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mardi 21 août 2018

Mardi 21 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quand les crétins confondent "culture" et civilisation, ou le triomphe du nihilisme.

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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Avec un jour d’avance, je reprends donc la publication de mes billets quotidiens ! Je vous demande de lire très attentivement les liens qui y sont joints. Ils éclairent en partie le propos du jour.
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LES IMBÉCILES VIRULENTS.
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"Et ce n’est pas fini. Il y a également cette catégorie spéciale d’imbéciles virulents qui, pour en terminer une bonne fois avec Dieu, parlent aujourd’hui de « guerre des dieux », et mélangent ainsi mon Dieu avec celui de l’adversaire ; ils racontent alors que l’écroulement des tours, le 11 septembre, a réveillé les « dieux monothéistes », lesquels à présent s’entretuent à travers la planète, accumulant des tas de morts et appelant chaque jour les hommes à plus de férocité sacrificielle au nom de la bonté divine.
Et il y a tant d’autres crétins encore.
Le nihilisme, le nihilisme nietzschéen, tout le monde peut le vérifier, est désormais tout entier du côté des athées et il les brûle. Il est le bouillon furieux dans lequel ils remuent. Leur haine de la vie, jusqu’à leur extraordinaire stupidité, les empêche de comprendre que les massacres actuels n’ont que les apparences des anciennes guerres de religion […].
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Dieu merci (Page 59).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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LÉO À LA RESCOUSSE.
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"[…] : le nihilisme est le rejet des principes de la civilisation en tant que tel. Un nihiliste est donc un homme qui connaît les principes de la civilisation, ne serait-ce que manière superficielle. Un homme simplement non-civilisé, un sauvage, n’est pas un nihiliste. […]. J’ai dit : la civilisation, je n’ai pas dit culture. Car j’ai remarqué que beaucoup de nihilistes sont de grands amoureux de la culture, en tant que distincte de la civilisation et opposée à la civilisation. Par ailleurs, le mot culture laisse dans l’indétermination ce qu’est la chose qu’il s’agit de cultiver (le sang, la terre ou l’esprit) tandis que le terme de civilisation désigne immédiatement le processus visant à faire de l’homme un citoyen et non pas un esclave ; un habitant de cités, et non pas un rustaud ; un être policé et non pas un voyou. Une communauté tribale peut bien avoir une culture, c’est-à-dire produire des hymnes, des chants, des ornements pour ses vêtements, pour ses armes, de la poterie, des danses, des contes de fées et que sais-je encore, et en jouir ; elle ne saurait cependant être civilisée. Je me demande si le fait que l’homme occidental a perdu beaucoup de sa fierté antérieure, la fierté tranquille et appropriée d’être civilisé, n’est pas au fondement du manque actuel de résistance au nihilisme."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004. (Page 54.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Dans la suite de l’extrait de notre cher Philippe MURAY, il y a une affirmation que je n’ai pas voulu vous donner toute crue : elle tient en peu de mots : les croyants n’ont plus la foi et leur violence est justifiée par la conscience de l’avoir perdue. Léo STRAUSS donne un éclairage supplémentaire : les amoureux de la culture que sont les journalistes des médias stipendiés, du journal L’aliénation (Libération), du Monde, des Inrockuptibles aiment la culture, idolâtrent le pauvre Olivier PY, sont des champions de l’avortement et de l’euthanasie, en haineux qu’ils sont de la vie sous toutes ses formes. Mais ils ne sont pas civilisés. Nous n’avons pas su résister au nihilisme…
Alors que doit faire le parieur bénédictin ? D’abord, il doit appeler un chat, un chat, c’est-à-dire appeler péché ce qui est péché. Il n’y a pas à transiger sur ce point ; il ne convient pas d’appeler bien ce qui est mal (c’est-à-dire privation de bien). Ensuite, il doit donner l’exemple, un exemple non ostentatoire ; il doit donc fermer sur lui la porte de sa chambre et se tourner vers son Créateur. Il doit créer des réseaux d’amitié, de fraternité, de communion de pensée, de prière. Il se moque de la publicité qu’on peut lui faire, et même il la repousse. Il vit dans la certitude que celui qui a la foi possède déjà ce qu’il espère, et il se moque complètement d’être fiché et d’avoir été immatriculé par un petit crétin belge et son désinfo-lab !
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ALORS LÀ, IL FAUT TOUT LIRE.
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Le lent suicide de l’Europe !

