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samedi 25 août 2018

Samedi 25 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les ravages du soi-disant progrès


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES RAVAGES DU PROGRÈS
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 136.)
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CONTREPOINT DE DOMINIQUE BOURG.
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Dans une conférence faite en 2010 voici ce que disait Dominique BOURG ; BOURG est un philosophe français qui enseigne à Lausanne. L’extrait est tiré de l’opuscule de Bernard DUREL. In Koans et paraboles. Association S’asseoir, Strasbourg, 2016, page 39.

"Un ordinateur consomme aujourd’hui moins d’énergie qu’il y a dix ou quinze ans, mais la puissance requise, les usages et le nombre d’utilisateur n’ont cessé d’augmenter, si bien que la consommation globale d’énergie due à l’informatique s’accroît : elle triplera d’ici 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie. On prend des mesures qui sont considérés comme positives, qui sont approuvées par tout le monde et voilà qu’au bout d’un certain temps, on s’aperçoit qu’elles sont contre-productives. Au lieu d’avoir amélioré la situation, elles ont puissamment contribué à la rendre pire. C’est l’effet rebond."
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COMMENTAIRES.
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L’exemple que donne Dominique BOURG relève du principe de retour à la négativité quantitative. Mais il illustre admirablement les ravages invisibles de ce qui est considéré comme un progrès. Et il est vrai, je suis le premier à en convenir, que l’ordinateur et internet ont bouleversé nos manières de vivre et de percevoir le monde. Comment éviter ce retour à la négativité quantitative ? Une des possibilités consiste à éviter de gaspiller l’énergie électrique, en éduquant petits et grands : éteindre la lumière quand on quitte une pièce, diminuer la puissance des ampoules (le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules nouvelles formules, LED et autres ne doit pas nous faire oublier que ces dernières sont de puissants émetteurs d’ondes électromagnétiques dont les effets sur la santé ne sont sans doute pas négligeables ; nous sommes là dans le retour au principe de négativité qualitative).
Et que dire de l’usage des sacs en plastique, des bouteilles de même matière, dont on constate qu’ils polluent les mers, tuent des tortues marines et des oiseaux de mer, des mammifères marins, mettent des siècles à se dégrader ? Au point que la loi interdit maintenant l’usage de ces sacs. Il était temps, et c’était imprévisible. De même songe-t-on à revenir au bon vieux principe de la consigne des bouteilles et des pots de yaourts, pour remplacer l’insidieux poison.
Alors là-dedans que doit faire le parieur bénédictin ? Il doit premièrement participer activement au tri des déchets et participer à une écologie humaniste, ne pas gâcher de nourriture (ah ! les dates limites d'utilisation, qui sont des leurres pour les gogos), être économe, s’efforcer de pratiquer les vertus  cardinales de tempérance et de prudence et ne pas se jeter sur les nouveautés technologiques sans avoir auparavant réfléchi à leur possible nocivité pour l’environnement, pour l’avenir de l’humanité et pour la santé.
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MES CHRONIQUES.
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Chers lecteurs, désormais, plutôt que de donner des titres à des liens qui souvent nous donnent des informations ignorée des grands « médias », je classerai ces liens en fonction de leurs contenus. Vous pourrez ainsi choisir ceux qui vous conviennent. Il va de soi que le fait de communiquer ces liens n’implique en aucune façon que j’en approuve ou désapprouve le contenu… encore que quelquefois…

CHRONIQUE DES CINGLÉS.



CHRONIQUE DES CHANCES POUR L’EUROPE.







CHRONIQUE DES CLAIRVOYANTS ; CONTRE-CHRONIQUE DES FAUSSES NOUVELLES.





CHRONIQUE DE LA MACRONIE.



CHRONIQUE DE BRUXELLES.

(Pas étonnant de la part de ces culs de plomb de Bruxelles !)

dimanche 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le corps et le progrès !

