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mardi 13 août 2019

Mardi 13 août 2019. Le vicomte et la machine.


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Il est de bon ton dans la confrérie des imbéciles de dézinguer le messager plutôt que de s’intéresser à son message. Personnellement, je m’intéresse beaucoup aux pensées différentes, à ces idées que le politiquement correct de la télévision, des journalistes, des grands médias, des vedettes du show-bizz ignorent ou méprisent. C’est pourquoi, et parce que je possède la quasi-totalité des œuvres du vicomte Louis de BONALD, un philosophe politique de très grande envergure, je vais vous citer quelques passages de ses livres.
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Nous sommes en 1829, quatorze ans à peine après la chute de l’Empire. BONALD a bien vu que la Révolution et l’Empire avaient apporté à la politique des modifications irréversibles, et il en prévoie les conséquences. Un peu plus d’un siècle avant BERNANOS, et en des termes que notre Georges ne renierait pas, voici ce qu’il dit :

"[…]. Les administrations modernes, occupées à provoquer l’invention de mécaniques qui puissent multiplier le travail de l’homme et le rendre plus facile, ne voient peut-être pas assez que plus il y a de machines qui remplacent les hommes, plus, dans la société, il y a des hommes qui ne sont que des machines."
In
Vicomte [Louis] de BONALD.

Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison, suivie de divers traités et discours politiques.
Librairie d’Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1829 (page 12).
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Dans ce passage, BONALD réfléchit sur le progrès (dont Marc WEINSTEIN a bien montré qu’il n’a qu’un résultat, celui de rendre l’homme inutile) et ses conséquences. Il voit bien que la transformation de l’homme en machine est la conséquence de la division du travail, notion économique indispensable pour comprendre et la philosophie de l’industrie et de ses capitaines, et la mondialisation. Ce qui me paraît intéressant, en outre, c’est le titre de l’ouvrage qui parle (pour faire référence au siècle abusivement appelé « des Lumières ») des « seules lumières de la raison. »
Regardez bien à quoi son réduit aujourd’hui la plupart des salariés moyen : à l’état de rouage dans une organisation conçue d’en haut par quelques crânes d’œuf, sans aucune considération pour l’homme. Comme j’ai horreur de généraliser, je ne disconviens pas qu’il existe des entreprises qui fonctionnent sur un autre modèle, et j’en connais. Mais elles sont rares.
J’aimerais avoir votre avis !



samedi 16 février 2019

Vendredi 15 février 2019. Nouvelles du pari bénédictin : nous voici rentrés dans les derniers temps !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UNE TRÈS ANTIQUE PROPHÉTIE.
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"Au dernier temps, faux prophètes et corrupteurs se multiplieront. Les brebis se changeront en loups, et l’amour deviendra de la haine. Dans les progrès de l’iniquité, les hommes se détesteront, se poursuivront, se trahiront. Alors paraîtra le séducteur du monde, se donnant pour le fils de Dieu. Il produira des signes et des prodiges et la terre sera livrée entre ses mains et il commettra des crimes plus horribles que l’on n’en vit jamais depuis le commencement des siècles. Alors la créature humaine entrera dans le feu de l’épreuve. Beaucoup trébucheront et périront. Ceux qui auront persévéré dans la foi seront sauvés par celui qui aura été maudit. Alors apparaîtront les signes de la vérité."
In
Les Pères apostoliques. Traduction et introduction de France Quéré.
Chapitre La Didaché, 3.
Collection « Points », série Sagesses N°SA22. (Page 103.)
Éditions du Seuil, Paris, 1980.

