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mercredi 5 octobre 2022

BILLET DU 05 OCTOBRE 2022. LE MONDIALISME EST IMMORAL...

 Cet extrait de l'ouvrage de Léo STRAUSS (né en 1899 et mort en 1973), Nihilisme et politique (Payot et Rivages, Paris, 2004) est époustouflant. En voici un petit extrait qui nous plonge au coeur même du problème politique européen actuel, un problème où l'Allemagne joue un rôle central.

"Quel est le mobile, dit Léo STRAUSS, qui sous-tend la mise en cause de l'esprit de l'Occident et en particulier de l'Occident anglo-saxon ?

"La réponse doit être la suivante : il s'agit d'une protestation morale. Cette protestation vient de la conviction que l'internationalisme inhérent à la civilisation moderne, ou plus précisément, que l'établissement d'une société parfaitement ouverte qui est, pour ainsi dire, le but de la société moderne et par conséquent toutes les aspirations liées à ce but sont inconciliables avec les exigences fondamentales de la vie morale. Cette protestation vient de la conviction que la racine de toute vie morale est essentiellement, et par conséquent éternellement, la société close ; de la conviction que la société ouverte est vouée, sinon à être immorale, du moins à être a-morale : le lieu où se retrouvent ceux qui cherchent le plaisir, le profit, un pouvoir irresponsable, où se retrouvent en fait toutes les irresponsabilités et l'absence de sérieux."

Et bien je crois que la protestation quasi-unanime du monde non occidental, et non anglo-saxon (voir l'actuelle Italie par exemple) trouve sa racine dans cette quasi certitude qu'il n'y saurait y avoir de monde juste dans une stricte neutralité axiologique (pas de règles morales en politique, rien que des intérêts et du droit positif qui assure à ceux qui l'édicte la permanence dans le pouvoir.) La mondialisation est immorale, l'amour de sa patrie est au contraire fondamentalement moral et repose sur des fondements moraux solides, et passablement transcendant. Merci à Léo STRAUSS. Il nous permet de comprendre (sans les excuser bien sûr) les arguments avancés par monsieur POUTINE pour conduire une guerre parfaitement injuste, elle-même fruit du mondialisme occidental.

mardi 25 juin 2019

Lundi 24 juin 2019. La "liberté" qui tue ou la perte des repères verticaux.


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LA LIBERTÉ QUI TUE !
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"Et au bout du compte, notre époque est si complètement libérée que tien ne semble plus tenu par rien — ni la nation, ni la vie publique, ni les familles, ni les personnes. D’où, d’un côté le désir ressurgissant de murs et de frontières, de protection, d’identité, de retour à, de repli sur soi, d’égotisme affranchi, d’exclusion et de pureté. Et de l’autre, l’importance accordée aux « valeurs », celles de la démocratie, de la république, de l’égalité, de l’entreprise, de l’école. Un nouveau puritanisme, vide de consistance mais d’autant plus virulent, se voue à policer la langue et à traquer de nouvelles déviances — homophobie, islamophobie, christianophobie — réduisant tout et chacun à des identités assignées. Quand le corps social part en lambeaux, les valeurs ressemblent à des sparadraps usagés posés sur une large cicatrice ; elles ne peuvent que recouvrir et infecter davantage une plaie purulente que l’on ferait mieux de laisser respirer.
"Les causes profondes de cette situation n’ont pas grand-chose à voir avec les débats politiques qui nous obsèdent, avec les vieilles querelles liturgiques, avec les cases et les oukases du prêt-à-classer. Ce n’est pas une question de « réacs » et de « progressistes ». C’est la sécularisation qui agit comme un rouleau compresseur, qui écrase tout, et pas seulement la religion, car plus rien de vertical ne tient. Et ce qui n’est pas aplati par la sécularisation est broyé par la marchandisation. L’horizon consumériste s’est substitué à l’horizon eschatologique. Effet dissolvant de la marchandisation, autonomie de l’individu, relativisme de la vérité, ventres locatifs, pères facultatifs, liquidité de la société… les facteurs de désaffiliation sont à la fois multiples, convergents et extérieurs à la sphère religieuse." [Texte intégral.]
In
Jean-Pierre DENIS.
Un catholique s’est échappé.
Les Éditions du Cerf, Paris, 2019.(Page 68.)
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CONTREPOINT DE LEO STRAUSS.
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"Pour certaines personnes, la vérité n’est rien de plus que le résultat d’un consensus. Or, de toute évidence, un consensus de ce genre doit se produire entre des gens qui sont vivants en même temps. De la sorte, la vérité qu’ils décideront devra être imposée aux générations futures. Bien sûr, lesdites générations seront à même de changer en constituant un nouveau consensus qui prendra de nouvelles décisions quant à la nature de la vérité. Mais il faudra bien le faire en se fondant sur la « vérité » d’une génération précédente qui sera présente en elle et les marquera, que les hommes vivant à une époque donnée en soient conscients ou non. Ainsi, cette démocratie absolue devra nécessairement dégénérer en une dictature totale du présent sur l’avenir, c’est-à-dire en une absence absolue de démocratie. Il faut qu’il y ait quelque chose comme une vérité objective, indépendante de notre volonté, que l’on puisse transmettre de génération en génération, si les générations futures ne doivent pas être abandonnées sans défense aux caprices de leurs ancêtres."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004. (Page220.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS ET ULTIME CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY..
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Jean-Pierre DENIS comme Léo STRAUSS soulignent la pauvreté dictatoriale d’une société sans repères verticaux, totalement marchandisée, financiarisée, sécularisée ; elle se rabat sur de pauvres « valeurs », définies en un moment donné par des comités Théodule qui s’adjugent le pouvoir de dire le bien et le mal, au gré de leurs préoccupations électorales. Et vogue la galère. Après nous, le déluge.
Il est tout de même frappant de voir comment des penseurs d’origine diverses pensent exactement de la même manière. Tenez, regardez, pour conclure, ce que dit Philippe MURAY :

