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jeudi 26 juillet 2018

Jeudi 26 juillet. Nouvelles du pari bénédictin. Muray et Gauchet répondent à France Propaganda LGBT

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.


TOUT LIRE !
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PHILIPPE MURAY REPOND A FRANCE PROPAGANDA LGBT.
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"Il y a une nouvelle innocence, une nouvelle forme de candeur, une manière moderne de s’étonner que tout ne soit pas encore tout à fait moderne, complètement moderne, moderne à cent pour cent et plus si affinité.
Il y a une expression à cet étonnement. Elle consiste à tomber des nues, à chuter verbalement de l’armoire ou de tout ce qu’on voudra en entendant quelqu’un proférer encore l’un ou l’autre des mille jugements, sentiments ou façons de voir qui furent considérés comme des banalités de base pendant des siècles et des siècles. Et qui, pour l’étonné moderne, ne sont plus du tout des banalités de base mais des énormités, voire des abominations, au mieux des signes de confusion mentale. Ainsi commence le nouveau millénaire : par un renversement des étonnements.
[…] Et comment s’emmêlait-il les pinceaux dans des propos confus ? [MURAY parle d’un comédien interviewé par un grand quotidien national lequel en faisant le portrait de l’interviewé déclare qu’il « s’emmêlait les pinceaux dans des propos confus »]. En prétendant que, pour les enfants « deux mamans ce n’est pas possible, qu’il faut un père ».
En effet. On ne saurait davantage s’emmêler les pinceaux dans des propos confus qu’en répétant de ces truismes qui remontent à la plus haute Antiquité. Ce n’est d’ailleurs pas qu’il remonte à la plus haute Antiquité qui rend ce truisme plus respectable pour autant ; mais enfin, celui-ci a au moins pour lui les évidences de la Nature et les affirmations de la Bible. On peut être contre, bien sûr, contre la Nature ou contre la Bible, et même contre la Nature et la Bible en même temps, mais alors ça fait beaucoup. Et il y a aussi la psychanalyse, qui ne dit pas autre chose que la Nature ou la Bible quand elle parle d’ « ordre symbolique », c’est-à-dire du père et de la mère nécessaires. Mais l’étonné nouveau se moque éperdument de la Bible comme de la Nature et de la psychanalyse, ces machins obsolètes. Ou plutôt, il s’étonne que quiconque puisse encore y faire référence et même allusion. C’est qu’il n’est pas né d’hier l’étonné nouveau, il est né d’aujourd’hui ; et il ne  comprend même plus ce qui s’est passé hier, ni ce qu’on y a pensé, ni qu’on ait pu y penser. Qu’on y ait pensé quelque chose d’autre que ce qu’il ne pense pas le jette dans des stupéfactions sincères. « Comment peut-on être pensant ? » […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Comment peut-on être pensant ? (Pages 428 et 429.)
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINTS LUMINEUX DE MARCEL GAUCHET.
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Marcel GAUCHET parle de l’antagonisme initial entre la République dite laïque et l’Église.
"En réalité, de par la nature même de cet antagonisme générateur avec la religion, il y aura toujours les deux voies possible pour la politique de l’autonomie. À côté de sa version libérale, à base de différenciation des ordres, ne repoussant la religion que le parti politique de l’hétéronomie [entendez par là de l’application des injonctions bibliques à l’ordre politique], elle aura de naissance comporté une version autoritaire, aspirant à la destruction de toute religion au nom de l’autonomie et tendant à l’absorption de l’existence entière des citoyens dans la politique au titre de la réalisation  de l’autonomie. […].
In
Marcel GAUCHET.
La religion dans la laïcité. Collections Folio, Série essais, N°394.
Gallimard, Paris, 1998. (Page 79).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Manifestement, dans sa virulente attaque contre Mgr CATTENOZ, France Propaganda LGBT n’accepte pas que l’on pense à  sa place, et, en matière de religion, a choisi la seconde solution, celle du totalitarise. Eh bien, nous disons très fermement à France Propaganda LGBT le mot de Cambronne.
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LIENS UTILISSIMES. INTÉRESSANTIS-SIMES, ET INTEROGATIFISSIMES !
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Analyse parfaitement juste.

(Si les médias sont adorés, chouchoutés, cultivés par les politiciens, c’est parce qu’ils sont de puissants outils de manipulation de l’opinion. Mais heureusement, il y a encore en France un peu de bon sens dans les hommes et femmes de notre peuple. Et ces médias ne survivent que sous perfusion, celle des subventions d’État à la « presse » [!!!].)

Paul VI a eu raison trop tôt.


Et toujours des infos sur l’affaire BENALLA.



(Merci et Bravo, monsieur DUPONT-AIGNAN.)


(Bonnes questions en effet. Pourquoi cette affaire sort-elle deux mois après les faits ? Pourquoi dans Le Monde qui fut l’un des plus fervents soutiens de monsieur MACRON ? Et pourquoi apprend-on que monsieur BENALLA était franc-maçon de la GLNF et qu’il vient d’en être exclu ?)

(Une interview imaginaire de Dominique PONCHARDIER.)

Et elles n’auront pas droit à une émission de France Propaganda LGBT !


Les cathos du Nicaragua n’y auront pas droit non plus !
Ils n’ont que ce qu’ils méritent, non ? Ils ont l’audace de préférer Jésus à monsieur le dictateur ORTEGA.


J’aime cette analyse qui rejoint celle des parieurs bénédictins !


Et puis un trait d’humour et un soutien à Mgr CATTENOZ.



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Je n'ai pas résisté !

samedi 16 janvier 2016

16 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Le véritable secret contre le fanatisme sectaire des libres-penseurs

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Il arrive quelquefois que ce soit l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, ou encore l'aveuglement volontaire. Mais c'est aussi la lâcheté de notre intelligence.
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1. La citation du jour.
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Comme je l'ai déjà dit avant-hier, nous poursuivons la lecture de quelques passages fondamentaux du Le Règne de la quantité et les signes des temps de René GUENON.

"Au fond, le véritable secret, et d'ailleurs le seul qui ne puisse jamais être trahi d'aucune façon, réside uniquement dans l'inexprimable, qui est par là même incommunicable, et il y a nécessairement une part d'inexprimable dans toute vérité d'ordre transcendant ; c'est en cela que réside essentiellement, en réalité, la signification profonde du secret initiatique ; un secret extérieur quelconque ne peut jamais avoir que la valeur d'une image ou d'un symbole de celui-là, et aussi, parfois, celle d'une 'discipline' qui peut n'être pas sans profit. Mais, bien entendu, ce sont là des choses dont le sens et la portée échappent entièrement à la mentalité moderne, et à l'égard desquelles l'incompréhension engendre tout naturellement l'hostilité ; du reste, le vulgaire éprouve toujours une peur  instinctive de tout ce qu'il ne comprend pas, et la peur n'engendre que trop facilement la haine, même quand on s'efforce en même temps d'y échapper par la négation pure et simple de la vérité incomprise ; il y a d'ailleurs de des négations qui ressemblent à de véritables cris de rage, comme par exemple celle des soi-disant 'libres-penseurs' à l'égard de tout ce qui se rapporte à la religion."
(page 96, §1, de l'édition critique de 2015.
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2. Commentaires.
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Il y a dans ce passage des vérités qui émeuvent très profondément les croyants en général, et que ne peuvent comprendre les soi-disant "libres-penseurs", ceux qui ont fait interdire la crèche à la mairie de MELUN, ceux qui ont voulu faire disparaître la statue de saint Jean-Paul II à PLOERMEL, et d'autres encore qui ont réussi à faire enlever une statue de la Vierge en Savoie. (J'aurai rapidement l'occasion de vous dire ce que CHESTERTON pense des "libres-penseurs"). Mais, me direz-vous, il y a aussi des rites initiatiques chez les francs-maçons. Dans la mesure où, pour la plupart, ils se disent agnostiques ou athées, il est impossible de confondre ces initiations progressives avec l'initiation propres aux religions. Ou alors, il faut admettre que la franc-maçonnerie est une religion, une religion secrète, analogue aux religions à mystère, comme le culte de MITRA ou les mystères d'ELEUSIS. Les francs-maçons en général s'en défendent, mais il y a là matière à réflexion.
Il est intéressant de souligner que chez les chrétiens, d'Occident comme d'Orient, il existe trois sacrements dits de "l'initiation" : le baptême, la confirmation et l'eucharistie. Et il est intéressant aussi de souligner que quand un adulte reçoit le baptême, il est immédiatement confirmé et il est immédiatement admis au banquet eucharistique. Le baptême des adultes est précédé d'une période catéchuménale qui dure en général deux ans. En Orient, dans toutes les Eglises orthodoxes ou unies à ROME, les petits enfants et les nouveaux-né qui viennent d'être baptisés sont immédiatement confirmés après leur baptême. Or ni les uns ni les autres ne sont en mesure de saisir la portée profonde de ces sacrements qui pourtant les transforment. C'est ce que ne peuvent pas comprendre les libres-penseurs et dont parlent GUENON.
Je lisais très récemment un article dans lequel on décrivait les ricanements des députés socialistes quand un de leur collègue de l'opposition, lors des questions au Gouvernement, entendaient des députés évoquer les profanations, la vandalisation, de nombreuses églises catholiques. (La dernière en date est celle de l'incendie criminel qui a ravagé une église à FONTAINEBLEAU.) Mais ils se dressent avec indignation contre une tête de porc ou une peau de saucisson introduites dans une mosquée ou à son entrée, et nombre d'entre eux n'hésitent pas à porter une kippa pour condamner les actes antisémites.
Concluez vous-même : en vérité plus que les religions en général, ce sont les Eglises chrétiennes que nos chers socialistes attaquent avec virulence. Et ils courtisent, souvent avec indécence, aussi bien nos compatriotes israélites que nos compatriotes musulmans, quitte à tourner la loi. (Madame HIDALGO s'est ainsi vu retoquer un bail emphytéotique d'un immeuble [d'une valeur de 2 millions d'euros], concédé pour 1 euro (un) à une association musulmane, par le Tribunal administratif qui a déclaré cette concession illégale et contraire à la loi de séparation ; la même ne  parvient pas à trouver l'argent nécessaire pour consolider les statues de l'Eglise de la Trinité, qui menacent ruine, mais trouve des sous pour fêter avec nos compatriotes musulmans la rupture du jeûne du ramadan.
Eh bien figurez-vous que je n'ai pas envie de me laisser insulter, ridiculiser, mollement persécuter, par un quarteron d'imbéciles bernanosiens dont l'inculture, la haine, l'intolérance et même le fanatisme antichrétien déshonorent tout simplement et leur parti et la République (la vraie, pas l'ersatz de République qui nous détruit à petits feux depuis deux-cents ans). D'où mes billets.
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3. Informations diverses.
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Du site du boulevard Voltaire, ce matin, cet article relatif à la grande élégance morale et intellectuelle de madame Delphine ERNOTTE.