Cet écrit est anonyme. Il remonte au tout premier temps de la primitive Église (fin du Ier, début du IIe siècle).
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CONTREPOINT DE L’ACTUALITÉ.
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Le parieur bénédictin ne peut être que frappé par le côté actuel de cette prophétie, et par sa réalisation ; les faux prophètes pullulent et on peut les nommer : théoriciens du genre, dévoyés du mouvement LGBT, hommes et femmes politiques qui au milieu des tempêtes sociales les plus graves ont trouvé le moyen de pondre deux réglementations vraiment essentielles : l’interdiction de la fessée, et la substitution des mentions père et mère par celles de parent 1 et parents 2 dans les livrets à remplir par les parents lors de l’inscription de leur enfant dans un établissement public. Les corrupteurs se comptent par centaines qui promeuvent par voie de publicité l’infidélité conjugale, la libération de la sexualité (sex education, série  semi-pornographique dont je vous ai déjà parlé et qui est destinée aux adolescents et adolescentes), l’avortement pour convenance et l’euthanasie active. Jamais la haine, qu’elle soit exprimée par les Blacks blocs, les nationalistes de l’ultra-droite, les sites islamistes, les rappeurs africains ou maghrébins qui proclament qu’il faut pendre les blancs, la haine qui se développe contre les hommes politiques chez les Gilets Jaunes, la haine des Gilets jaunes qui est exprimée par le pire pompier pyromane qu’est l’inénarrable monsieur CASTANER, la hargne cybernétique des journalistes du groupe LOL contre nombre de leurs confrères, (je cite les haines qui fleurissent en bouquets vénéneux dans notre pays, ou dans nos médias) n’a atteint un tel sommet. Ne parlons pas des crimes affreux qui du nazisme au stalinisme en passant par les crimes des régimes tyranniques argentins ou grecs, le génocides du peuple khmer par Pol Pot, le maoïsme et la Révolution culturelle qui a fait 40 millions de morts, ont abreuvé la terre du sang des innocents ; évoquons enfin pour terminer les décapitations filmées, les pendaisons, les crucifixions des chrétiens par les monstres du moribond État islamique.
Ainsi, et quoique en disent les amateurs du progrès indéfini et ses apparents prodiges, il faut bien convenir que nous sommes rentrés dans les derniers temps, et que la couronne de l’éternité sera bientôt posée sur la tête de ceux qui n’auront pas renié l’Agneau.
Le parieur bénédictin ne maudit pas, mais il a le droit et le devoir de dénoncer les mensonges, les erreurs et les manœuvres enténébrantes, d’où qu’elles viennent. Bien sûr, on va me dire que je devrais commencer par ne pas passer mon temps à critiquer ceux qui se présentent comme les pasteurs des peuples. Mais je n’ai jamais vu de pasteurs dévorer leurs brebis… Examinons sans préjugés s’il en est vraiment, avec en tête cette certitude : nous sommes dans le monde, nous ne sommes pas du monde. Depuis ce jour inoubliable où j’ai reçu la grâce de la conversion, j’essaye de combattre les idées fausses, mais je m’efforce (parfois sans succès) de ne jamais utiliser des arguments ad hominem comme auxiliaires de ce combat. Ni moins bon, ni meilleurs qu’un autre, ça je n’ai pas d’illusion sur mes limites. Mais je me refuse à utiliser les informations scabreuses, calomnieuses, médisantes qui intéressent tel ou tel. Et Dieu sait s'il en circule !
A tous Pax et bonum.



dimanche 7 octobre 2018

Samedi 06 octobre. Nouvelles du pari bénédictin. Ensemencer avec le grain de la Bonne Nouvelle


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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NOTRE GRANDE SIMONE WEIL CONTINUE À PARLER DU PROGRÈS.
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"On peut tout accorder au Progrès, car on ignore tout à fait ce qu’il demande. Qui a jamais tenté de définir un progrès ? Si l’on proposait ce thème dans un concours, il serait sans doute instructif et amusant de comparer les formules. Je propose la définition que voici, la seule à mon avis satisfaisante et qui s’applique à tous les cas : on dit qu’il y a progrès toutes les fois que les statisticiens peuvent, après avoir dressé des statistiques comparées, en tirer une fonction qui croit avec le temps. S’il y a en France ― simple supposition ― deux fois plus d’hôpitaux qu’il y a vingt ans, trois fois plus qu’il y a quarante ans, il y a progrès. S’il y a deux, trois fois plus d’automobiles, il y a progrès. S’il y a trois fois plus de canons, il y a progrès. S’il y a deux, trois fois plus de cas de tuberculose… mais non, cet exemple ne conviendra que le jour où on fabriquera de la tuberculose. Il convient d’ajouter à la définition ci-dessus que la fonction doit exprimer l’accroissement des choses fabriquées.
In

