile. Ils se feront alors les continuateurs de cette longue histoire de sainteté qui a traversé les diverses régions de l'Europe au cours de ces deux millénaires, où les saints officiellement reconnus ne sont que les sommets proposés comme modèles pour tous. Il y a en effet d'innombrables chrétiens qui, par leur vie droite et honnête, animée par l'amour de Dieu et du prochain, ont atteint, dans les vocations consacrées et laïques les plus diverses, une sainteté véritable et largement diffusée, même si elle était cachée. L'Église ne doute pas que ce trésor de sainteté soit précisément le secret de son passé et l'espérance de son avenir... 

     C'est pourquoi, complétant ce que j'ai fait quand j'ai déclaré co-patrons de l'Europe, aux côtés de saint Benoît, deux saints du premier millénaire, les frères Cyrille et Méthode, pionniers de l'évangélisation de l'Orient, j'ai pensé compléter le cortège des patrons célestes par trois figures également emblématiques de moments cruciaux du deuxième millénaire qui touche à sa fin : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix. Trois grandes saintes, trois femmes qui, à des époques différentes –- deux au cœur du Moyen Âge et une en notre siècle –- se sont signalées par l'amour actif de l'Église du Christ et le témoignage rendu à sa croix."


samedi 31 mai 2014

31 mai 2014. Nouvelles de la Résistance : Vilain oiseau que celui qui salit son nid !

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Qu'il m'est doux et agréable, chers et fidèles lecteurs de vous rappeler la devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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C'est un livre très remarquable que celui dont j'extrais la citation du jour. Il fait litière, de manière juste et pondérée, des accusations portées par les esprits dans le vent, souffle au gré duquel les francs-maçons volent, s'envolent, se dispersent et se retrouvent quand il s'agit de défendre leurs idées, leur pouvoir et leur influence. Ecrit par un historien scrupuleux, cet ouvrage mérite d'être lu et médité par tous ceux que la recherche de la vérité intéresse. Il ne cache ni les défauts ni les limites ni les compromissions des responsables des Eglises chrétiennes, mais il en souligne l'admirable constance et la contribution irremplaçable à notre civilisation. Dans L'héritage. Au risque de la haine (Aubier, Paris, 1995), Pierre CHAUNU, puisqu'il faut le nommer, dit ceci :

"Même si la civilisation technicienne, post-industrielle, informatique se veut loin des théologies de la Transcendance, même si dans la tradition des Lumières plaquée sur ce rameau issu du tronc commun, on oppose modernité à chrétienté, dans la mesure même où notre culture ne met rien au-dessus de l'individu, en dépit et jusque dans sa révolte apparente, elle est, plus qu'une autre, héritière du passé."

Et encore :