"Coiffé d’un chapeau à plumes, la chef de la tribu France Télévisions, Delphine Ernotte, a déclaré la guerre à l’homme blanc. Plus de visages pâles de plus de 50 ans (à l’antenne). La déclaration est rapportée par Julien Lepers au micro de RMC. Blanche et âgée de 49 ans, l’apprentie cheyenne auteur de cette sortie fracassante devrait, selon toute vraisemblance, s’autolicencier d’ici quelques mois.
À moins qu’elle ne s’envisage en esclavagiste fouettant ses animateurs noirs et métis dans le but d’obtenir encore et toujours plus d’audience. Dans la soute de la galère France 2, France 3, et cetera, la vie ne sera pas rose. Il va falloir ramer sec pour satisfaire la dame blanche de tout en haut. Une femme racialement intraitable. Soucieuse de disparaître le plus rapidement possible. Qu’il n’y ait plus, à la télévision, aucune personne à la peau claire. Elle-même ne se supporte plus. Dans sa salle de bains, les miroirs ont été recouverts par des posters d’Aretha Franklin et de Rokhaya Diallo. Ainsi, lorsqu’elle se maquille, l’illusion de ne plus avoir le visage pâle est totale.

mercredi 6 mai 2015

06 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. La liberté vue de la République...

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Les circonstances font qu'il m'est absolument nécessaire de vous rappeler ceci :

Ce n'est pas l'ignorance (encore que...) qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) Discours de SAINT-JUST à la Convention, le 26 février 1794.

"Ce qui constitue une république, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposée."

(b) Proclamation du Conventionnel Joseph LEQUINIO aux Vendéens (sans doute datable du début de l'année 1794. Je n'ai pas pu trouver la date exacte ; j'ai déjà donné il y a longtemps cet extrait).

"LEQUINIO aux Vendéens,

Tous les cultes sont libres. Le premier droit de l'homme c'est de penser librement en tâchant de rendre hommage au dieu que son imagination lui peint. N'est pas libre celui dont l'esprit est tourmenté par les discours d'un autre. Nul n'a le droit de prêcher des absurdités et celui qui le fait devient réfractaire à la loi qui consacre la liberté des cultes puisqu'il veut par la magie de son éloquence, forcer les autres à pratiquer le sien. Tout homme qui s'avise de prêcher quelque maxime religieuse que ce soit viole la Constitution républicaine. Afin que la liberté des cultes existe dans toute sa plénitude, il est défendu à qui que ce soit de prêcher ou d'écrire pour favoriser un culte ou une opinion religieuse, quelle qu'elle puisse être, sous peine d'être arrêté à l'instant comme ennemi de la constitution républicaine et livré au tribunal révolutionnaire."
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2. Commentaires.
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Ces deux opinions imprègnent encore toutes les pensées des hommes politiques en matière de religion, et spécialement de ceux qui se disent "de gauche".
La manière dont s'y prend madame TAUBIRA pour dézinguer le Président SARKOZY (c'est cette mission-là qui justifie son maintien dans la fonction régalienne de garde des sceaux) est la version relativement soft de l'opinion de SAINT-JUST. Écoutes téléphoniques, mises en examen qui se concluent par des non-lieux, accusations sans fondements. Il faut détruire l'ennemi. Car, voyez-vous, dans l'esprit des hommes de gauche, il n'est de vraie République que celle qui s'inspire des pensées et des méthodes de ROBESPIERRE et de ses séides.
La manière dont de nombreux ministres socialistes s'en sont pris aux catholiques ou à leurs pasteurs (PEILLON, BERTINOTTI, HAMON, par exemple), l'activisme fou de la Libre-pensée qui fait enlever une statue de la vierge dans un village de Savoie ou veut faire enlever celle du pape Jean-Paul II à PLOERMEL, s'inspirent exactement des pensées de LEQUINIO : "Croyez ce que vous voulez, mais n'essayez pas de transmettre vos croyances absurdes. Laissez à nos médias, nos journalistes et à l'Education nationale le soin de transmettre des "valeurs", les valeurs "républicaines" qui nous assureront un règne définitif et sans partage sur nos concitoyens, réduits à l'état de légumes de la pensée". Mais j'affirme qu'il est possible de démontrer, philosophiquement, que les valeurs dites "démocratiques" prônées par ces imbéciles, n'ont de démocratiques que le nom et ne sont qu'un ensemble de croyances ou de convictions (ce n'est tout à fait la même chose) qui ne reposent sur aucune réalité, et même s'y opposent fortement. Tout cela est une construction violente et contraignante, à ceci près qu'elle ne guillotine plus. Le sang coule d'une autre manière, c'est la sang de la vraie liberté, le sang de l'échange socratique des opinions, et d'une certaine façon, le vrai sang des martyrs chrétiens en IRAK, en SYRIE ou en LIBYE ; notre mollesse, les attaques incessantes de nos responsables contre les chrétiens ont sans aucun doute enhardi les fous d'Allah. Pourquoi se gêneraient-ils puisque chez nous, les chrétiens ne sont pas à l'abri des persécutions molles dans leurs pays d'élection. Pour l'honneur des musulmans, il est nécessaire de souligner que l'un d'eux, un juste parmi les justes, a préféré partager le sort des chrétiens éthiopiens exécutés en LIBYE, plutôt que de les abandonner. Au soir de sa mort, il était au Paradis.
Ah, ils peuvent gloser sur les prêtres pédophiles, les TAUBIRA ou les BELKACEM, eux dont les administrations ont couvert d'un voile pudique les viols commis par un enseignant sur des dizaines d'enfants, sans compter les 14 ou 15 révocations prononcées en 2014 à l'encontre d'enseignants du public pour ces faits gravissimes. L'évêque de LISIEUX et BAYEUX n'a pas fait appel de la condamnation qui l'a frappé pour avoir fermé les yeux sur les agissements de l'abbé BISSET. Il a accepté humblement qu'on le punisse pour sa négligence et sa pusillanimité...
Comme quoi, selon que l'on est ou non chrétien, on se comporte différemment en face de son propre péché.
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3. Informations diverses.
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Rien à signaler, sauf que les compagnies aériennes du QATAR ont obtenu le droit d'organiser des vols trois fois par semaines à LYON et à NICE. Bien entendu, cela n'a aucun rapport avec l'achat des Rafales par cet émirat ! Air France, dont la situation financière est délicate, doit l'avoir saumâtre !







mardi 9 décembre 2014

09 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. La Franc-maçonnerie est une religion comme une autre !