Simone WEIL.
Fragment intitulé Progrès et Production rédigé sans doute pour une rubrique des Nouveaux Cahiers. (Page 398.)
Écrits historiques et politiques. Collection Espoir, fondée par Albert CAMUS. 
Gallimard, Paris, 1960.
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CONTREPOINT DE RENÉ GUÉNON.
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"Dans toute civilisation traditionnelle, comme nous l’avons déjà dit bien souvent, toute activité de l’homme, quelle qu’elle soit est toujours considérée comme dérivant essentiellement des principes ; cela, qui est normalement vrai pour les sciences, l’est tout autant pour les arts et les métiers, et d’ailleurs il y a alors une étroite connexion entre ceux-ci est celles-là, car, suivant la formule posée en axiome fondamental par les constructeurs du moyen âge, ars sine scientia nihil, par quoi il faut entendre évidemment la science traditionnelle, et non point la science profane, dont l’application ne peut donner naissance à rien d’autre qu’à l’industrie moderne. Par ce rattachement aux principes, l’activité humaine est comme « transformée », pourrait-on dire, et, au lieu d’être réduite à ce qu’elle est en tant que simple manifestation extérieure (ce qui est en somme le point de vue profane), elle est intégrée à la tradition et constitue, pour celui qui l’accomplit, un moyen de participer effectivement à celle-ci, ce qui revient à dire qu’elle revêt un caractère proprement « sacré » et « rituel ». C’est pourquoi on a pu dire que, dans une telle civilisation, « chaque occupation est un sacerdoce » ; pour éviter de donner à ce dernier terme une extension quelque peu impropre, sinon tout à fait abusive, nous dirons plutôt qu’elle possède en elle-même le caractère qui, lorsqu’on a fait une distinction de « sacré » et de « profane » qui n’existait nullement à l’origine, n’a plus été conservé que par les seules fonctions sacerdotales.
"Pour se rendre compte de ce caractère « sacré » de l’activité humaine tout entière, même au simple point de vue extérieur ou, si l’on veut, exotérique, si l’on envisage, par exemple, une civilisation telle que la civilisation islamique, ou la civilisation chrétienne du moyen âge, rien n’est plus facile que de constater que les actes les plus ordinaires de l’existence y ont toujours quelque chose de « religieux ». C’est que, là, la religion n’est point une chose restreinte et étroitement bornée qui occupe une place à part, sans aucune influence effective sur tout le reste, comme elle l’est pour les Occidentaux modernes (pour ceux du moins qui consentent encore à admettre une religion) ; au contraire, elle pénètre toute l’existence de l’être humain, ou, pour mieux dire, tout ce qui constitue cette existence, et en particulier la vie sociale proprement dite, se trouve comme englobé dans son domaine, si bien que, dans de telles conditions, il ne peut y avoir en réalité rien de « profane », sauf pour ceux qui, pour une raison ou pour une autre, sont en dehors de la tradition, et dont le cas ne représente alors qu’une simple anomalie. Ailleurs, où le nom de « religion » ne peut plus proprement s’appliquer à la forme de la civilisation considérée, il n’y en a pas moins une législation traditionnelle et « sacrée » qui, tout en ayant des caractères différents, remplit exactement les mêmes rôles ; ces considérations peuvent donc s’appliquer à toute civilisation traditionnelle sans exception. Mais il y a encore quelque chose de plus : si nous passons de l’exotérisme à l’ésotérisme (nous employons ici ces mots pour plus de commodité, bien qu’ils ne conviennent pas avec une égale rigueur à tous les cas), nous constatons, très généralement, l’existence d’une initiation liée aux métiers et prenant ceux-ci pour base ou pour « support » ; il faut donc que ces métiers soient susceptibles d’une signification supérieure et plus profonde, pour pouvoir effectivement fournir une voie d’accès au domaine initiatique, et c’est évidemment encore en raison de leur caractères essentiellement qualitatif qu’une telle chose est possible."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon. (Page 66.)
Gallimard, Paris, 2015.
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COMMENTAIRES.
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Envisagé sous l’angle de la Quantité, comme le dit magistralement Simone WEIL, le progrès conçu comme un accroissement des choses produites, fabriquées, ne pouvait aboutir qu’à cette société industrielle post-moderne, où, par exemple, l’influence de la France dans le monde se mesure à l’aune du nombre de visiteurs étrangers fabriqués par les Tour Operator lesquels, usage symbolique très caractéristique, sont des agents actifs de l’Industrie du Tourisme.
On peut étendre indéfiniment cette notion du Progrès perçu comme un accroissement des choses produites (ou vendues, ou transportées, en incluant alors dans cette catégorie les êtres humains considérés comme des anonymes interchangeables, comme des colis) à tous ce qui nous est raconté par les médias.
Et bien c’est de ce monde-là que les peuples ne veulent plus, n’en déplaise aux mondialistes, aux économistes patentés, au quantificateurs de Bercy ou du FMI ou de je ne quel organisme du genre ONU, OMC, etc. C’est que les gens simples, qui n’ont pas fait l’ENA ou un MBA aux États-Unis ou au Royaume-Uni ne peuvent plus supporter. Ils vivent encore – pour combien de temps, là est la question – dans un monde peuplé de symboles, de principes d’action, de valeurs, un monde de qualité, un monde qui a gardé un caractère sacré, le caractère de la VIE.
C’est un monde que le parieur bénédictin peut prendre à sa charge et peut ensemencer avec la graine de la Bonne Nouvelle et renouveler de fond en comble. Il ne s'agit pas, encore une fois, de maudire, mais de voir le REEL.