"Nous sommes solidaires sur l'axe du temps. Renier son passé, c'est renier son être. Le premier devoir est celui de la justice et de la lucidité. Il n'y a pas de futur sans passé. Installé sur un long et riche phyllum, ayant beaucoup donné et, peut-être, plus encore reçu, nous devons refuser les procès imbéciles. Nous n'avons eu [CHAUNU veut parler de la civilisation chrétienne] le monopole ni de la violence, ni de la guerre, ni de la persécution. L'essentiel, peut-être, même l'essence de notre culture, la place donné au Je, au Je avant le Nous, liée à la parole du Transcendant révélé/dérivé."
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2. Commentaires.
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Je crois qu'il est impossible de comprendre ce que les imbéciles patentés et bernanosiens des médias tentent de nous entonner appellent le "repli identitaire" (cf. Nicolas DOMENACH, hier soir, sur BFMTV lors de sa discussion avec Eric ZEMMOUR), manifesté paraît-il lors des élections européennes et appelé avec une subtilité éléphantesque "Vague brune" par les imbéciles non moins patentés du journal gratuit Direct matin, je crois disais-je qu'il est impossible de comprendre ce vote si l'on ne voit pas que les peuples et les patries ne veulent pas qu'on les arrache à leur passé. C'est qu'il permet d'entrevoir l'avenir, comme le dit si bien Pierre CHAUNU.
Rien n'a changé depuis le XVIIIe siècle et le travail de sape que les Loges et Sociétés de pensée ont fait dans l'esprit public. Les initiés continuent de croire qu'ils détiennent la vérité et qu'il convient de l'infuser dans l'esprit du bon peuple, serait-il récalcitrant, par tous les moyens, y compris celui du mensonge, de la désinformation, des groupes de pression, du lobbying et de l'infiltration des centres de décision par nombre d'entre eux. En somme, ils sont le Magistère secret de la République à la française. Attention, je n'entends pas dire que leurs réflexions sont inutiles ou inintéressantes. Mais je condamne fermement leur volonté d'imposer leurs croyances (car il s'agit bien de croyances) en faisant violence à la réalité. Les francs-maçons sont des croyants et à ce titre leur psychologie et ses ressorts peuvent être examinés avec l'esprit critique dont ils font preuve vis-à-vis des chrétiens en général et des catholiques en particulier.
N'ayant rien appris depuis le XVIIIe siècle, ils utilisent les mêmes méthodes, celles qu'a si bien analysé Augustin COCHIN. On discute dans la Loge principale parisienne. On fixe une ligne, faite pour l'instant et le moment considéré, quitte à en changer si les circonstances elles-mêmes changent. On avertit les loges provinciales et on se concerte même avec les loges étrangères. (Voir la section 3.). Seulement ça ne marche plus, pour plusieurs raisons. La première est sans doute la prépondérance du moi autonome (qu'ils ont contribué à répandre dans la société en travestissant le Je  transcendant de Dieu en "Je" de petit bonhomme) qui entend faire entendre sa voix et qui la fait entendre aujourd'hui avec fracas, grâce aux réseaux sociaux. La seconde est que la société réelle se dresse contre la société rêvée, et qu'à une fraternité universelle qui ne cesse d'être annoncée mais ne vient jamais, les peuples préfèrent une fraternité concrète : celle du voisin, celle du concitoyen, celle de la famille, de l'association sportive, etc. Ils se moquent éperdument des grandes envolées lyriques, dont le plus emblématique exemple est le fameux et ridicule "Sortir de l'Europe, c'est sortir de l'histoire". Nous ne voulons pas sortir de l'Europe. Elle est notre maison commune. Nous voulons au contraire y rentrer de nouveau, en abandonnant ce qui doit l'être, mais certainement pas ses origines chrétiennes. L'Europe invoquée par monsieur HOLLANDE est son Europe à lui, ce n'est pas la nôtre.
Vilain oiseau que celui qui salit son nid ! C'est ce que fait monsieur HOLLANDE et ses soutiens.
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3. Infos éclaircissantes.
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Branle-bas de combat chez les frères (via Média Presse).
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"Mercredi 28 mai 2014 : le Grand-Orient de France organisait son 1er forum des Obédiences maçonniques libérales et adogmatiques de l’Union Européenne au Temple Arthur Groussier Hôtel du Grand Orient de France 16 rue Cadet. L’introducteur de la séance, dénonçant l’imminence d’ « une régression identitaire », a souligné la nécessité de faire un débat sur les élections européennes du dimanche 26 mai. L’affluence dans la salle confirmait l’urgence de cette réunion, a-t-il indiqué ensuite, précisant qu’en ces « temps sombres, [il convient] d’apporter de la lumière ». Vingt-huit obédiences s’étaient rassemblées au siège parisien, comprenant plusieurs membres de loges de l’étranger, de loges de France et ceux qu’ils appellent des profanes, les non-initiés – tel l’auteur de cet article. La séance se déroulait en deux temps : le premier se composait de trois interventions sur des thèmes précis (les droits des femmes et leur présence à l’échelle européenne, la question de l’immigration en Europe et l’état de l’Union Européenne en regard du scrutin européen venant d’être voté), le deuxième d’interventions des maçons présents dans l’assemblée qui devaient soulever des problématiques sur l’Union Européenne.
La première intervenante, maçonne grecque, a insisté sur la présence trop discrète des femmes au sein de l’Union Européenne ; a été avancé le nombre de 33 % de femmes présentes à la Commission européenne et cinq présidentes seulement à la tête des pays membres. Le rejet du rapport Estrela, cause des pressions de la droite et l’extrême-droite et les « régressions » de l’Espagne vis-à-vis des lois en relation avec l’IVG ont été dénoncées avec vigueur. Une solution a été proposée : la création d’une charte pour le droit des femmes, afin que la vision « progressiste » soit établie à l’échelle européenne ; tout pays voulant entrer dans l’Union devra adopter celle-ci pour y être intégré favorablement.
[...] Lors du débat, beaucoup de membres des loges présents ont dénoncé l’importance du ‘’lobbysme catholique’’, d’une influence certes moins prégnante (sic) depuis la mise en vigueur de l’article 17 du Traité de Lisbonne qui élève le ‘’dialogue’’ avec les autorités religieuses au statut d’obligation juridique. Ont été dénoncés d’influence majeure l’Opus Dei et les groupes religieux (notamment les Orthodoxes) qui interviendraient de façon trop forte sur les questions des droits des femmes, bioéthiques et en rapport avec la « mort dans la dignité ». Si un maçon intervenait et dénonçait un anathème passéiste, un autre fulminait : « comment se fait-il qu’un lobby catholique puisque encore s’exercer au sein d’une France qui se déchristianise de jour en jour ? ». Enfin, d’autres reprochaient aux catholiques de s’être accaparés la question des « droits de l’enfant » et, en le dissociant des droits de l’Homme, de l’avoir retourné en leur faveur – il devient une sorte de postulat intouchable auquel il est difficile de répondre. Une solution a été proposée : il va falloir bientôt « mettre la main à la poche » pour se constituer un véritable « bureau de lobbying ». [...]"
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Comme aurais-dit COLUCHE : "Je rigole !"