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1. La citation du jour.
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Je l'emprunte, via le Salon beige, à Arnaud UPINSKY (qui, entre autre travaux, a publié jadis un livre remarquable sur le Suaire de Turin).

Arnaud Upinsky, Président de l'UNIEF/Coordination Défense de Versailles, montre que la "Libre-Pensée" a peut-être commencé à scier imprudemment la branche sur laquelle elle était assise, celle de la Franc-maçonnerie et ses éléments religieux, en exigeant le retrait des crèches des lieux publics, au nom de la loi de 1905 :
"Au nom de la Loi ! Si les crèches de Noël sont interdites, que dire de la statue de Saint Louis à la Cour de cassation et des emblèmes maçonniques du Palais de Justice de Paris ?  
Liberté, Égalité, Fraternité, Légalité et Laïcité, c’est au nom de la Loi de 1905 interdisant «  d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics   ou en quelque emplacement public que ce soit  » que les tribunaux doivent  interdire les crèches de Noël à Béziers et en Vendée.
Mais qu’est-ce qu’une religion ? La loi ne le disant pas, la langue de la République étant le français (art.2 de la constitution), c’est au dictionnaire de l’Académie française de le dire, pour savoir si la Franc-maçonnerie est bel et bien une religion justiciable de la Loi de 1905, comme les autres. Cinq mots suffisent pour l’identifier  à une religion :  «Rite»  ( Ensemble des règles et Cérémonies en usage dans une religion  ; Rituel, qui se rapporte aux formes liturgiques - «Initiation» (Cérémonie par laquelle on était initié à la connaissance et à la participation de certains mystères  )  - «Mystère» (Ce qu'une religion a de plus caché, ce qui n'est connu que des initiés) , «Temple» (Édifice consacré au culte).  
Or, le site du Grand Orient de France stipule bien que « Pour devenir franc-maçon »,  «L’admission n’est pas une simple formalité administrative. Au contraire, elle obéit à tout un rituel. Selon des usages multiséculaires, l’entrée en Franc-maçonnerie se déroule sous la forme d’une "initiation". Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle on fait passer, symboliquement, le candidat des Ténèbres à la Lumière.» Dans «La Franc-maçonnerie rendue à sa véritable origine», il fait bien état de l’explication des « sept grades du Rite Français à la lumière des mystères».  Et le GOF invite le public à visiter ses Temples. La religion maçonnique est même la religion officielle de la République, ce dont témoigne le dogme trinitaire commun – Liberté, Égalité, Fraternité – frappé sur le tympan du Grand Orient comme sur tous les monuments publics !   
C’est donc bien comme « signes et emblèmes religieux » que doivent s’analyser  les «Coqs, faisceaux, compas, attributs chrétiens ou francs-maçons, de la République ou de la monarchie, dont  le Palais de justice de Paris fourmille» avec au premier rang Saint Louis présidant symboliquement la Cour de cassation, Saint des Saints de la plus haute juridiction de la République violant  ainsi la loi de 1905.
La contradiction n’est qu’apparente :  car c’est sur l’habile dosage du double langage symbolique des emblèmes «religieux» - chrétiens et maçonniques – que repose l’assise de la République.La maladresse de la «libre pensée» , au risque  des crèches de Noël, est de voir dénoncée l’invasion des emblèmes religieux maçonniques sur lesquels repose sa suprématie en politique et de mettre ainsi en péril un secret d’Etat bien gardé. Victoire en deçà de la Vendée, erreur au-delà de la Cour de Cassation ? L’avenir le dira !"

Arnaud Upinsky
Président de l'UNIEF/Coordination Défense de Versailles.
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2. Commentaires.
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Mes lecteurs habituels confirmeront que depuis l'ouverture de ce Blog, je ne cesse de dire que la Franc-Maçonnerie est une religion, une religion férocement antichrétienne, et plus précisément anticatholique. A ce titre elle doit être traitée comme elle traite les autres religions, avec le même esprit critique moins la hargne, et surtout avec les méthodes (notamment l'exégèse historico-critique de ses textes fondateurs) utilisées dans les sciences des religions. Les Francs-Maçons, qui ne sont qu'un poignée de citoyens, sont cependant introduits dans tous les leviers du pouvoir, et ils s'efforcent, avec succès d'ailleurs, d'infléchir la politique dans le sens de leurs valeurs. Mais leurs valeurs ne sont que des valeurs, et il est rationnellement justifié de les confronter à d'autres valeurs, sans compter la confrontation aux paroles de vérité sorties de la bouche du Fils.
En d'autres termes, il est trop facile de disqualifier le message en disqualifiant les messagers que sont les chrétiens. Oh, certes, ils ne sont pas tous des saints, mais il y a des saints parmi eux. Ils ne font pas de bruit, mais beaucoup font du bien. Et nombre d'entre eux donnent librement leur vie pour témoigner de leur foi. Monsieur Ferdinand BUISSON qui a puissamment contribué à l'élaboration de la Loi de séparation, n'a pas donné sa vie pour la République, mais il a été comblé d'honneur et a reçu le Prix Nobel de la Paix... Cherchez l'erreur. 
Vous l'ai-je dit ? Avant l'élection du président de l'UDI, je savais que monsieur LAGARDE serait élu contre monsieur MORIN (bien meilleur candidat). Il a pris soin, en effet, de prendre contact avec les Loges quelques jours avant l'élection. Quand il attaque monsieur FROMENTIN, membre de son parti, en lui déniant le droit d'en être membre parce qu'il a voté contre la résolution définissant l'avortement comme un droit de la femme et qu'à ce titre il ne partage pas les "valeurs" de l'UDI, monsieur LAGARDE se comporte en bon "frère", comme en son temps monsieur DELEVOYE (quoiqu'il se défende de son appartenance à la franc-maçonnerie) en refusant la pétition citoyenne qui l'aurait obligé à faire délibérer le CESE sur le projet de loi de madame TAUBIRA.
Il est également vraisemblable que monsieur BAROIN doit sa triomphale élection comme Président de l'Association des Maires de France, à la sympathie qu'il témoigne aux Loges. Je ne l'affirmerai pas sans une certaine interrogation de fond cependant.
Ce ne sont donc pas des Institutions qu'il faut critiquer, mais le contenu de leur message. Et selon moi, la Franc-Maçonnerie est l'Eglise la plus intolérante et la plus puissante qui ait jamais régné sur notre pauvre patrie. Ce sont les messages qu'il faut comparer ; ce ne sont point les personnes qu'il faut attaquer. Ce n'est pas à coup d'injures qu'il convient d'emporter la conviction, mais par le dialogue. Avec l'initiative de la Libre Pensée, et la honteuse capitulation du Conseil Général de Vendée, c'est peut-être cette confrontation qu'il faut demander.
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3. Informations diverses et réjouissantes.
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Multiplication des crèches dans l'espace public.

A MONTBELIARD (Doubs).


Au conseil général des Alpes-Maritimes avec monsieur Eric CIOTTI.

(Il s'agit d'une crèche qui a été donnée à cette institution après l'exposition des crèches de LUCERAM).





A SAINT-RAPHAEL (Var).

Une photo d'une crèche de MELAY (Saône-et-Loire).


A MARCS-EN-BAROEUL, on n'a pas peur du grand-méchant loup de la libre-pensée (la mal nommée !).


lundi 3 juin 2013

Les cinq sources...