jeudi 4 octobre 2018

Jeudi 04 octobre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Est-il est interdit de rire du dieu Progrès ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons pluitôt à l’armée des étoiles, jetée à travers le ciel.
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PAS QUESTION DE RIRE DU PROGRÈS.
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"Ainsi se présente la situation. Elle est assez particulière pour qu’on la regarde comme un tournant capital dans l’histoire du rire, autrement dit de l’humanité. Le rire touche à la fin de son cycle, il est rentré dans la sphère des dangerosités homologuées, il porte atteinte aux bonnes mœurs et menace le nouvel ordre humanitaire-victimaire. Le rire est devenu un fléau social. Sans doute même, comme tant d’autres nuisances, relève-t-il d’une domination patriarcale aujourd’hui en complète déroute. À la lettre, il n’y a plus de quoi rire. Le comique est en liquidation. Le fonds de risible est épuisé. Cette source est tarie. Le ridicule ne tue plus ; au contraire, il fait vivre. Et il faudrait un réel mauvais esprit, je veux dire un esprit d’un autre siècle, pour esquisser fût-ce un sourire, par exemple en entendant parler à la radio d’« un groupe de reggae normand au message citoyen » ; ou en lisant dans un journal qu’un couple de lesbiennes sourdes est résolu à «transmettre à ses enfants la surdité en héritage parce que la surdité n’est pas un handicap mais une identité culturelle » ; ou en découvrant qu’il existe un Collectif de démocrates handicapés, mais pas de handicapés royalistes ni marxistes-léninistes : ou en voyant les bêtes à cornes des Inrockuptibles se prendre pour l’intelligence ; et les fanatiques de BUSH traiter de munichois le comportement des Espagnols après les attentats de Madrid, les mensonges d’AZNAR et les performances américaines en Irak."