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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. ROD NOUS PARLE DU CORPS.
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"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (Page 337.)
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2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 297.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Tous les régimes totalitaires (nazisme, communisme notamment) ont eu recours à l’eugénisme et l’ont même défendu, pour le premier des deux, comme un moyen d’améliorer la race.
Il nous faut donc bien comprendre, - et je prie ceux de mes lecteurs qui pensent que je tombe dans l’intellectualisme de m’excuser s’ils trouvent que ce billet est compliqué, - il nous faut bien comprendre ceci : le recours à l’avortement, d’abord thérapeutique, puis de confort, ouvre la porte au diagnostic génétique anténatal et à la suppression des embryons qui ne correspondraient pas aux désirs des géniteurs : il y a une collusion du progrès, de l’individualisme, et de cette plaie raciste qu’est l’eugénisme. Le recours à la PMA est une autre porte ouverte à l’eugénisme : rien n’empêchera les « banques » (les bien-nommées !) de sperme d’étiqueter les caractéristiques du donneur de façon que les demandeuses puissent le choisir sur catalogue. Il en va de même pour la GPA. Si vous ne comprenez pas quelle boîte de PANDORE nous ouvrons en légalisant ces pratiques qui vont contre la nature, alors, il faut encore un peu réfléchir. Notre corps n’est pas un corps machine. Il est animé par une information de vie. Les apprentis sorciers peuvent essayer de tripatouiller cette information, ils peuvent le faire et ils le feront sans doute. Eh bien  sans doute non plus, il faut savoir ceci : premièrement, l’adoption généralisée de ces pratiques conduiraient l’humanité à sa perte, ne serait-ce que pour des raisons d’appauvrissement génétique de l’espèce et deuxièmement, ladite adoption conduirait à une levée de boucliers sans précédent de la part d’un petit reste d’êtres humains, conscient des enjeux spirituels de ces pratiques. Pour ce qui est de la France, je peux déjà prévenir ceux qui dans l’ombre des ministères et l’obscurité des loges concoctent ces lois inhumaines et iniques qu’ils auront fort à faire avec des millions d’opposants. Car voyez-vous, messieurs, mesdames, les Français forment un peuple rempli de bon sens, très proche de la terre, et ne s’en laisseront pas compter par ces puissants imbéciles. Mais quand j'entends le Pr DELFRAISSY dire qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal, lui qui préside les Etats Généraux de la Bioéthique, je suis quand même un peu perplexe et j'ose lui dire : cher Collègue, vous débloquez à plein tube !
Je voudrais enfin compléter mon billet d’hier. S’il est juste et en vérité de condamner les diverses péchés contre le corps, il n’appartient pas de juger ceux qui, pour diverses raisons, y sont tombés : ce serait du pharisaïsme, et ma foi, je ne vois pas parmi le genre humain un homme sans péché qui pourrait leur jeter la première pierre. Seul Jésus le Juste pourrait le faire, et il ne l’a pas fait pour la femme adultère.
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4. LIENS UTILES.
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Même Le Figaro Madame s’y met !

Et il y a toujours un imbécile du type décrit par BERNANOS pour défendre ce concept !


Et la mairie de PÉRIGUEUX en remet une couche !


Quand Satan inspire des conduites humaines.


Monsieur le maire (PS) de Sainte-Terre en Gironde n’aime pas le drapeau français.

Moi, si !



Aucun médium ne fait état de ce vandalisme !


C’est que les églises ne sont pas des mosquées, pas vrai monsieur PLENEL ?







 

vendredi 19 mai 2017

19 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Vive la vie ! Non à la bureaucratie !

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Suite et fin du cycle consacré à Marc WEINSTEIN :
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Thèse 6. Totalitarisme et démocratie, loin de la parenté que leur prête le discours néolibéral, sont deux tendances antagoniques. La démocratie est une tendance antique et moderne à la division articulée du social par indétermination subjective (mouvement relatif). Le totalitarisme est une tendance moderniste à l’indivision du social sous déterminations objectives (mouvement absolu de la technoscience, de l’État et de l’économie.) (Page 349.)