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Dans un très ancien billet, j'ai parlé du livre de Jacques RUEFF, Les dieux et les rois (Hachette, Paris 1968). Bien que je n'adhère pas à certaines conclusions de ce livre (ni à certains de ses principes posés a priori), il apporte des éclairages très importants sur les types de civilisation par lesquelles l'humanité est passée avant d'en être arrivée au point où elle en est aujourd'hui. En gros, une humanité soumise aux dieux, puis une humanité désenchantée des dieux (cf. Marcel GAUCHET), soumise au seul bon vouloir de l'homme, jadis une humanité jupitérienne, puis aujourd'hui une humanité prométhéenne. Soyez patient et lisez jusqu'au bout.
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Jacques RUEFF identifie cinq sources à l'action contraignante : la force, l'autorité divine, la conscience, la justice des hommes, le mécanisme des prix. Dans la situation actuelle de notre patrie, il est intéressant de voir comment ces forces s'exercent sur les comportements individuels et les  comportements sociaux.
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RUEFF indique que "la plus simple des actions contraignantes est celle que le fort exerce sur le faible". Par là, le fort peut "infliger à toute personne moins forte que lui des sensations douloureuses, essentiellement indésirables, donc infléchir à son gré le comportement de la personne asservie". Et il ajoute : "Ce mode de contrainte est générateur des sociétés sauvages, dont l'état de nature fournit le tragique tableau". Les événements récents du Trocadéro, d'une part, et les arrestations arbitraires dont je vous ai tracé le tableau dans quelques billets précédents, de l'autre, montrent bien que ce mode de contrainte est en train de prendre le pas dans la gouvernance de notre patrie. On peut comprendre que des voyous qui vivent dans des sociétés sauvages veuillent imposer leur existence par la force. On comprend moins bien l'usage des gaz lacrymogènes contre des enfants ou des vieillards, ordonnés par Manuel GAZ, au motif qu'ils sont présents dans une manifestation autorisée qui déplaît au pouvoir en place, ou on comprend encore moins les rétentions arbitraires et illégales de veilleurs ou de porteurs de tee-shirts de la Manif pour tous. Manuel ! Vous participez des sociétés sauvages ! Votre menton me fait peur et plus encore vos yeux. 
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Parlant de l'autorité divine, RUEFF dit ceci : "Si le croyant ne trouvait pas dans l'amour de son Dieu des mobiles assez forts pour balancer ceux que lui inspirent ses désirs ou ses passions, sa foi les renforceraient de la désirabilité des récompenses promises aux hommes qui observent les Commandements et de l'indésirabilité des châtiments promis à ceux qui les violent". Ce constat est, pour le chrétien, un contresens absolu. En hébreu torah veut dire "direction à prendre". Le mot a été malencontreusement traduit en grec par nomos, puis dans les traductions en langues vernaculaires, par loi. Ainsi le chrétien trouve sa liberté dans la rencontre d'une personne qui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Le péché ne s'évalue donc pas en termes de morale, mais en termes d'erreur ou de ratage. On peut vouloir l'erreur, la préférer à la vérité ; ça n'a rien à voir avec la morale. Dans l'état actuel de notre patrie, les décisions prises aussi bien par les pouvoirs publics que par les citoyens relèvent bien souvent de l'erreur ou du ratage. Or c'est la vérité "qui nous rend libres". Messieurs BINET et MICHEL, vous me faites peur avec votre tête d'ange (pour le premier), ou votre air buté (pour le second) !
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De la conscience, RUEFF indique que si son action contraignante "est particulièrement claire dans les sociétés théocratiques" elle n'en "est pas moins apparente dans celles qui font appel au sens moral des individus pour leur imposer le respect de certaines règles d'action". Là encore, à mon humble avis, il y a contresens total. JESUS n' a jamais parlé de bien et de mal, jamais ! Et décrire ainsi des sociétés théocratiques, sans dire expressément quand on parle à des Français, que l'on fait allusion à l'Ancien Régime et à la chrétienté, n'est pas juste, même si, hélas, le Christ s'y était transformé en christianisme et sa Parole en religion. Non que le sens moral soit inutile en politique ; il est même indispensable, à condition que l'on dise clairement à quoi il se réfère. Il y a le principe de réciprocité, l'empathie, le respect des différences et de l'altérité, le respect de l'humain dans l'homme. Mais comment définir ces principes si l'on dénie toute existence de la Vérité, et qu'on fait flotter cette notion sur le vague océan des passions et des désirs du moment. C'est ce que nous vivons avec les lois élaborées par nos gouvernants : redéfinition du contour du mariage, euthanasie, recherche sur l'embryon et les cellules souches, etc. Monsieur le Président de la République, monsieur AYRAULT, vous faites semblant de savoir ou vous allez, mais vous n'êtes pas maître de l'avenir, et vous me faites très, très peur quand je vous vois ignorer les récifs sur lesquels vous faites voguer le navire de notre patrie.
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Fort justement, parlant des comportements individuels, RUEFF note que "l'influence contraignante du sens moral, si elle coïncide généralement avec celle qu'exerce la foi religieuse, est loin d'avoir, au moins à l'égard de la grande majorité des hommes, la même efficacité. Aussi les autorités sociales sont-elles amenées, dans les sociétés où la foi religieuse n'est plus universelle et toute- puissante, OU LORSQU'ELLES VEULENT INFLUENCER DES ACTES QUI N'ONT PAS ETE VISES PAR LA VOLONTE DIVINE, à faire appel à une autre forme d'action contraignante, DIRECTEMENT ADMINISTREE par elle". Et RUEFF met dans le panier des contraintes de la justice humaine, la carotte des honneurs, des promotions, ou le bâton de la loi, sculpté par le législateur et manié par la justice. Mais dans notre patrie, pouvons-nous faire confiance à un législateur qui n'écoute pas les citoyens et à des juges qui se payent un "mur des cons" ou prennent comme expert neurologue (cf. le juge GENTIL une amie proche qui fut témoin à son mariage et qu'il a fait payer à dix fois le tarif l'expertise de madame BETTENCOURT ?) Dans ce contexte national, on voit bien que les décisions (contraignantes) de la justice ne dépendent que d'un pouvoir sans partage qui ne jouit que du bonheur de son exercice ? Madame MARTRES, monsieur GENTIL, en voyant vos agissements, j'ai peur de ne pouvoir vous accorder le moindre milligramme de confiance, en vous d'abord, dans la justice ensuite.
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Et puis il y a une dernière force contraignante, et je dirai même dominante aujourd'hui, puisque l'homme est réduit à n'être qu'un Homo economicus : le mécanisme des prix. "Le prix, dit Jacques RUEFF, est le sacrifice [consenti par le vendeur qui se prive] de l'objet vendu, il est le sacrifice consenti [par tout acheteur] en vue de la satisfaction attendue de l'objet acquis". Les vendeurs, il semble bien qu'ils se soucient du sacrifice comme d'une guigne et qu'ils sont prêts à vendre des produits à l'obsolescence programmée pour en retirer un bénéfice maximum. Et c'est précisément ce refus du sacrifice qui animent les grandes compagnies (non respect des droits sociaux, exploitation éhontée des salariés, tromperie sur la marchandise en quantité et en qualité, etc.), ou le refus du sacrifice pour l'acheteur qui ne veut point payer au juste prix l'objet désiré (nourriture, vêtements, par exemple). Or il ne semble pas que les acteurs économiques mondiaux, européens ou nationaux veuillent examiner la portée de ces abus en termes de civilisation et d'évolution de l'humanité. Monsieur BAROSO, monsieur MOSCOVICI, et vous tous, qui ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez, vous me faites peur ; vous pensez à votre pouvoir, non au bien commun. 
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Depuis plusieurs décennies, nos gouvernants n'ont guère été brillants dans l'usage qu'ils ont fait de ces forces contraignantes. Aujourd'hui, le sommet du mésusage est atteint avec l'application de la force policière à ceux qui ne sont pas d'accord avec les socialistes et leurs chefs, avec le déni absolu des droits de la conscience, l'ignorance absolue et le mépris de toutes les croyances notamment et surtout de celles qui ont façonné notre patrie, avec une justice à géométrie variable et des juges dépourvus d'impartialité, et avec une politique économique aveugle qui, juste souvent quand elle veut bien limiter les abus des vendeurs, se refuse toutefois à imposer aux acheteurs les sacrifices nécessaires.
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Et le moyen de conjurer la peur que l'usage intempestif ou l'ignorance de ces forces contraignantes font naître, c'est de nous unir, de manifester notre refus, visiblement, sans injures ni violences, sans jamais céder à la  provocation et d'adhérer à la Vérité, laquelle, je l'ai dit mille fois, est une personne et porte un nom.
 