Et

"[…]. J’avais parlé de parcs d’abstractions, non d’attractions, ce qui serait banal, pour désigner l’espèce de bonheur recomposé et aussi purement conceptuel, nettoyé des contradictions du passé, donc également de ce qu’on appelait la réalité, qui est l’idéal auquel semble partout travailler la civilisation actuelle, même quand elle entreprend d’imposer la démocratie à coups de bombes à des populations déviantes ou récalcitrantes. Le parc d’abstractions mondialisé, c’est aussi bien les baraquements miteux de Paris-Plage que l’instauration d’une démocratie préventive et imaginaire ; aussi bien la comédie actuelle autour du mariage homosexuel sur la base d’une exigence de « justice » et d’« égalité » devenue folle, engagée dans un renchérissement sans fin, que d’autres phénomènes tout aussi caricaturaux comme le passage à l’acte mythomaniaque, cet été, de la fameuse Marie-Léonie dans le RER D ou comme celui de ce jeune crétin qui signait Phinéas et qui est allé peindre des croix gammées dans un cimetière juif pour se faire reconnaître en tant qu’ennemi des Arabes, ce qui constitue une manière inédite d’accélérer encore la folie générale, d’en rassembler la quintessence dans une simulation explosive, de la transformer en destin par une bouffonnerie supérieurement sinistre, et de changer la confusion ordinaire en extase criminelle. Tout cela, et bien d’autres choses encore, c’est ce qui se passe après la liquidation de la réalité, ou tandis que la réalité est en liquidation, en liquéfaction, tandis qu’elle se décompose ou désincarne. Si le réel passe au-delà de ses fins, si la réalité est « intégrale » comme le dit aujourd’hui BAUDRILLARD, si son principe est mort, alors on va assister de plus en plus à ce genre de pitrerie plus ou moins atroces, à ces renchérissements sur la démence ambiante où plus personne ne s’y retrouvera, sauf comme d’habitude les moralistes, les consultants en expertise de la sociologie, de la philosophie, du CNRS, qui ne sont jamais à court d’« analyses » destinées à camoufler, sous des vestiges de « sens », l’état réellement hallucinatoire de la réalité."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Préface (pages 184 et 77 dans l’ordre pour les deux citations).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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UN TEXTE PROPHÉTIQUE, RESTÉ LONGTEMPS INÉDIT, DE SIMONE WEIL.
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"Nous vivons dans un âge éclairé, qui a secoué les superstitions et les dieux. Il ne reste attaché qu’à quelques divinités qui réclament et obtiennent la plus haute considération intellectuelle, telles que Patrie, Production, Progrès, Science. Par malheur, ces divinités si apurées, si affinées, tout à fait abstraites comme il convient à une époque hautement civilisée, sont pour la plupart de l’espèce anthropophage. Elles aiment le sang. Il leur faut des sacrifices humains. Zeus était moins exigeant. Mais c’est qu’on n’aurait pas accordé à Zeus plus que quelques gouttes de vin et un peu de graisse de bœuf. Au lieu que le Progrès ― que ne lui accorderait-on pas ? Aussi riait-on parfois de Zeus, tandis qu’on ne rit jamais du Progrès. Nous sommes une civilisation qui ne rit pas de ses dieux. Est-ce par hasard que depuis l’intronisation dans l’Olympe de ces dieux dont on ne rit pas, il n’y a presque plus de comédie ?"
In
Simone WEIL.
Fragment intitulé Progrès et Production rédigé sans doute pour une rubrique des Nouveaux Cahiers. (Page 398 ; suite du fragment dans un prochain billet.)
Écrits historiques et politiques. Collection Espoir, fondée par Albert CAMUS.
Gallimard, Paris, 1960.
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COMMENTAIRES.
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Vous noterez la concordance des analyses. Il est apparu de nouveaux dieux dont il est interdit de rire… Il n’y a plus de comédie ou presque. MURAY s’en désolait, et Simone l’avait observé !
Le parieur bénédictin n’est ni pour ni contre le progrès. Il n’en fait pas un dieu, surtout pas. Et il le dénonce quand il détruit l’homme, et qu’il devient  homicide.

samedi 25 août 2018

Samedi 25 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les ravages du soi-disant progrès


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES RAVAGES DU PROGRÈS
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 136.)
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CONTREPOINT DE DOMINIQUE BOURG.
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Dans une conférence faite en 2010 voici ce que disait Dominique BOURG ; BOURG est un philosophe français qui enseigne à Lausanne. L’extrait est tiré de l’opuscule de Bernard DUREL. In Koans et paraboles. Association S’asseoir, Strasbourg, 2016, page 39.