Ils confondent charité et idéologie.


Fausse nouvelle : France 2 présente des excuses en forme de justification.


Comment se débarrasser de Jupiter ? Est-il pervers ?



Par-ci par-là !


Oui, l’audace, c’est de dire non !


L’acte et l’intention.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)

La haine de la vie !

Tout finit par se savoir : une "chance pour la France" a bien égorgé le passager du bus !

Il était en situation irrégulière. Voilà ce que nous ne pouvons plus accepter. Il doit purger sa peine, d’abord, puis être renvoyé manu militari dans son cher pays d’origine.

D’où la bonne question de Philippe BILGER :


Et toujours les radars !



Les "chances pour la France", un article d'exportation.


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vendredi 11 octobre 2013

Effet papillon

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Tout semblait perdu. La France était battue, occupée par les Allemands, à terre. Il s'est alors levé des hommes qui ont décidé de lutter contre l'oppression, le déshonneur, la tyrannie et le crime. Les uns l'ont fait dans l'ombre ; d'autres, plus ouvertement et au péril sinon de leur vie, du moins de leur liberté. Voici un cours extrait d'une contribution publiée en 1941 par un prêtre très connu, le père SERTILLANGES :
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"Ce que je fais dans le secret, moi être minime et perdu dans la masse, je me figure que la masse n’en est pas affectée ; que cela demeure entre moi et moi ; que je l’ensevelirai, si je veux, dans le silence d’un passé aboli. Mais non ! Il n’y a pas de passé inerte. Le passé est une vie qui se poursuit dans le présent. Le passé est une lame dont le présent est la pointe, et la pointe actionnée par l’élan de ce qui fut pénètre dans l’avenir pour y déterminer ce qui sera.
                     "Chaque être, à chaque instant, pose un acte qui le sauve ou qui le perd. Ainsi chaque être, à chaque instant, pose un acte qui sauve ou qui perd son milieu, sa famille, son groupe professionnel, sa cité, la civilisation qui l’entoure, dans une mesure que nul ne peut préciser et qui inquiète d’autant mieux une conscience droite.
                     "Si quelque chose est certain aujourd’hui, c’est l’universelle solidarité des faits et des êtres en tout domaine et sous tous les rapports."
 
(R.P. SERTILLANGES. Voix françaises, 24 janvier 1941.)
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C'était, avant la lettre, reconnaître ce qu'est l'effet papillon ; tout le monde ou presque a entendu parler de manière imagée de cet effet. Il nous est dit que le battement d'une aile de papillon, au Brésil par exemple, peut déclencher une tempête sur les côtes africaines. Il en va de même des comportements humains et c'est la raison pour laquelle, en ces moments politiques très incertains, nous devons faire très attention aux conséquences de nos paroles et de nos actes. Car l'interdépendance des hommes, la solidarité qui existent entre eux du fait qu'ils sont des animaux sociaux, fait que je puis me perdre ou me sauver et avec moi des proches, des amis, des inconnus. Il fallait avoir du courage, en 1941, pour rappeler que ce qui se dit et se fait dans le secret des âmes a des conséquences incalculables dans la sphère publique. C'est le motif essentiel de ma propre résistance et de celle de nombre de mes compatriotes à des lois qui dénaturent l'homme, offense sa dignité, le marchandise, et ne le considère pas plus qu'une combinaison de molécules et d'atomes. Nous ne devons point traiter nos princes comme ils le font de nous. Ils ne sont point des combinaisons d'atomes et de molécules, mais des êtres humains, ni plus ni moins dignes que chacun d'entre eux. Cette similarité de conditions, nous devons la leur rappeler, mais nous devons aussi nous la rappeler.
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Second billet dans la journée.
 