samedi 28 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : à l'intention des imbéciles, une magnifique analyse

Et commençons par notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai,  c'est la lâcheté. 

Je reviens aujourd'hui sur le climat anti-chrétien en train de se développer en France ; les paroles et les actes de Vincent PEILLON (qui ferait bien de réfléchir à ce que dit Sylvain LEVI et aurait toutes les raisons de le faire), des Femens, de monsieur Hugo BAILLET (pour ne citer que les récentes offenses faites au Christ) par exemple. Il se développe un ostracisme insupportable vis-à-vis des Français (il y en a encore) qui ont librement décidé de suivre JESUS. Je sais. On va me rétorquer les curés pédophiles, comme si ce crime de quelques uns devaient rejaillir sur tous les chrétiens, comme s'il n'était le propre que de ces pauvres hères que de commettre ces abominations (on ne dit pas grand chose sur les scandales analogues qui ont frappé quelques clubs de sport fréquentés par les enfants et les adolescents), comme si la majorité de notre clergé n'était pas digne de la plus grande estime pour son abnégation et sa charité. Merdre ! Il y en a marre ! Il y aurait beaucoup à dire sur ces critiqueurs-bouffeurs de curés, qui ne voient en revanche aucun inconvénients à accepter des soirées du genre "Sodomize me", des back-rooms des bars gays, les partouzes de monsieur... (ah ! le nom m'échappe...). Tout ce bruit pue la manipulation, l'idéologie, l'absence totale de recul et d'analyse, l'infantilisme du jugement. Un jour, ces menteurs verront revenir sur eux les effets de leurs mensonges, et ils seront bien heureux d'accueillir comme une rosée vivifiante la miséricorde de ceux qu'ils ont persécutés et qui n'ont aujourd'hui qu'une issue : la sainteté.
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1. La citation du jour.

A l'intention des imbéciles en général et de monsieur Hugo BAILLET en particulier, ainsi que de quelques francs-maçons.

