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vendredi 22 septembre 2017

22 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Une calculatrice à la place du coeur ?


Nous commençons un cycle consacré à René GUÉNON. Esprit curieux, proche de la mystique ésotérique des musulmans et des penseurs de l’Orient.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Parmi les traits caractéristiques de la mentalité moderne, nous prendrons ici tout d’abord, comme point central de notre étude, la tendance à tout réduire au seul point de vue quantitatif, tendances si marquée dans les conceptions « scientifiques » de ces derniers siècles, ce qui d’ailleurs se remarque presque aussi nettement dans d’autres domaines, notamment dans celui de l’organisation sociale, si bien que, sauf une restriction dont la nature et la nécessité apparaîtront par la suite, on pourrait presque définit notre époque comme étant essentiellement et avant tout le « règne de la quantité ». Si nous choisissons ainsi ce caractère de préférence à tout autre, ce n’est d’ailleurs pas uniquement, ni même principalement, parce qu’il est un des plus visibles et des moins contestables ; c’est surtout parce qu’il se présente à nous comme véritablement fondamental, par le fait que cette réduction au quantitatif traduit rigoureusement les conditions de la phase cyclique à laquelle l’humanité en est arrivée dans les temps modernes, et que la tendance dont il s’agit n’est autre, en définitive, que celle qui mène logiquement au terme même de la « descente » qui s’effectue, avec une vitesse toujours accélérée, du commencement à la fin d’un Manvantara*, c’est-à-dire pendant toute la durée de manifestation d’une humanité telle que la nôtre. […]."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015. (Page 13.)
*Manvantara (sanskrit: मन्वन्तर) ou âge de Manu est, dans la mythologie hindoue, une ère cosmologique entre deux déluges qui compte 12000 année divines ou 71 mahāyuga soit environ 307 millions d'années. [Wikipedia.]
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai déjà eu l’occasion de donner dans un ancien billet un commentaire de cet extrait d’un ouvrage passionnant. Nous sommes rentrés dans l’ère des chiffres, des pourcentages, du nombre, et c’est ainsi qu’avec 66 % des voix est élu un Président qui n’a que 14 % du corps électoral et un taux d’abstention record. Personne, à ma connaissance, n’a tenté de dépasser le pur constat des chiffres (pensez-donc, 66 % de voix !) pour essayer d’en décrypter la signification, d’en souligner la valeur, et de chercher quelles qualités ou quel sens se cachent derrière ces comportements. Pourquoi ne pas admettre qu’ils traduisent un mépris profond pour le simulacre de démocratie dans lequel nous sommes englués, pour cette corruption extrême du politique et qu'ils expriment un repli sur soi dangereux pour la cohésion sociale ? Et on nous en rajoute avec le 1,3 % de CSG en plus, à partir de 1200 euros de retraite mensuels. Pourquoi ne pas dire ce qui est : nous avons une jeunesse qui ne trouve pas de travail, qu’il faut d’une manière ou d’une autre soutenir, et que nos gouvernants, faute d’une politique incitative préfèrent redistribuer que donner une dignité aux chômeurs en leur fournissant du travail, oui, préfèrent ponctionner des gens qui de toute façon sont dans la dernière partie de leur vie et, par conséquent, ne sont que des morts vivants. Nos énarques, nos préfets, nos ministres se baladent avec des dossiers bourrés de statistiques ; j’en vois très peu qui ont sur eux des manuels d’anthropologie (notamment chrétienne) ou de psychologie sociale. Les équations des économistes suffisent donc à répondre aux angoisses et à la crise du sens qui secouent notre civilisation ? On a l'impression qu'ils ont une calculatrice à la place du coeur.
Pourtant ! Pourtant, je reste absolument confiant dans l’avenir. Ce matin encore, les rencontres de catéchèse avec des jeunes de seconde, me prouvent que cette jeunesse est ardente, généreuse, et prête à prendre des responsabilités. Elle ne se complait pas dans les pourcentages, les statistiques, les petits calculs des rapport qualité/prix ; elle est pleine de vie, d’humour et d’énergie…
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Le journal qui s’appelle "Libération" (!) défend les incendiaires.

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Et ils en remettent une couche, malgré le classement sans suite lors du premier procès.


Calomniez ! Calomniez ! Il en restera toujours quelque chose.
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Roi du monde ou roi des imbéciles ?

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Sur les soi-disant ou prétendus mineurs isolés !


Le propos est violent, mais il met en relief l’exaspération des forces de l’ordre.
Et les policiers suédois disent la même chose.

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Un éditorial intéressant de Charlie Hebdo.


et un point de vue analogue et inattendu de José BOVÉ.