"[…]. C’est l’apparition de nouvelles lois, de nouvelles régulations, de nouvelles normes plus étonnantes les unes que les autres et qui poussent à toute allure comme des plantes monstrueuses, comme une végétation des premiers âges. La liberté n’a pas duré longtemps, mais le nouveau régime de persécutions qui se met en place emploie encore le langage de la libération. Il ne l’emploiera pas longtemps d’ailleurs, juste le temps qu’il faudra pour être devenu irréversible. On reconstruit en toute hâte, avec des matériaux un peu frustes il faut le reconnaître, mais c’est parce qu’ils ont été redessinés et retravaillés sur logiciel, les échafauds, les gibets, les pals, les estrapades, les bûchers que l’on avait détruits pendant l’orgie, et personne n’a l’air de s’en étonner ou de s’en inquiéter. Les torturés, d’ailleurs, ne seront pas les mêmes qu’avant, alors tout va bien. Après l’orgie, ce qu’il y a de plus libéré ce sont les lois, c’est la loi du désir de loi, mais basé sur des valeurs que notre temps impose comme des évidences de toujours ou des lois d’essence alors qu’il ne s’agit, comme à chaque époque, que de préjugés. Les anciens régimes autoritaires mettaient au-dessus de tout la nation, la race ou le peuple ; les nouveaux propagandistes des nouveaux totalitarismes diffus, non dirigés, non conscients d’eux-mêmes, mais tout aussi totalitaires que les précédents, mettent en avant la parité, l’égalité égalitaire, la nécessité de conquérir tous les jours de nouveaux droits particuliers, et c’est tout cela dont l’ère de la liberté a accouché. Elle accouche tout simplement d’un nouveau désir de servitude."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition). (Page 84.)

Nous y sommes. Le régime de PONCEFRELU-PILATOQUET a atteint l'acmé de ce processus de décomposition. Certes, il peut garder le pouvoir, mais c'est un pouvoir en pleine décomposition.


jeudi 13 septembre 2018

Lundi 10 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Mondialisation et nihilisme sont les deux mamelles de la modernité


