Affichage des articles dont le libellé est Etat mental. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Etat mental. Afficher tous les articles

vendredi 12 juillet 2019

Vendredi 12 juillet 2019. Voici venu le temps des assassins légaux.


Voici venu le temps des assassins. Voici venu le temps du mensonge. Voici venu le temps des ténèbres.

J’ai de très bons amis qui, à la suite de mon commentaire très bref d’hier soir, publié sur Facebook, et annonçant le billet de ce jour, m’ont fait savoir avec un grand talent et un style inégalable que, dans le fond, j’étais un réactionnaire-poubelle à la mode Salon-Beige/maître Triomphe, et qu’ils ne comprenaient pas que l’on dénonçât ce que je persiste à appeler un assassinat. Un des arguments avancés était que si, eux, avaient été dans l’état de Vincent Lambert, ils auraient souhaité qu’on mît fin à leurs jours. Ce à quoi je dirai qu’ils ne sont pas Vincent Lambert, et que, sur ce sujet, nous ne savons pas ce qu’il voulait. En revanche, ce que nous savons, c’est que des proches, sa femme notamment, voulaient qu’on le conduisît à la mort, et que d’autres, dont ses parents, et des médecins réputés, ne le voulaient pas.

On a mis, de manière putassière, (je pèse ici mes mots), la volonté des parents de Vincent de garder leur fils en vie au compte de l’intégrisme catholique, comme si c’était là le mobile de leur acharnement. Personne n’a jamais mis en avant l’idée que l’amour qu’ils lui portaient était un mobile assez puissant pour le défendre. La moindre des honnêtetés intellectuelles, (je ne parle pas de l’honnêteté médiatique qui est en soi une contradiction), était au moins de reconnaître que ces deux raisons, intégrisme et amour, étaient le puissant mobile de leur action, mais que l'amour pouvait être aussi le mobile unique.

Revenons-en à l’argumentation juridique de monsieur MOLINS, procureur à la cour de cassation, utilisée pour casser le jugement de la cour d’appel qui ordonnait la reprise des soins : « Si l’on met la vie comme valeur suprême, on s’oppose à la loi Leonetti et à la loi sur l’IVG ; » (je cite de mémoire). Cet homme, pour qui j’avais du respect, lequel a bien diminué depuis, a été un excellent Caïphe (qui était grand-prêtre au temps de Jésus, et donc pouvait prophétiser), et il a, sans le savoir, déclaré que ces deux lois donnaient le droit de supprimer la vie. L’argumentation juridique est imparable, et feu Kelsen aurait parfaitement accepté sa pleine juridicité.

Is fecit cui prodest. Voilà un adage très intéressant dans le cas qui nous intéresse : chercher à qui la chose profite. Il existe plusieurs acteurs, les uns connus, les autres occultes, à qui profite le crime. Madame Rachel Lambert, par exemple, l’épouse de Vincent, qui dans son souhait (légitime) de refaire sa vie désirait rentrer en viduité pour pouvoir se remarier. Il y a ensuite des associations comme Le Droit de mourir dans la dignité (dirigé par l'inénarrable Jean-Luc Romero), et des mouvements de pensée comme la franc-maçonnerie qui avaient intérêt à faire un exemple. On l’a fait. Et il est à craindre que le modèle ayant été posé, il serve de socle à l’édification d’une élimination systématique de ceux qui gênent. Pour l’instant, on se contentera de suivre les instructions écrites des personnes susceptibles de se trouver en situation de possible acharnement thérapeutique (nom que l'on donnera aussi à des soins élémentaires). Ce ne fut pas le cas ici : la sédation profonde a été voulue par des tiers, et mise en œuvre de même. Ensuite, on se passera des instructions et en utilisant la docte décision d’un comité d’experts, on trucidera sans état d’âme ceux dont la vie n’est pas jugée digne d’être vécue.

