Comme les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules n'ont rien à dire, rien à proposer, rien à argumenter, ils insinuent, ils tronquent, ils imaginent. Ils ont bien des amis médiatiques qui ne se privent pas de relancer et de diffuser leurs calomnies ou leurs critiques.
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C'est ainsi que lundi après-midi, j'ai entendu sur France Info monsieur Benoît HAMON critiquer l'intervention du Président de la République qui devait avoir lieu le soir. Il n'en connaissait pas le contenu mais supputait que l'on parlerait de tout sauf de ce qui - dans son esprit - intéresse les Français, et qui ressemble très étrangement à ce qui intéresse le cénacle socialiste. Monsieur PEILLON, de son côté, "en remet une couche", si l'on veut bien me pardonner cette trivialité, en attaquant de nouveau les responsables de France 2 qui l'avaient invité à une émission où il devait débattre avec monsieur BESSON de la question de l'identité nationale. La réaction de monsieur de CAROLIS ne s'est pas fait attendre. Et monsieur PEILLON a du souci à se faire pour son avenir médiatique sur les chaînes publiques. Monsieur PEILLON est un cynique. Ce n'est pas moi qui le dit mais Alain DUHAMEL dans une chronique publiée par Libération dans l'une de ses récentes livraisons.
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La palme revient toutefois aux réactions des opposants de tous les horizons après que le Parquet eut fait appel de la relaxe de monsieur de VILLEPIN. Celui-ci affirme, sans autre preuve que celle d'une prétendue confidence d'un haut fonctionnaire de l'Elysée, que la décision de faire appel a été intimée au Procureur MARIN par l'Elysée après une réunion stratégique qui s'y serait tenu. Il est un peu contradictoire, monsieur de VILLEPIN : il a été relaxé au motif qu'il n'a pas été possible de fournir la preuve qu'il connaissait le caractère frauduleux des listings de Clearstream, alors qu'il les avait bien eu en mains ; comment peut-il insinuer, lui le bénéficiaire d'un doute juridiquement fondé, sans aucune preuve, qu'il y a eu cette réunion ? Il devrait me semble-t-il manifester un peu plus de cohérence sinon morale, du moins juridique.
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Monsieur de VILLEPIN sait que quand les juges vont à l'encontre des réquisitions du Procureur, le Parquet fait appel dans 85 à 90 % des cas. On ne voit pas pourquoi monsieur de VILLEPIN échapperait à cette mesure parfaitement légale. Il faut rappeler aussi que deux des mis en cause, finalement condamnés, ont fait appel de leur condamnation. Peut-on imaginer que messieurs LAHOUD et GERGORIN soient condamnés pour dénonciation calomnieuse et que monsieur de VILLEPIN, ami du second ne le soit pas ? Il y a là quelque chose d'étonnant. Et si décision politique il y a, c'est bien la relaxe de monsieur de VILLEPIN et la condamnation de messieurs GERGORIN et LAHOUD qui ont été convaincus de dénonciation calomnieuse. Si j'avais la même malveillance que les opposants ou les adversaires du Président SARKOZY, je dirai que cette relaxe a été prononcée pour embêter ce dernier. Mais il paraît que l'on ne peut pas commenter une décision de justice. Je lui fais donc confiance, mais je ne joue pas aux morceaux choisis : je fais confiance à la probité des juges pour le prononcé du jugement, et à celle du Procureur pour l'appel interjeté. Et c'est encore mépriser les hommes que de supposer qu'ils agissent sur ordre. A cet égard, les critiques de madame GUIGOU qui fut garde des sceaux sont du plus haut comique. Car la situation de dépendance du Parquet vis-à-vis du Ministre de la justice, elle ne l'a pas dénoncé quand elle était en mesure de le faire. Je ne suis pas en mesure cependant de dire qu'elle en a profité. Alors qu'elle fasse de même pour ses successeurs et leur laisse le bénéfice du doute.
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Allons plus loin. Est-il concevable qu'un très haut responsable politique, saisi d'une telle affaire, puisse en avertir la justice, sans s'assurer au préalable que des pièces accablantes à lui confiées sont authentiques, et sans demander aux principaux suspects de venir lui donner quelques explications. Quels étaient les intérêts de messieurs LAHOUD et GERGORIN ? Monsieur de VILLEPIN a été innocenté. Dont acte. Mais je ne donnerai jamais ma voix à quelqu'un qui agit avec tant de légèreté et tant de duplicité (rappelez-vous la mise en action du Général RONDOT).
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Finalement, je crois qu'il ne fait faut pas confondre, lorsque l'on critique un homme politique, les attaques que l'on porte contre une personne, son physique, ses tics, voire ses défauts, et les décisions et mesures politiques qu'il prend. Et je suis prêt à parier que le PS, s'il revient au pouvoir, changera fort peu de choses aux réformes, douloureuses mais nécessaires, faites par monsieur SARKOZY.
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