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samedi 20 juillet 2019

Samedi 20 juillet 2019. Mes chroniques : ils sont grands parce que nous sommes à genoux !

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CHRONIQUE DE PONCEFRELU-
PILATOQUET.
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Histoire de la grenouille et du bœuf, ou histoire du despote aux petits pieds ?


Il est toujours là !


Lire cet article et le commentaire d’un auteur américain.

Ils peuvent, il peut nous empêcher de parler ; ils ne nous empêcherons pas, il ne nous empêchera pas de dire ce que nous pensons. J’ajoute que si les choses continuent ainsi, il faudra avoir recours à des techniques à cryptage multiple, type VPN, qui rend pratiquement impossible la détection rapide des auteurs de messages et l'analyse de leur contenu. Le système est largement utilisé en Chine actuelle, semble-t-il.

Et cet autre, sur la loi dite Avia.

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CHRONIQUE DES CÉRÉBROLÉSÉS.
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Cette histoire explique les raisons scientifiques qu’il y avait de s’opposer à l’euthanasie de Vincent.


Neutres les journalistes ? Tu parles !

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CHRONIQUE DE LA PMA.
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Ils demanderont des comptes, n’en déplaise à Axel KAHN.


Et il y aura de la résistance.

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CHRONIQUE DE LA FOLIE FRANÇAISE.
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Le médicament coûte cher. La sécu ne veut pas le rembourser…

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CHRONIQUE DU GANDIN.
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Ils ont préféré le gandin à un homme remarquable.

GRIVEAUX a traité ses compétiteurs d’abrutis. Bien entendu, et conformément à une loi que j’ai pu vérifier tout au long de ma carrière universitaire, la foule préfère le médiocre à l’homme brillant. Donc la commission chargée de départager les candidats LREM (!) pour les prochaines élections municipales parisiennes ont préféré le médiocre à l’homme brillant, Cédric VILLANI. GRIVEAUX est à mes yeux le prototype de l’opportuniste arrogant, inculte et dépourvu de tout intérêt pour tout ce qui ne concerne pas sa petite personne. Eh bien si j’étais parisien, au second tour, je voterais de préférence pour notre-drame de Paris, alias Anne HIDALGO qui, elle, n’a jamais caché ses idées.
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CHRONIQUE DU MOUSTACHU.
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Affaire à suivre…

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CHRONIQUE DE LA SERVITUDE
 VOLONTAIRE.
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Je partage l’avis de nombreux compatriotes.



Si les Algériens vivant en France n’aiment pas la France et les Français, qu’ils rentrent chez eux et nous laissent en paix. Si les Français d'origine algérienne pensent la même chose (heureusement, il y en a beaucoup qui ne partagent pas cette haine), qu'ils retournent au pays de leurs origines. Nombre de concitoyens de confessions juive ont ainsi rejoint Israël. 
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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Et pourquoi pas 5 ou 6 ou 7 parents, hein ?



Ni Dieu, ni maître : la République pure et dure, au-dessus de tout, y compris de la loi divine.

Je reprendrai ce que disent les Actes des Apôtres (4, 17b-20) : "Défendons-leur donc donc, sous peine de sanctions de parler désormais à qui que ce soit au nom de Jésus. Là-dessus, ils [les membres su Sanhédrin] les firent rappeler et leur interdirent formellement de parler ou d'enseigner au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean leur répondirent : Jugez-en vous-même: est-il juste devant Dieu de vous obéir, plutôt qu'à Dieu ? Quant à nous, nous ne pouvons pas garder le silence sur ce que nous avons vu et entendu."
Voilà pourquoi je continuerai de dire ce que m'inspire la parole de Jésus. J'ajoute, et c'est là ce qui est le plus extraordinaire, que je ne l'ai jamais vue contredire les découvertes scientifiques, lesquelles corroborent absolument tout ce que le Rabbi a enseigné sur l'homme. L'homme a un père et une mère ; il les doit honorer, mais il doit les quitter pour à son tour fonder une famille. La sexualité a une double finalité de plaisir et de fécondité : elle est bonne tant qu'elle ne va pas à l'encontre de ce qui fait sa beauté : le don de soi, l'ouverture à la vie. Tout le reste est de la littérature qui permet de racoler les voix nécessaires pour se faire élire, les voix de ceux qui (et il ne s'agit pas de les juger ni de les condamner) se privent d'un grand bien, inscrit cependant dans leur corps.