dimanche 12 mai 2013

Jeunesse, notre espérance

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Déjà souvent, je vous ai parlé du nombre incroyable de jeunes qui participaient aux manifestions organisées contre la loi dite TAUBIRA, je vous ai aussi parlé des Veilleurs. Et d'un seul coup, tous ces élus, ces sénateurs, des députés qui vivent sur des idées d'un autre siècle, m'ont paru ringards, décalés, sans projets, sans espoirs... bornés qu'ils étaient à engranger par la force un (petit) succès politique, en en faisant une immense défaite de l'esprit.
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La raison de cette platitude qui pourrait être désespérante, me paraît être la suivante : le monde est désenchanté depuis qu'on en a chassé Dieu, croyant rendre à l'homme sa liberté ; MARX est venu prêcher un avenir lumineux qui exigeait de ceux qui y croyaient de grands sacrifices, et de très lointaines perspectives de succès. Mais, contrairement aux imbéciles qui nous serinent l'histoire "de l'opium du peuple", sans s'être donné la peine de lire en entier le texte où paraît la formule choc, pourtant récemment reprise par Nadine MORANO (pour la droite), Aurélie FILIPETTI (pour la gauche), ou Michel ONFRAY (pour le bas) [cf. La haine de la religion. Comment l'athéisme est devenu l'opium du peuple de gauche, par Pierre TEVANIAN. Editions La découverte, Paris, 2013, dont, ô dérision le siège est situé rue Abel HOVELACQUE, un des plus virulents  antichrétiens du XIXe siècle, des plus racistes des scientistes, des plus étroits d'esprit de la franc-maçonnerie], MARX pensait que la religion était l'expression d'une révolte contre l'injustice et la misère, qu'elle en était la CONSEQUENCE et non la CAUSE, et il se proposait de répondre à ces urgences par les méthodes que l'on sait. Il a sévèrement critiqué (eh ! oui, je l'ai appris en lisant ce livre) les luttes antireligieuses.
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En vérité, entre l'espoir d'un paradis dans l'au-delà, et l'espoir d'un paradis à venir sur terre, il n'y a pas, sur le plan de la raison, de différences. Les deux ressortent de la foi ou (pour les marxistes) de la croyance. La cité de Dieu que rêvait AUGUSTIN d'HIPPONE et la cité radieuse voulu par MARX sont des espérances pour l'avenir. Alors comment choisir ? Et bien il me semble, rationnellement, tout en sachant que la Cité de Dieu ne peut advenir sur terre (contrairement à ce que croit l'association Civitas), je préfère une foi qui exige des disciples, ici et maintenant, un engagement de charité, de partage, de fraternité, de non violence, de non jugement, à une croyance qui fait de la violence son pain quotidien, qui fait mitonner sur le four d'un juste ressentiment des ragoûts d'injures et d'approximations. Car dans le premier cas, même si les pas de partage et d'amour sont menus, et leurs effets légers en apparence, on ne peut en évaluer les résultats réels (c'est l'effet "papillon"), tandis que l'on peut constater les résultats de l'application concrète du marxisme dans l'ancienne URSS, à Cuba, en Corée du Nord, en Chine, pour ne citer que ces pays. Et nul ne peut dire ce que serait le monde si JESUS n'était pas venu partager notre condition d'homme. Je crois bien que les sacrifices humains continueraient comme l'a parfaitement montré René GIRARD.
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Ce que je vois dans ces jeunes, ces adolescent(e)s, ces jeunes couples, me laisse penser que leur comportement marque une véritable révolution dans la conception du lien social, de la fraternité humaine, du sens de l'autre. Monsieur HOLLANDE vient d'un autre siècle, il n'incarne pas l'espoir, il n'a rien à nous dire. Il ne voit que l'Homo économicus. Cette jeunesse-là nous parle. Avons-nous pris la mesure du bouleversement qui est en train de s'opérer sous nos yeux ? Je ne crois pas.
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Jeunesse, notre espérance ! Veilleurs, avant-garde de la révolution silencieuse ! Continuez de nous donner l'exemple. Il ne peut en sortir que de la lumière et de bons fruits.
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lundi 10 septembre 2012

Un adjectif de trop pour une initiative longtemps attendue...

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Au risque d'irriter certains de mes lecteurs, je n'hésite pas à dire que monsieur Vincent PEILLON, le nouveau ministre de l'Education nationale, est un homme sympathique. Je l'ai écouté tout à fait par hasard exposer à un Journal Télévisé les mesures qu'il avait prises et comptait prendre au bénéfice de l'enseignement public. Il corrige sans aucun doute les erreurs manifestes du précédent gouvernement qui, sur la même longueur d'onde que les syndicats, considérait les problèmes de l'école en termes quantitatifs (postes, moyens financiers), avant de voir qu'ils étaient d'abord qualitatifs ; mais enlever (gouvernement) ou ajouter (syndicat) des crédits ou des postes n'a aucun effet réel sur la crise que traverse l'enseignement en France : la crise est avant tout culturelle et morale.
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Monsieur PEILLON a donc pris l'initiative d'introduire un enseignement de la morale à l'école. Il est philosophe de formation, et il a sur ce sujet des idées précises sur lesquelles je vais revenir sous la forme d'une question : pourquoi la morale devrait-elle être qualifiée de "laïque" ? Je conviens que les formes concrètes de la morale peuvent varier selon les lieux et les époques, mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici. Il faut donner à la présence de cette épithète plusieurs interprétations : (a) la première, la plus bienveillante, consiste à supposer que monsieur PEILLON n'a pas voulu offenser les diverses sensibilités, notamment religieuses, des parents qui envoient leurs enfants à l'école publique et qu'il a pris soin d'inscrire son projet dans le cadre de la laïcité républicaine ; (b) la seconde, qui n'est pas exclusive de la première, est plus inquiétante. je vais essayer d'expliquer cela.
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Dans le livre qu'il a consacré aux "Petites Écoles" de l'Ancien Régime (il y en avait 18 000 juste avant la Révolution), Bernard GROSPERRIN (In les petites écoles de l'Ancien Régime, Collection "De mémoire d'homme" [dirigée par Lucien BÉLY] ; Ouest France, Rennes, 1984) commence par faire l'histoire de ces institutions dont on a un peu trop tendance à oublier l'existence (un mensonge d'état de plus) et il indique que ce sont les protestants qui dans le midi de la France ont commencé à les instituer, pour transmettre aux enfants qui les fréquentaient la foi réformée et la morale afférente. Ils ont été suivis de près par les catholiques qui ont voulu sinon contrer, du moins imiter, ces initiatives et leurs projets (transmettre la foi catholique et la morale). TAINE (j'ai fait un billet là-dessus) a très bien vu que l'enseignement laïc n'a pas d'autre but que d'insuffler l'esprit républicain, révolutionnaire et anticlérical. C'est au sens historique propre, une initiative réactionnaire (je ne vous conseille pas la lecture de la note sur TAINE publié par WIKIPEDIA ; c'est un tissu de contre-vérités, notamment la remarque sur son peu de recours aux Archives ! Quelle honte quand on constate exactement le contraire à la lecture de ses oeuvres ; l'imbécile d'AULARD ne peut pas en dire autant !).
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Revenons à l'initiative de monsieur PEILLON. Il l'a dit dans une petite vidéo que j'ai malheureusement perdue. Son ambition est de substituer aux religions traditionnelles une religion laïque. Son projet est donc religieux, ou à tout le moins spirituel. On ne saurait l'en blâmer. Toutefois, on peut poser la question de la source de la morale. Qu'est-ce qu'une morale laïque ? Y a-t-il une manière laïque d'aimer son prochain, de servir la cité, d'honorer la justice par des témoignages sincères, de rentrer en relation avec autrui en respectant ses biens et son intégrité physique ? La morale laïque ne se confond-elle pas avec la morale naturelle ? Il me semble que oui. Dans ce cas, l'adjectif  "laïque" est de trop. Il suffisait de dire morale. L'opinion publique, qui approuve à 91 % ce projet, n'a pas fait la différence d'avec la morale naturelle, tant elle perçoit avec une intuition très fine qu'elle ne se confond pas avec la transmission d'une quelconque foi, mais tout simplement rend possible la vie en société.
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Allez monsieur PEILLON. Vous le savez bien : laïque est de trop. Mais je ne suis pas sûr que vous ayez eu le choix, tant, dans l'esprit des nombreux imbéciles qui vous entourent (imbéciles au sens de BERNANOS), morale et religion se mélangent en un magma insupportable et figé. Soyons clair ici ! Si les homélies et les conseils de nos prêtres n'avaient pas été centrés, pendant trop longtemps sur la morale, notamment sexuelle, au lieu de nous faire contempler l'admirable visage de Jésus, ce magma, effectivement insupportable n'aurait pas eu lieu de naître et de se solidifier en une lave rebelle dans la pensée de ceux qui ont eu à souffrir de cette confusion. Oui, je le redis, la sainteté est une vertu éminemment politique.

