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samedi 25 août 2018

Samedi 25 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les ravages du soi-disant progrès


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES RAVAGES DU PROGRÈS
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 136.)
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CONTREPOINT DE DOMINIQUE BOURG.
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Dans une conférence faite en 2010 voici ce que disait Dominique BOURG ; BOURG est un philosophe français qui enseigne à Lausanne. L’extrait est tiré de l’opuscule de Bernard DUREL. In Koans et paraboles. Association S’asseoir, Strasbourg, 2016, page 39.

"Un ordinateur consomme aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a dix ou quinze ans, mais la puissance requise, les usages et le nombre d’utilisateur n’ont cessé d’augmenter, si bien que la consommation globale d’énergie due à l’informatique s’accroît : elle triplera d’ici 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie. On prend des mesures qui sont considérés comme positives, qui sont approuvées par tout le monde et voilà qu’au bout d’un certain temps, on s’aperçoit qu’elles sont contre-productives. Au lieu d’avoir amélioré la situation, elles ont puissamment contribué à la rendre pire. C’est l’effet rebond."
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COMMENTAIRES.
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L’exemple que donne Dominique BOURG relève du principe de retour à la négativité quantitative. Mais il illustre admirablement les ravages invisibles de ce qui est considéré comme un progrès. Et il est vrai, je suis le premier à en convenir, que l’ordinateur et internet ont bouleversé nos manières de vivre et de percevoir le monde. Comment éviter ce retour à la négativité quantitative ? Une des possibilités consiste à éviter de gaspiller l’énergie électrique, en éduquant petits et grands : éteindre la lumière quand on quitte une pièce, diminuer la puissance des ampoules (le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules nouvelles formules, LED et autres ne doit pas nous faire oublier que ces dernières sont de puissants émetteurs d’ondes électromagnétiques dont les effets sur la santé ne sont sans doute pas négligeables ; nous sommes là dans le retour au principe de négativité qualitative).
Et que dire de l’usage des sacs en plastique, des bouteilles de même matière, dont on constate qu’ils polluent les mers, tuent des tortues marines et des oiseaux de mer, des mammifères marins, mettent des siècles à se dégrader ? Au point que la loi interdit maintenant l’usage de ces sacs. Il était temps, et c’était imprévisible. De même songe-t-on à revenir au bon vieux principe de la consigne des bouteilles et des pots de yaourts, pour remplacer l’insidieux poison.
Alors là-dedans que doit faire le parieur bénédictin ? Il doit premièrement participer activement au tri des déchets et participer à une écologie humaniste, ne pas gâcher de nourriture (ah ! les dates limites d'utilisation, qui sont des leurres pour les gogos), être économe, s’efforcer de pratiquer les vertus  cardinales de tempérance et de prudence et ne pas se jeter sur les nouveautés technologiques sans avoir auparavant réfléchi à leur possible nocivité pour l’environnement, pour l’avenir de l’humanité et pour la santé.
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MES CHRONIQUES.
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Chers lecteurs, désormais, plutôt que de donner des titres à des liens qui souvent nous donnent des informations ignorée des grands « médias », je classerai ces liens en fonction de leurs contenus. Vous pourrez ainsi choisir ceux qui vous conviennent. Il va de soi que le fait de communiquer ces liens n’implique en aucune façon que j’en approuve ou désapprouve le contenu… encore que quelquefois…

CHRONIQUE DES CINGLÉS.



CHRONIQUE DES CHANCES POUR L’EUROPE.







CHRONIQUE DES CLAIRVOYANTS ; CONTRE-CHRONIQUE DES FAUSSES NOUVELLES.





CHRONIQUE DE LA MACRONIE.



CHRONIQUE DE BRUXELLES.