"De là viennent les deux types de totalité que l’on connaît aujourd’hui.
"Le premier est celui de la totalité démocratique, où l’universel second émane des relations premières entre autonomies particulières. Le principe est le suivant : plus les parties locales (cité, commune, conseil, lieu de production, comité de quartier, corporation artisanale, association civique, coopérative paysanne, région, etc.) seront autonomes et reliées entre elles horizontalement (interdépendance fédérative), plus chacune symbolisera en elle-même le tout de l’humanité universelle autonome. La totalité universelle démocratique repose donc sur le symbolisme métonymique général, elle est relationnelle, relative, seconde, respectueuse des parties particulières locales, fondamentalement décentralisées, polycentralisées, sans détermination dominatrice. On aura compris que ce type de totalité, qui eut un certain succès au début des Temps modernes (cités franches, institutions communales aux États-Unis) avant de devenir ponctuel (Commune de Paris, soviet de Kronstadt, consejos ou juntas espagnols de 1936-1937, conseils hongrois de la révolution" de 1956), est aujourd’hui presque inexistant et que l’avenir démocratique de l’humanité universelle passe par lui.
"L’autre totalité est de tendance capitaliste et totalitaire ; elle réalise l’impossible de faire exister de manière première et séparée l’universel qui n’a pas d’existence première et séparée (c’est le motif désormais connu du gouvernement économique et/ou étatique comme art de rendre nécessaire ce qui est impossible). De même que le Dieu chrétien est la Substance Une, Première, Universelle qui « existe » de manière première et séparée (avant et hors la diversité des êtres particuliers), de même l’Unité objective formée par la science, l’État et le capital est première et transcendante par rapport à la multiplicité diverse des communautés sociales, multiplicité qui doit donc être réduite à l’Un scientifique (destruction des savoirs autres que scientifiques), à l’Un étatique (destruction des institutions autres qu’étatiques), à l’Un capitaliste (destruction des modes de production autres que capitalistes). Dans cette réduction à l’Un global, ce qui est détruit ou empêché, c’est aussi l’autonomie des parties particulières locales (coopératives, communes, conseils, etc.), où l’agir de l’homme trouve en principe sa seule réalité (puisqu’il ne dispose pas de l’ubiquité de Dieu pour habiter en même temps tous les endroits du monde). Quand la tendance est à la fabrication d’une population mondiale-Une, uniformisée scientifiquement, étatiquement et économiquement, exposée aux mêmes blockbusters, à la même langue globish, à la même nourriture pathogène et/ou rapide (fast-food), on obtient un tout universel qui n’a plus de parties autonomes et particulières pour y renvoyer symboliquement et métonymiquement. […]." (page 359.)

"Les plus sincères des quelques survivants du libéralisme aujourd’hui (je ne dis pas : du néolibéralisme) objectent à la démocratie qu’on ne peut pas faire confiance au peuple : celui-ci ne vote-t-il pas le cas échéant pour des candidats extrémistes voire racistes ? Question qui laisse bien sûr deviner un nouveau plaidoyer pour les élites « éclairées ». Mais, encore une fois, le problème est mal posé.
"Et si, à l’inverse, les bonnes questions étaient celles qui renoncent à faire du peuple une essence immuable ? Un être figé, incapable de s’auto-éduquer ? Et si au lieu de décider que la démocratie est impossible par manque d’un peuple vertueux, il ne valait mieux pas se demander si ce n’est pas le manque de démocratie qui empêche l’avènement d’un peuple relativement vertueux ? L’agir autonome n’est-il pas éducateur, et la démocratie ne se prouve-t-elle pas par et dans l’agir qui s’auto-éduque ?" (Page 361.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le retour à une véritable démocratie consiste à recréer des corps intermédiaires vivants, nourrissant le lien social par des échanges incessants, et agissant à son niveau de compétence, selon le principe de subsidiarité. Il n’y a pas d’autres solutions pour entretenir la paix civile. La société n’est pas faite d’individus semblables. La grande imposture de l’égalité consiste à confondre l’égalité ontologique de dignité avec l’égalité sociale des conditions, c’est-à-dire à considérer comme identiques EN FAIT des personnes qui sont différentes. L'exemple du tirage au sort des étudiants, validé par la nullissime ex-ministre de la Déséducation nationale est une excellente illustration de cette tendance des politiques à nous prendre pour des numéros.
Oui, le peuple, pour autant qu’on veuille bien lui faire confiance et qu’on ne méprise pas sa supposée ignorance, est capable de s’auto-éduquer. L'exemple inverse de cette absence de confiance nous est donné par la Franc-maçonnerie dont les membres se croient autoriser à penser pour le peuple, dans des conciliabules que fréquentent nombre d'hommes politiques, qui y trouvent un appui et des relais pour leur élection, au prix du reniement de leurs propres sentiments.
On peut objecter que ce retour aux corps intermédiaires risque de faire flamber le communautarisme. La critique aurait de la valeur si le système actuel ne l’avait justement pas institué obliquement, douceureusement, au mépris de toute justice et dans l’irrespect le plus total de la loi, notamment avec les associations prétendument cultuelles, subventionnées par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui ne sont que des sous-marins de la subversion de nos valeurs et de nos modes de vie.
Fort heureusement, il existe de très grands esprits chez les musulmans Français contemporains qui ont flairé le piège et ne cessent de le dénoncer. Malheureusement on ne les entend pas, et leur vote compte peu pour la réélection des nuls. Je connais de ces esprits. J'ai eu l'honneur d'en avoir certains pour élèves. Ils se reconnaîtront. Je les assure ici de mon amitié et de mon affection.
Par définition, un corps intermédiaire doté de pouvoirs politiques est hétérogène, et ne peut avoir pour ciment une religion ou une philosophie. Il est par nature horizontal et non pas pyramidal comme il en est aujourd’hui. Marc WEINSTEIN en a identifié un certain nombre et je les ai énoncés dans des billets précédents et dans celui-ci même.
C’est à la société de s’auto-organiser en vertu de sa capacité à fédérer les personnes par l’instauration d’un véritable lien social. Et ce ne sont pas les Associations, le plus souvent des relais des partis politiques, qui sont des corps intermédiaires. Outre qu’elles sont étroitement contrôlées par les Préfets, qu’elles doivent déposer des statuts en Préfecture, établir des procès-verbaux d’Assemblée générale, elles ne sont qu’un pâle reflet de la vie véritable, mais un parfait miroir de l’organisation bureaucratique du pays.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Sur les fouilles du Saint-Sépulcre.