Mais pour ce qui me concerne, mon opposition formelle et définitive à cet assassinat légal repose sur des considérations scientifiques. Je voudrais rappeler que j’ai travaillé pendant des années avec un ami professeur de Neurologie, et que, bien que je ne sois point médecin, mais pharmacien, je continue de travailler dans le domaine des neurosciences (référence de mon dernier article :  2019 Apr 25;14(4):e0215277. doi: 10.1371/journal.pone.0215277. eCollection 2019.) J’affirme que nul n’est en mesure de dire ce qui se passait dans la conscience de Vincent. Plusieurs fois j’ai rappelé ici les expériences de Benjamin Libet ( 10.1016/j.pneurobio.2006.02.003
;  Thus, unconscious cerebral processes precede a subjective sensory experience. If this can be generalized to all kinds of subjective experiences, it would mean that all mental events begin unconsciously and not just those that never become conscious. In spite of the delay for a sensory experience, subjectively there appears to be no delay. ). Celles de Sperry (voir https://doi.org/10.1152/classicessays.00042.2006) sont également fort intéressantes. Il est impossible d’ignorer les conclusions de ces neurobiologistes (Sperry a été prix Nobel de médecine).

Je dis donc que les acteurs de ce drame qui ont conduit à la mort de Vincent Lambert sont des assassins légaux, et que monsieur Sanchez, le « médecin » qui a mis en œuvre la sédation profonde et continue conduisant à la mort de Vincent a trahi le serment d’Hippocrate pour des raisons purement idéologiques.

Comble de cynisme, une information est ouverte pour recherche des causes ayant entraîné la mort de Vincent Lambert, ce qui autorise un ultime outrage, celui de l’autopsie. Comme si les juges l’ignoraient…

jeudi 4 juillet 2019

Mardi 02 juillet 2019. Mes chroniques : Ils ne savent rien de l'état mental réel de Vincent.


- 
Il y aura surtout une chronique consacrée à la mort programmée de  Vincent, laquelle corrobore tout ce que je disais dans mon billet daté du 1er juillet. Ces gens croient savoir, mais en réalité, ils ne savent rien et ne connaissent que des certitudes purement idéologiques.
-
-
CHRONIQUE DU COURAGE.
-
Agnès THILL , la courageuse.

Il y aura du monde avec elle pour manifester. 
PONCEFRELU-PILATOQET devrait se méfier !
-
CHRONIQUE ROBORATIVE.
-
Je suis tout de même heureux de constater que l’auteur de cette chronique roborative met, entre autre, BERNANOS et MURAY, deux parmi mes auteurs préférérés, au nombre des auteurs prophétiques.

-
-
CHRONIQUE DES CINGLÉS.
-
Et pourquoi pas Notre-Dame pendant qu’il y est !

Il finira bien par emballer le vaisseau blessé de N-D.
-
-
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE ET MORT 

