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lundi 11 mars 2019

Lundi 11 mars 2019. Note brève : que savent-ils du Peuple ?


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QUE SAVENT-ILS DE CEUX QU’ILS CONDAMNENT ?
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"Mais peut-on vraiment découvrir avec exactitude et précision les carences des autres, quand on n'est pas assez proche d'eux pour aspirer à recevoir l'aumône de leur propre richesse ? Et peut-on vraiment trouver, apporter et faire accepter le remède à leurs manques, quand on n'en souffre pas vraiment dans sa propre chair ? Sans doute la communauté de destin, même dans ce qu'elle a de plus matériel et de plus quotidien, est-elle de nécessité absolue, pour donner comme pour recevoir, quand les hommes ne sont pas assez conscients de leur humanité pour s'atteindre les uns les autres, par l'amour, au niveau de l'universel. Encore faut-il la porter dans la foi et l'honneur d'un libre choix, et non sous la condamnation d'une nécessité subie et non aimée."
In
Marcel LEGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 22.)
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ILLUSTRATIONS.
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BHL et les Gilets jaunes ou le mépris du macronolâtre archétypique  pour le Peuple !

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COMMENTAIRES.
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Marcel LÉGAUT, une fois encore et de manière fulgurante, révèle le mal profond qui ronge les élites : leur propension à souligner les erreurs des autres, en l’occurrence celle de la France dite d’en bas, tout en ignorant les leurs. Les susdites sont dans l’incapacité de voir la richesse des liens sociaux, la solidarité, les échanges qui ont nourris et fortifiés les demandes des Gilets jaunes. Elles préfèrent voir les limites de ces derniers, leurs erreurs, leur aigre ressentiment, le côté apparemment anarchique de leur résistance, et les violences qui ternissent leurs manifestations et qui sont souvent le fait de racailles des banlieues, d’antifas, d’ultras de la gauche, voire de la droite, et, comme je l’ai déjà dit, de quelques têtes chaudes. Oui, ces gens qui nous gouvernent sont dans l’incapacité de se nourrir de la richesse foisonnante du Peuple. Ils en sont trop éloignés, sûrs de leurs savoirs, et complètement indifférents à la subjectivité sociale. Hélas, il faut craindre avec notre chère Simone WEIL que l’oppression sociale organisée par les puissants, au premier desquels il faut mettre la finance et les médias, ne finissent par triompher des esprits libres, décidés à habiter leur vie. Mais, ce triomphe sera de très courte durée !

vendredi 8 mars 2019

Vendredi 08 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin. Quel avenir pour l'Eglise ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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MARCEL LEGAUT OUVRE UNE VOIE POUR L’AVENIR DE L'EGLISE.
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"Le bon sens, aidé de l'ambition, voulait jusqu'ici que seuls « les meilleurs » dirigent. La sagesse et les nécessités de l'avenir demandent maintenant un nouveau service social des meilleurs, complémentaire de l'autre et qui consiste à « être le dernier… à devenir le bon humus qui donne au terroir sa valeur profonde et fait sa renommée ». Mais à qui donc se proposera un tel renoncement, sans nul doute héroïque; LÉGAUT répond : « à des familles chrétiennes qui continueront ainsi la tradition ascétique et monastique la plus ancienne et la renouvelleront »."
In
Thérèse DE SCOTT.
Marcel Légaut. L'œuvre spirituelle. (Collection «Questions spirituelles»).
Aubier, Paris, 1984. (Page 95.)
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COMMENTAIRES.
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Ainsi que mes fidèles lecteurs le savent, j’ai une admiration profonde pour des THIBON, des LANZA del VASTO ou des LEGAUT qui ont suivi la voie du renoncement ascétique, et qui, fidèles à leur vocation divine, ont vécu du travail de la terre, pauvrement, et pourtant richement.
Dans le commentaire que fait Thérèse de SCOTT des pensées de Marcel LEGAUT, il y a cet appel aux familles chrétiennes qui continueront la tradition ascétique la plus ancienne et la renouvelleront. J’en connais, et elles m’offrent un admirable exemple de foi, de charité et de dépouillement. C'est aussi une manière de répondre à la situation sociale actuelle : les grands et les puissants doivent se mettre au service des plus petits.

