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samedi 18 juin 2011

Une analyse pertinente

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La presse, tout entière absorbée par les "affaires", a fort peu parlé des débats qui ont agité les assemblées à propos des révisions de la loi sur la bioéthique. Je me permets de vous donner ici l'analyse d'un parlementaire qui me paraît fort juste, car dépourvu (ou presque) de jugements de valeur :
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Xavier Breton, député UMP de l’Ain, a résumé ainsi l’état des forces en présence dans les débats parlementaires sur la bioéthique :
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« Il y a, dit-il, trois grands courants à l’Assemblée. L’un, plutôt libéral et libertaire, pense que la famille “traditionnelle” est une construction culturelle, que l’homme est maître de son destin et qu’il faut soumettre à sa volonté toute institution sociale. Dès lors que la nature et le corps sont niés, tout devient possible. C’est à peu près ce que pense le PS depuis que les chrétiens de gauche ne sont plus représentés au Parlement. En face, il y a un courant de pensée que je dirais “personnaliste”, c’est-à-dire attentif à la personne humaine, à sa dignité, à son respect : l’homme s’inscrit dans un environnement naturel et l’on ne doit agir sur lui qu’avec modestie. Cette conception se retrouve plutôt à droite. Et puis il y a des élus surtout attentifs à l’évolution de la société, ou plutôt à ce qu’ils pensent en percevoir, et qui n’ont pas vraiment sur ces sujets d’ancrage anthropologique. Cela dessine des majorités mouvantes sur un sujet aussi sensible que la bioéthique. »

(Extrait d’un article paru dans Valeurs Actuelles, 2 juin 2011).
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On aura remarqué sans doute que tout récemment, monsieur de VILLEPIN, candidat résolu aux Présidentielles de 2012 dans le but inavoué de faire échec à un homme qu'il exècre, a déclaré être en faveur de la dépénalisation de l'usage du cannabis (merci par avance pour les blessés et les morts que pourraient entraîner les conducteurs sous l'emprise de cette drogue) et pour le mariage homosexuel (qui n'est revendiqué que par un petit nombre d'entre eux, les plus en vue, pour autant que je puisse en juger). Monsieur de VILLEPIN espère ainsi gober les suffrages de quelques gogos et parvenir à ses fins, qui ne sont pas belles. Il me semble qu'il doit être classé dans la catégorie des élus attentifs à l'évolution de la société. Or cette évolution, elle est voulue, guidée, inspirée par des courants de pensée sinon secrets, du moins discrets, qui ne pouvant avancer à visage découvert, et imbus de faux prophétisme, entendent nous imposer et parviennent à nous imposer des manières de penser, de réagir et de faire qui vont à l'encontre de ce que chaque personne héberge profondément au fond de son coeur.
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Autant vous le dire. Je ne donnerai jamais mon suffrage à monsieur de VILLEPIN dont la très proverbiale habileté de dissoluteur d'Assemblée Nationale nous a conduit à quelques années de jospinisme et d'aubrysme. Je maintiens ma position : aucun des partis en présence, aucun des candidats déclarés ou potentiels ne me semblent en face voir la réalité et la vérité (qui, figurez-vous, ont beaucoup de points communs) et je mettrai un bulletin blanc dans l'urne solennelle des Présidentielles.
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(Je reviendrai sur les caractéristiques du courant libertaire dans un autre billet.)