PROGRAMMÉE DE VINCENT.
-
Un ami très cher m’envoie cette documentation ; je vous invite à la lire en entier, même si elle est un peu longue.
Cher(e) ami(e) de la Santé,
Une étude sidérante vient d’être publiée dans The New England Journal of Medicine. (Voir in fine le résumé en anglais de cet article que j’ai pu me procurer). Elle est parue la veille de la décision de la Cour de Cassation autorisant la mort de Vincent Lambert – et elle fait froid dans le dos.Car elle révèle que 15 % des patients ayant eu un accident grave et diagnostiqués comme « non conscients » ou « en état végétatif »… seraient en réalité conscients !
« C’est gigantesque, a déclaré le Dr Nicholas Schiff, grand professeur de neurologie et neurosciences à New York. La découverte qu’un patient sur sept pourrait être très conscient de ce qui est dit autour d’eux est un grand moment »
Ces patients ont été considérés comme « non-conscients » parce qu’ils ne répondent pas à ce qu’on leur demande de faire : on a beau leur dire de serrer les doigts ou de cligner des yeux, par exemple, il ne se passe rien.
Mais l’imagerie cérébrale montre que c’est parce qu’ils en sont physiquement incapables, et non pas parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’on leur dit. Cette étude est d’autant plus intéressante qu’elle a été réalisée sur des patients dont l’accident au cerveau était récent : elle montre que ceux à qui on diagnostique très tôt cette « conscience minimale » ont nettement plus de chances de s’en sortir que les autres ! Voilà pourquoi il faudrait d’urgence généraliser cet examen par électroencéphalogramme à tous les patients récemment « cérébro-lésés » ! « Notre étude pourrait changer la façon dont nous gérons les patients souffrant de lésions cérébrales aiguës », a déclaré l’auteur principal, Jan Claassen.
Selon ce médecin, il est important de répéter ces tests plusieurs fois par jour, car les patients dans cet état ont tendance à perdre connaissance – si vous ne faites le test qu’une seule fois, vous pouvez tomber sur un moment où le patient n’est pas conscient ! Au total, si on généralise ces tests approfondis, cela pourrait changer la vie de certains patients ! Prenez le cas de ce patient, classé « en état végétatif », dont l’histoire a été racontée par les journalistes du New Scientist. Il faisait des mouvements de tête, mais l’équipe médicale pensait que c’était des mouvements « réflexes », sans conscience. Mais ce patient a bénéficié de ces nouveaux tests, qui ont révélé qu’il avait une « conscience minimale » - et c’est alors que l’équipe médicale a commencé à le traiter différemment !Ils ont même réussi à lui installer une « souris d’ordinateur sur la tête », grâce à laquelle il a fini par écrire un email au Dr Schiff !Et croyez-le ou non, son premier réflexe n’a pas été de demander à mourir… bien au contraire !
Nous avons tendance à imaginer que notre vie serait « un enfer » si nous devenions tétraplégique. Nous avons tendance à croire que nous préférerions mourir plutôt que de « vivre emprisonné dans notre propre corps ». C’est pourquoi certaines personnes sont convaincues que les parents de Vincent Lambert sont cruels : s’ils avaient de la compassion pour leur enfant, ils seraient désireux d’abréger son calvaire ! En réalité, dans le cas précis de Vincent Lambert, ce raisonnement est très contestable :
Soit Vincent Lambert n’est conscient de rien, comme le pensent la majorité des experts, et il ne peut pas souffrir – dans ce cas, pourquoi ne pas lui laisser une chance, même minime, de regagner conscience un jour (c’est rare, mais cela arrive), puisqu’il ne souffre pas ?
Soit Vincent Lambert a une conscience minimale, et on pourrait tout aussi bien considérer qu’il est cruel de le laisser mourir de cette manière (je rappelle que Vincent Lambert n’est « branché » à aucune machine et que la seule manière de le faire mourir est de cesser de l’alimenter), surtout s’il est conscient de ce qu’on s’apprête à lui faire.
Mais surtout, il faut savoir que nous sommes très mauvais pour imaginer ce que nous pourrions ressentir si nous étions gravement accidentés. Une étude très intéressante a été réalisée auprès de patients « emprisonnés dans leur corps »Ces personnes sont totalement paralysées… mais elles sont parfaitement conscientes et peuvent communiquer en bougeant les yeux.