L’Église traverse une crise terrible. La vision de Léon XIII est en train de se réaliser. Le Prince de ce monde en a saisi une partie, comme il a déjà plongé dans les ténèbres l’humanité qui a rejeté Dieu. Il me paraît évident que l’Église dans sa forme actuelle, celle que j’ai connue du temps de mon enfance et de mon adolescence, est condamnée à disparaître. Où sont passé les dimanches où les fidèles se pressaient à la messe, au point de devoir rester debout au fond des églises ? Où sont passés ces voyages dominicaux où l’on était assuré « d’attraper une messe en route » en traversant les bourgs et les villages encore desservi par un curé ? Que sont devenus ces grandes processions de la Fête-Dieu, ou des enfants endimanchés jetaient des pétales de rose qu’ils puisaient dans une sorte de boîte toute garnie de tissu blanc et qu’ils portaient accrochés à leur cou par un large galon de même couleur, au passage du Saint- Sacrement ?
Les formes extérieures de la piété populaire ont été piétinées par les esprits forts, les savants, ceux qui savent tout mais ne savent que ça. Car la foi, la vraie, était surtout celle du peuple. Léon BLOY mais aussi BERNANOS, ont bien montré l’hypocrisie d’une partie de la bourgeoisie d’alors qui se disait chrétienne, mais ne l’était que des lèvres. Aujourd’hui, il n’y a plus d’hypocrites. Il y a surtout des renégats, des apostats, des indifférents, ou des hostiles. Et il faut beaucoup de courage pour affronter les railleries ou les persécutions molles venues de tous les bords, ceux des médias, ceux des cultureux, et ceux de la justice à géométrie hypervariable. Or c'est dans notre persévérance que l'avenir est en train de prendre forme.
Il s’agit donc d’organiser les petites communautés ardentes, de les faire vivre par la prière, l’adoration et le service, de soutenir les familles chrétiennes, souvent nombreuses et peu fortunées. Il faut catéchiser les jeunes, et pas à coup de morale, mais à coup de vie humaine pleine.Il est indispensable de ne jamais maudire, de soutenir nos prêtres, nos évêques, et le magistère romain, car ces ministres de la foi sont pour la plupart admirables.  (Monter en épingle quelques prêtres déviants est très facile. Il n’est pas question d’ignorer leurs crimes, car il s’agit bien de crimes. Mais on oublie ceux qui visitent les malades et les prisonniers, secourent les mourants, prient, jeûnent et réconfortent. J’en suis le témoin quotidien, je dis bien quotidien.)
Nous devons accepter cette pauvreté, mais ne jamais céder à la tentation d’un enfouissement parfaitement stérile, dont on  vu ce qu’il a donné. Parler haut et fort des exigences christiques, se souvenir que Jésus n’est pas un bisounours, et qu’il a bien parlé durant sa vie terrestre de sélection et d’élection (venez les bénis de mon Père…)
Pendant le carême, je vous exposerai la pensée de cet homme d’exception que fut Marcel LEGAUT. Il y a beaucoup à apprendre de sa vie et de ses écrits ainsi que de sa prière.








vendredi 23 décembre 2016

22 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : Sur le Prince de la Paix, attendu même par Virgile

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "[…] Nul ne peut grandir dans son humanité en piétinant autrui, en le lésant gravement, même si celui-ci en porte quelque peu la responsabilité. Nul n'a le droit d'en courir le risque, fût-il des plus restreints, fût-ce avec quelques regrets."
In
Marcel LEGAUT.
L’homme à la recherche de son humanité.
Aubier-Montaigne, Paris, 1971, p. 18

(b) "Nul homme libre n’a le droit d’en punir un autre. L’homme libre est celui qui connaît la Loi, reconnaît sa faute et se punit lui-même.
In
LANZA del VASTO.
Les Quatre fléaux.
Section 97. Des éléments d’une justice non violente.
Éditions du Rocher, Monaco, 1993, p. 414.

(c) Jam redit et Virgo, redeunt Saturnia regna,
jam nova progenies caelo demittitur alto.
Tu modo nascenti puero, quo ferrea primum
desinet ac toto surget gens aurea mundo, - modo nascenti puero, quo ferrea primum
desinet ac toto surget gens aurea mundo,
casta fave Lucina ; tuus jam regnat Apollo.
Teque adeo decus hoc aevi, te consule, inibit,
Pollio, et incipient magni procedere menses
te duce. Si qua manent sceleris vestigia nostri,
irrita perpetua solvent formidine terras.