jeudi 13 janvier 2011

Mondialisation et foi

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En 2004, le cardinal LUSTIGER invitait quatre cardinaux étrangers francophones et un métropolite orthodoxe résidant en France, à donner chacun une conférence de carême en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le thème général de ces conférences tournait autour de la question : "Qui nous fera voir le bonheur ?". Il revenait au Métropolite Emmanuel ADAMAKIS, évêque des orthodoxes pour la France, exarque du Patriarche Oecuménique, de commenter la béatitude : "Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise". Le texte de la conférence de ce prélat est d'une haute tenue. Dans la section appelée La globalisation et la parole de la religion, Mgr ADAMAKIS indique que certains promoteurs de la globalisation (autre mot pour désigner la mondialisation) appartiennent aux courants extrêmes de la tradition réformée et cherchent à niveler les objectifs économiques du monde occidental ; pour arriver à cette fin, ils ont besoin d'affaiblir progressivement les traditions religieuses et nationales. Il en est d'autres qui, à l'inverse, dans une perspective internationaliste de l'organisation de la société, sont hostiles ou défavorables au rôle que la nation ou la religion peut jouer dans la vie des peuples. Dans les deux cas, le bonheur mis en perspective par les architectes de la mondialisation est purement matériel. Voilà pour le contexte de la citation que je vais maintenant vous livrer :
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"[...] le scepticisme des religions face au défi de la globalisation est compréhensible ou, du moins, justifié. En effet, l'analyse du phénomène indique que la globalisation a pour dessein d'affaiblir non seulement l'antagonisme religieux, mais aussi les relations spirituelles des religions avec les nations au cours de l'histoire. Aussi, indépendamment de leur disposition positive à l'idée de globalisation, les religions ne peuvent ignorer les visées éventuelles de cette proposition. Dès lors, elles observent une attitude critique et exigent d'avoir une réponse claire à des questions cruciales.
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Premièrement, si la globalisation vise à soumettre les traditions nationales, religieuses et culturelles à un système politique, économique, culturel et social qui serait univalent et monotone - exprimant l'idéologie des Etats-Unis d'Amérique ou du monde occidental au sens large - et dont le principal objectif est d'imposer des intérêts ou des valeurs économiques aux valeurs religieuses, spirituelles ou sociales constituant le patrimoine culturel des peuples, alors cette proposition ne peut pas être acceptée par les religions et se heurtera à une forte réaction au sein de la société.
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Deuxièmement, si la globalisation cherche à mettre en relief l'unité du genre humain et de l'écosystème dans leur interdépendance naturelle, avec comme objectif principal de faire progresser le dialogue constructif entre les religions et les cultures en vue de protéger plus efficacement la paix, la justice sociale et les droits de l'homme dans les relations entre les hommes et les peuples [...], alors cette proposition sera amplement acceptée par les religions et sera systématiquement soutenue dans les sociétés aujourd'hui hésitantes."
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Nous voyons bien que les objectifs les plus clairs de la mondialisation, ceux que nous percevons dans notre vie quotidienne, par les effets qu'elle entraîne, sont purement économiques ; ils ressortent d'une tradition ultralibérale qui estime que la regulation des échanges doit être confiée à la main invisible du marché, si chère à Adam SMITH. Pour voiler la nudité indécente de la parèdre de MAMON, ils ont recours au voile léger des Droits de l'homme, des ONG, des cache-misères et des cataplasmes du préchi-précha inventés par la Communauté internationale et les organismes. Je pense à l'UNICEF et à ses mâles ambassadeurs, à ses jolies ambassadrices, à l'OMS et ses coûteuses campagnes d'informations contre des épidémies fantasmées. Il serait injuste de nier l'utilité de ces institutions. Mais je crains fort qu'elles ne servent d'alibi aux banquiers, au FMI, à l'OMC, à la Banque Mondiale, qui ne voient pas plus loin que le bout du dollar, et pèsent leur action avec des poids d'or.
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Messieurs CHIRAC et JOSPIN, en refusant que l'on inscrive dans le Traité constitutionnel, concocté sous la houlette marmitonneuse de monsieur GISCARD d'ESTAING, les origines chrétiennes de l'Europe, l'un pour des raisons électorales, l'autre pour des raisons idéologiques où rentrent sans doute une bonne part d'hostilité au christianisme, messieurs CHIRAC et JOSPIN, dis-je, ont été de bons promoteurs de cette mondialisation qui nous ruine, exacerbe les sentiments anti-occidentaux de nombre de peuples africains ou asiatiques et tout spécialement des pays de confession majoritairement musulmane. Ils n'ont pas servi les intérêts de leur patrie.
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jeudi 19 août 2010

Science et religion enfin réconciliée

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Je viens de recevoir un extrait du très intéressant mensuel dirigé par Frédéric LENOIR, Le Monde des Religions. Il s'agit d'un exemplaire destiné à promouvoir les abonnements à la revue. En page 14, figure un article intitulé Une révolution philosophique qui rend compte d'un débat entre André COMTE-SPONVILLE et Jean STAUNE. On ne présente pas le premier des deux, assez bien connu en France. Jean STAUNE est chargé de cours à l'École polytechnique fédérale de LAUSANNE. L'un et l'autre, dans ce dialogue sans concession, font preuve de courtoisie et d'une grande solidité d'argumentation (surtout le second d'ailleurs), laquelle, pour le premier n'est pas toujours entièrement philosophique.
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Pour Jean STAUNE, les progrès fulgurants des sciences de la vie, des sciences de la matière, des sciences de l'univers et des sciences cognitives, introduisent une véritable révolution copernicienne dans les rapports entre la science et la religion. Il en tire trois conclusions : (a) il est clair que le monde n'est pas ontologiquement suffisant, qu'il ne s'explique pas entièrement par lui-même ; (b) la question de la finalité retrouve un sens dans les sciences fondamentales, et non plus seulement en métaphysique (cette conclusion est tirée de la découverte des réglages très fins qui régissent le cours de l'univers) ; (c) on sait aujourd'hui très bien pourquoi on ne saura jamais certaines choses (nous ne connaîtrons jamais la position et la vitesse d'une particule physique au même moment ; ce sera soit l'une soit l'autre, jamais les deux à la fois : c'est une impossibilité). Personnellement, j'ajouterai une autre considération : le comportements des particules atomiques et subatomiques est parfaitement aléatoire, et les phénomènes que nous observons dans la nature ne sont jamais que dans l'état de leur plus haute probabilité. Je m'explique. Nous chauffons de l'eau et nous observons qu'elle bout à 100° C. Nous pouvons recommencer des milliards de fois l'opération et nous observerons le même comportement apparent. Mais il est théoriquement possible que l'eau se mette à geler quand on la chauffe. Il suffit pour cela qu'elle prenne un état hautement improbable, par exemple que tous les atomes qui la composent et avec eux les particules subatomiques cessent de se mouvoir tous en même temps. Cela nous paraît impossible parce que très hautement improbable, mais la probabilité n'est pas nulle. Si tel est le cas, alors certains miracles s'expliquent et ils sont signes. Ils réalisent seulement un état très hautement improbable de la matière dans lequel on peut voir l'intervention divine sans violation des lois de la nature. Ce point de vue est connu mais assez peu expliqué.
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André COMTE-SPONVILLE constate avec beaucoup de probité que le scientisme est mort. Il admet que la science ne peut tout expliquer et qu'elle ne peut tenir lieu de métaphysique. Il n'en résulte pas, cependant, que le mouvements des sciences aille vers la religion. Il observe (argument très faible) que le nombre de scientifiques croyants diminue à la même vitesse que celui des croyants en général. Mais ce n'est pas argument philosophique. Ces savants peuvent se tromper, et il en est, au contraire, surtout chez les physiciens, qui découvrent la justesse des questions religieuses et retournent à la foi. COMTE-SPONVILLE, du reste, indique que nombre de savants ont trop conscience des limites de la science pour en faire un absolu, et que celle-ci ne peut être invoquée ni en faveur de l'existence de Dieu, ni en sa défaveur ; elles ne se prononcent pas sur la question de Dieu. Pour moi, ce n'est pas argument philosophique ; c'est un constat qui ne répond pas à la question évoquée par STAUNE : la science ouvre-t-elle de nouveau, par ses découvertes, la question de Dieu ? COMTE-SPONVILLE remarque aussi que, depuis LEIBNIZ, on sait que le monde n'est pas ontologiquement suffisant. Il demeure impossible de répondre à la question : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" L'être est un mystère, on ne peut pas expliquer l'être, puisque toute explication le suppose. Là encore, je trouve la réponse assez faible. COMTE-SPONVILLE accepte l'idée de l'être, il en a l'intuition. Alors pourquoi ne pas aller plus loin, comme l'ont fait les philosophes spéculatifs du Moyen-Âge ? Certains, dit-il, donne le nom de Dieu à ce mystère. Lui préfère ne pas le nommer. J'aime cette position ouverte. Je ne discuterai pas ses arguments sur le sens téléologique (le monde a une fin et cette fin a un sens et un nom) ou téléonomique (le monde a bien une fin, mais n'est fin n'est que direction ; elle est dépourvue de signification ; entendons qu'à la découvrir, nous ne pouvons trouver de réponse aux questions que nous nous posons sur le sens [direction et signification] de la vie). La science, par conséquent, est incapable de répondre à la question du sens, même - et je trouve cette conclusion très honnête -si elle la laisse ouverte. Elle démolit définitivement l'arrogante prétention du scientisme, et si elle risque de conduire au scepticisme, elle peut aussi, plus positivement, conduire au bord de la foi. C'est à ce point que, selon moi, il nous faut interroger l'histoire. Notre philosophe conclut un peu abruptement : "Vous avez le droit de croire en Dieu, mais pas d'enrôler les sciences dans votre chapelle..." Je ne crois pas que STAUNE ait voulu dire cela. Et il me semble que croire à l'existence de Dieu, comme affirmer son inexistence relève de la croyance. Mais il est plus difficile de prouver une inexistence qu'une existence !
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En tout cas, voilà deux très beaux esprits qui nous permettent de réfléchir, et de poursuivre notre quête. Merci à eux.
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mercredi 31 mars 2010