Pensez à l’auteur du best-seller Le scaphandre et le papillon, qui a réussi l’exploit d’écrire un livre simplement en clignant de l’œil gauche ! Eh bien croyez-le ou non, la majorité de ces patients ne sont pas malheureux ! Oui, dans l’étude en question, 72 % d’entre eux se sont même déclarés « heureux ». « Cela peut paraître surprenant pour nous, de l’extérieur, mais certains patients font preuve d’une énorme capacité d’adaptation à leur nouvelle situation, explique Steven Laureys, responsable de l’étude. Beaucoup évaluent leur qualité de vie à un meilleur niveau que je n’aurais jugé la mienne !
 ».
Notez aussi que ceux qui étaient les plus malheureux étaient aussi ceux dont l’accident était le plus récent. Et en effet, il est très fréquent pour les accidentés lourdement handicapés de commencer par ressentir une dépression sévère… puis, progressivement, de s’adapter à leur nouvel état. (Ce qui pourrait être une bonne raison de leur refuser l’euthanasie, tant que leur état n’est pas stabilisé, même s’ils le demandent avec insistance.) Écoutez ce que dit le Professeur Adrian Owen, un des neuroscientifiques les plus connus au monde :« Nous ne pouvons pas préjuger de ce que cela peut être que de vivre dans une de ces situations, car beaucoup de patients trouvent leur bonheur dans des choses que nous ne pouvons tout simplement pas imaginer. » C’est la raison pour laquelle je vous invite à bien réfléchir avant d’écrire vos directives anticipées. Gardez bien à l’esprit que vous ne pouvez pas vraiment savoir comment vous réagirez si vous êtes victime d’un accident grave. N’oubliez pas non plus que la science du cerveau est tout sauf infaillible : les médecins peuvent se tromper sur votre niveau de conscience… ou sur vos chances réelles de vous « réveiller ».Au total, il y a tellement de situations envisageables qu’il est à mon avis impossible de toutes les imaginer dans des « directives anticipées ».
Le plus important, de mon point de vue, c’est de signaler les personnes à qui vous faites confiance pour décider de votre sort.
Aujourd’hui en France, en l’absence de directive anticipée, c’est le médecin qui décide de votre sort. Personnellement, je trouve cela très étonnant : pourquoi laisserait-on un médecin décider de la vie ou de la mort d’un patient ? N’est-ce pas à sa famille de prendre une telle décision ? A tout prendre, si c’est un étranger qui doit décider de mon sort, je préférerais encore que ce soit un juge, car au moins a-t-il l’obligation (et l’habitude) d’entendre les arguments des deux côtés, et de les écouter avec le maximum d’impartialité !
Laisser le médecin décider peut conduire à des aberrations, comme ce qui s’est passé en 2013 avec Vincent Lambert : quoi qu’on pense sur le fond de la décision de son médecin de l’époque, il semble aberrant de prendre une décision aussi grave (le laisser mourir) dans le dos des parents de Vincent, sans les en informer (ils l’ont appris par hasard !) Mais dans l’idéal, il me semble que ce sont les membres de notre famille qui sont les mieux placés pour décider de notre sort. C’est ce que choisit le droit belge, qui ne donne aucun droit de décision au médecin, et tous les droits à la famille. Mais le problème, c’est que le droit belge établit une hiérarchie : d’abord l’épouse, puis les enfants, puis les parents. Donc si l’épouse n’est pas d’accord avec les enfants ou les parents de son mari, c’est sa décision à elle qui prévaut.
Pourquoi ? L’idée est que le patient a choisi son époux ou épouse, alors qu’il n’a pas choisi ses parents – et donc que c’est le conjoint qui aurait le plus le « droit » de décider de son sort. Mais ce raisonnement me paraît bancal, car quantités de mariages se terminent par des divorces à la suite desquels les ex-époux deviennent des étrangers l’un pour l’autre – alors que nous serons toujours les enfants de nos parents !
Par défaut, il me semble que l’unanimité devrait être requise pour les décisions graves. Il me paraît dérangeant de décider de la mort de quelqu’un si l’un des membres de la famille s’y oppose.(Pensez aux 12 jurés, aux États-Unis, qui sont obligés par la loi de se mettre d’accord unanimement pour condamner quelqu’un à de la prison).Évidemment, il y a des exceptions : si par malheur vous avez été  abusé par l’un de vos parents, il est normal de refuser que ce parent puisse avoir son mot à dire ! Et c’est ici que les fameuses directives anticipées me paraissent utiles. Non pas pour décider à l’avance de ce que vous voudriez… mais pour bien choisir le ou les personnes de confiance qui prendront la décision !
Personnellement, si je devais me retrouver dans la même situation que Vincent Lambert, je voudrais qu’il y ait un consensus entre mon épouse et mes parents sur mon sort (je ne suis pas sûr de vouloir mêler mes enfants à une décision aussi difficile).Cela me paraît la meilleure garantie que la décision sera bonne – ou du moins la moins mauvaise possible !