mercredi 10 novembre 2010

Légitime, illégitime, légal, moral

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Nous vivons une époque étrange parce que marquée par un phénomène qui va s'amplifiant : celui de l'autonomie absolue de nos jugements et de nos actions. Dans ce court billet, je voudrais d'une part répondre au commentaire d'un lecteur sur l'absence de réglementation de l'euthanasie active, et la nécessité de mettre fin à un "vide juridique" en cette matière, et d'autre part réagir aux opinions de monsieur de VILLEPIN sur le Président de la République. Ces contributions me permettront de donner mon avis personnel sur le phénomène que j'évoquais au début de ce billet : l'autonomie absolue des jugements et des actions.
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(a) Sur l'euthanasie.
Il est inexact de dire qu'il n'y a pas de réglementation et de loi sur l'euthanasie active. Celle-ci est assimilée à un homicide volontaire et elle est jugée sur cette incrimination. Il est exact que les tribunaux font souvent preuve d'indulgence en cette matière, mais les magistrats n'hésitent pas à appliquer le droit en poursuivant les auteurs de tels actes. Dire qu'il n'y a pas de loi sur l'euthanasie revient à supposer le problème résolu et à demander qu'on l'encadre par des critères les moins subjectifs possibles. La question, me semble-t-il, n'est pas là. L'euthanasie active pourra être légalisée ; elle n'en demeurera pas moins un homicide, fût-il commis avec l'assentiment de la personne euthanasiée. Il convient de rappeler ici l'histoire de cette infirmière qui pour soulager la souffrance réelle ou supposée de ses malades abrégeait volontairement leurs jours et fut condamnée pour cette raison. Ainsi, la ligne de démarcation reposerait sur la seule volonté du malade de voir ses jours abrégés. Il me paraît juste de se demander si une telle demande est libre. La souffrance est assez mauvaise conseillère. Il me paraît préférable de développer les soins palliatifs et les traitements de la douleur que de résoudre "le problème" en l'éliminant. Nous touchons donc là à la différence qui existe entre ce qui est légal, légitime et moral.
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(b) Les propos de monsieur de VILLEPIN.
L'ancien Premier Ministre déclare que la politique conduite par le Président de la République est illégitime et qu'il convient de mettre fin à ce qu'il appelle une "parenthèse politique". Un tel jugement est proprement effarant dans la bouche d'un responsable de ce niveau. Ce ne sont pas les manifestations orchestrées par les syndicats de salariés (de la fonction publique en général, et relevant le plus souvent des régimes spéciaux) qui rendent illégitime la réforme des retraites. J'ai beaucoup discuté avec beaucoup de nos concitoyens sur le sujet. Si tous regrettent de devoir quitter un peu plus tard leur travail, je n'en ai pas rencontré beaucoup qui contestaient le bien fondé d'une réforme. Tout le monde n'est pas Bernard FRIOT (dont j'ai enfin reçu le livre) et ne manie pas avec autant de facilité les sophismes, l'idéologie, l'approximation, les préjugés, et l'utopie. Monsieur de VILLEPIN devrait donc prendre garde : déclarer illégitime une loi au motif qu'elle déplaît, crée des contraintes et suscite des oppositions est extrêmement dangereux. Vous imaginez des manifestations pour protester contre les impôts ?
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En vérité, chacun de nous veut être aujourd'hui le législateur de ses propres comportements. Peu importe s'ils gênent autrui. Il suffit qu'ils rencontrent nos désirs pour que nous les déclarions dotés de valeur absolue, et donc légitimes. Le mot autonomie dit bien du reste ce qu'il veut dire : la loi par soi-même. Or l'homme est un sujet social, et il ne peut exister sans le concours des autres. Ignorer ces derniers, violer leurs droits élémentaires, dont le droit à la vie, est illégitime. Est légitime ce qui a été voté par des représentants régulièrement élus par le peuple pour autant que la morale et le droit naturel ne soient pas violés. La réforme des retraites est votée dans ces conditions ; elle est promulguée ; elle ne heurte pas le droit naturel, dans la mesure où les dispositifs de solidarité sont, en France, parmi les mieux élaborés du monde. Une loi sur l'euthanasie violerait le droit naturel, elle serait légale puisque votée, mais elle serait illégitime moralement.
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Je maintiens donc qu'une loi sur l'euthanasie active est illégitime car immorale et qu'une loi légitime peut n'être ni morale ni immorale, mais neutre. Je terminerai ce billet par l'exhortation que Paul de TARSE envoyait à son disciple TITE dans la célèbre épître qui porte le nom du dédicataire : "Fils bien-aimé, rappelle à tous qu'ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu'ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ; qu'ils n'insultent personne, ne soient pas batailleurs, mais pleins de sérénité. [...] (Ti 3, 1)". Voilà de sages recommandations, non ? Je reconnais que souvent, j'en suis loin.
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mercredi 29 septembre 2010

Une nouvelle maladie contagieuse, la cacostomase...