Science, raison et religion

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Glanées, çà et là, dans le numéro 226 de la revue Christus consacré à la Recherche Scientifique, ces petites perles :
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"Un contemporain déclarait, non sans justice, qu'à notre époque installée dans le matérialisme se reconnaissent, dans les savants scrupuleusement honnêtes, les seuls esprits profondément religieux." (Albert EINSTEIN. Comment je vois le monde. Flammarion, PAris, 1979).
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"Vois, [mon Dieu,] j'ai achevé l'oeuvre à laquelle je me suis senti appelé, j'ai fait valoir le talent que tu m'as donné, j'ai annoncé aux hommes la splendeur de tes oeuvres : dans la mesure où mon esprit limité a pu les comprendre, les hommes en liront ici les preuves. "(Johannes KEPLER. Harmonie cosmique.)
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"Ce qui est incompréhensible, c'est que le monde soit compréhensible... [...]. C'est ici que se trouve le point faible des positivistes et des athées professionnels qui se sentent heureux parce qu'ils ont conscience non seulement d'avoir, avec un plein succès, privé le monde des dieux, mais aussi de l'avoir dépouillé des "miracles". Le curieux c'est que nous devons nous contenter de reconnaître le "miracle", sans qu'il y ait une voie légitime pour aller au-delà. Je me crois forcé d'ajouter cela expressément, afin que vous ne croyez pas que - affaibli par l'âge - je suis devenu une proie des curés." (Albert EINSEIN. Lettres à Maurice Solovine. Gauthiers-Villars, Paris, 1956.)
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"Je demande la tempérance, la persévérance
Je suis rivé au temps
Pris, épris
Je suis amoureux de ce monde
Je marche à tâtons en moi-même égaré
Je demande la constance, le détachement
Ouvrir les yeux [...].
Je demande que toujours tu m'accompagnes
Raison de l'homme.
(Octavio PAZ.)
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Tempérance, raison, ouverture sur le mystère, humilité devant les faits... Ces hommes ont traqué la nature et le langage pour en connaître à grand peine les secrets. Ils méritent notre respect et notre admiration.
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dimanche 27 juillet 2008

Habiter sa vie (bis)

Un lecteur commente le précédent billet intitulé "Habiter sa vie". Il fait des remarques suffisamment importantes pour que je réponde plus officiellement à ses objections. Je résume ses critiques. La mort de Jésus est sanglante et sacrificielle ; les martyrs viennent confirmer le caractère sanglant et morbide du christianisme et surtout, contrairement à ce que je prétends, Jésus a dit qu'il n'est pas venu abolir la Loi (mosaïque) mais l'accomplir, et n'avait donc pas l'intention de détruire les religions et surtout pas le judaïsme.

Je vais être obligé d'être un peu long. Ayez la patience, si le sujet vous intéresse, de me lire jusqu'au bout. Je reprends les analyses lumineuses de René GIRARD.

Dans les sociétés primitives, aux dimensions nécessairement réduites, apparaissaient de temps à autres des troubles suffisamment graves pour mettre la communauté concernée en péril de mort. Ces troubles, René GIRARD les attribue à ce qu'il appelle la rivalité mimétique, phénomène qui fait que les hommes désirent les objets convoités par/ et jusqu'au désir même de/ ceux qui leur ressemblent le plus. On peut comprendre que dans ces sociétés - ceci est une remarque personnelle - les fonctions sociales sont indifférenciées, l'égalité entre ses membres presque parfaite, et les conditions sociales, idéales pour qu'apparaissent cette rivalité et les violences qui l'accompagnent. Les littératures anciennes, les mythes, les rites, les traditions dont certaines restent encore vivaces, témoignent de cette rivalité. René GIRARD évoque le mythe de CAÏN et ABEL et le meurtre du cadet par l'aîné (pour souligner la manière radicalement nouvelle dont la Bible traite ce meurtre, contrairement à tous les autres textes mythiques) ; mais on peut citer bien d'autres exemples : la guerre féroce entre ETEOCLE et POLYNICE (deux frères là encore) par exemple, ou encore les nombreux meurtres que des souverains antiques, installés sur un trône vacillant, commettent vis-à-vis de leurs fils, de leurs proches ou de leurs frères. Je voudrais ajouter ici un exemple que René GIRARD n'a pas repris. Dans les mythes mésopotamiens, il en est un qui raconte comment l'assemblée des dieux, pour contenir les ambitions de l'un des leurs, lui suscitent un jumeau, un double, afin de créer les conditions d'une rivalité mimétique qui mobilisera toutes leurs énergies et ainsi apaisera la crainte qu'ils ont de voir rompre l'équilibre des pouvoirs au sein du panthéon (cf. J. BOTTERO et S.N. KRAMER. Lorsque les dieux faisaient l'homme. Mythes mésopotamiens. Gallimard, Paris, 2000). Tout le monde peut comprendre ici que pour qu'il y ait rivalité mimétique, il faut qu'il y ait un modèle ou un double qui soit le support et l'aliment de cette rivalité.

Pour ramener la paix, et juste à son entrée dans la phase des sociétés religieuses, la communauté choisit, arbitrairement, une victime innocente qu'elle charge de la responsabilité de tous les désordres, et qu'elle tue en le lynchant. Ce meurtre est fondateur. Les hommes voyant qu'ils retrouvent la paix ont tendance à attribuer à la victime émissaire la cause de cet apaisement, et, par un curieux renversement des choses, ils la déifient. Mais pour cacher ce meurtre fondateur, ils créent des mythes qui le dissimulent définitivement à notre connaissance. (Ce sont ces choses cachées depuis la fondation du monde que Jésus vient dévoiler.) Chaque fois que des troubles sociaux apparaissent, ce meurtre initial qui a si bien réussi, est réitéré (hélas, le phénomène a perduré au Moyen-Âge avec, par exemple, le massacre des Juifs accusés d'avoir déclenché la peste) ; des sacrifices, d'abord humains, puis animaux, des rites par conséquent, miment ce meurtre initial qui avait si bien réussi. Une autre façon de perpétuer en le masquant ce crime originel consiste à désigner un roi ou un bouc émissaire qui doit répondre sur sa vie de ces désordres. René GIRARD donne quelques exemples de rois africains, ou celui des pharmakoi grec. Dans son livre passionnant, Voyage d'une parisienne à LHASSA (nombreuses éditions), Alexandra DAVID-NEEL décrit ainsi une cérémonie rituelle, celle Roi de quelques jours, véritable bouc émissaire, qui après avoir eu le droit de satisfaire tous ses désirs pendant une semaine, doit quitter la ville, s'enfuir, est poursuivi, et est en général tué, chargé qu'il est de tous les péchés des habitants. Je le signale à l'intention de René GIRARD tant l'exemple est démonstratif.

Arrive Jésus. Que dit-il aux pharisiens ? : "Satan, homicide dès l'origine" ; "Vous êtes nés tout entier dans le sang" ; "Vos pères ont tué les prophètes". Et surtout, et là, René GIRARD est d'une finesse d'analyse sans égal, Jésus dit "Tout royaume divisé contre lui-même est destiné à périr", signifiant ainsi que les religions, nées dans le sang d'un innocent, n'ont aucun espoir de survie.

Revenons à la rivalité mimétique et au modèle : dans l'épisode de la femme adultère, il est dit que Jésus écrivait par terre et se taisait, alors que les accusateurs lui demandaient hypocritement ce qu'il fallait faire de la pécheresse. René GIRARD analyse là encore magistralement l'épisode. Si Jésus avait regardé la foule, il aurait déclenché la violence collective. Mais comme il lui faut répondre, il a cette parole absolument bouleversante : que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. Cela est évidemment difficile à trouver. Ainsi, personne ne pourra le faire ET IL N'Y AURA PAS DE MODELE. On peut voir a contrario comment une situation à la structure analogue a été traitée en IRAN, en plein XXe S. (Elle est racontée par Claude ANET. Les feuilles persanes. Les Cahiers Verts. Trente-deuxième cahier. Bernard Grasset, Paris, 1934) Une femme mariée est abandonnée par son mari. Un an, deux ans, dix ans se passent. Elle le croit mort et refait sa vie. Quelques vingt ans plus tard, le mari revient. La femme est déclarée adultère. On la condamne à la lapidation. Résignée, elle creuse sa propre tombe, et c'est le mollah de son village qui jette la première pierre. Le thème du modèle est récurrent chez les grands écrivains. Il me vient par exemple à l'esprit cette fable de FLORIAN où l'on voir un vizir pressé par ses courtisans de cueillir des cédrats dans un jardin qui ne lui appartient pas. Et le vizir de déclarer : A Dieu ne plaise que je cueille un de ses cédrats etc. Il a compris que s'il cédait, le jardin serait dévasté, car il aurait servi de modèle.