Déjà la vierge Astrée revient sur la terre, et avec elle le règne de Saturne; déjà descend des cieux une nouvelle race de mortels. Souris, chaste Lucine, à cet enfant naissant; avec lui d'abord cessera l'âge de fer, et à la face du monde entier s'élèvera l'âge d'or: déjà règne ton Apollon. Et toi, Pollion, ton consulat ouvrira cette ère glorieuse, et tu verras ces grands mois commencer leur cours. Par toi seront effacées, s'il en reste encore, les traces de nos crimes, et la terre sera pour jamais délivrée de sa trop longue épouvante. Cet enfant jouira de la vie des dieux; il verra les héros mêlés aux dieux; lui-même il sera vu dans leur troupe immortelle, et il régira l'univers, pacifié par les vertus de son père."
In
VIRGILE.
Buccoliques, quatrième églogue.
Commentaires sur :
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2. COMMENTAIRES.
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Pourquoi ces trois citations ? Bon sang, mais c’est bien sûr aurait dit l’inspecteur BOURREL, incarné avec talent par Raymond SOUPLEX dans la très fameuse émission des Cinq dernières minutes (c’était aux beaux temps de la télévision).
Bientôt, nous fêtons la naissance de JÉSUS. ISAÏE, qui l’annonce environ sept siècles avant sa venue, l’appelle le Prince de la Paix (Is 9, 6). La Paix est incompatible avec la vengeance. Elle passe d’abord par la paix avec soi-même, et c’est ce que nous dit mon cher LANZA del VASTO, et il n’est pas de paix intérieure possible sans reconnaissance de ses propres errements. C’est la condition même de la vraie liberté. Mon non moins cher Marcel LEGAUT, dans le même registre, interdit à quiconque de punir qui que ce soit, de son propre chef, s’il veut grandir en humanité. Le monde a bien besoin de ce rappel. Et je ne pense pas que les bombardements, les raids, les exécutions, les décapitations, les viols fassent avancer le monde vers la paix à laquelle il aspire.
Très curieuse est l’annonce par VIRGILE de la naissance d’un enfant, née d’une vierge, qui apportera la paix au monde. Inspiration du poète ? Attente indescriptible d’une paix qui tarde à venir ? Manifestation anticipée et prophétique de la venue de JESUS par la grâce anticipée de l’Esprit-Saint ? Comment savoir ? Bornons-nous à constater qu’il y a une curieuse convergence de ces vers avec l’annonce que fit ISAÏE en son temps.
Bonne fête de la Nativité à vous tous, très chers lecteurs. Je salue particulièrement mes lecteurs russes et chinois (dont le nombre va croissant). Je souhaite aux premiers – qui n’ont pas exactement le même calendrier liturgique que les latins – une belle préparation de ces fêtes, et à mes lecteurs chinois, la constance dans la foi et le témoignage.
Je salue également mes très nombreux lecteurs américains et allemands, et j’assure à ces derniers mon amitié, et ma compassion en ces moments douloureux que traverse leur patrie.
Bien entendu, mes lecteurs français ont droit aussi à ces pensées amicales tous comme les lecteurs (moins nombreux) de divers pays dispersés dans le monde.
Pax et bonum !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Curieuse réaction de la municipalité de Nantes quand il s'agit d'aider les commerçants à collecter des jouets pour les enfants qui ne pourraient en avoir à Noël.


mardi 15 novembre 2016

15 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Retrouver nos racines chrétiennes pour sortir de la boue