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Une nouvelle maladie contagieuse est en train de se répandre dans les espaces médiatiques et politiques, la cacostomase (du grec kako, mauvais [cf. cacophonie, cacochyme en français et stoma, bouche [cf. stomatite en français]). Elle est due à une mouche, la Cacostoma, genre qui comprend de très nombreuses espèces.
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Tout a commencé avec la Cacostoma pictavorum. Comme son nom l'indique, c'est une espèce endémique qui vit dans le pays des Pictaves, aujourd'hui le Poitou. Elle est particulièrement virulente, et a pour caractéristique de s'attaquer non seulement à des mouches appartenant à d'autres espèces, mais aussi à d'autres Cacostoma, pourtant réputées très proches d'elle par les moeurs et les habitudes comportementales. Ainsi, C. pictavorum n'hésite pas à piquer Cacostoma aubryi ou Cacostoma peilloni. La première de ces dernières espèces sévit dans le Nord de la France. En apparence moins virulente que C. pictavorum, elle est tout aussi dangereuse et semble prendre une grande importance dans la niche écologique qu'elle a commencé d'occuper dans la région de REIMS, repoussant à l'occasion C. pictavorum dans son Poitou originel. Cacostoma xyloglossa sévit en Bourgogne ; elle fait beaucoup de bruit, elle est de bel aspect, elle adore fréquenter les Cacostoma mieux armées et plus puissantes qu'elle, mais celles-ci la repoussent avec assez de vigueur.
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Cacostoma marianni (var. joanus-franciscus kahnus) s'est répandue dans les journaux. Elle y creuse des galeries souterraines fort nauséabondes. Il faudrait aussi citer Cacostoma villepini. Cette mouche-là, piquée par une autre espèce de mouche, aime les eaux troubles ; elle vit dans les marais de Clearstream (clair courant, en français), et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de constater l'écart entre le nom de l'habitat et son aspect putride. Cette mouche fait beaucoup de bruit avec ses ailes, mais en réalité, elle se reproduit difficilement, et ses colonies sont assez peu peuplées. Cacostoma lefebvri cumule le bruit assourdissant d'ailes rognées à la curieuse manie d'activer les coches, un peu comme celle qu'a célébré notre bon La FONTAINE. On la dit très proche d'un autre genre de mouche, la Sarkozya.
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Bref, les entomologistes peuvent s'en donner à coeur joie. Mais il n'en demeure pas moins que tous ces insectes polluent notre environnement par leur bruit, leurs attaques incessantes, leurs papillonnements superficiels d'un objet à l'autre. Il est assez étonnant de constater que la Sarkozya, après avoir beaucoup occupé l'espace reste en retrait. Je l'imagine prête à prendre son envol à la première occasion, malgré les nombreux coups dont elle a fait l'objet.
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Bonne journée.