"Un bloc religieux est [...] bien une unité réelle, solide, intégrale, un système organique de civilisation.
Notre conception de l’histoire en Occident procède avec raison de ce principe.Elle place au centre la civilisation chrétienne qui est véritablement la civilisation de l’Occident ; c’est par rapport à cette civilisation qu’elle dispose les plans et les perspectives de l’histoire humaine. Rome occupe la place d’honneur ; siège de la papauté, elle atteste que l’Église est l’héritière de l’empire romain ; la langue latine, maintenue et consacrée par l’Église, témoigne aussi de cette continuité. L’histoire romaine est donc comme une introduction nécessaire à l’histoire de la civilisation occidentale. Mais la civilisation romaine dérive en grande partie de la civilisation grecque ; l’histoire de la Grèce vient donc se souder, comme une annexe indispensable, à l’histoire de Rome. D’autre part, le christianisme a, par Jésus et les Apôtres, son berceau en Palestine ; le Nouveau Testament remplace, sans l’annuler, l’Ancien Testament, qui est le trésor de la civilisation juive. L’histoire du peuple juif vient à titre d’histoire « sainte » se placer au même rang que la Grèce et Rome. Autour de ces trois foyers, Rome, Athènes, Jérusalem, s’ordonnent les autres na-tions que les vicissitudes du sort ont tour à tour mêlées à leur histoire : Assyrie, Chaldée, Perse, Égypte, Carthage, Gaule, Espagne, Germanie, etc. Après la défaite définitive du paganisme romain, l’Europe nouvelle se forme par l’entrée graduelle des États nouveaux dans le giron de l’église chrétienne. La naissance et la diffusion rapide de l’Islam dressent en face du christianisme un champion redoutable ; durant plusieurs siècles, les deux adversaires se heurtent sans triompher l’un de l’autre. L’Église préside aux batailles, comme elle préside aux arts, à la littérature, à la vie sociale, à la politique. Il semble que le monde entier vit dans l’Église et par l’Église. La Renaissance, d’abord favorisée par les papes, aboutit à la Réforme ; dangereuse pour l’église catholique, la Réforme maintient le christianisme au centre des activités, tandis que la découverte de l’Amérique double les ressources et le domaine de l’Église chrétienne. Il est superflu de pousser plus loin cette esquisse du rôle que le christianisme occupe dans la civilisation de l’Occident ; les détails en sont familiers à tous les esprits, du moins en Occident. Si la civilisation de l’Islam a été moins féconde que la civilisation chrétienne, elle a cependant créé, elle aussi, un bloc homogène qui ne manque ni de grandeur ni de variété. Elle a, elle aussi, ses arts, ses littératures, ses sciences, qui ont fleuri sur un immense territoire [...]." (Sylvain LEVI. In L'Inde et le monde. [Honoré Champion, Paris, 1928].)

(Dans ce livre, Sylvain LEVI montre que la sagesse bouddhique est un véritable humanisme spécifique de l'Asie et qu'elle a quelque chose à apporter à l'humanité entière. Qui ne serait d'accord ?)

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2. Commentaires.

Ce texte a donc été publié par le très grand indianiste français, Sylvain LEVI, Professeur au Collège de France. Avec une probité absolument remarquable, Sylvain LEVI, qui était israélite et s'est beaucoup impliqué dans la vie de la communauté israélite française, reconnaît une évidence que les deux imbéciles de CHIRAC et JOSPIN ont niée en leur temps. Il faut vraiment être accro au pouvoir pour nier la réalité à des fins électorales. Sylvain LEVI reconnaît à juste titre certaines beautés de la civilisation de l'Islam. Monsieur HOLLANDE quant à lui l'idolâtre, lui qui oublie de souhaiter un bon Noël à ses compatriotes chrétiens, mais se fend d'un message dithyrambique à l'intention des musulmans qui célèbrent l'Aïd-el-Kebir. On a les présidents que l'on mérite, hélas, et si nous n'avions pas renié, sinon notre baptême, du moins nos origines, nous ne verrions pas voler au-dessus de nos fronts penchés pour la prière, l'insolence de ces imbéciles ; ils  salissent en même temps leur propre nid par leurs insultes, leur mépris, ou leur ignorance.