On se pince le bras pour y croire… 


mercredi 17 juillet 2019

Mercredi 17 juillet 2019. Du doigt, il écrivait sur le sol...


Méditation personnelle sur les affaires qui secouent le petit monde des médias.

"Il faisait encore frais, et par-dessus le mont des Oliviers, le soleil ne dardait que de timides rayons. Il y avait foule pourtant près de cette colonnade, non loin de laquelle se tenait le Maître. Il enseignait et l’on buvait ses paroles avec avidité. D’où Il était, Il pouvait voir derrière l’angle nord-ouest du Temple, la forteresse Antonia, et il entendait les cris lointains que les soldats romains se renvoyaient l’un à l’autre pour marquer la relève.
Il pouvait voir aussi, sur sa droite, la vallée du Cédron qui le séparait du jardin qui serait celui de son agonie.
Soudain, un grand bruit, des huées, des rugissements et une petite troupe qui retient avec dégoût, en la touchant à peine, mais suffisamment fermement pour qu'elle ne s'échappe point, une femme à peine couverte d’un voile pour cacher sa nudité ; on venait de la surprendre en train de faire l’amour avec un homme qui n’était pas son mari.
"Nous savons que tu es un homme juste, Rabbi. Notre loi nous ordonne de lapider ces femmes-là. Et toi que dis-tu ?" Le piège, pensent-ils, ces hypocrites, ces redresseurs de tort. S’il dit qu’il faut la tuer, alors son message d’amour, ses disciples peuvent se le mettre quelque part, si je puis me permettre cette expression triviale. S’il dit qu’il ne faut pas la tuer, alors c’est un mauvais juif, il viole les préceptes de la loi, et on lui fera la peau.
Alors Lui, de se taire, tout en écrivant sur le sol. Ils insistent, ces salopards, si je puis, là encore, utiliser une expression triviale. Et dans sa souveraine intelligence, Il leur répond : "Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre !"
Et ils s’en vont, les uns après les autres, en commençant (humour suprême de l’Évangile) PAR LES PLUS ÂGÉS. Et la femme reste seule devant Lui. "Personne ne t’a condamnée" lui demande le Juste, le seul qui aurait pu lui jeter cette première pierre ? "Personne, Seigneur", répond-elle en tremblant, tout en serrant sur son torse le voile léger qui protège son intimité. Et avec une douceur, celle du Salut donné aux hommes, Jésus lui dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et ne pèche plus."
Edwy PLENEL qui venait de livrer monsieur de RUGY à la pâture des vautours médiatiques, s’en alla alors tout triste, car il avait de grands biens et il n’entendait pas les abandonner. Il était resté caché derrière un muret, près de ce que l’on appelle aujourd’hui l’arche de WILSON ; il avait tout entendu, mais il n’avait pas écouté, et il ne semble pas qu’il se soit posé la question de la blancheur de ses intentions ou de sa conduite quand il rejoignit les locaux de Médiapart.

En résumé, il a refait  le coup que d'autres avant lui avaient fait à François FILLON. Je n'aime pas ce régime, ce n'est pas un mystère pour mes lecteurs, mais je trouve ignoble ces procédés de délation ménagée, distillée, quintessenciée, qui ne vise qu'à la destruction d'un homme et nullement au bien commun. Qui se soucie du bien commun de nos jours ? Il est clair que je n'approuve pas telle ou telle façon de faire de monsieur de RUGY. Mais pour les condamner, il faudrait déjà qu'on n'y eût jamais eu recours.