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce qui caractérise notre époque au point de vue religieux, c'est incontestablement que pour la très grande majorité des esprits le christianisme a perdu son sens, que pour un nombre immense d'âmes dès lors errantes et dispersées, il n'est plus la parole de vie, le principe suprême de la lumière et de la force. Et cela n'est pas vrai seulement de la foule inculte qui ignore, c'est vrai aussi et surtout de ceux qui savent, de ceux qui peuplent les Académies, les Universités, les Écoles. Et même, si la masse ne comprend plus le christianisme et s'en détourne systématiquement, c'est avant tout que les différents foyers où s'élaborent la science et la philosophie rayonnent en elle, par les journaux, les romans, les discours et la législation, des idées qui la dirigent en sens contraire.
Voilà le fait. Sachons, nous chrétiens, le reconnaître humblement et sincèrement. Un monde intellectuel s'est constitué en dehors du christianisme et contre lui. Et c'est ce monde-là qui règne sur les esprits, c'est ce monde-là qui parle haut, qui écrit, qui enseigne, qui est écouté."
In
Marcel LEGAUT.
Manifeste. Fernand Portal. Refaire l’Eglise de toujours, pp 84-85.
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai une bonne raison de vous citer ce passage d’un homme tout à fait remarquable, dans la lignée des THIBON (chez qui, notre Marcel avait envisagé de se former au métier d’agriculteur) : cette raison, c’est la proximité des élections primaires dites de la droite et du centre. Nous avons sept candidats qui se présentent à nos suffrages. Deux émergent par leur intégrité et leur vision politique : Jean-Frédéric POISSON et François FILLON. Les autres sont de purs produits d’un système à bout de souffle où les idées et les projets, tous plus « objectifs » les uns que les autres s’élaborent dans des cénacles discrets de grosses têtes (ou qui se croient telles) qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Ma préférence, pour le premier tour va à Jean-Frédéric POISSON qui n’a jamais varié d’un iota dans ses convictions de disciple convaincu, et bien entendu à François FILLON pour le second tour, car il se pourrait qu’il crée la surprise.
Tant que nous ne reviendrons pas à nos racines chrétiennes, nous ne sortirons pas notre Patrie de la boue dans laquelle elle s’enfonce depuis tant d’années. Il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit en matière de foi, de religion ou de culte (je n’aime pas ces deux derniers mots) à nos concitoyens ; il s’agit de promouvoir une politique qui tienne compte de toutes les dimensions humaines, lesquelles, nous dit saint Paul, comportent le corps (soma), l’âme ou psychisme (psuchè), et l’esprit (pneuma), lieu inviolable de notre personne où repose et demeure l’Esprit, ce lieu qui nous pousse à dire : non possum ! Je ne peux pas.
La politique aujourd’hui ne s’intéresse qu’au soma, et réduit l’homme à un consommateur en quête de plaisirs susceptibles de satisfaire ses sens, uniquement ses sens. C’est une impasse, et chaque jour qui vient nous le prouve.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le milliardaire mondialiste à la manœuvre : j’ai nommé Georges SOROS.

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La complainte de Bernard-Henri LÉVY dont on connaît l'admirable idée de foutre le chaos en LIBYE !

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Ronald versus Donald !

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A lire absolument

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Censure élyséenne ! Anastasie pas morte !

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A lire aussi.

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La Manif Pour Tous se bouge en Bretagne.

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In memoriam !

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201bb09502ebe970d-800wi



mardi 18 août 2015

18 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : un lion avant les chrétiens

Jamais je ne me lasserai de vous le rappeler :

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Ce qui caractérise notre époque au point de vue religieux, c'est incontestablement que pour la très grande majorité des esprits le christianisme a perdu son sens, que pour un nombre immense d'âmes dès lors errantes et dispersées, il n'est plus la parole de vie, le principe suprême de la lumière et de la force. Et cela n'est pas vrai seulement de la foule inculte qui ignore, c'est vrai aussi et surtout de ceux qui savent, de ceux qui peuplent les Académies, les Universités, les Écoles. Et même, si la masse ne comprend plus le christianisme et s'en détourne systématiquement, c'est avant tout que les différents foyers où s'élaborent la science et la philosophie rayonnent en elle, par les journaux, les romans, les discours et la législation, des idées qui la dirigent en sens contraire.
                                                                                                   Voilà le fait. Sachons, nous chrétiens, le reconnaître humblement et sincèrement. Un monde intellectuel s'est constitué en dehors du christianisme et contre lui. Et c'est ce monde-là qui règne sur les esprits, c'est ce monde-là qui parle haut, qui écrit, qui enseigne, qui est écouté."

Marcel LEGAUT.
In
Fernand Portal : Refaire l'Église de toujours, pp84-85.
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2. Commentaires.
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Quand on voit l’indifférence avec laquelle les hommes politiques de tous bords ont accueilli l’initiative des « Christian’s » bells en l’honneur des chrétiens d’Orient persécutés, on se dit que Marcel LEGAUT a bien raison.
Quand on entend l’assourdissant silence médiatique qui a entouré cette manifestation de fraternité et de compassion, on se dit que Marcel LEGAUT a prophétisé.
Quand l’opinion publique pleure la mort lamentable d’un lion emblématique, tué par un imbécile, mais n’a pas un mot de compassion pour les martyrs chrétiens d’Egypte, du Pakistan, de Syrie ou d’Irak, on se dit que décidément le paysan universitaire qu’était LEGAUT voyait plus clairement la réalité que tous ces intellectuels du genre Caroline FOUREST et à certains égards (avec quelques bémols) Michel ONFRAY  sans parler pas des pseudo-agrégés du genre Vincent PEILLON, de ces théâtreux qui élèvent le Golgoth picnics à la hauteur d’une pièce de RACINE ou de SHAKESPEARE, de ces hommes de loi qui louent les initiatives sociétales des HOLLANDE, TAUBIRA ou BELKACEM réunis, de ces artistes qui  appellent oeuvre d’art la photo d’un crucifix plongé dans de l’urine humaine.
On ne demande pas à ces gens de croire. On leur demande de respecter leurs concitoyens et de réfléchir à autre chose que la politique et la prise du pouvoir, que leur renommée, que le statut de leur ego.
La mission de l’homme politique est de conduire les hommes à la fin qui leur est due. Sur ce point, j’y reviendrai demain, Notre cher Arthur SCHOPENHAUER a là-dessus des paroles contre lesquelles je ne vois pas ce que l'on peut dire.
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3. Informations diverses.
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20 août : 1 500 personnes attendues au pèlerinage diocésain à l’île Madame (Site du Salon beige).