Xavier Bazin

PS : Le Figaro a relaté récemment l’histoire d’une patiente, Amélie de Linage, dont le cas est particulièrement troublant. En août 2014, Amélie de Linage fait « une fausse route alimentaire ayant provoqué un arrêt cardio-respiratoire, Amélie est plongée dans un coma artificiel. On tente un réveil quelques jours plus tard, mais l’électroencéphalogramme, qui s’affole, témoigne d’un état de mal épileptique réfractaire à tout traitement ». A sa famille ébranlée, le médecin chef du service réanimation déclare que « son projet de vie, c’est de mourir ». Son mari s’insurge : « Vous n’avez pas à choisir pour elle ! (…) Moi non plus d’ailleurs. Laissez-lui juste une toute petite chance de vivre, quel que soit son état ». Un jour, il constate que l’alimentation est coupée et l’hydratation réduite au minimum, il s’emporte, rien n’y fait. Le 5 septembre, on retire à son épouse le respirateur artificiel, « contre toute attente, Amélie récupère cette fonction parfaitement », mais les médecins refusent de remettre en route l’alimentation et l’hydratation. Après quinze jours sans alimentation, Amélie a fondu mais elle  « est toujours là » : « Je sentais sa présence », raconte son mari. Mi-octobre, des « reprises de conscience » sont perçues, ainsi que quelques balbutiements. Amélie finit par articuler : « J’ai faim, j’ai soif ! ». Très handicapée, elle rentre chez elle en décembre 2015 : « Comme Vincent Lambert, j’ai été classée à tort en fin de vie et condamnée à la dénutrition. Aujourd’hui, je suis là pour dénoncer cette injustice, et dire que j’aime la vie ». 

.
.



N Engl J Med. 2019 Jun 27;380(26):2497-2505. doi: 10.1056/NEJMoa1812757.

Detection of Brain Activation in Unresponsive Patients with Acute Brain Injury.

Abstract

BACKGROUND:

Brain activation in response to spoken motor commands can be detected by electroencephalography (EEG) in clinically unresponsive patients. The prevalence and prognostic importance of a dissociation between commanded motor behavior and brain activation in the first few days after brain injury are not well understood.

METHODS:

We studied a prospective, consecutive series of patients in a single intensive care unit who had acute brain injury from a variety of causes and who were unresponsive to spoken commands, including some patients with the ability to localize painful stimuli or to fixate on or track visual stimuli. Machine learning was applied to EEG recordings to detect brain activation in response to commands that patients move their hands. The functional outcome at 12 months was determined with the Glasgow Outcome Scale-Extended (GOS-E; levels range from 1 to 8, with higher levels indicating better outcomes).

RESULTS:

A total of 16 of 104 unresponsive patients (15%) had brain activation detected by EEG at a median of 4 days after injury. The condition in 8 of these 16 patients (50%) and in 23 of 88 patients (26%) without brain activation improved such that they were able to follow commands before discharge. At 12 months, 7 of 16 patients (44%) with brain activation and 12 of 84 patients (14%) without brain activation had a GOS-E level of 4 or higher, denoting the ability to function independently for 8 hours (odds ratio, 4.6; 95% confidence interval, 1.2 to 17.1).

CONCLUSIONS:

A dissociation between the absence of behavioral responses to motor commands and the evidence of brain activation in response to these commands in EEG recordings was found in 15% of patients in a consecutive series of patients with acute brain injury. (Supported by the Dana Foundation and the James S. McDonnell Foundation.).

Je pense que vous vous souvenez que j'avais évoqué cette question : celle des potentiels évoqués somesthésiques possiblement présents chez Vincent. Je n'ose pas imaginer que cet examen ait été négligé...


Lundi 01er juillet 2019. Mes chroniques. Un monde auquel les chrétiens n'appartiennent pas

-
CHRONIQUE DES BONNES NOUVELLES.
-
En voilà une qu’elle est extra !

-
CHRONIQUE DE LA MÉMOIRE.
-
Les religieuses martyres d’Orange.


Et la gauche, la plus c...e des gauches s’offusque que l’on fasse mémoire de ces  guillotinés (332 tout de même en un peu moins d’un mois).

-
CHRONIQUE DE LA MORT LÉGALE.
-
Oui, ils sont à la limite de l’excommunication.


Honneur  vous, Pr Emmanuel HIRSCH.


Honneur à vous Pr Xavier DUCROCQ.


Appeler l’Ordre des Médecins.