samedi 30 janvier 2010

Indignations préelectorales

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Comme les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules n'ont rien à dire, rien à proposer, rien à argumenter, ils insinuent, ils tronquent, ils imaginent. Ils ont bien des amis médiatiques qui ne se privent pas de relancer et de diffuser leurs calomnies ou leurs critiques.
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C'est ainsi que lundi après-midi, j'ai entendu sur France Info monsieur Benoît HAMON critiquer l'intervention du Président de la République qui devait avoir lieu le soir. Il n'en connaissait pas le contenu mais supputait que l'on parlerait de tout sauf de ce qui - dans son esprit - intéresse les Français, et qui ressemble très étrangement à ce qui intéresse le cénacle socialiste. Monsieur PEILLON, de son côté, "en remet une couche", si l'on veut bien me pardonner cette trivialité, en attaquant de nouveau les responsables de France 2 qui l'avaient invité à une émission où il devait débattre avec monsieur BESSON de la question de l'identité nationale. La réaction de monsieur de CAROLIS ne s'est pas fait attendre. Et monsieur PEILLON a du souci à se faire pour son avenir médiatique sur les chaînes publiques. Monsieur PEILLON est un cynique. Ce n'est pas moi qui le dit mais Alain DUHAMEL dans une chronique publiée par Libération dans l'une de ses récentes livraisons.
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La palme revient toutefois aux réactions des opposants de tous les horizons après que le Parquet eut fait appel de la relaxe de monsieur de VILLEPIN. Celui-ci affirme, sans autre preuve que celle d'une prétendue confidence d'un haut fonctionnaire de l'Elysée, que la décision de faire appel a été intimée au Procureur MARIN par l'Elysée après une réunion stratégique qui s'y serait tenu. Il est un peu contradictoire, monsieur de VILLEPIN : il a été relaxé au motif qu'il n'a pas été possible de fournir la preuve qu'il connaissait le caractère frauduleux des listings de Clearstream, alors qu'il les avait bien eu en mains ; comment peut-il insinuer, lui le bénéficiaire d'un doute juridiquement fondé, sans aucune preuve, qu'il y a eu cette réunion ? Il devrait me semble-t-il manifester un peu plus de cohérence sinon morale, du moins juridique.
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Monsieur de VILLEPIN sait que quand les juges vont à l'encontre des réquisitions du Procureur, le Parquet fait appel dans 85 à 90 % des cas. On ne voit pas pourquoi monsieur de VILLEPIN échapperait à cette mesure parfaitement légale. Il faut rappeler aussi que deux des mis en cause, finalement condamnés, ont fait appel de leur condamnation. Peut-on imaginer que messieurs LAHOUD et GERGORIN soient condamnés pour dénonciation calomnieuse et que monsieur de VILLEPIN, ami du second ne le soit pas ? Il y a là quelque chose d'étonnant. Et si décision politique il y a, c'est bien la relaxe de monsieur de VILLEPIN et la condamnation de messieurs GERGORIN et LAHOUD qui ont été convaincus de dénonciation calomnieuse. Si j'avais la même malveillance que les opposants ou les adversaires du Président SARKOZY, je dirai que cette relaxe a été prononcée pour embêter ce dernier. Mais il paraît que l'on ne peut pas commenter une décision de justice. Je lui fais donc confiance, mais je ne joue pas aux morceaux choisis : je fais confiance à la probité des juges pour le prononcé du jugement, et à celle du Procureur pour l'appel interjeté. Et c'est encore mépriser les hommes que de supposer qu'ils agissent sur ordre. A cet égard, les critiques de madame GUIGOU qui fut garde des sceaux sont du plus haut comique. Car la situation de dépendance du Parquet vis-à-vis du Ministre de la justice, elle ne l'a pas dénoncé quand elle était en mesure de le faire. Je ne suis pas en mesure cependant de dire qu'elle en a profité. Alors qu'elle fasse de même pour ses successeurs et leur laisse le bénéfice du doute.
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Allons plus loin. Est-il concevable qu'un très haut responsable politique, saisi d'une telle affaire, puisse en avertir la justice, sans s'assurer au préalable que des pièces accablantes à lui confiées sont authentiques, et sans demander aux principaux suspects de venir lui donner quelques explications. Quels étaient les intérêts de messieurs LAHOUD et GERGORIN ? Monsieur de VILLEPIN a été innocenté. Dont acte. Mais je ne donnerai jamais ma voix à quelqu'un qui agit avec tant de légèreté et tant de duplicité (rappelez-vous la mise en action du Général RONDOT).
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Finalement, je crois qu'il ne fait faut pas confondre, lorsque l'on critique un homme politique, les attaques que l'on porte contre une personne, son physique, ses tics, voire ses défauts, et les décisions et mesures politiques qu'il prend. Et je suis prêt à parier que le PS, s'il revient au pouvoir, changera fort peu de choses aux réformes, douloureuses mais nécessaires, faites par monsieur SARKOZY.
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vendredi 30 octobre 2009

Quand parlera-t-on des vrais problèmes ?