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La foi soulève des montagnes. Honneur et prière pour nos frères d’Alep.

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Franc-maçonnerie et normes législatives.


La thèse évoquée dans l’article est accessible sur le site :

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La dernière imbécillité de la plus mauvaise ministre attaquée en Conseil d’État.



jeudi 18 mai 2017

18 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Non à l'oppression étatique.

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN,
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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                Thèse 4. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle l’État tend à produire le pouvoir-Un de la détermination objective et l’indivision (unification) étatique de la société (dissociété étatique).(Page 185.)

"Il faut redessiner les repères en commençant par l’invariant. Qu’est-ce qu’un État en général ? Plus précisément : quand et pourquoi l’État apparaît-il (par exemple en Égypte et en Chine anciennes) ? L’État apparaît quand une domination veut s’étendre sur des espaces qui excèdent géographiquement, socialement, démographiquement les capacités d’emprise d’un centre ― homme ou groupe ― et appelle donc la délégation bureaucratique. Mais cette généralité, comme toute généralité, est de peu d’intérêt en matière historique. Et à l’extrême rigueur, elle est fausse ; c’est pourquoi elle doit rapidement céder la place aux particularités concrètes." (Page 185.)

"[…] la logique et la fonction historiques de l’État occidental est de mettre fin à la civilisation humaine en faisant passer l’humanité de la longue époque de la loi souveraine (avec principe de territorialité) à la gouvernementalité techno-économique, c’est-à-dire à une forme de domination dans laquelle le droit (techno-économique) est sans loi (éthico-politique), sans territoire et sans souveraineté." (Page 196.)