"Un ordinateur consomme aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a dix ou quinze ans, mais la puissance requise, les usages et le nombre d’utilisateur n’ont cessé d’augmenter, si bien que la consommation globale d’énergie due à l’informatique s’accroît : elle triplera d’ici 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie. On prend des mesures qui sont considérés comme positives, qui sont approuvées par tout le monde et voilà qu’au bout d’un certain temps, on s’aperçoit qu’elles sont contre-productives. Au lieu d’avoir amélioré la situation, elles ont puissamment contribué à la rendre pire. C’est l’effet rebond."
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COMMENTAIRES.
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L’exemple que donne Dominique BOURG relève du principe de retour à la négativité quantitative. Mais il illustre admirablement les ravages invisibles de ce qui est considéré comme un progrès. Et il est vrai, je suis le premier à en convenir, que l’ordinateur et internet ont bouleversé nos manières de vivre et de percevoir le monde. Comment éviter ce retour à la négativité quantitative ? Une des possibilités consiste à éviter de gaspiller l’énergie électrique, en éduquant petits et grands : éteindre la lumière quand on quitte une pièce, diminuer la puissance des ampoules (le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules nouvelles formules, LED et autres ne doit pas nous faire oublier que ces dernières sont de puissants émetteurs d’ondes électromagnétiques dont les effets sur la santé ne sont sans doute pas négligeables ; nous sommes là dans le retour au principe de négativité qualitative).
Et que dire de l’usage des sacs en plastique, des bouteilles de même matière, dont on constate qu’ils polluent les mers, tuent des tortues marines et des oiseaux de mer, des mammifères marins, mettent des siècles à se dégrader ? Au point que la loi interdit maintenant l’usage de ces sacs. Il était temps, et c’était imprévisible. De même songe-t-on à revenir au bon vieux principe de la consigne des bouteilles et des pots de yaourts, pour remplacer l’insidieux poison.
Alors là-dedans que doit faire le parieur bénédictin ? Il doit premièrement participer activement au tri des déchets et participer à une écologie humaniste, ne pas gâcher de nourriture (ah ! les dates limites d'utilisation, qui sont des leurres pour les gogos), être économe, s’efforcer de pratiquer les vertus  cardinales de tempérance et de prudence et ne pas se jeter sur les nouveautés technologiques sans avoir auparavant réfléchi à leur possible nocivité pour l’environnement, pour l’avenir de l’humanité et pour la santé.
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MES CHRONIQUES.
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Chers lecteurs, désormais, plutôt que de donner des titres à des liens qui souvent nous donnent des informations ignorée des grands « médias », je classerai ces liens en fonction de leurs contenus. Vous pourrez ainsi choisir ceux qui vous conviennent. Il va de soi que le fait de communiquer ces liens n’implique en aucune façon que j’en approuve ou désapprouve le contenu… encore que quelquefois…

CHRONIQUE DES CINGLÉS.



CHRONIQUE DES CHANCES POUR L’EUROPE.







CHRONIQUE DES CLAIRVOYANTS ; CONTRE-CHRONIQUE DES FAUSSES NOUVELLES.





CHRONIQUE DE LA MACRONIE.



CHRONIQUE DE BRUXELLES.

(Pas étonnant de la part de ces culs de plomb de Bruxelles !)

dimanche 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le corps et le progrès !