" Organisé par le diocèse de La Rochelle, ce pèlerinage présidé par Mgr Bernard Housset aura pour thème : « Tenir, prier, espérer ». L’invité d’honneur sera Mgr Nasser Gemayel, évêque des catholiques maronites de France et premier éparque Notre-Dame du Liban de Paris des Maronites.
Cette année, ce pèlerinage sera consacré aux Églises en difficulté ou persécutées. Comme chaque année, il sera également dédié aux prêtres martyrs des pontons de Rochefort.
Durant la Terreur (1794), 829 prêtres de toute la France ont été emprisonnés dans des bateaux négriers au large de l’île d’Aix puis à l’île Madame. En mauvais état, ces voiliers à destination du bagne n’ont jamais pu partir en mer. Ils ont servi de prison à ces prêtres qui y ont été torturés et humiliés. 547 d’entre eux n’ont pas survécu à leurs conditions de détention. 254 ont été enterrés sur l’île Madame, 226 sur l’île d’Aix, et 67 à Rochefort.
Le régime reprochait à ces prêtres dits « réfractaires » – en raison de leur fidélité totale à l’Église catholique unie au pape – leur refus de se soumettre à la Constitution civile du clergé qui faisait d’eux des sortes de fonctionnaires publics ecclésiastiques nommés par les citoyens."

Vous voyez que ça ne date pas d’hier, le mépris pour les chrétiens. On leur préfère un lion. Il est vrai que jadis, les derniers servaient à dévorer les premiers !



samedi 27 décembre 2014

27 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. A quel point sommes-nous tombés !

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1. La citation du jour.
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« Si nous sommes faibles aujourd'hui et méprisés, c'est justement parce que nous sommes de l'avenir, parce que nous avons bâti notre vie sur les valeurs de l'avenir, sur celles qui ne cotent pas au cours d'aujourd'hui, parce que nous sommes des espérants dans un monde d'installés. L'avenir, timide comme un jeune homme, en face des possesseurs bien établis qui le méprisent et le haïssent d'une crainte secrète, inavouée ; l'avenir, candide et sans défense, sans organisation, sans moyens puisque justement il est l'avenir, l'avenir qu'ils voudraient bien empêcher de naître mais qui pourtant sera et qui, un jour, les sauvera s'ils ne veulent pas périr.
Oh ! la dure vie qu'il nous faut vivre dans ce monde en voie de remontée vers la lumière, mais qui se cramponne et veut s'établir à chacune des étapes où il parvient, hait tous ceux qui l'appellent plus loin, renie chaque fois l'élan spirituel qui l'a porté là où il est, et à qui ils doivent tout, leur confort, leur sécurité, leurs idées, leur morale. Les pharisiens d'aujourd'hui bâtissent des tombes aux prophètes que leurs pères ont tués et ils lapident eux-mêmes les descendants des prophètes. »

In
Marcel LEGAUT.
Prière d'un croyant.