"La victoire de la physique étatique sur la politique permet d’unifier-uniformiser la société ― palier important dans l’évolution de la civilisation occidentale vers les totalitarismes. Car dans la physique un atome est égal à un atome, comme un homme est égal à un autre homme. Et cette égalité numérique et quantitative (qui convient à l’État autant qu’au marché) a l’avantage décisif d’évincer l’égalité qualitative et différentielle qui fait la diversité ou la multiplicité d’une communauté (diversité de ses mœurs, de ses langues, de ses traditions). Il ne faut pas confondre l’égalitarisme libéral qui renforce les inégalités et l’uniformité) avec, par exemple, l’égalité différentielle de la démocratie grecque qui maintient l’égalité de droit en laissant s’exprimer les différences de qualité. […]." (Page 220.)
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2. COMMENTAIRES.
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L’histoire ancienne et récente de la démocratie française illustre presque caricaturalement la tendance totalitaire de l’État. La question de la territorialité, entre autre, est parfaitement illustrée par la recomposition des régions concoctée dans la cervelle de l’ex-Président HOLLANDE. Disparition de l’Alsace, négation de l’existence d’une Bretagne historique, nouveau nom donné à des entités parfaitement imaginaires (Occitanie, Hauts-de-France, etc.) Il ne faut pas que les communautés historiques aient la moindre autorité politique sur le territoire qu’elles peuplaient ou qu’elles peuplent, il faut tour uniformiser, remplacer des noms par des numéros (Paris, par 75 ; Val d’Oise, par 95, par exemple). Tout cela vise à rendre malléable et ductile la pâte humaine trop abondante, trop large pour qu’elle puisse être pétrie par des mains amicales, proches et respectueuses des différences. Ils ne veulent voir qu’une seule tête, les crânes d’œuf : un numéro fiscal, un numéro de sécurité sociale, et une cohorte de serviteurs serviles – les pauvres n’en peuvent mais –, les fonctionnaires, chargés de faire appliquer des lois, des décrets, des arrêtés, des circulaires, des notifications, descendants vers le peuple, de haut en bas, sans que le bas-peuple y comprenne quoi que ce soit, sinon qu’on l’enquiquine avec des c…
Tant que les corps intermédiaires seront étouffés ou niés, il n’y aura pas de démocratie. Nous avons au moins une liberté, celle de la désobéissance civique, quand les contraintes que cet état totalitaire fait peser sur le peuple, nient ses sentiments, ses traditions, sa vitalité interne, multiforme et pourtant unifiante. Cette désobéissance serait très exactement le retour du politique dans la vie nationale.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Eux, ils n’ont pas peur de dire ce qu’ils sont !

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Oui, l’Eglise accueille les personnes homosexuelles, et les aide à grandir !

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Démocratie à la mode européenne ou la marche forcée vers une fédération économico-ploutocratique hostile aux nations.

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L’UE veut nous refaire de coup de papa DELEVOYE, cette fois-ci avec la recherche sur l’embryon.

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Marion a une autre envergure que Marine.


Lisez en entier cette interview qui témoigne de l'intelligence subtile et humaniste de cette jeune femme. 
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Réunions publiques de La Manif Pour Tous.


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Voir ce film à tout prix. La vérité sur les guerres de Vendée et le mensonge de la République. 

InfinitoBar

mercredi 17 mai 2017

17 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Pour un autre genre de vie, sauver la personne, faire mourir l'individu

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN,
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Thèse 3. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle la technoscience tend à produire la domination-Une de la détermination objective et l’indivision (unification) technoscientifique de la société (dissociété technoscientifique).

"Venons-en maintenant à l’objectivité. En proie à ce que BAUDELAIRE nomme la « fatuité moderne », la science incline volontiers à considérer que l’objectivité est l’apanage du modernisme et que les civilisations traditionnelles n’ont connu, en matière de savoir, que leur pure subjectivité ; Mais si, d’une manière ou d’une autre, lesdites civilisations n’avaient pas eu accès à la connaissance de leur monde « objectif », comment auraient-elles fait pour y aménager leur vie ? En réalité, toutes les sociétés humaines ont aspiré d’une façon ou d’une autre à connaître le monde. « Cet appétit de connaissance objective, dit Claude LÉVI-STRAUSS, constitue un des aspects les plus négligés de la pensée de ceux que nous nommons “primitifs”. S’il est rarement dirigé vers des réalités du même niveau auxquelles s’attache la science moderne, il implique des démarches intellectuelles et des méthodes d’observation comparables. » (In La pensée sauvage. Plon, Paris, 1962, p. 13)." (Page 137.)

"La présente exploration des profondeurs structurelles du totalitarisme (c’est-à-dire de la manière dont la technoscience, l’État et l’économie tendent à créer de l’indivision sociale en objectivant le pouvoir social) ne doit pas masquer les moments où la structure affleure à la surface, s’y manifestant par des symptômes précis : novlangue, eugénisme, culte de la vitesse et de l’urgence, collaboration des victimes, discours du « il n’y a pas le choix » (car « l’économie a ses lois »), mégalomanie et gigantisme objectifs, fonctionnement obsessionnel du social, superfluité de l’homme, etc. Parmi les grands signes du syndrome totalitaire, on trouve aussi le motif de la fin. Pour certains marxistes, le communisme était la fin de l’histoire, pour les néolibéraux la fin de l’histoire se réalisait à l’inverse avec la chute du communisme." (Page  169.)

