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dimanche 1 octobre 2017

01er octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence : qu'est-ce que l'homme ?

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Nous entamons en ce début du mois d’octobre, tandis que les feuilles jaunies commencent à choir des arbres en pleurs, la lecture d’un livre essentiel de Jean-Claude GUILLEBAUD.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Car c’est la science, répétons-le, qui ressuscite aujourd’hui les questions qui hantaient Primo LEVI. On se demande ce que penserait ce dernier s’il pouvait lire, au sujet de la génétique, des titres comme celui-ci : « Enquête sur la fabrique du surhumain » ou « Nous risquons de sortir en douce de l’espèce humaine » [Courrier international, 21 décembre-3 janvier 2001.] C’est pourtant bien la question. Saurons-nous encore définir l’homme, le distinguer de l’animal, de la machine, de la chose ? En toute logique, des interrogations aussi fondamentales devraient occuper la totalité de l’espace démocratique. Sur le fond, en effet, elles relèguent la politique traditionnelle (répartition des richesses, délibération, élection, etc.) au rang d’une aimable mais subalterne conjecture. Or, extraordinairement, ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Sur ce terrain truffé de mines nous avançons dans une frivole confusion. Pourquoi ?"
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 24.)
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2. COMMENTAIRES.
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Après s’être interrogé sur les raisons qui nous font frémir d’horreur à la simple évocation des camps de concentration et des camps d’extermination, GUILLEBAUD pose la question essentielle. Il fait le constat que c’est bien une conception implicite de l’humain qui suscite en nous ce réflexe de répulsion devant l’innommable. Et il en vient donc à se poser la question : qu’est-ce que l’homme ?
On pourrait penser avec DESCARTES que l’homme n’est d’abord qu’une machine et que c’est le fait de penser qui le fait être.
Oui, mais avec le transhumanisme, l’avènement du règne du transgenre, le changement de sexe à volonté (enfin, qu’ils disent !), la PMA, la GPA, l’eugénisme dont l’avènement de certains outils génétiques (Crispr par exemple) favorise la survenue, l’homme est en trains de disparaître.
Je suis très frappé de constater que lorsqu’on explique à des jeunes gens et des jeunes filles que l’homme (Cf. 1Thessaloniciens 5, 23) est tout à la fois corps (soma), âme (psuchè) et esprit (pneuma) et que l’équilibre humain réside dans l’alignement parfait des trois types d’amour, que chacune de ces instances commande : eros ; phileia ; agapè, ils comprennent et par une plongée en eux-mêmes vérifient intuitivement la vérité de cette affirmation.
Où êtes-vous, monsieur Erwan BINET, monsieur CASTANER, madame SCHIAPPA pour penser si mal, si faussement ? Qu’est-ce qui commande en vous ces erreurs de jugement ? Si vous n’êtes que matière, de quel droit exigez-vous que l’on vous traite autrement que comme une combinaison de carbone, d’oxygène, d’hydrogène et d’azote ? Ce que bien entendu, vous nieriez, justement, avec vigueur.
Il est urgent que les hommes politiques, les penseurs, les philosophes, les grands responsables industriels, se posent la question : Qu’est-ce l’homme ? et donnent des réponses politiques, économiques et morales à cette question.
Qu'est-ce que l'homme que tu en gardes souvenance ? demande le psalmiste au Seigneur. La question n'est pas nouvelle ; ce sont les réponses qui le sont et qui ne s'expliquent que par l'expulsion du Créateur hors du champ de l'humain.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET NOURRIE.
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Cette revue est très abondante, pour des raisons que j’ai expliquées dans mon précédent billet.
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La Norvège est-elle un état totalitaire ?

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Monsieur OBAMA est-il un ange ?

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Les climatologues se trompent-ils ?


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Commentaire magnifiquement elliptique et mystérieux d’un livre américain par Elvire Debord.

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Ce sont des chrétiens, donc tout le monde s’en fout !


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Youtube et la censure !


L’abbé PAGES doit chercher du côté des sites russes l’hébergement de ses nouvelles. Il doit pouvoir continuer de dire la vérité.
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Monsieur CASTANER et l’heptaglossogyration antédiscursive ! (Ter)


Monsieur CASTANER pense qu’il n’est pas nécessaire qu’un enfant ait un père et une mère.
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Heureusement que ces pays de l’Europe de l’Est existent !

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Elle a encore sévi !



jeudi 22 novembre 2012

Une vision de l'homme

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Il y a bien longtemps que je ne vous ai parlé de Marcel LEGAUT. Comme les temps qui sont les miens sont difficiles à vivre, je me suis replongé dans quelques unes de ses oeuvres. J'ai trouvé ça, mais je suis trop fatigué ou las pour commenter ce texte superbe.
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« Qui es-tu, homme jeté dans l'existence sans l'avoir su ou voulu ? Être connaissant et conscient de sa conscience. Être voué à la mort et capable de le savoir : aussi impuissant à concevoir son propre anéantissement qu'à penser son commencement, le commencement de sa conscience ; aussi incapable de concevoir son éternité que de penser, autrement que dans l'abstrait, qu'il aurait pu ne pas être ?

Qui es-tu, homme solitaire, pressé, bousculé de toutes parts et même du dedans par tant d'autres qui ne sont pas moins que toi des séparés, inaccessibles ; homme voué par toutes ses fibres à la communication, à la communion, et qui ne peut le faire que pour et par des vétilles, sans jamais atteindre le niveau propre de ton humanité ?

Qui es-tu, homme unique, impossible sans la multitude des foules humaines répandues dans l'espace et le temps, tellement unique qu'aucun autre que toi, même s'il savait le vouloir, ne pourrait être ce que tu es ; homme dont l'histoire est si singulière au milieu de la multitude des histoires humaines qu'elle se perpétuera, ou périra, avec toi à jamais ?

L'amour, avec ses impossibilités et ses retournements sans appel, ses promesses infinies et ses limites définitives… La paternité : être dans les siens comme le tronc dans les branches, et cependant rester étranger à sa propre chair, impuissant devant elle et livré à elle pour toujours.

La souffrance qui terrasse un petit enfant, la disparition définitive de l'être aimé, la mort qui frappe sans cesse à droite et à gauche comme pour faire douter de la possibilité de vivre, de survivre demain. Enfin, tout ce qui émeut la pitié d'un vivant pour un autre vivant, met l'homme en question. »
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Voilà qui vaut bien toutes les pantalonnades des imbéciles (au sens de BERNANOS).
Permettez que j'en reste là pour aujourd'hui. Le texte se suffit à lui-même.