Décidément, des grands esprits comme Sylvain LEVI, nous permettent de respirer sur des cimes, loin  des miasmes de PARIS, de la Rue de Solférino et de la Rue Cadet.

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3. Informations sur la résistance.

L'inventaire : un joli réquisitoire. Regardez vite avant censure.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=96C4zw9RjmI


Jour de colère (Le 26 janvier 2014).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OTf3NRU9JrQ

mardi 31 juillet 2012

Commentaires sur la lettre à Manuel Valls

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Vous avez remarqué, du moins ceux qui ont lu ou parcouru la lettre qu'a envoyée madame ALAMACHERE à Manuel VALLS, que je me suis abstenu de la commenter. Pour toutes sortes de raisons d'ailleurs, que je vais m'efforcer de vous expliquer.
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Il y a des raisons de forme, tout d'abord. Certains passages de cette lettre me paraissent inutilement agressifs et, pour cette raison, perdent de leur force démonstrative. Mais c'est la règle du genre, et je confesse qu'il m'est arrivé, plus souvent qu'à mon tour, de tomber dans ce travers. Mais en rester à la forme, c'est ignorer le danger auquel nous expose une certaine expression de la pratique musulmane.
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Il y a des raison de fond, ensuite.
(a) Dans cette lettre, du reste assez bien informée, il est fait allusion au passé. L'allusion est souvent trop générale. Mais elle est juste. Rappelez-vous le procès en politiquement incorrect que l'on a fait à Sylvain GOUGENHEIM. Il avait eu le front de soutenir, preuves à l'appui, que les philosophes arabes médiévaux du Moyen-Orient n'avaient pas joué le rôle qu'on leur prête avec complaisance dans la redécouverte d'ARISTOTE, et que des monastères, comme celui du Mont Sain-Michel avait été des acteurs infiniment efficaces dans cette renaissance de la pensée grecque en Occident. J'ai du reste rédigé un billet sur ce sujet et je rappelais que plusieurs penseurs musulmans arabes ont eu pour maître des penseurs chrétiens arabes à qui revient justement la propagation des ouvrages d'ARISTOTE. Manuel VALLS se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à la clavicule en reprenant à son compte un préjugé dépourvu des nuances factuelles indispensables à la compréhension du passé. Attribuer à la brillante civilisation musulmane de CORDOUE des mérites indus en donnant l'impression que la chrétienté de l'époque était ignare et arriérée est une imposture intellectuelle de première grandeur. Elle a commencé avec la haine du christianisme développée par tous les imbéciles (au sens de BERNANOS) qui ont présidé aux destinées de la France depuis le début du XXe siècle. Les imbéciles, hélas, sont féconds.

(b) Il est fait également allusion à des faits contemporains précis dont la signataire de la lettre et monsieur VALLS ont été les témoins directs, et que la presse bien-pensante de gauche n'a pas évoqués. Voilà qui me paraît beaucoup plus grave. Je regrette simplement que la signataire donne l'impression d'assimiler musulmans et arabes : tous les arabes, en effet, ne sont pas musulmans, et ils payent souvent de leur vie leur attachement à Jésus. J'en ai parlé. Tous les musulmans ne sont pas arabes. Et, à mon avis, leurs intégristes constituent un vivier au moins aussi dangereux que celui formé par les suppôts arabes d'AL-QAIDA.