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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. ROD NOUS PARLE DU CORPS.
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"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (Page 337.)
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2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 297.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Tous les régimes totalitaires (nazisme, communisme notamment) ont eu recours à l’eugénisme et l’ont même défendu, pour le premier des deux, comme un moyen d’améliorer la race.
Il nous faut donc bien comprendre, - et je prie ceux de mes lecteurs qui pensent que je tombe dans l’intellectualisme de m’excuser s’ils trouvent que ce billet est compliqué, - il nous faut bien comprendre ceci : le recours à l’avortement, d’abord thérapeutique, puis de confort, ouvre la porte au diagnostic génétique anténatal et à la suppression des embryons qui ne correspondraient pas aux désirs des géniteurs : il y a une collusion du progrès, de l’individualisme, et de cette plaie raciste qu’est l’eugénisme. Le recours à la PMA est une autre porte ouverte à l’eugénisme : rien n’empêchera les « banques » (les bien-nommées !) de sperme d’étiqueter les caractéristiques du donneur de façon que les demandeuses puissent le choisir sur catalogue. Il en va de même pour la GPA. Si vous ne comprenez pas quelle boîte de PANDORE nous ouvrons en légalisant ces pratiques qui vont contre la nature, alors, il faut encore un peu réfléchir. Notre corps n’est pas un corps machine. Il est animé par une information de vie. Les apprentis sorciers peuvent essayer de tripatouiller cette information, ils peuvent le faire et ils le feront sans doute. Eh bien  sans doute non plus, il faut savoir ceci : premièrement, l’adoption généralisée de ces pratiques conduiraient l’humanité à sa perte, ne serait-ce que pour des raisons d’appauvrissement génétique de l’espèce et deuxièmement, ladite adoption conduirait à une levée de boucliers sans précédent de la part d’un petit reste d’êtres humains, conscient des enjeux spirituels de ces pratiques. Pour ce qui est de la France, je peux déjà prévenir ceux qui dans l’ombre des ministères et l’obscurité des loges concoctent ces lois inhumaines et iniques qu’ils auront fort à faire avec des millions d’opposants. Car voyez-vous, messieurs, mesdames, les Français forment un peuple rempli de bon sens, très proche de la terre, et ne s’en laisseront pas compter par ces puissants imbéciles. Mais quand j'entends le Pr DELFRAISSY dire qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal, lui qui préside les Etats Généraux de la Bioéthique, je suis quand même un peu perplexe et j'ose lui dire : cher Collègue, vous débloquez à plein tube !
Je voudrais enfin compléter mon billet d’hier. S’il est juste et en vérité de condamner les diverses péchés contre le corps, il n’appartient pas de juger ceux qui, pour diverses raisons, y sont tombés : ce serait du pharisaïsme, et ma foi, je ne vois pas parmi le genre humain un homme sans péché qui pourrait leur jeter la première pierre. Seul Jésus le Juste pourrait le faire, et il ne l’a pas fait pour la femme adultère.
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4. LIENS UTILES.
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Même Le Figaro Madame s’y met !

Et il y a toujours un imbécile du type décrit par BERNANOS pour défendre ce concept !


Et la mairie de PÉRIGUEUX en remet une couche !


Quand Satan inspire des conduites humaines.


Monsieur le maire (PS) de Sainte-Terre en Gironde n’aime pas le drapeau français.

Moi, si !



Aucun médium ne fait état de ce vandalisme !


C’est que les églises ne sont pas des mosquées, pas vrai monsieur PLENEL ?







 

jeudi 18 janvier 2018

17 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Retour à la simplicité, critique des technosciences !