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LA LUMIÈRE OÙ EST NÉE ALBERT CAMUS.
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"Au plus noir de notre nihilisme, j’ai cherché seulement les raisons de dépasser ce nihilisme. Et non point d’ailleurs par vertu, ni par une rare élévation de l’âme, mais par fidélité instinctive à une lumière où je suis né et où, depuis des millénaires, les hommes ont appris à saluer la vie jusque dans la souffrance."
In
Albert CAMUS. L’été. Cité par Jean-Claude GUILLEBAUD en exergue du Chapitre 6 de son livre La foi qui reste. L’iconoclaste, Paris, 2017. (Page 131.)
Il est évident que CAMUS, athée d’une scrupuleuse honnêteté ne fait pas allusion à la lumière du Christ, mais à la lumière de la Grèce, comme le dit si bien l’article dont je donne ci-dessus le lien.
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CONTREPOINT DE LÉO STRAUSS : INCOMPATIBILITÉ TOTALE DE LA VIE MORALE ET D’UNE SOCIÉTÉ COMPLÈTEMENT OUVERTE.
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"Quel est le mobile qui sous-tend la mise en cause de la civilisation moderne, de l’esprit de l’Occident et en particulier de l’Occident anglo-saxon ?
"La réponse doit être la suivante : il s’agit là d’une protestation morale. Cette protestation vient de la conviction que l’internationalisme inhérent à la civilisation moderne, ou plus précisément, que l’établissement d’une société parfaitement ouverte qui est, pour ainsi dire, le but de la société moderne et par conséquent toutes les aspirations liées à ce but sont inconciliables avec les exigences fondamentales de la vie morale. Cette protestation vient de la conviction que la racine de toute vie morale est essentiellement, et par conséquent éternellement, la société close ; de la conviction que la société ouverte est vouée, sinon à être immorale, du moins à être a-morale : le lieu où se retrouvent ceux qui recherchent le plaisir, le profit, un pouvoir irresponsable, où se retrouvent en fait toutes les irresponsabilités et l’absence de sérieux
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004.(Page 36.)
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COMMENTAIRES.
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Ces deux citations sont en cohérence parfaite. CAMUS est un écrivain fondamentalement moral, et il n’hésite pas à se situer dans la grande et belle lumière de la Grèce antique, de qui nous sommes tellement redevables. Et STRAUSS nous dit, avec une forcer admirable, qu’un internationalisme total est fondamentalement a-moral. La véritable raison de la contestation du mondialisme, de l’ouverture inconsidérée des frontières à toutes les misères du monde, conduit nécessairement à une civilisation nihiliste. La véritable et profonde raison de mon opposition fondamentale à ce monde macronisé, junckerisée, mondialisé est une protestation morale.
Ce constat mériterait un long développement, par exemple sur le nécessaire discernement dans l’accueil des migrants, une plus grande fermeté vis-à-vis des quelques profiteurs du système social français, la volonté absolue de ne pas confier à des mains privées, nécessairement intéressées par le profit, ce qui relève de l’intérêt national (par exemple la vente éhontée d’Alstom à des intérêts américains ou la concession de l’aéroport de Toulouse à des intérêts chinois, ou la vente de l’hôtel de la marine au Qatar).
Il est normal d’aimer sa patrie, et il n’y a de patrie que si elle a des limites, et donc demeure dans une certaine mesure une société close, qui défend sa culture, sa langue, ses traditions et son capital social.
C’est cela qui est en jeu dans les prochaines élections européennes. Personnellement, je ne donnerai JAMAIS ma voix à un parti qui veut plus d’Europe, si l’Europe reste un grand machin, sans limites, sans âme, sans culture assumée, sans histoire partagée. Qu’on se le dise et qu’on fasse de même. Et zut pour ceux qui veulent tuer la langue française en vulgarisant la langue des marchands, l'anglais.
Les moines bénédictins ont parfaitement compris qu'ils ne pouvaient transiger avec le monde, avec le Prince de ce monde, avec cette confusion des idées, des valeurs, et des projets : c'est la raison de l'existence des cloîtres, c'est-à-dire de limites, autant physiques que symboliques. Elles ne les ont pas empêchés de diffuser dans le Peuple les plus hauts enseignements du Maître, la culture reçue et à transmettre, passée au filtre de la prière et du goût.


mardi 21 août 2018

Mardi 21 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Quand les crétins confondent "culture" et civilisation, ou le triomphe du nihilisme.