Je vais vous dire pourquoi l'opposition de droite et de gauche et les médias me sont de plus en plus insupportables. C'est qu'ils ne cherchent pas la vérité - bien entendu, je sais que la vérité est un chemin et non pas un objet, et donc qu'elle se cherche, d'approximations en compromis et de compromis en approximations - mais l'effet, c'est-à-dire, pour les uns, le pouvoir, pour les autres, des lecteurs.
Olibrius me fait le reproche d'avoir la dent dure. Je ne le crois pas. J'enrage, en effet, de voir que des hommes qui ont, comme monsieur de VILLEPIN, exercé des responsabilités immenses, gâchent leur talent à débiter des sornettes creuses, à attaquer des responsables politiques dans leur aspect physique, dans leurs tics, dans des côtés absolument secondaires de leur action et dans des jugements qui ne trouvent d'autres fondements que dans des ragots médiatiques.
Notre pays est confronté à des problèmes très réels et dont les solutions, nécessairement douloureuses, ne sont pas évidentes à trouver. En voici une liste non exhaustive :
-Comment faire face au problème du financement des retraites ?
-Comment régler la question du déficit de la Sécurité Sociale ?
-Comment lutter contre la délinquance et le trafic de drogue dans les quartiers dits sensibles ?
-Comment lutter contre l'immigration clandestine ?
-Comment intégrer les étrangers en situation régulière ?
-Comment lutter contre le travail au noir ?
-Comment relancer l'économie et donc abonder les revenus sans creuser le déficit (déjà énorme) ?
-Comment favoriser l'innovation (tellement atone chez nous alors que nous sommes ou étions l'un des peuples les plus imaginatifs et créatifs d'Europe) tout en respectant la nature ?
-Quel visage donner à la France en Europe ?
-Comment faire accepter aux Français l'existence nécessaire d'une hiérarchie sociale ?
-Comment faire comprendre aux élites qu'elles ont plus de devoirs que de droits ?
-Comment faire rayonner notre langue et notre culture d'une manière qui ne soit perçue ni comme passéiste ni comme arrogante ?
-Quel type d'enseignement délivrer à nos enfants ?
-Etc., etc.
Ce sont des problèmes concrets et je ne vois aucune proposition, aucune mesure de nature à régler au moins partiellement ces difficultés, autres que celles que le Président SARKOZY a faites ou mises en oeuvre. Car, je le redis, le mot chien n'a jamais mordu personne.
Et si nous en sommes là, perte du sens civique, immoralité publique, décomposition des moeurs, nous le devons au quatorze années désastreuses de la magistrature mitterrandienne. Elle avait été préparée par les démagogiques mesures de monsieur GISCARD D'ESTAING, la plus idiote étant sans doute la majorité à 18 ans, en une période ou l'adolescence se prolonge, sous le nom d'adulescence, jusqu'à 25 voire 30 ans. Quand on a aucune autre capacité que celle d'avoir une vie sexuelle "libérée", sans prendre le risque de fonder une famille ou d'avoir des enfants, quand on fait passer le plaisir avant la réalité, on finit droit dans le mur. Et c'est ce qui arrive à notre jeunesse laquelle est le gage de l'avenir de notre patrie.
Sommes-nous trop fatigués, sommes-nous un trop vieux peuple, pour accepter sans réagir notre prévisible décadence ?
Je sais bien que je vais passer pour ringard. Tant pis.
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mardi 22 septembre 2009

Quand on déclare que la victime est un bourreau

Il se développe dans les médias une curieuse campagne, tendant à faire accroire que la plainte contre X (et non contre monsieur de VILLEPIN) déposée par le Président de la République pour faire la lumière sur la ténébreuse affaire CLEARSTREAM est illégitime. Les deux dernières offensives viennent du journal Le Monde et du site MSN/hotmail.
Dans un éditorial, non signé, publié par le Monde samedi 19 septembre, le journaliste s'interroge, avec le ton onctueux et chattemitique propre à ce journal qui dit sans dire tout en disant, sur la légitimité de l'action de monsieur SARKOZY, au motif qu'il est Président de la République et qu'il peut faire pression sur les magistrats pour obtenir gain de cause. On voit comment ce journaliste juge les magistrats ; il pense que ,pour des motifs d'intérêt personnel, ils ne sont pas capables d'avoir en cette affaire une attitude libre, probe, indépendante. Le corps des magistrats réagit souvent de manière corporatiste, j'ai déjà eu l'occasion de le dire ; les magistrats, pris individuellement, sont en général très jaloux de leur indépendance, et il y en a qui sont prêts à sacrifier leur carrière pour défendre ce qu'ils pensent être la vérité. En terminant son article, le journaliste cite cette belle phrase : De minimis non curat praetor ; le chef n'a pas souci des petites choses. Est-ce donc une petite chose que de voir son honneur mis en cause par d'infâmes insinuations ? Est-ce une petite chose que d'avoir été dénoncé calomnieusement ? Comment le grand citateur des classiques latins aurait-il réagi si c'était lui qui avait été mis en cause ?
Si j'ai une suggestion à faire à notre Président, c'est de ne tenir aucun compte de cet éditorial, tout inspiré par la haine que distille son auteur pour monsieur SARKOZY, par ses présupposés idéologiques, et par le désir d'attaquer la personne et non la politique du Président, de façon à ternir son image dans l'opinion publique et d'obtenir ainsi des avantages pour le Parti de son coeur. Ne tenez pas compte de cet article, monsieur le Président : De minimis non curat praetor.
La deuxième attaque en règle, encore plus perfide, est celle que lance le site MSN à l'aide d'un sondage. Il pose à ses "connectés" une question (je cite de mémoire) : Trouvez-vous normal que le Président de la République puisse porter plainte ? Comme on peut s'y attendre, sur les 30 et quelques mille personnes qui ont répondu à la question, 55 % déclarent que non. Moi j'ai envie de poser une question à nos sondés : Trouvez-vous normal qu'un site pose une telle question ?
Si l'on prenait soin de s'informer, on verrait que la plainte n'a pas été déposée par le Président de la République, mais par monsieur Nicolas SARKOZY, alors ministre d'Etat, bien avant son élection à la magistrature suprême. On verrait aussi qu'il avait de bonnes raisons de le faire, en apprenant que le monsieur de VILLEPIN ne l'avait pas mis au courant de ces accusations, et que contrairement à ses dires, il a rencontré non pas une fois, mais au cinq fois le Général RONDOT, un fameux spécialiste du renseignement. His fecit cui prodest ! L'a fait celui à qui ça profite ! J'ignore bien entendu s'il y a eu complot ou non pour ruiner la carrière politique de monsieur SARKOZY. Je constate simplement que les faits tels qu'on les connaît donnent une certaine consistance à l'hypothèse. Le procès nous en dira plus.