(Pas étonnant de la part de ces culs de plomb de Bruxelles !)

jeudi 13 janvier 2011

Mondialisation et foi

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En 2004, le cardinal LUSTIGER invitait quatre cardinaux étrangers francophones et un métropolite orthodoxe résidant en France, à donner chacun une conférence de carême en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le thème général de ces conférences tournait autour de la question : "Qui nous fera voir le bonheur ?". Il revenait au Métropolite Emmanuel ADAMAKIS, évêque des orthodoxes pour la France, exarque du Patriarche Oecuménique, de commenter la béatitude : "Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise". Le texte de la conférence de ce prélat est d'une haute tenue. Dans la section appelée La globalisation et la parole de la religion, Mgr ADAMAKIS indique que certains promoteurs de la globalisation (autre mot pour désigner la mondialisation) appartiennent aux courants extrêmes de la tradition réformée et cherchent à niveler les objectifs économiques du monde occidental ; pour arriver à cette fin, ils ont besoin d'affaiblir progressivement les traditions religieuses et nationales. Il en est d'autres qui, à l'inverse, dans une perspective internationaliste de l'organisation de la société, sont hostiles ou défavorables au rôle que la nation ou la religion peut jouer dans la vie des peuples. Dans les deux cas, le bonheur mis en perspective par les architectes de la mondialisation est purement matériel. Voilà pour le contexte de la citation que je vais maintenant vous livrer :
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"[...] le scepticisme des religions face au défi de la globalisation est compréhensible ou, du moins, justifié. En effet, l'analyse du phénomène indique que la globalisation a pour dessein d'affaiblir non seulement l'antagonisme religieux, mais aussi les relations spirituelles des religions avec les nations au cours de l'histoire. Aussi, indépendamment de leur disposition positive à l'idée de globalisation, les religions ne peuvent ignorer les visées éventuelles de cette proposition. Dès lors, elles observent une attitude critique et exigent d'avoir une réponse claire à des questions cruciales.
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Premièrement, si la globalisation vise à soumettre les traditions nationales, religieuses et culturelles à un système politique, économique, culturel et social qui serait univalent et monotone - exprimant l'idéologie des Etats-Unis d'Amérique ou du monde occidental au sens large - et dont le principal objectif est d'imposer des intérêts ou des valeurs économiques aux valeurs religieuses, spirituelles ou sociales constituant le patrimoine culturel des peuples, alors cette proposition ne peut pas être acceptée par les religions et se heurtera à une forte réaction au sein de la société.
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Deuxièmement, si la globalisation cherche à mettre en relief l'unité du genre humain et de l'écosystème dans leur interdépendance naturelle, avec comme objectif principal de faire progresser le dialogue constructif entre les religions et les cultures en vue de protéger plus efficacement la paix, la justice sociale et les droits de l'homme dans les relations entre les hommes et les peuples [...], alors cette proposition sera amplement acceptée par les religions et sera systématiquement soutenue dans les sociétés aujourd'hui hésitantes."
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Nous voyons bien que les objectifs les plus clairs de la mondialisation, ceux que nous percevons dans notre vie quotidienne, par les effets qu'elle entraîne, sont purement économiques ; ils ressortent d'une tradition ultralibérale qui estime que la regulation des échanges doit être confiée à la main invisible du marché, si chère à Adam SMITH. Pour voiler la nudité indécente de la parèdre de MAMON, ils ont recours au voile léger des Droits de l'homme, des ONG, des cache-misères et des cataplasmes du préchi-précha inventés par la Communauté internationale et les organismes. Je pense à l'UNICEF et à ses mâles ambassadeurs, à ses jolies ambassadrices, à l'OMS et ses coûteuses campagnes d'informations contre des épidémies fantasmées. Il serait injuste de nier l'utilité de ces institutions. Mais je crains fort qu'elles ne servent d'alibi aux banquiers, au FMI, à l'OMC, à la Banque Mondiale, qui ne voient pas plus loin que le bout du dollar, et pèsent leur action avec des poids d'or.
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Messieurs CHIRAC et JOSPIN, en refusant que l'on inscrive dans le Traité constitutionnel, concocté sous la houlette marmitonneuse de monsieur GISCARD d'ESTAING, les origines chrétiennes de l'Europe, l'un pour des raisons électorales, l'autre pour des raisons idéologiques où rentrent sans doute une bonne part d'hostilité au christianisme, messieurs CHIRAC et JOSPIN, dis-je, ont été de bons promoteurs de cette mondialisation qui nous ruine, exacerbe les sentiments anti-occidentaux de nombre de peuples africains ou asiatiques et tout spécialement des pays de confession majoritairement musulmane. Ils n'ont pas servi les intérêts de leur patrie.
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