Pas de fessée, mais en même temps, de la mort.


PONCEFRELU-PILATOQUET, BUZYN et le "meurtrier" SANCHEZ s’en foutent !

Je voudrais revenir ici sur les raisons purement scientifiques qui me font protester hautement contre la décision de ces imbéciles sans cœur qui veulent faire mourir Vincent LAMBERT. Il y a une expérience très simple, que nos maîtres autoproclamés d’éthique thanatolâtre ne devraient pas interdire. Benjamin LIBET a montré que la stimulation électrique répétitive ménagée de zones diverses du cerveau suffisaient à faire naître des sensations correspondant au territoire duquel proviennent normalement des potentiels évoqués suscitant ces dernières. Nul ne sait donc ce qu’est l’état mental réel de Vincent. Et il se pourrait bien que ces diverses stimulations (qui exigent il est vrai une ouverture de la boîte crânienne, ou, en tout cas une intervention invasive, utilisant la stéréotaxie) engendrassent des sensations douloureuses ou des mouvements, prouvant que l’absence de relations parlées avec l’entourage n’exclut pas le fonctionnement mental. Mais MACRON-PONCEFRELU, BUZYN, SANCHEZ, sans compter monsieur MOLINS (qui nous avait habitué à mieux) s’en contrefichent.
-
-
CHRONIQUE DE LA PENSÉE UNIQUE.
-
Honneur à vous, madame THILL.

-
CHRONIQUE DE LA MORT DE LA LIBERTÉ.
-
Après avoir décidé de la mort de Vincent LAMBERT, on s’attaque à faire mourir la liberté d’expression. C'est volontairement que je lie ces deux informations pour montrer la propension des pouvoirs dits publics à tout gérer, y compris la vie privée.

Loi contre la Cyber haine ???!!!


Moi qui pensais que les races n'existaient pas.

-
CHRONIQUE DES IMBÉCILES.
-
Honte à vous madame PEDOTTI.

Mais qui êtes-vous donc madame, pour avoir exprimé publiquement votre honte après que Mgr AUPETIT a tenu des propos fort mesurés qui n’ont pas eu l’heur de vous plaire. « Nous », dites-vous ; que représentez-vous, madame, qui dirigez une livraison confidentielle, lue par quelques centaines de lecteurs. Il y a bien longtemps que vous avez oublié cette parole du Maître : je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Vous ne craigniez point les loups, car vous en êtes devenue l'amie. Bref, vous appartenez au monde, vous êtes engluée dans le monde, oubliant là encore que les disciples, s’ils sont dans le monde, n’en sont pas. J’ai honte pour vous, madame ; je parle en mon nom personnel (et non pas comme vous madame), et comme quelqu’un qui a payé très cher le choix qu’il a fait de suivre Jésus plutôt que Libération, le Monde, l’Obs, sans compter Témoignage chrétien (!)
-
-
CHRONIQUE DES GROSSIUMS !
-
Tout va bien pour eux. Notez que c’est une exception française. Merci qui ?


-
CHRONIQUE DE L’EXASPERATION.
-
L’automobiliste, voilà l’ennemi.

-
CHRONIQUE DE LA MISE EN GARDE.
-
Levez-vous orages désirés !





Le 600 vient d’être déployé dans Paris !

dimanche 2 juin 2019

Dimanche 02 juin 2019. Etat mental, état neuronal. Benjamin Libet au secours de Vincent Lambert.


-->
-
Hier, je vous ai promis de vous décrire, le plus simplement possible, une des expériences cruciales de Benjamin LIBET, une de ces expériences qui gêne tellement les matérialistes pour lesquels le mental se résume à des signaux électriques. Pouvez-vous m’accorder quelques minutes pour lire la meilleure description que j’ai lue de cette expérience ; elle figure dans le livre de Jean STAUNE, Notre existence a-t-elle un sens (Presses de la Renaissance, Paris, 2007. Pages 390ss) ; je reprends cette description dans son intégralité. Prêtez bien attention, car même si Jean STAUNE a l’art de simplifier les notions difficiles, sans les adultérer, il reste cependant un pur scientifique et donc un peu difficile d’accès.