Pour terminer, je voudrais montrer à mon lecteur combien il mésinterprête la parole de Jésus : Je suis venu non pour abolir la Loi mais pour l'accomplir. Le cardinal RATZINGER devenu BENOIT XVI distingue (cf. Jésus de Nazareth. I. Du baptême dans le Jourdain à la Transfiguration. Flammarion, Paris, 2007) ce qui dans la loi mosaïque relève de la casuistique, et donc du contingent, du périssable, du passager et ce qui relève de l'apodictique, c'est-à-dire de ce qui s'impose à la conscience comme une exigence imprescriptible. Ce que Jésus est venu accomplir c'est justement les aspects apodictiques de la loi mosaïque. Voilà pourquoi, en en transgressant sans états d'âme les exigences purement casuistiques, les disciples froissent des épis de blé le jour du sabbat, mangent à l'instigation de Jésus avec des publicains et des pécheurs (ce qui normalement entraînait une impureté rituelle), se voient reprocher par les pharisiens de ne pas pratiquer les ablutions rituelles avant les repas, etc. Si ces pratiques ne signifient pas que Jésus ne veut point de religion extérieure, purement rituelle, mais de coeurs retournés et pleins d'amour, je veux bien me faire vice-camerlingue au Vatican. Jésus condamnent les pharisiens qui déclaraient korban (consacrée) leur fortune pour ne pas avoir à aider leurs parents dans le dénuement. Encore un détail : aujourd'hui encore un juif séropositif n'a pas le droit de célébrer le kipour ou le seder ni aucune fête juive. Il est en état de péché, d'impureté rituelle. On voit le chemin parcouru par les disciples de Jésus !

En résumé, les Évangiles racontent le meurtre d'une victime innocente, du point de vue de la victime et non des bourreaux. C'est une nouveauté absolue dans l'histoire de l'humanité. Plus aucune religion ne peut naître et s'installer durablement aujourd'hui, car elle est dénoncée immédiatement par la mort de Jésus LIBREMENT CONSENTIE (Ma vie nulle ne la prend, c'est moi qui la donne). Nous sommes donc amenés à comprendre de par Jésus que, pour échapper à la violence qui trouve sa source dans la rivalité mimétique, nous n'avons pas d'autres solutions : renoncer à la vengeance, saisir d'où viennent nos désirs, et vivre dans l'amour.


samedi 26 juillet 2008

Habiter sa vie

Il me semble que l'homme contemporain n'habite plus sa vie. Je vois à cela deux raisons : (a) une sécularisation totale de la société ; (b) une évolution irrépressible de la démocratie qui lui est corrélative.
La société est totalement sécularisée. Le mouvement est amorcé depuis la Renaissance ; il s'est précipité sous les Lumières, et il a atteint aujourd'hui un point de non retour. Le laïcisme à la française, et tous les laïcismes du reste, est tout aussi englobant que les systèmes religieux dont il entend contenir l'empire et empêcher la tyrannie. En prétendant confiner la religion à la sphère privée, oubliant que l'homme est un sujet social, il a réussi à en détruire d'influence dans cette sphère même. Ainsi, l'espace public est non seulement laïcisé, mais aussi les esprits et les communautés, qu'elles soient familiales, associatives, ou territoriales. Le laïcisme a simplement négligé un fait qu'aucun philosophe ne remet en cause : tout agent agit en vue d'un bien. En refusant de réfléchir sur la nature de ce bien, en réduisant par conséquent les questions posées à l'intelligence au comment des choses, et jamais à leur pourquoi, il a fait du progrès et de la science (en réalité, aujourd'hui, la technique) des idoles qui ont pour nom Progressisme et Scientisme. Mais l'homme est têtu. Et s'il ne sait pas quelle est la nature du bien qu'il poursuit, il a la vague intuition qu'il en existe un. Il y a donc une sorte de schizophrénie de la pensée ; on agit en vue d'un bien dont on ne connaît pas vraiment la nature, sauf à imaginer qu'il n'est que matériel. Mais en satisfaisant, légitimement, ses exigences matérielles, l'homme en comprend vite les limites. De là l'impression de dégoût et de tristesse qui envahit celui que la Fortune a comblé. Rien qu'en une matière si importante, la sexualité, l'adage le dit bien : Post coïtum omnia animalia trista.
L'évolution de la démocratie, sous les coups conjugués du Progressisme et du Scientisme, et de la sortie de la religion, a porté un coup fatal à la délibération intérieure. En contraignant par l'impôt et la réglementation les comportements individuels, elle arrache l'homme à la liberté du don ; voudriez-vous être charitable ? Vous ne le pourriez pas ! Vous créez, par exemple, une association d'entr'aide. Quinze jours après la réception du récépissé d'enregistrement, vous recevez une liasse de papiers de l'administration fiscale, qui à l'aide d'un questionnaire absolument incompréhensible à qui n'a pas fait une école de commerce, vous demande si vous êtes assujetti à la TVA, si vous faites des bénéfices commerciaux ou pas, si vous avez ou non du personnel rétribué, etc. L'Etat pense pour vous ; il vous impose des mesures de sécurité pour vos piscines privées (si vous avez la chance d'en posséder une) mais ne vous demande pas de surveiller vos enfants quand ils se baignent ; il réglemente les ascenseurs mais n'exige pas que les habitants des immeubles fassent attention aux travaux qui améliorent leurs logements ; il exige du conducteur ceintures de sécurité, éthylomètre, limitation de vitesse, mais ne demande pas à l'éducation nationale de former à la prudence. Première tendance désastreuse.
Il en est une deuxième tout aussi grave. En concentrant les initiatives politiques sur les droits des individus, la démocratie les habitue à recevoir, et non pas à donner. Pouvoir d'achat ? Bien sûr qu'en l'état actuel de la civilisation, il faut un minimum pour vivre. Mais qui osera affirmer, dans le monde politique, que les revenus sont le fruit d'un travail, si petit soit-il ? Certes, il y a des situations terribles, où la personne assistée n'est pas ou plus en mesure de travailler. Elles exigent d'être prises en compte par la société. Mais il est trop facile de dire que la société est responsable de cet état de fait. On peut y trouver des explications, bien sûr. Mais de là à en faire des excuses totalement absolutoires, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. Tout ne peut être imposé de l'extérieur à la conscience humaine. Elle reste capable de choisir, de délibérer, de juger. Là est la dignité de l'homme.
Habiter sa vie, selon moi, consisterait à prendre la totale responsabilité de ses actes, à la mesure de ses capacités de discernement. Elle ne va pas sans risques, et, de ceux-ci, il en est que la société doit couvrir, sans aucun doute. Doit-elle tous les couvrir, en fermant les yeux quand ils sont excessifs ou aboutissent inéluctablement à des effets nocifs (tabac, alcool, drogue, vagabondage sexuel, etc.) ? Il est bien difficile de répondre à cela. Du moins peut-on par une éducation sans concessions ouvrir les yeux du plus grand nombre, être moins répressif pour des délits mineurs, et intraitable pour ceux qui engagent la société tout entière.
Dernière et ultime remarque. Dans l'histoire de l'humanité, on peut distinguer trois phases. Une phase antérieure à l'instauration des religions ; une phase plurimillénaire de sociétés humaines totalement dépendantes des religions. Elle a duré jusqu'à l'avénement de Jésus. Une phase de sortie des religions, paradoxalement inaugurée par Jésus qui est venue les détruire toutes, en dénonçant leur origine sanglante et est venu remplacer le règne de la Loi, par celui de l'Amour. Le christianisme portait en germe la sortie des religions. Le laïcisme a tué l'élan que portait ce grand mouvement ; il nous émancipait pourtant de la tyrannie de la Loi. Il a remplacé le règne de la Loi, par celui du juridisme et de la réglementation. Sur le plan de la structure, il nous fait rentrer de nouveau dans le joug des religions qu'il prétend briser. Nous pourrons revivre qu'en retournant à la source.