samedi 16 février 2008

Bravitude, alambiqûre et tarabiscotations

Jean DANIEL, avec beaucoup de bravitude, et d'inénarrables tarabiscotations, déclare dans un éditorial du Nouvel Observateur, que l'hebdo a eu tort de faire état du SMS prétendument envoyé par le chef de l'Etat à son ex-épouse. Mais, comme pour se reprendre de son éclair de lucidité, il ajoute, ce qui annule la valeur de l'aveux, que Nicolas SARKOZY a "jeté lui-même sa vie privée en pâture" et que "c'est parce qu'il faisait tout pour nous entraîner dans son univers qu'il ne fallait pas s'y laissé conduire".
De deux choses l'une : ou bien ce SMS est authentique, et la moindre des réflexions morales devait interdire à celui qui en était le connaisseur, de le jeter en pâture (je retourne à monsieur DANIEL la formule) à l'opinion publique. Il fallait se demander ce que la diffusion de cette information pouvait apporter au débat politique, à la grandeur de notre pays, à la dignité de la fonction présidentielle ; ou bien il est faux, ce qui me semble l'évidence, et c'est encore plus condamnable sur le plan moral. C'est bien un charognard inélégant, un Jérôme KERVIEL de l'information, qui a cru se faire une réputation de fin journaliste, en faisant état de ce texte. Bien entendu, on ne saura jamais qui le lui a transmis : c'est, paraît-il, une règle absolue de la "déontologie" (? !!!) journalistique que de ne jamais donner le nom de sa ou de ses sources. Ainsi, les dites sources (un très beau mot pour désigner l'abjection) peuvent diffuser n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où. Le mal est fait et il est irréparable.
N'est-ce pas, monsieur de VILLEPIN ? Vous qui avez peut-être lancé l'affaire Clearstream pour abattre votre rival, et qui signez aujourd'hui avec monsieur BAYROU, plus je ne sais quel éléphant socialiste, plus monsieur DUPONT-AIGNANT (dont j'espérais mieux), et d'autres, un appel "à la vigilance républicaine" pour lutter contre les "dérives monarchiques" imputées au Président. (Si c'est le cas, vite, agissez, et destituez constitutionnellement le monarque abusif !)
Je voudrais en revenir aux faits : oui ou non, le Président demande-t-il aux médias de rapporter les faits et gestes de sa vie personnelle ? Oui ou non, démande-t-il à vérifier avant publication le contenu des informations qu'ils diffusent sur sa vie privée ? Oui ou non, convoque-t-il les journalistes à partager ses vacances, et à épier ses déplacements familiaux ou personnels ? Nul ne contraint les journalistes à obéir à ces supposées injonctions. Nul ne les contraint à publier des nouvelles banales qui concernent ces faits anodins. Alors de grâce, qu'ils ne mettent pas sur le dos d'un seul homme la responsabilité de leur nullité politique, de la vacuité de leur pensée, de l'ampleur de leur immoralité, et de l'alambiqûre de leur démarche.
Suggestion mitterando-socialiste : le Président SARKOZY devrait peut-être mettre sur écoutes téléphoniques ceux qui s'intéressent de trop près à sa vie privée. Ah mais !
PS : Je reviendrai plus tard sur l'affaire de NEUILLY qui effectivement est d'une autre gravité et suscite bien des interrogations.