"Si la tendance à indiviser (unifier) le social sous la pression de la domination objective des oligarchies technoscientifiques et technocratiques caractérisait déjà le totalitarisme nouveau-libéral, il faut préciser que la tendance était avant tout nationale (et nationaliste). Le néolibéralisme a ceci d’original qu’il donne à la science une dimension transnationale, globale, mondiale." (Page 179.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous concède que ces citations demandent à être lues attentivement. Néanmoins qui ne voit que sous couvert d’égalité, on tend à unifier le social, à transformer chaque être humain que dis-je ? à le conformer à un modèle abstrait élaboré par des groupes de savants, financiers, politiciens, de façon à uniformiser mondialement les modes de consommation, les pratiques sociales, les façons de penser ? (Notez ici l'accumulation des verbes utilisant les syllabes FORMER). Et ce à un point tel qu’il est pratiquement impossible aujourd’hui de dire que la souveraineté nationale est un bien sans se faire taxer de xénophobe, d’islamophobe, d’extrême-droite, que sais-je encore ?! En vérité, ce qui manque à la plupart des penseurs politiques et à ceux qui les écoutent, c’est une conception saine de l’anthropologie, une conception qui dépasse les sectarismes. Les luttes pour le pouvoir, les grandes batailles d’idées sont en réalité des batailles de polochons dans un dortoir de gamins. Il y a une distinction, notamment, qui semble complètement échapper à nos importants : celle du genre et de l’espèce. Il est possible d'être Français et de tenir à sa province !
Pour un penseur chrétien l’homme est fait pour la vie éternelle, et il ne peut y parvenir que s’il développe à leur plus haut point les qualités naturelles qui dorment en lui et ne demandent qu’à être éveillées. Il est assez symptomatique de voir que les grecs utilisaient le mot aletheia pour désigner la vérité, un mot qui signifie sortie du sommeil. Autrement dit, il est impossible de considérer qu’un homme est échangeable ou interchangeable ou inutile. Concevoir la politique à travers le prisme de l’économie est la pire des manières de faire vivre la cité. Le politique a pour obligation de réveiller l'homme qui sommeille en chacun, de le remettre debout. Il n'a pas pour but de remplacer les hommes par des robots (ce que nous sommes en train de faire : la voiture sans chauffeur est un exemple grotesque de cette prétention à se passer de l'homme).
Allons plus loin. Retournons à des modes de vie qui tiennent compte de la subjectivité sociale. Pourquoi faudrait-il, en matière d’enseignement, que les méthodes, les programmes, les horaires, les dates de vacances soient uniformisées pour tout un pays (avant de l’être un jour pour tous les citoyens des grands ensembles imaginés par les grossiums) ? Les modes de vie d’un provençal ne sont pas (enfin, pas encore !) ceux d’un homme du nord, le climat de leur petite patrie respective est différent, l’histoire locale reste encore (pour combien de temps) présente aux esprits, cela suffit à créer des différences signifiantes et utiles à tous.
Pourquoi faudrait-il laisser crever les centres des villes moyennes, en promouvant (toujours sous la pression de l’économisme) les zones marchandes périphériques ? Quel citoyen aura le courage de s’associer à d’autres citoyens, des familles à d’autres familles, dans sa ville, ou dans son bourg, pour garantir sous forme de groupement d’achat, un revenu minimum à un "petit" marchand de fruits et légumes, un chausseur ou un charcutier et faire vivre ainsi le cœur de la cité ? Quel maire aura l’audace d’attirer dans sa commune des commerces et des services, en garantissant à ceux qu’il attire, des conditions fiscales avantageuses (municipalisation des fonds de commerce en déshérence, location à bas prix des pas de porte ainsi libérés, exemption ou forte diminution de la taxe d’habitation, accès privilégié aux appels d’offre communaux, etc.)
La liberté en général, et la liberté politique en particulier supposent que les divers pouvoirs qui croient à leur savoir objectif, acceptent que le corps politique puisse avoir d'autres choix que ceux qu'ils considèrent comme objectifs et nécessaires.
Si nous laissons crever la notion de personne, la notion de sujet social, au profit de l’individu, simple atome social consacré à la consommation, je ne donne pas cher de notre civilisation. Il faut sauver la personne et faire crever l'individu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Analyse intéressante, très intéressante même !

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A blackbouler sans hésiter !