Je crois vous avoir déjà livré cette belle citation. Désolé si je me répète. Mais il me semble que les circonstances s'y prêtent !
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2. Commentaires.
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L'affaire des crèches montre à quel point notre patrie est tombée. Vous ne serez pas étonné d'apprendre que monsieur Daniel KELLER, Grand Maître du Grand Orient de France condamne l'exposition de crèches dans les bâtiments officiels, au nom de la laïcité, dit-il. Il ne s'émeut guère de voir des équerres et des compas, insignes de la maçonnerie, gravés sur les frontons des dits monuments. Il faut bien comprendre que la laïcité à la sauce 1905 est une invention de certaines obédiences maçonniques farouchement antichrétiennes. La séparation de l'Eglise et de l'Etat a sauvé l'Eglise, sans aucun doute. C'est donc une très bonne chose. De là à vouloir détruire le christianisme dans notre patrie en manipulant les enfants par le biais de la déséducation nationale, en s'attaquant à la famille, en niant l'existence de la loi naturelle, il n'y a qu'un pas à franchir et que franchissent allègrement les membres du GODF. J'entends bien que toutes les obédiences ne partagent pas ce point de vue. Mais celles-ci n'ont qu'un poids politique relatif. Nous devons donc bien identifier - et c'est difficile en raison du secret et des rites initiatiques qui accompagnent l'appartenance à la maçonnerie - non seulement les membres actifs de cette entreprise de démolition mais aussi et surtout les idées et les valeurs inhumaines que véhicule leur religion. Car je le maintien, la maçonnerie est une religion. Il me semble donc que l'on doive la traiter pour ce qu'elle est, ni plus, ni moins. Certes, respects des personnes, mais rigueur intraitable pour leurs initiatives mortifères qui rappellent les meurs des romains et la barbarie qui les caractérisait.
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3. Informations diverses.
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La main sur le coeur, il l'a juré. Pas d'augmentation des impôts. Mais le tarif des timbres augmente de 7 %, celui des voyages en train de 2,6 %, le stationnement à Paris augmente dans des proportions considérables, le passe Navigo, sous le fallacieux prétexte de supprimer les zone passe au tarif unique de 70 euros, de sorte qu'une majorité d'habitants de la région parisienne vont subventionner les transports d'une minorité, au nom de la sacro-sainte égalité. Pas d'augmentation d'impôts ! Que nenni ! De simples augmentations des tarifs de services auxquels nous sommes obligés d'avoir recours pour vivre ou nous déplacer ou communiquer.
Il nous prend pour des pommes. Il n'y a pas la moindre économie dans le budget de l'état. Rien ! Et nous continuons de nous appauvrir par une politique insensée au service d'une double clientèle : les fonctionnaires et les français d'origine étrangère fraîchement naturalisés. La démagogie n'a pas de prix !























jeudi 22 novembre 2012

Une vision de l'homme

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Il y a bien longtemps que je ne vous ai parlé de Marcel LEGAUT. Comme les temps qui sont les miens sont difficiles à vivre, je me suis replongé dans quelques unes de ses oeuvres. J'ai trouvé ça, mais je suis trop fatigué ou las pour commenter ce texte superbe.
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« Qui es-tu, homme jeté dans l'existence sans l'avoir su ou voulu ? Être connaissant et conscient de sa conscience. Être voué à la mort et capable de le savoir : aussi impuissant à concevoir son propre anéantissement qu'à penser son commencement, le commencement de sa conscience ; aussi incapable de concevoir son éternité que de penser, autrement que dans l'abstrait, qu'il aurait pu ne pas être ?

Qui es-tu, homme solitaire, pressé, bousculé de toutes parts et même du dedans par tant d'autres qui ne sont pas moins que toi des séparés, inaccessibles ; homme voué par toutes ses fibres à la communication, à la communion, et qui ne peut le faire que pour et par des vétilles, sans jamais atteindre le niveau propre de ton humanité ?

Qui es-tu, homme unique, impossible sans la multitude des foules humaines répandues dans l'espace et le temps, tellement unique qu'aucun autre que toi, même s'il savait le vouloir, ne pourrait être ce que tu es ; homme dont l'histoire est si singulière au milieu de la multitude des histoires humaines qu'elle se perpétuera, ou périra, avec toi à jamais ?

L'amour, avec ses impossibilités et ses retournements sans appel, ses promesses infinies et ses limites définitives… La paternité : être dans les siens comme le tronc dans les branches, et cependant rester étranger à sa propre chair, impuissant devant elle et livré à elle pour toujours.

La souffrance qui terrasse un petit enfant, la disparition définitive de l'être aimé, la mort qui frappe sans cesse à droite et à gauche comme pour faire douter de la possibilité de vivre, de survivre demain. Enfin, tout ce qui émeut la pitié d'un vivant pour un autre vivant, met l'homme en question. »
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Voilà qui vaut bien toutes les pantalonnades des imbéciles (au sens de BERNANOS).
Permettez que j'en reste là pour aujourd'hui. Le texte se suffit à lui-même.