"Dans certaines opérations du cerveau, on peut réveiller le patient alors que son cerveau est à l’air libre, et stimuler directement le cerveau (grâce à un très léger choc électrique) pour lui demander quelle sensation il éprouve, sans que cela représente une torture pour le patient. (Cette démarche est parfois nécessaire pour éliminer certaines tumeurs, et identifier les zones d’intégration des sensations dans le cerveau : note du transcripteur)
"[…].
"Lors de ces opérations, l’équipe dirigée par Benjamin LIBET de l’Université d’État de Californie à San Francisco a obtenu l’autorisation de certains patients de réaliser en plus des manipulations nécessaires à l’opération une expérience à ce moment crucial où le patient est réveillé et où son cerveau est exposé à l’air libre — la boîte crânienne étant ouverte. Il s’agit sans doute de l’une des expériences les plus discutées et commentées depuis vingt ans dans le domaine des neurosciences.
"On va stimuler le bout du doigt avec une petite décharge électrique. Un « potentiel évoqué » (c’est-à-dire un signal électrique : note du transcripteur) se propage le long des nerfs jusqu’à la zone du cerveau correspondant à la main. Le sujet perçoit une petite piqûre à la main environ 25 millisecondes après, ce qui correspond bien à notre expérience de tous les jours ; quand on se pique on le sent tout de suite.
"Maintenant, on stimule la zone correspondante, dans le cerveau, à la main. Le sujet va sentir une piqûre à la main et non au cerveau. C’est pour cela que des personnes ayant perdu un bras peuvent très bien avoir mal à leur « membre fantôme ».
"Mais il y a ici deux différences :
— Pour que le sujet ressente la piqûre, il faut envoyer un train de chocs pendant 500 millisecondes (une demi-seconde) et non pas un choc unique.
— Comme on stimule le cerveau, il n’y a pas de potentiel évoqué qui arrive au cerveau depuis l’endroit qui a été stimulé (nous verrons que cela est essentiel).
"Comme il est totalement inhabituel que le cerveau soit ainsi piqué, ce résultat peut sembler normal : il faut faire toute une série de chocs pour que le cerveau ait, dans une telle situation, l’illusion d’une piqûre au doigt.
"Mais voilà que maintenant, on va combiner les deux démarches.
"À t = 0, on stimule le bout du doigt et à t1 = 200 millisecondes, on commence la série de stimulations au cerveau, toujours dans la zone correspondant au doigt. Le sujet sent une seule piqûre à t2 = 700 millisecondes, correspondant à la stimulation faite au cerveau. La stimulation faite au bout du doigt n’a pas été ressentie.
"Comment sait-on que c’est la deuxième piqûre qui a été ressentie et non la première ? Rappelons que dans les deux cas, le sujet ne ressent qu’une piqûre au doigt, même quand la stimulation est faite au cerveau. Mais il est possible de calibrer les stimulations et d’y habituer le sujet avant l’expérience décisive. Ainsi, la stimulation du bout du doigt sera forte et celle du cerveau faible (il ne faut quand même pas abîmer ce dernier !). Le sujet évoquera une seule et unique sensation faible de piqûre sur le doigt. On sait ainsi que c’est la stimulation du cerveau qui a été ressentie (encore une fois, sous la forme d’une piqûre au doigt), ce qui est totalement logique puisque de toute façon cette sensation arrive 500 millisecondes après le début de la stimulation du cerveau.
"On stimule le doigt et maintenant on attend 500 millisecondes pour commencer les stimulations du cerveau.
"Toujours rien ! La stimulation du bout du doigt n’est pas ressentie alors que la stimulation du cerveau engendre, comme d’habitude, une sensation de piqûre au doigt après 500 millisecondes (c’est-à-dire ici une seconde après le début du processus).
"Dernière étape, on attend plus de 500 millisecondes après avoir stimulé le doigt pour commencer la stimulation du cerveau. Ici tout redevient « normal ». La stimulation du bout du doigt est ressentie « tout de suite », c’est-à-dire après 25 millisecondes, le temps que l’influx nerveux arrive au cerveau, et la deuxième piqûre est ressentie 500 millisecondes après la série de chocs au cerveau.
"Ces résultats sont proprement stupéfiants. Ils semblent montrer que dans tous les cas, il nous faut 500 millisecondes pour être conscient de quelque chose, puisque, si pendant cette période de temps on intervient sur la zone correspondante du cerveau nous ne sommes pas conscients de cette sensation.
"Mais il se trouve qu’en temps normal, nous sommes conscients de cette sensation au début du processus, après 25 millisecondes, et non à la fin ! Et qu’une démarche qui a lieu 200, 300, voire 500 millisecondes après la stimulation peut nous empêcher d’être conscients d’une piqûre dont nous serions normalement conscients au bout de 25 millisecondes.
"Comment une telle chose est-elle possible ? La solution que propose LIBET paraît incroyable. Le temps d’élaboration d’une sensation consciente est bien de 500 millisecondes (475 millisecondes en fait, car il faut 25 millisecondes pour que le signal arrive au cerveau, comme nous l’avons vu) mais quand cette élaboration est faite, la conscience antidate cette sensation en retournant en arrière dans le temps de 475 ms !"