Je précise enfin que les voltes-faces de monsieur de RUGY en matière politique ne sont guère reluisantes, mais il n'est pas le seul à ne pas reluire en ces matières...



samedi 18 novembre 2017

18 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le silence peut être homicide

Au risque de vous lasser, je poursuis avec la lecture de quelques passages essentiels de l’œuvre de Léon BLOY.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le lieu commun du « silence éloquent », par exemple, n’est pas une sottise, et le « silence des passions » est plus à craindre que la pire loquacité. La « conspiration du silence », autre lieu commun, n’a rien de chevaleresque, sans doute, mais elle est indiscutablement efficace pour tuer un homme supérieur qu’il est impossible de déshonorer. C’est le désert de la steppe immense autour du conquérant forcé de mourir d’inanition. C’est la solitude infinie de Dieu lui-même dont nul ne parle et ne veut entendre parler."
In
Léon BLOY
Histoires désobligeantes. Le temps retrouvé. Édition présentée et annotée par Sandrine FILLIPETTI.
Mercure de France, Paris, 2017. (Préface à l’édition de 1917, page 23.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le silence en effet est l’arme bien connue des lâches qui sont aussi des puissants parce qu’ils ont le pouvoir financier, politique ou médiatique. On parle fort peu des femmes et des hommes qui dénoncent sans relâche les méfaits du salafisme et l’attitude arrogante de ceux des musulmans qui prétendent nous imposer leurs vues, leurs mœurs et leurs croyances (je ne dis pas « foi » ; je dis à dessein croyance). Qui parle de Malika SOREL ? Qui de Karim OUCHIKH ? de Camel BECHIKH ? Qui parle de ces intellectuels arabes qui dénoncent les dérives de l’islam (en fait, et j’y reviendrai, ce ne sont pas des dérives, mais l’application stricte des injonctions du Coran) ?
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants parlent peu de la peur que de nombreux musulmans modérés, menacés dans leur vie ou dans leur famille, éprouvent quand il s’agit de donner leur opinion.
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants passent sous silence l’existence de ces zones de non droit, dominées par des mafias qui se disent musulmanes mais sont en fait des agrégats de délinquants.
Oui, les lâches qui sont aussi les puissants passent sous silence leur complaisance pour l’islam radical. L’ignoble Edwy PLENEL est l’illustration de cette complicité qui fait des journalistes de Charlie Hebdo des cibles toute désignées pour les fanatiques. Je ne cache pas que je n’aime guère Charlie Hebdo, mais enfin ses journalistes ne se lovent pas complaisamment dans les sofas du conformisme.
En somme, la lâcheté et la puissance vont de pair, car quand on est puissant on tient à le rester ; on a tout à perdre quand on dit la vérité.
Ces lâches ne méritent que le mépris, et au fond du sac du mépris, je mettrai sans aucun doute monsieur PLENEL.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Des intrus à chasser à coups de pieds au derrière.

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Conséquence de l’inconséquence !

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Jupiter ! Jupiter ! Tu ne veux donc pas entendre les questions des suppliants ?

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Inscrivez-vous !


Et souvenez-vous que cette date est éminemment symbolique, puisque c’est l’anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI.
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Voilà un homme dont on ne parle pas ou dont on parle pour se moquer.