(c) Et puis il y a, selon moi informulé, le douloureux constat que nous vivons dans une situation politique schizophrène quant aux rapports des religions et des pouvoirs publics, des rapports marqués du sceau assez fragile de la laïcité. Dans un autre billet, je tâcherai de vous démontrer que le projet de laïcité n'est que le symétrique optique du projet d'une imaginaire Cité de Dieu, pensée et voulue par des monarques plus soucieux de leur gloire que de celle de leur Créateur. Nous avons aujourd'hui les monarques que nous méritons.
Bref, la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Voilà qui est clair, en apparence. Il n'y a pas trente-six solutions pour donner de l'épaisseur à cette ambition. La première consiste à appliquer à la lettre le principe et à interdire à quelque ministre que ce soit de participer de près ou de loin à des manifestations religieuses. Neutralité stricte par conséquent. La seconde est une solution relativiste. Elle consiste à considérer que toutes les "religions" se valent, à tolérer leur expression dans l'espace public, à ne pas intervenir dans celle-ci (pas de lois, pas de décrets, pas de règlements, rien sur le foulard islamique, rien sur la burqua, rien sur les turbans sikhs, rien sur les croix portées par les jeunes dans les collèges et lycées, pas de législation sur les sectes, pas de MILIVUDE [je crois que c'est l'abréviation de cette mission interministérielle qui enquête sur les sectes], simplement une vigilance quant au respect de l'intégrité psychique et physique des adeptes et il y a des lois qui sanctionnent ces abus). La troisième, la seule qui me semble raisonnable, consiste à reconnaître que la France est un pays de tradition, de culture et de moeurs chrétiennes, de le reconnaître (Ah ! JOSPIN ET CHIRAC et leur refus d'inscrire les origines chrétiennes de l'Europe dans le Traité constitutionnel, alors que c'est une évidence historique ! Ils ont commis une erreur impardonnable) et d'en tirer les conséquences juridiques (pas de prénoms étrangers pour des jeunes nés en France de parents étrangers, pas de polygamie, pas de burqua ni de foulards, pour cette raison-là, pas d'excision, etc. ; seule cette reconnaissance donnerait un fondement juridique à de telles interdictions).
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Il me semble que CONFUCIUS a bien compris l'importance de la Tradition. Ne dit-il pas (Entretiens, Livre II, section 11 ; traduction du Pr Anne CHENG) : "[...] : le bon maître est celui qui, tout en répétant l'ancien, est capable d'y trouver du nouveau". Je reviendrai sur cette maxime dans un très prochain billet. Je suggère à messieurs les ministres de lire, relire, méditer ce sage dont ils ont beaucoup à apprendre.
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C'est tout pour aujourd'hui.

dimanche 6 novembre 2011

Europe, Europe...

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Aux rarissimes lecteurs de ma prose quotidienne, je présente mes excuses. J'ai omis de leur signaler que je m'absentais et qu'il ne me serait pas possible de délivrer mes billets habituels. Je répondrai par une note spéciale aux objections très argumentées que Pierre-Henri THOREUX fait aux propositions de Gaël GIRAUD.
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Donc, je vous parlais, il y a quelques jours de René GILLOUIN et de son petit livre, L'homme moderne bourreau de lui-même, publié aux éditions du Portulan, Paris, 1951. Dans le chapitre qu'il intitule LIBERTÉ DE CONSCIENCE ET POURVOIR SPIRITUEL, l'auteur fait preuve d'une sorte de prescience prophétique ; après avoir analysé les aspects positifs et négatifs des régimes politiques antérieurs à la Révolution (et notamment du régime qui prévalait en France), il dit ceci qui mérite d'être écouté et qui me fait murmurer avec regret Europe, Europe... :