Les neurophysiologistes matérialistes ont essayé par tous les moyens de démonter cette expérience, en élevant diverses objections auxquelles LIBET a inexorablement répondu en montrant qu’elles étaient fausses et reposaient sur des hypothèses intenables.
LIBET insiste bien sur le fait que ce saut dans le temps ne se produit pas le monde physique mais dans le monde subjectif.
Jean STAUNE conclut ainsi toute cette section :
"La seule conclusion logique d’une telle situation — s’il est confirmé qu’il faut bien 500 millisecondes à la conscience pour être consciente de quelque chose — est qu’un retour en arrière dans le temps permet de synchroniser nos sensations avec les événements, que ce saut dans le temps est réel, que la conscience peut l’accomplir facilement parce qu’elle n’est pas (totalement) immergée dans le monde physique et que, donc elle n’est pas une PRODUCTION du cerveau et que, donc, le cerveau est davantage un poste de radio qu’un lecteur de disques."

Cette conclusion est parfaitement importante pour comprendre pourquoi, scientifiquement, l’état pauci-relationnel de Vincent LAMBERT n’exclut nullement que ce dernier puisse avoir un rapport désynchronisé avec son entourage, sans potentiel évoqué d’origine extérieure, ce qui, par conséquent, ne nous permet pas de connaître son état mental.

Rajouté après publication :


 2006 Feb-Apr;78(3-5):322-6. Epub 2006 May 3.

Reflections on the interaction of the mind and brain.


Abstract

Problems associated with the topic of the mind-brain interaction are reviewed and analyzed. If there is an interaction, then the "mind" and "brain" are independent variables; the mind represents subjective experience and is therefore a non-physical phenomenon. This fact led to the need for a field theory, termed here the "cerebral mental field" (CMF). By definition, the CMF is a system property produced by the appropriate activities of billions of neurons. An experimental test of this theory is possible and a test design is presented. The most direct experimental evidence has been obtained by use of intracranial stimulating and recording electrodes. Important information has also been developed, however, with extracranial imaging techniques. These can be very fast (in ms), but the cerebral neuronal events that produce changes in physiological properties require a time delay for their processing. A number of surprising time factors affecting the appearance of a subjective somatosensory experience are described, and their wider implications are discussed. Among these is a delay (up to 0.5 s) in the generation of a sensory awareness. Thus, unconscious cerebral processes precede a subjective sensory experience. If this can be generalized to all kinds of subjective experiences, it would mean that all mental events begin unconsciously and not just those that never become conscious. In spite of the delay for a sensory experience, subjectively there appears to be no delay. Evidence was developed to demonstrate that this phenomenon depends on an antedating of the delayed experience. There is a subjective referral backward in time to coincide with the time of the primary cortical response to the earliest arriving sensory signal. The subjective referral in time is analogous to the well-known subjective referral in space. In conclusion, features of the CMF can be correlated with brain events, even though the CMF is non-physical, by study of subjective reports from the human subject.