mercredi 30 mai 2007

Jean-Jacques Rousseau et la civilisation

Jean-Jacques ROUSSEAU a fait à notre patrie plus de torts que le phylloxera, la peste, et la canicule réunis. Voici un petit texte qui vous démontrera la pertinence de ce jugement qui pourrait paraître partial.
"L'appel rousseauiste à la conscience reste vain, s'il n'est pas nourri d'une juste connaissance de l'animal rationnel. Le grand tort de Jean-Jacques ROUSSEAU n'aura-t-il pas été d'ailleurs de nier imperfection native et de vanter notre originelle solitude, éloignée de tous les artifices de la société ? Mais si, sans éducation et sans langage, nous aurions [...] été adéquats à notre essence, pourquoi chercherions-nous ailleurs qu'en nos pulsions animales la solution du problème et la fin de nos tourments d'être dénaturés ? Qu'il suffise de protéger notre progéniture des atteintes néfastes de la société et nous verrons s'épanouir, dans la société des hommes, les vertus naturelles voulues par la divine nature. Ce soupçon nourri contre la civilisation sera repris par FREUD dans son essai Malaise dans la civilisation, (même si par ailleurs Sigmund FREUD ne partage pas le même goût pour la vie sauvage puisque dans le même ouvrage, il affirme que l'homme sauvage est un monstre sadique) ; la société, en réprimant nos légitimes aspirations, trouverait dans notre frustration l'énergie de sa propre réalisation, et ne nous laisserait pour seule consolation que la religion, cette grande sublimation névrotique. Nous avons donc là, bien évidemment, une inversion complète du point de vue traditionnel, puisque le "sauvage" devient, chez Jean-Jacques ROUSSEAU, le modèle d'une harmonie perdue dans la perversion sociale : la civilisation serait donc l'humus originaire et nourricier de la barbarie. [...] Plus l'Etat, intimidé par intellectuels , répugne à user de son pouvoir répressif à l'encontre des méchants, plus leur nombre et leurs vices se renforcent. Mais les utopies sont des illusions difficiles à vaincre; et le secret de leur force, comme dirait FREUD, est la force des désirs qui les animent." (Référence en note [a].)
Voilà pourquoi après les incidents de la gare du Nord, il s'est trouvé tout un escadron de bobos branchés pour plaindre un resquilleur, en situation irrégulière dans notre pays, et condamné déjà pour une dizaine de délits ; ils ont accusé monsieur SARKOZY d'être responsable des incidents. Voilà pourquoi, il y a quelques jours des passagers, en partance pour le Mali, pris d'une sainte indignation, se sont opposés à l'expulsion d'un malien en situation irrégulière, lors d'un vol vers Bamako. Que ne lui ont-ils proposé un travail et un hébergement pérenne en métropole ?
On n'en finirait pas d'égrener la litanie des rébellions boboïques qui transforment les transgresseurs, les fauteurs de trouble, les resquilleurs, les profiteurs de tous poils, en VICTIMES DE LA SOCIETE. Je dis que le respect que l'on doit à tout être humain exige qu'on lui reconnaisse du libre arbitre et qu'on lui laisse la responsabilité de ses actes. Tout le reste n'est que littérature et violent mépris.
Autre chose, qui n'a rien voir. Mesdames Isabelle MANDREAU (Le Monde), Ilana MORYOUSSEF (France Info) et Françoise DEGOIS (France Inter) font à Daniel CARTON un procès, ainsi qu'à son éditeur, Albin Michel. Elles ne sont pas gentilles pour madame ROYAL, puisque la raison de leur plainte est que monsieur CARTON les décrit dans son livre "comme des groupies" de l'ex-candidate. Est-ce donc si infâmant que cela ? A moins que ce ne soit pour échapper à la critique du public, à laquelle mesdames SCHOENBERG, épouse de monsieur BORLOO, et DRUCKER, compagne de monsieur BAROIN, ainsi que monsieur Alain DUHAMEL n'ont pas été exposés, puisqu'ayant fait connaître leur choix, ou le laissant supposer, les unes et l'autre ont suspendu leur participation aux émissions télévisées ou radiophoniques le temps de la campagne. Comme quoi l'élégance du comportement n'est pas là où le politiquement correct essaye de nous le faire croire. Tout bien pesé, je crois que les plaignantes sont des groupies honteuses.
Je suis obligé de suspendre mes billets jusqu'au 8 juin inclus. Mais vous pouvez réagir. Vous le devez même.
Politis-philippe alias philippepoindron@hotmail.fr
[a]
Paul MIRAULT.
Civilisation et barbarie dans une perspective thomiste. (In Barbares et civilisés dans l'antiquité, Ouvrage collectif.) pp 187-214.
Cahiers Kubaba N° VII.
LHarmattan, Paris [,Budapest, Turin,] 2005.