J’enrage de voir la mine rubiconde, épanouie de bouffissure arrogante, dégoulinante de mépris des journalistes qui se moquent de Philippe de VILLIERS. Il se trouve que le réel, ce qui nous résiste, est l’obstacle sur lequel vient buter leur imbécillité. Du coup, ça me remet un peu de baume au cœur, et je n'enrage plus : je me gausse de voir leur déconfiture !
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Et cette jolie publicité qu’Elvire DEBORD fait pour une boutique qui fleure bon les temps anciens.


dimanche 19 février 2017

19 février 2017. Nouvelles de la Résistance. L'Eve antique a croqué la pomme, l'Eve moderne croque le pognon

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Eh oui ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Edwy Plenel trouve « détestable et calomnieux » qu’on dénonce l’emploi fictif de sa fille Eve (elle a été pistonnée par son père à un emploi à mi-temps, payé 3 000 euros par mois à la mairie de Paris alors qu’elle vit à Berlin !), mais il trouve parfaitement normal qu’on accuse d’emplois fictifs les enfants de François Fillon…
Depuis quelques jours, une info circule sur Twitter :
« Eve Plenel, fille du patron de Médiapart, 3.000 € par mois pour un emploi à mi-temps à la mairie de Paris en vivant à … Berlin ! »
Nous avons attendu confirmation, car nous pensions Plenel au-dessus de tous soupçons, lui qui dénonce les magouilles et la corruption à tour de bras. Il est finalement aussi corrompu que ceux qu’il attaque, rien de très original en fait pour un trotskiste, mais se croit à l’abri par la complicité des journalistes qui évidemment ne s’attaqueront jamais à lui.
La source qui dénonce l’emploi fictif ? Libération du 23 juin 2016 ! Dur de les accuser d’être d’extrême droite !
Vous aurez accès à l’article de libération en cliquant en vous rendant à ce lien. Vous sourirez au passage de l'encens qu'offre à cette Eve nouvelle manière le cireur de pompe de Libération.



Par la faute de l'Eve antique qui a croqué la pomme, la mort est rentrée dans le monde ; par le télétravail qui a permis l'Eve contemporaine et berlinoise de croquer le pognon, la mort est censée en sortir, enfin sortir de PARIS. Edwy se permet de donner des conseils, de distribuer des bons et des mauvais points, surtout à ceux qu'i excre. Et si nous avions la même mentalité que lui et prétendions que madame HIGALGO peut , avec cette embauche, avoir accès avant tout le monde aux fonds de poubelles où monsieur PLENEL va chercher sa nourriture ?




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vendredi 2 septembre 2016

01er septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La philosophie contre l'ensorcellement de l'intelligence par l'idéologie

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence."
Ludwig WITTGENSTEIN.
In
Tractatus logico-philosophus (certains auteurs attribuent cette citation à Henri BERGSON, ce qui ne semble pas être le cas.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le commentaire le plus autorisé de cette citation est celle d’une chercheuse marocaine qui ridiculise, par le raisonnement, l’incommensurable bêtise bernanosienne d’Edwy PLENEL Elle montre comment le langage connoté, idéologique de cet homme, est faux, manipulateur et dépourvu de toute réflexion.

Réponse d'une Marocaine (et pas n'importe qui) de culture musulmane au plaidoyer d'Edwy Plenel en faveur du caractère banal et anodin du burkini. (D’un correspondant et ami alsacien.)

A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.
Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil !
Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.
Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.
Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.
A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censés être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, parait-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine !
Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans, pays qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!
Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.
Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final : interdire l'espace public aux femmes!
Fatiha Daoudi

(Docteur en science politique, diplômée de l’Université de Grenoble Alpes.
Licenciée en droit privé et titulaire d’un master en droits de l’Homme et libertés publiques, elle a orienté ses recherches sur le vécu des populations des frontières algéro-marocaines depuis leur fermeture en 1994.
Elle est chercheuse associée au Centre Jacques Berque de Rabat et auteure d’études et de rapports.
Elle est également militante des droits humains, membre de plusieurs associations et experte en genre et en droits humains auprès d’organismes internationaux.)
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Mgr REY, un grand évêque, un évêque courageux (du site Observatoire de la chritianophobie).


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Le 600 de La Manif Pour Tous à Saint-Brieuc (Barrage de la Saint-Barthélémy).

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Monsieur HOLLANDE à ORLEANS. David aussi ! (Du Site du Salon beige).