"Et il est une autre constatation non moins évidente, c'est que ce régime n'avait pas si mal réussi, puisqu'il avait eu pour résultat, ni plus ni moins, cette Europe chrétienne tant décriée par le libéralisme et par l'idéalisme, mais dont nous commençons à mesurer le prix depuis que nous l'avons perdue. Cela ne veut pas dire que tout y fût digne d'admiration et de louange, mais qu'elle gagne singulièrement à la comparaison avec ce qui l'a suivie.
Ce qui l'a suivie en effet et qu'on peut considérer comme un siècle et demi de "liberté religieuse", nous n'avons qu'à ouvrir les yeux pour le voir : c'est l'Europe athée, achrétienne ou antichrétienne, et non point certes irréligieuse pour autant, mais tout au contraire convulsée et déchirée de mystiques récentes, et d'autant plus ardentes : rationalisme et matérialisme, racisme et marxisme, culte du surhomme ou de l'humanité, faustisme et titanisme, prométhéisme et luciférisme, qui sont à n'en pas douter les religions dominantes de notre âge, le Christianisme ayant passé au rang de religion récessive (pour parler le langage des biologistes. [...]"
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L'intérêt des analyses de René GILLOUIN est qu'il démontre que la confusion des deux pouvoirs, le spirituel et le temporel dans l'espace public, c'est-à-dire l'absorption du premier par le second, aboutit à créer un système de croyances, qui inféode les personnes, réduites à l'état d'individus, non pas à des chefs - le politique ne peut s'en passer - mais à des GUIDES (Führer en allemand !).
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L'Europe chrétienne a vu certes fleurir nombre de fleurs vénéneuses d'hypocrisie, de violence, d'oppression, mais aussi des saints, des mystiques, des témoins. Et GILLOUIN fait ce constat fulgurant, que je vous livre en conclusion et qui explique pourquoi nous sommes en train de crever dans un air devenu irrespirable tant ils est corrompu par l'argent, le vice et la cupidité (disons le mot, par le commerce) : "Rien ne fait sur l'être de désir une impression plus profonde que l'être de renoncement". N'aurait-il écrit que cela dans cet ouvrage fort intéressant, il mériterait de rentrer dans le panthéon des sages immortels.
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A tout à l'heure.
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dimanche 16 janvier 2011

La puce est sourde

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Une charmante histoire que se racontent entre eux les polytechniciens permettra de comprendre la persistance de l'aveuglement, pour ne pas dire de la bêtise, des fonctionnaires de BRUXELLES qui ont conçu, édité et diffusé le calendrier scandaleux.
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Or donc, un polytechnicien, passionné par les sciences naturelles, tout spécialement par les insectes, et chez ces insectes, par les puces, élève chez lui, dans un vivarium tout à fait adapté, des puces du rat (Ceratophyllus fasciatus), des puces du chien (Xenopsylla cheopis) et des puces de l'homme (Pulex irritans). Le système d'audition de ces petites bêtes le fascine. Et il se penche avec minutie sur cette importante question. Il prend quelques spécimens de chacune de ces espèces. Puis, après avoir procédé à une anesthésie locale, - il a le coeur sensible -, arrache une première patte à une première patiente, et lui ordonne de sauter : "saute" lui dit-il à trois reprises. Rien n'y fait. Il l'ampute d'une deuxième patte, recommence et ainsi du reste jusqu'à disparition totale de ces organes de l'ambulation. Il réitère l'expérience sur d'autres spécimens des autres espèces. Après avoir noté avec soin les résultats de ces essais, il en fait l'analyse statistique, et conclut : ces expériences indiquent clairement que la puce est sourde.
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Je reviens à notre calendrier. Les responsables de l'édition reconnaissent qu'ils ont fait une erreur, une bourde, une boulette, et jurent (sur leurs grands dieux ?) qu'ils ne la commettront plus. Mais, comme le polytechnicien, ils ne comprennent rien, car ce sont des gens très intelligents. Le prochain calendrier, c'est promis, ne fera plus scandale, disent-ils, car - tenez-vous bien - il ne comportera aucune mention d'aucune fête religieuse. Et voilà la conclusion que des imbéciles heureux peuvent tirer de nos protestations. Nous exigeons, nous, que ce calendrier mentionne les fêtes chrétiennes, et éventuellement, mais non obligatoirement, les fêtes d'autres religions. S'ils persistent dans leur décision, nous exigeons qu'ils soient démis de leur fonction. Ils ne sont pas dignes de les remplir. Et si rien n'est fait, alors nous nous demanderons ce que nous faisons dans ce vaisseau fantôme qu'est devenue l'Europe dont l'incertain gouvernail n'est même pas tenu en main par monsieur BARROSO.
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