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samedi 5 août 2017

05 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Nous regardons l'avenir dans un rétroviseur !

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Nous achevons aujourd’hui le cycle CHESTERTON.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Une philosophie, cela commence par l’être, avec la fin et les valeurs d’un être vivant, et manifestement un matérialisme qui envisage seulement l’éthique économique ne peut pas couvrir la question du tout. Si le problème du bonheur était ainsi résolu par le confort économique, les classes qui sont à présent confortables seraient heureuses, ce qui est absurde. Ce martèlement sans humour d’une note unique ressemble aux pires marottes victoriennes, la tempérance ou le féminisme. Il est particulièrement semblable à ce féminisme très démodé qui haïssait la féminité. On me dit qu’en Russie, les hommes et les femmes s’habillent à peu près de même. Mais, attention, ça ne signifie pas que les hommes portent des fleurs dans les cheveux ou se baladent dans ces nobles robes pontificales avec lesquelles la tradition revêtait chaque femme comme une reine. Ça veut dire que les femmes s’habillent en hommes, pas que les hommes s’habillent en femmes. Eh bien c’est du victorianisme nu, flétri, mort. C’est l’unique femme des Droits de la Femme, qui se rendait délibérément hideuse, en culottes bouffantes et lunettes de soudeur. Au cours des règnes suivants, même les Suffragettes savaient mieux s’y prendre Mais tandis que les suffragettes nous sont choses du passé, elles sont toujours dans le lointain avenir rose du bolchévique rétrograde et attardé. Il en est encore à clopiner à travers ce crépuscule d’usine brumeuse censé être le jour éclairé du XIXe siècle, et il est plus vrai aujourd’hui qu’au temps des tsars de dire que la Russie [sous-entendu : soviétique] est la plus arriérée des nations."
Gilbert Keith CHESTERTON.
Le puits et les bas-fonds. Traduit de l’anglais par Patrick GOFMAN, assisté d’Angélique PROVOST. Révision et notes de Wojciech GOLONKA.
Desclée de Brouwer, Paris/Perpignan, 2016. (Page 176.)
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà un passage qui mériterait de très longs commentaires. Il me semble que dans notre Occident dégénéré, qui confond le confort économique et le bonheur, et qui vit sur les débris pourrissants du matérialisme communiste le plus obscur, il y aurait un peu mieux à faire que de critiquer Vladimir POUTINE et de laisser  entendre que c’était mieux du temps où les femmes prétendument soviétiques s’habillaient en homme et portaient des lunettes de soudeur. C’est bien la revendication des viragos les moins féminines qui soient, qui pensent que se balader les seins nus est une marque de distinction, qui est rétrograde et vulgaire. La Sainte Russie a cinquante ans d’avance sur nous et viendra un temps où nous serons heureux de l’avoir comme protectrice de nos vies, de nos patries et de notre culture.
Tant que le monde de la culture, du show-bizz et des médias sera colonisé par des « élites » qui croient penser mais ne font que répéter le même catéchisme, celui du Progrès, du Progressisme, de la Libération des mœurs et du Matérialisme le plus gras, il n’y a rien de bon à attendre. Fuyons-les comme la peste. N’achetons point ces journaux de perroquets, lisons les sites de réinformation parallèles (avec recul et esprit critique) et ayons toujours en tête l’idée de l’être et de la vie.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Plus dure est la chute !



N'oubliez pas que j'ai dit il y a quelques jours ceci : dans un an, le Président de République sera détesté des Français.
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L’inculture du maire de Paris.

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Annonce d’un séminaire intéressant.

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Ecoutez cette interview.

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Quand le Président de la commission qui a auditionné le général de VILLIER remet les choses en place.

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Reconstruction d’un village chrétien en Irak.


jeudi 2 août 2012

Un livre sur le mensonge

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Reçu de Philippe RANDA (FrancePhi.diffusion), le compte-rendu d'un entretien fort instructif avec Maurice Bonnet, sur le mensonge politique dans lequel nous sommes enfermés depuis des années. Je vous le livre tel quel et me réserve de revenir sur tel ou tel aspect de ces opinions :
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"« Vivant sous le règne d’une pensée monochrome et obligatoire, le délit d’opinion étant inscrit dans la loi, la parole n’est plus libre. Et le grand Mensonge, c’est justement de prétendre le contraire avec un certain succès »

Entretien avec Maurice Bonnet, auteur de « L’Empire du mensonge » (éditions L’Æncre) (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Pourquoi un titre si violent ?

Je ne suis pas le seul à m’être avisé que nous sommes abreuvés de mensonges, mais je suis, peut-être, le premier à envisager ce problème dans son origine et sa globalité. À le présenter sous l’aspect totalitaire qui est aujourd’hui le sien. Je parle bien entendu du mensonge répandu dans l’espace public sous l’angle politique et sociétal. La plupart des mensonges, quelle que soit la forme qu’ils prennent (arguments biaisés, témoignages à sens unique, fausses représentation, etc.) ne sont pas perçus comme des mensonges par les gens et participent du Mensonge global qui constitue notre atmosphère et forme nos mentalités. C’est de cela qu’il est question, très au-delà de cas particuliers, même graves, qui peuvent être ou sont déjà dénoncés ici et là.