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dimanche 11 septembre 2016

11 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Le poids du jour, la fatigue, la sueur; le noble travail des mains, les élites l'ignorent

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. L'une des plus profondes et présentes cases de la dégradation humaine actuelle est que les clercs ne sont pas ouvriers – que les uns font et les autres disent, que les uns travaillent de leurs mains et que les autres se spécialisent dans la spéculation, que les uns portent péniblement le lourd fardeau de la fatigue humaine et que les autres, sans ignorer les malsaines fourbures de l'esprit, ne savent pas que la sueur du visage, que la souffrance des mains, que les risques de l'accident, que les menaces de la misère, sont les altières compagnes d'une pensée authentique et d'une recherche vraie qui ne soit pas l'éternel rabâchage et la sempiternelle reprise sur des tons différents des propos à la mode."
Marcel LEGAUT.
(Inédit, 1949)
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2. COMMENTAIRES.
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Jamais paroles ne m’ont paru plus actuelles que ces paroles de mon cher Marcel LEGAUT. Il y a bien longtemps que je n’avais pas donné à mes lecteurs habituels un extrait de ses réflexions. Et je trouve que celle-ci est d’une brûlante actualité. Pendant que des éleveurs, des agriculteurs, des artisans, des commerçants se lèvent dès l’aurore pour s’occuper qui de leurs troupeaux, qui de leurs champs, qui encore de leur outillage ou de leurs étals, un bataillon de crânes d’œuf se penche doctement sur l’édification de normes intenables, sur la traçabilité de ceci, sur l’écologie de cela, mais jamais avant dix heures du matin. Ils nous les gonflent sérieusement.
Alors que la France, par la voix (pour une fois bien inspirée) de monsieur HOLLANDE a demandé que l’on cessât de négocier un traité transatlantique qui nous livre pieds et poings liés à l’oncle SAM, imperturbablement monsieur JUNCKER continue les tractations, alors même qu’en Allemagne des voix autorisées se sont élevées pour également protester. Eh bien, je vais vous le dire : il est temps que la France quitte ce grand merdier technocratique qu’est devenu l’Europe, et refonde avec l’Allemagne, le Benelux et l’Italie une Europe à six, la seule qui ait jamais vraiment fonctionné.
Ils ignorent les fatigues du jour, le poids de la fatigue du corps, la sueur qui coule sur les visages de ceux qui créent vraiment des richesses. Ils pérorent à STRASBOURG ou à BRUXELLES sur l’avortement, la théorie du genre, l’homosexualité, mais ils ignorent, vous dis-je, les visages de ces hommes et de ces femmes qui envers et contre tout continuent de croire en leur métier et en leur vocation.
Monsieur JUNCKER trahit l’Europe. Il a eu le culot de nommer à je ne sais quel poste important un anglais, alors même que le peuple anglais, fort sagement avait décidé de quitter le radeau de la Méduse qu’est hélas devenu l’Union Européenne.
Vous allez me dire qu’en tant qu’universitaire j’appartiens à la catégorie de ces gens que je fustige. C’est oublier qu’un scientifique MANIPULE, et je mets au défi un énarque de pratiquer une injection dans la veine marginale de la queue de la souris ou une ponction cardiaque à un lapin, comme je le fis du temps de mon activité. Et je défie aussi de coudre ou d’endosser un livre donné à relier, comme j’ai appris à le faire une fois que je me fus retiré de l’Université, ou encore de monter un mur en blocs de granit, comme je le fis du temps de ma jeunesse, et que je sais encore faire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Comment la presse aux ordres, vendue et pourrie a travesti les propos de Robert MENARD.

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L’islamophobie a bon dos (du site du Boulevard Voltaire).


(Voici un extrait de l’article, si vous n’avez pas le temps de le consulter).

"On attend de nos élites qu’elles nous rappellent les devoirs qui sont la condition de toute humanité comme du libre exercice de la religion chrétienne : la protection du faible, le légitime emploi de la force contre les injustes agresseurs, le courage de prendre des risques pour que vive le magnifique patrimoine dont nous héritons en nos pays. Quel évêque, quel homme public, quel intellectuel de renom saura nous répéter, après Hans et Sophie Scholl, après Soljenitsyne, que, s’il n’y a plus de raisons d’exposer sa vie, il n’y a plus non plus de raisons de vivre ? Qui aura le courage de nous rappeler que le juste exercice de la force est la première des miséricordes."

En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/louismariedeblignieres/nos-chefs-nos-medias-doivent-refuser-manipulation-de-lislamophobie,281181#ZdFjB9CJV0M4dgAl.99