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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Avec un jour d’avance, je reprends donc la publication de mes billets quotidiens ! Je vous demande de lire très attentivement les liens qui y sont joints. Ils éclairent en partie le propos du jour.
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LES IMBÉCILES VIRULENTS.
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"Et ce n’est pas fini. Il y a également cette catégorie spéciale d’imbéciles virulents qui, pour en terminer une bonne fois avec Dieu, parlent aujourd’hui de « guerre des dieux », et mélangent ainsi mon Dieu avec celui de l’adversaire ; ils racontent alors que l’écroulement des tours, le 11 septembre, a réveillé les « dieux monothéistes », lesquels à présent s’entretuent à travers la planète, accumulant des tas de morts et appelant chaque jour les hommes à plus de férocité sacrificielle au nom de la bonté divine.
Et il y a tant d’autres crétins encore.
Le nihilisme, le nihilisme nietzschéen, tout le monde peut le vérifier, est désormais tout entier du côté des athées et il les brûle. Il est le bouillon furieux dans lequel ils remuent. Leur haine de la vie, jusqu’à leur extraordinaire stupidité, les empêche de comprendre que les massacres actuels n’ont que les apparences des anciennes guerres de religion […].
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Dieu merci (Page 59).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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LÉO À LA RESCOUSSE.
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"[…] : le nihilisme est le rejet des principes de la civilisation en tant que tel. Un nihiliste est donc un homme qui connaît les principes de la civilisation, ne serait-ce que manière superficielle. Un homme simplement non-civilisé, un sauvage, n’est pas un nihiliste. […]. J’ai dit : la civilisation, je n’ai pas dit culture. Car j’ai remarqué que beaucoup de nihilistes sont de grands amoureux de la culture, en tant que distincte de la civilisation et opposée à la civilisation. Par ailleurs, le mot culture laisse dans l’indétermination ce qu’est la chose qu’il s’agit de cultiver (le sang, la terre ou l’esprit) tandis que le terme de civilisation désigne immédiatement le processus visant à faire de l’homme un citoyen et non pas un esclave ; un habitant de cités, et non pas un rustaud ; un être policé et non pas un voyou. Une communauté tribale peut bien avoir une culture, c’est-à-dire produire des hymnes, des chants, des ornements pour ses vêtements, pour ses armes, de la poterie, des danses, des contes de fées et que sais-je encore, et en jouir ; elle ne saurait cependant être civilisée. Je me demande si le fait que l’homme occidental a perdu beaucoup de sa fierté antérieure, la fierté tranquille et appropriée d’être civilisé, n’est pas au fondement du manque actuel de résistance au nihilisme."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004. (Page 54.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Dans la suite de l’extrait de notre cher Philippe MURAY, il y a une affirmation que je n’ai pas voulu vous donner toute crue : elle tient en peu de mots : les croyants n’ont plus la foi et leur violence est justifiée par la conscience de l’avoir perdue. Léo STRAUSS donne un éclairage supplémentaire : les amoureux de la culture que sont les journalistes des médias stipendiés, du journal L’aliénation (Libération), du Monde, des Inrockuptibles aiment la culture, idolâtrent le pauvre Olivier PY, sont des champions de l’avortement et de l’euthanasie, en haineux qu’ils sont de la vie sous toutes ses formes. Mais ils ne sont pas civilisés. Nous n’avons pas su résister au nihilisme…
Alors que doit faire le parieur bénédictin ? D’abord, il doit appeler un chat, un chat, c’est-à-dire appeler péché ce qui est péché. Il n’y a pas à transiger sur ce point ; il ne convient pas d’appeler bien ce qui est mal (c’est-à-dire privation de bien). Ensuite, il doit donner l’exemple, un exemple non ostentatoire ; il doit donc fermer sur lui la porte de sa chambre et se tourner vers son Créateur. Il doit créer des réseaux d’amitié, de fraternité, de communion de pensée, de prière. Il se moque de la publicité qu’on peut lui faire, et même il la repousse. Il vit dans la certitude que celui qui a la foi possède déjà ce qu’il espère, et il se moque complètement d’être fiché et d’avoir été immatriculé par un petit crétin belge et son désinfo-lab !
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ALORS LÀ, IL FAUT TOUT LIRE.
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Le lent suicide de l’Europe !

Ils confondent charité et idéologie.


Fausse nouvelle : France 2 présente des excuses en forme de justification.


Comment se débarrasser de Jupiter ? Est-il pervers ?



Par-ci par-là !


Oui, l’audace, c’est de dire non !


L’acte et l’intention.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)

La haine de la vie !

Tout finit par se savoir : une "chance pour la France" a bien égorgé le passager du bus !

Il était en situation irrégulière. Voilà ce que nous ne pouvons plus accepter. Il doit purger sa peine, d’abord, puis être renvoyé manu militari dans son cher pays d’origine.

D’où la bonne question de Philippe BILGER :


Et toujours les radars !



