Affichage des articles dont le libellé est Double nationalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Double nationalité. Afficher tous les articles

lundi 18 juillet 2011

Pour qui se prend-elle ?

-
Fassent les Cieux que nous ne l'ayons jamais comme Président de la République ! Madame AUBRY vient de tenir des propos qui ressemblent bien à ceux d'un censeur des moeurs (politiques, cela va sans dire). Si elle avait été le Premier Magistrat de notre Pays, elle aurait exigé la démission de monsieur FILLON, le Premier Ministre. Venant de la part d'un responsable qui avait passé un accord avec monsieur STRAUSS-KAHN, la chose ferait rire, si elle ne révélait un trait de caractère extrêmement dangereux pour la démocratie : celui d'un dictateur au petit pied.
-
J'ai eu l'occasion de dire hier que je trouvais peu élégants les jugements de monsieur FILLON sur madame Eva JOLY, une inélégance qui tient du reste plus à la forme qu'au fond. Et je vous renvoie à mon billet d'hier pour justifier ce bémol apparemment tardif. Mais rien ne motive, for la haine de l'adversaire, l'exclusion symbolique de monsieur FILLON du champ politique, par cette dame AUBRY dont j'exigerais, moi, la démission de Premier Secrétaire si j'étais membre du Bureau National du PS. Pour qui se prend-elle ? Est-elle oui ou non pour la suppression du défilé ? Monsieur FILLON est pour son maintien. Il le dit, et attaque au passage la candidate qui désire sa disparition. Mais que dit madame AUBRY là-dessus ? Nous ne le savons pas, en tout cas les médias n'ont pas relayé franchement cette opinion, bien que nombre d'éléphants, éléphanteaux et éléphanticules aient bari haut et fort qu'ils étaient pour son maintien. Et à comment justifie-t-elle l'opinion de madame JOLY, madame AUBRY ?
-
Nous sommes là  dans le pur domaine de l'idéologie. Il est dit dans le système de pensée socialiste qu'il faut être internationaliste. Monsieur FILLON ne pense pas ainsi. Il n'est donc pas socialiste (on s'en doutait un peu), donc il doit démissionner. C'est aussi simple que ça. Un tel raisonnement est d'une rare imbécillité. Je maintiens qu'il faut poser à madame JOLY les quelques questions relatives à l'exercice de ses droits de citoyen norvégien. Si elle les a exercés (ce qui n'est pas illégitime en soi), alors il est possible de conclure qu'elle a une double attache et qu'il peut y avoir des conflits d'intérêt entre ces deux amours (notamment à propos du pétrole, sur quoi le peuple norvégien dont le pays regorge, s'est fondé pour rejeter l'entrée dans l'Union Européenne). On pourrait cependant imaginer ou rêver que madame JOLY, si elle était élue, négocie très improbablement un accord privilégié avec la Norvège, un accord qui donnerait à la France un accès sécurisé et bon marché à l'or noir. Serait-elle prête à le faire ? Voilà un bon usage potentiel d'une double nationalité, non ?
-
Madame AUBRY, qui n'est décidément pas en veine d'imbécillité (au sens de BERNANOS), déclare à AVIGNON qu'il faut augmenter (et qu'elle augmenterait, grâce à l'argent récupéré "sur les riches") le budget de la culture de 30 à 50%, rien que ça, ce qui est une manière de s'attacher davantage un monde (officiel et médiatique) qui lui est tout acquis. Dégoûté des errements, des horreurs, des enfantillages de "l'Art Contemporain", une partie des gens de goût a déserté le champ de la Culture et l'a abandonné à des faiseurs ou des rapins : ça nous donne le Piss Christ et autres BOLTANSKY, ou encore des tableaux entièrement blancs, ou orange ou noirs que l'on proclame chefs-d'oeuvre, tandis que d'authentiques artistes, explorateurs de nouvelles formes ou de nouvelles matières, crèvent de faim dans leur sous-pentes, faute d'entrée dans le petit monde des cultureux de gauche.
-
Manuel VALLS, lui, décidément plus intelligent et plus au fait de la réalité, a tout simplement déclaré que l'augmentation insensé de ce budget est impossible. Bonjour les étripages à venir au PS. Je reviens donc à ma question : Pour qui madame AUBRY se prend-elle ?