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Et voilà le billet du 17 publié ce matin, 18 janvier. On ne quitte pas facilement Simone WEIL. Nous poursuivons donc la lecture de quelques bonnes feuilles de cette immense philosophe.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Si l'on considère d'autres aspects de l'oppression capitaliste, il apparaît d'autres difficultés plus redoutables encore, ou, pour mieux dire, la même difficulté, éclairée d'un jour plus cru. La force que possède la bourgeoisie pour exploiter et opprimer les ouvriers réside dans les fondements mêmes de notre vie sociale, et ne peut être anéantie par aucune transformation politique et juridique. Cette force, c'est d'abord et essentiellement le régime même de la production moderne, à savoir la grande industrie. À ce sujet, les formules vigoureuses abondent, dans Marx, concernant l'asservissement du travail vivant au travail mort, « le renversement du rapport entre l'objet et le sujet », « la subordination du travailleur aux conditions matérielles du travail ». « Dans la fabrique », écrit-il dans le Capital, « il existe un mécanisme indépendant des travailleurs, et qui se les incorpore comme des rouages vivants... La séparation entre les forces spirituelles qui interviennent dans la production et le travail manuel, et la transformation des premières en puissance du capital sur le travail, trouvent leur achèvement dans la grande industrie fondée sur le machinisme. Le détail de la destinée individuelle du manœuvre sur machine disparaît comme un néant devant la science, les formidables forces naturelles et le travail collectif qui sont incorporés dans l'ensemble des machines et constituent avec elles la puissance du maître ». Ainsi la complète subordination de l'ouvrier à l'entreprise et à ceux qui la dirigent repose sur la structure de l'usine et non sur le régime de la propriété. De même « la séparation entre les forces spirituelles qui interviennent dans la production et le travail manuel », ou, selon une autre formule, « la dégradante division du travail en travail manuel et travail intellectuel » est la base même de notre culture, qui est une culture de spécialistes. La science est un monopole, non pas à cause d'une mauvaise organisation de l'instruction publique, mais par sa nature même ; les profanes n'ont accès qu'aux résultats, non aux méthodes, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent que croire et non assimiler."
In
Simone WEIL.
Oppression et liberté.
Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage est extrait de l’ouvrage (incorporé dans la publication de Gallimard) intitulé Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale que j’ai cité à de nombreuses reprises dans des billets anciens.
Je le trouve particulièrement intéressant dans la mesure où son constat permet d’expliquer une partie du malaise social qui fermente dans les sociétés développées. Comme BERNANOS, comme LANZA del VASTO, comme CHESTERTON, comme THIBON, comme LÉGAUT, comme WEINSTEIN, comme MICHEA, tous auteurs auxquels je fais souvent références, Simone WEIL voit bien que le mal réside dans la disjonction entre le travail manuel (en train de disparaître en raison de la robotisation de la production) et le travail intellectuel, qui devient opaque à ceux-là mêmes qui croient que le savoir (les résultats de la science) est l’équivalent de la connaissance (la méthode de la science). Elle prophétise que le développement des technosciences (un mot qu’elle n’emploie pas, car le développement technoscientifique n’a pas atteint en 1934 le terrifiant degré de prolifération qu’il a atteint en 2018) ne permettra jamais de lever l’aliénation pesant sur les agents humains impliqués dans la production en raison même du développement de la grande industrie, qu’elle soit en main privée ou en main publique. Cette grande industrie, en raison même de sa complexité, suppose, implique et finalement exige le développement d’une bureaucratie managériale qui pense, organise et contraint le travail vivant des hommes.
C’est la raison pour laquelle je pense que les pouvoirs publics, dans l’affaire avortée de l’aéroport de N.-D. des Landes, ne comprennent pas la nature de la résistance des « Zadistes ». On les qualifie de gauchistes ultraviolents, et c’est possible sinon probable, mais ils sont les témoins (inconscients, manipulés probablement) d’une résistance fondamentale de la personne à l’oppression qui les prive de leur dignité d’hommes libres. Les techniciens s’imaginent que puisqu’ils savent, on doit obéir. Ils savent mais ne connaissent pas.
Il dépend des citoyens que nous sommes de choisir des modes de consommation et de vie qui privilégient les petites communautés humaines. Il est encore temps, mais il n’est que temps. Je préfère acheter les fromages de chèvre de madame GAFFET ou les petits Rocamadour chez les deux sœurs de GRAMAT (je ne sais si elles vivent encore) que les fromages Président, produits par la société Lactalis dont les déboires bactériologiques sont l’illustration caricaturale de ce mal qui s’appelle la grande industrie.
Retour à la simplicité et saine critique du progrès, voilà de vraies démarches de réflexion.
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3. REVUE DE PRESSE IRRITANTE, PARTIALE SANS DOUTE, MAIS INDISPENSABLE.
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Excellente analyse d’Ingrid RIOCREUX sur les « fake-news »

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Je ne partage l’avis critique de l’auteur de l’article.

Et je vois dans ces obsèques miséricordieuses l’expression de la véritable ouverture de l’Église à tous les enfants de Dieu. Cela n'empêche pas que je sois étonné de voir des francs-maçons présents aux obsèques religieuses de l'un des leurs. Et je crains que cette ostensible présence ne modifie aucunement leur doctrine et leur haine des chrétiens.

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Il n’y a donc pas que monsieur FILLON,


ou que monsieur SARKOZY.

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Sur monsieur JUPPÉ.

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Je l’ai dit plus d’une fois : Ex oriente Lux !

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Le lien est long, mais le contenu est remarquable : sur les relations de l’homme et de la femme :