Les "chances pour la France", un article d'exportation.


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dimanche 29 juillet 2018

Dimanche 29 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Bien commun n'est pas bien particulier !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ETAT MODERNE. CE QU’EN DISENT ABENSOUR ET GAUCHET.
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"[…]. Car l’État moderne, c’est l’État de l’idéologie, au sens vrai du terme, c’est-à-dire d’une explication de la société tout aussi imaginaire que l’explication religieuse, mais à la différence de celle-ci rendant compte de la société à partir d’elle-même. Avec l’idéologie, la raison de ce qui constitue notre monde commun, n’est plus à chercher qu’ici. Les causes du social sont toutes ramenées dans le social. L’État moderne, c’est l’État qui se libère de toute garantie extra-sociale et libère la société de toute justification extérieure. C’est en ce sens l’État de la toute-puissance, l’État qui peut s’assigner pour tâche la prise en charge d’une totalité sociale qui n’est plus que pour lui, qui ne dépend plus que de lui. L’État qui prétend ressaisir la société dans son ensemble, l’État tout-présent dans la société. L’État transformateur par excellence, l’État producteur de la société, et dans son expression dernière : l’État révolutionnaire."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot N°134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002.
Chapitre Présentation de l’ouvrage par Miguel ABENSOUR et Marcel GAUCHET, page 7.
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2. CONTREPOINT DE LÉO STRAUSS.
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"Quel est le mobile qui sous-tend la mise en cause de la civilisation moderne, de l’esprit de l’Occident et en particulier de l’Occident anglo-saxon ?
"La réponse doit être la suivante : il s’agit là d’une protestation morale. Cette protestation vient de la conviction que l’internationalisme inhérent à la civilisation moderne, ou plus précisément, que l’établissement d’une société parfaitement ouverte qui est, pour ainsi dire, le but de la société moderne et par conséquent toutes les aspirations liées à ce but sont inconciliables avec les exigences fondamentales de la vie morale. Cette protestation vient de la conviction que la racine de toute vie morale est essentiellement, et par conséquent éternellement, la société close ; de la conviction que la société ouverte est vouée, sinon à être immorale, du moins à être a-morale : le lieu où se retrouvent ceux qui recherchent le plaisir, le profit, un pouvoir irresponsable, où se retrouvent en fait toutes les irresponsabilités et l’absence de sérieux."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004. (Page 36.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il me semble que le texte de Léo STRAUSS illustre parfaitement l’état politique du monde, et en particulier, l’état politique de notre patrie : recherche du plaisir, du profit, irresponsabilité du pouvoir, toutes les irresponsabilités et une ABSENCE DE SÉRIEUX. Monsieur BAYROU, surnommé « manche à air », a beau crier sur les toits que l’affaire BENALLA est instrumentalisée, il n’en demeure pas moins qu’elle illustre parfaitement l’analyse de STRAUSS.
Quant à l’attitude de JUPITER et de sa conception de l'État, elle est bien celle que décrivent ABENSOUR et GAUCHET : l’État dans lequel nous avons le malheur ontologique de vivre est l’État de la toute-puissance, et c’est bien cet état de la toute-puissance qu’incarne monsieur MACRON. Lui imputer la responsabilité de la chose n’est pas entièrement juste. Il n’a fait que porter à son niveau d’incandescence suprême, l’a-moralité de ce monde prétendu « ouvert », transparent, mondialisé.
L’homme du pari bénédictin croit au bien commun. Il accepte au nom de ce bien de faire les sacrifices matériels nécessaires pour assurer l’advenue de ce denier. Mais seulement l'advenue du bien commun, lequel ne se confond pas avec l'intérêt d'un clan.
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LIENS ILLUSTRATIFS ET COMMENTATIFS DE L’ACTUALITÉ.
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Mentez ! Mentez ! il en restera quelque chose. Est-ce bien vrai ?


La triple faute du Président ?


Mgr TURINI défend l’installation des croix contre les laïconnards de PERPIGNAN.



Le journal Marianne, marraine des Laïconnards ou bien de France Propaganda LGBT ?

On s’y perd dans le maquis des imbéciles.


Ora et Labora ou le succès des établissements hors contrat.


Une famille chrétienne.


Chronique des cinglés.


Et toujours les laïconnards, défenseurs acharnés de l’intolérance et de la liberté d’expression à sens unique.