dimanche 1 mai 2011

Le scarabée bousier

-

Lorsque j'étais enfant, ma grand-mère, femme fort belle et vive, aimait à m'offrir les livres de Jacques-Henri FABRE, un entomologiste bien connu pour avoir minutieusement décrit le comportement de divers insectes : je me souviens du fourmilion, de la mante religieuse aux terrifiants exploits, et surtout du scarabée bousier. J'étais fasciné par les activités très curieuses de cette bestiole qui passait son temps à faire de petites boules avec les excréments des bovins, les traînait sur des mètres avant de les stocker en des endroits connus d'elle seule, d'où elle les sortirait le moment venu.

-

Monsieur Edwy PLESNEL est le scarabée bousier du journalisme. Son activité principale consiste à chercher dans l'actualité les faits scandaleux ou estimés scandaleux par lui, à en faire de petites boules, entendez par là à leur donner une forme qui leur permet d'être traînées dans les couloirs des rédactions quand il lui faut trouver pitance.

-

Le dernier en date de ses éclats est un chef d'oeuvre de mensonge. Pour avoir réfléchi sur la nécessité de limiter l'accès de jeunes gens talentueux, originaires de divers pays africains ET BINATIONAUX aux Centres de Formation, divers responsables du monde footballistique se sont vus sanctionner par le ministre des sports. Avant de commenter plus avant cette décision qui me semble être un pur scandale, il convient de rappeler une statistique : sur 30 jeunes africains et maghrébins binationaux admis dans ces centres de formation en raison de leurs talents prometteurs, quatre seulement ont accepté de jouer dans l'équipe de France ; les 26 autres ont joué dans les équipes nationales de leur pays d'origine (chiffre donné au journal télévisé hier soir). Je suppose que nombre d'entre eux exercent leur métier de footballeur en France, et au nom de leur nationalité française, bénéficient de toutes les prérogatives attachées à cette qualité, ce qui ne me choque pas d'ailleurs. Mais on a le droit de se demander s'il est juste de ne pas limiter cet accès au risque d'éliminer d'autres jeunes qui eux ne sont que Français.

-

Il ne s'agit donc pas de racisme mais de bon sens. Ce n'est pas la couleur de peau qui est en cause, c'est l'option quasi systématique que les joueurs formés sur notre sol font pour un autre pays que leur patrie d'adoption quand il s'agit de matchs critiques. Allez faire comprendre cela aux imbéciles ! Tâche extrêmement difficile auquel les hommes politiques n'ont pas le courage de s'attaquer. Faut-il rappeler qu'il est impossible de servir deux maîtres ? Je n'aime pas instrumentaliser la parole de Jésus, mais dans le cas présent, il y a tout lieu de penser que ces jeunes gens aux dons prometteurs cherchent leur intérêt d'une part et reconnaissent dans leur choix leurs véritables racines de l'autre. C'est cela qui est en cause et rien d'autre. Ils servent bien deux maîtres et pour leur seul profit.

-

Le Français ordinaire, le Français de la campagne, en a par-dessus le képi de ces palinodies et de ce qu'il ressent comme des attaques à ce qu'il a de plus cher, le sol de sa patrie. On voudrait le jeter dans les bras du FN, on ne ferait pas autrement. Toute personne jouissant de la nationalité française est un compatriote qu'il soit jaune, noir ou blanc. Que cela soit bien entendu et clair. Mais qu'il le manifeste et qu'il ne crache pas dans la soupe quand ça lui convient. Pour moi, c'est clair, il ne devrait pas être possible d'avoir une double nationalité.

-

La scarabée bousier du journalisme est passé par là . Il a fait son travail mais bien mal : car au lieu d'épurer le paysage politique des excréments qui l'encombrent, il ne fait que les étaler, sans profit pour personne. Monsieur PLESNEL ne sert pas la vérité. Monsieur PLESNEL ne sert pas son pays. Il aurait pu le faire s'il avait posé la bonne question : peut-on accepter dans les centres de formation de jeunes footballeurs, 50, 60, 70 % de jeunes binationaux sans qu'il en résulte quelques dommages pour les performances sportives de notre pays ? Il se peut que l'on puisse, mais il se peut aussi que non, et c'est de cela qu'il faut discuter.