Il y aurait un Mensonge global surplombant tous les mensonges particuliers ?

D’une certaine façon, oui ! Je soutiens et je montre qu’à notre insu le mensonge s’insinue partout aujourd’hui grâce à un système médiatique et des méthodes qui ne cessent de se perfectionner et que le climat dans lequel nous vivons est tout entier mensonger, de plus en plus mensonger, l’empire du mensonge étant conquérant.

C’est un complot ?

Non, un phénomène aux origines déjà lointaines, accéléré par le progrès foudroyant des techniques, la monopolisation des médias, le grand nombre et l’immensité des conflits d’intérêts. Certains débats sont devenus impossibles, sauf en cercle restreint, et encore convient-il d’être prudent. Vivant sous le règne d’une pensée monochrome et obligatoire, le délit d’opinion étant inscrit dans la loi, la parole n’est plus libre. Et le grand Mensonge, c’est justement de prétendre le contraire avec un certain succès. Ce qui m’anime, c’est naturellement le désir de réveiller le plus possible de nos compatriotes, et ce qui me désole, c’est de constater combien peu réalisent à quel point ils sont infantilisés, inconscients d’évoluer dans une ambiance fabriquée et donc mensongère. Toute l’information qui déferle ruisselle de « bonne foi ». J’explique les méthodes du mensonge et leurs implications. Et le rôle considérable des « idiots utiles ». Il est difficile de combattre à la fois l’indifférence, la paresse, la lâcheté, la sottise et l’incrédulité.

Vous vous attaquez aussi à la démocratie…

C’est un plaisir que je ne me suis pas refusé. Il faut dire qu’elle est si contente d’elle-même, notre démocratie, si donneuse de leçons, dans le temps même où, lamentable, elle se montre incapable de rien résoudre, se contentant d’expédients à la petite semaine. Dans le conte, le Roi est nu. Notre démocratie, elle, est tout simplement une imposture. C’est la seule partie de mon essai où je reconnais avoir cédé à la veine polémique, mais mon opinion est étayée par quelques ouvrages que je mentionne à la fin de mon livre dans mes suggestions bibliographiques.

Et puis, aussi, vous semblez en vouloir beaucoup au féminisme.

Je connais beaucoup de femmes intelligentes et merveilleuses, et je crois qu’aucune ne me donnerait tort. J’appelle un chat un chat et l’état où s’enfonce notre société un désastre, cela par le jeu du mensonge égalitaire, du venin de la mixité, du stupide principe de parité, et autres sottises du même tonneau. La situation est gravissime. L’envahissement de toutes les fonctions par les femmes, jusqu’à la police et aux armées, devrait nous alerter. La folie nous gagne. Ce monde, ces gens, qui ne cessent de parler de leurs « valeurs », sans jamais préciser en quoi elles consistent vraiment, ont perdu la plus précieuse des valeurs, celle du simple bon sens. Cet essai est très fourni en références et arguments…"
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mardi 23 février 2010

Eternel féminin...

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Je viens de trouver un petit texte d'un auteur chinois ancien (GE HONG, dans le Baopuzi) que je trouve délicieux. Il fera frémir Gisèle HALIMI, madame BADINTER, Huguette BOUCHARDEAU et toutes les passionnaria du féminisme. Mais il vaut la peine d'être délivré, car l'auteur y déplore ce qu'il appelle l'inconduite des femmes de son temps, en des termes qui ne laissent pas d'étonner et d'interpeller.
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"Or les femmes et les jeunes filles du commun, à notre époque, ne s'adonnent plus au filage et au tissage ; elles n'aiment plus confectionner des houppes pour les bonnets ; elles ne préparent pas le chanvre ; ce qui leur plaît, c'est de vadrouiller sur la place du marché. Elles négligent de surveiller la cuisine, mais se consacrent à des plaisirs frivoles. Elles sortent pour faire visite à leurs parents. Elles y vont à la lueur des étoiles ou en portant des torches, soir après soir ; elles se font suivre de tout un cortège, et la rue en est illuminée ; ce sont des servantes, des courriers, des commis, des laquais, comme une foule bigarrée sur un marché. En outre, ces dames-là se livrent à des plaisanteries et à des fredaines inconvenantes, ce qui est vraiment déplaisant. Parfois, elles passent la nuit dans une autre maison, parfois elles ne rentrent au logis qu'à une heure très tardive. Ces femmes font aussi des voyages d'agrément pour voir les temples bouddhiques ; elles s'en vont assister à la chasse et à la pêche ; elles organisent des parties de campagne sur les collines ou au bord des rivières. Elles franchissent même les frontières du district pour s'en aller faire des compliments à des parents (à l'occasion des naissances et des mariages) ou pour leur faire des visites de condoléances (en cas de décès). Elles y vont dans des voitures ouvertes, tous rideaux relevés, s'attardant dans chaque hameau, chaque ville qu'elles traversent, buvant à la santé d'autrui, chantant, et faisant de la musique en chemin."
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Heureux temps celui où les femmes s'adonnaient au filage et au tissage ? Je ne saurais le dire. Mais quand il m'arrive dans la salle d'attente de mon dentiste de jeter un coup d'oeil sur le sommaire du magazine Elle, je me dis que ce bon GE HONG avait vu bien des choses...