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samedi 7 mai 2016

07 mai 2016. Nouvelles de la Résistance. Fin de l'intervention de Joseph Thouvenel à la veillée du 3 mai 2016 : un appel aux jeunes !

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Voici la fin de la remarquable intervention de Joseph THOUVENEL à la soirée des Veilleurs du 3 mai 2016. L'intervenant continue de citer le Père Jerzy POPIELUSZKO :
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" 'Là où il y a l'injustice, là où il y a la contrainte, le mensonge, la haine, le non-respect de la dignité humaine, là font défaut l'amour, le coeur, le désintéressement, le renoncement. Or sans ces valeurs, ne l'oublions pas, il est difficile de donner au travail son véritable sens, il est difficile de sortir le pays d'une crise. Mais l'amour doit aller de par avec le courage.' [Fin de citation du Père POPIELUSZKO.] 

POPIELUSZKO devint l'homme à abattre. Malgré les arrestations, les fausses accusations, provocations, menaces, détentions, il ne faiblit pas :

'Seule une Nation libre spirituellement et amoureuse de la vérité peut durer et créer pour l'avenir. Seule une nation saine d'esprit et consciente peut courageusement créer son avenir [dit le Père POPIELUSZKO]. On conquiert les gens le coeur ouvert et non les poings fermés. La vraie sagesse, la vraie connaissance, la vraie culture ne peut être enchaînées. Il n'est pas possible d'enchaîner les esprits humains. Garder sa dignité d'homme, c'est demeurer intérieurement libre dans l'esclavage extérieur. Rester soi-même dans toutes les situations de la vie. C'est demeurer dans la vérité, même si cela devait nous coûter cher. Car dire la vérité coûte cher. Seule l'ivraie est à vil prix. Il faut payer pour le grain de la vérité. Toute chose, toute grande cause doit coûter et doit être difficile. Il n'y a que les choses petites et médiocres qui sont faciles.'

Il s'adresse aux jeunes : 'Mes chers jeunes amis, vous devez avoir en vous un coeur d'aigle et un regard d'aigle. Vous devez tremper votre âme et l'élever très haut, pour pouvoir tels les aigles survoler toute la volaille, en marche vers l'avenir de notre Patrie. Ce n'est qu'en ressemblant à des aigles que vous pourrez affronter les vents les orages et les tempêtes de l'Histoire, sans vous laisser mener à l'esclavage.
Souvdezn-vous-en ! Les aigles sont des oiseaux libres car ils volent haut dans le ciel et ne se vautrent pas par terre.'

L 19 octobre 1984, le Père POPIELUSZKO, l'aumônier du syndicat Solidarnosc, sera enlevé par trois officiers de la police politique communiste, il sera torturé, assassiné, son  corps jeté dans la Vistule. Il avait 37 ans.

Nos frères polonais nous ont montré la voie quand l'Etat n'était plus au service du bien commun, mais est devenu le bras armé du totalitarisme.
Le devoir de chacun est de protégéer et porter la flamme de la vérité. D'être en résistance [les caractères gras sont de votre serviteur].

L'auteur du magnifique ouvrage Les Sentinelles du soir, qui  a connu l'enfer nazi et est revenu de BUCHENWALD, le Commandant Hélie DENOIX de SAINT MARC, nous donne les clés de cette réistance. 'Les seuls édifices qui tiennent sont intérieurs. Les citadelles de l'esprit restent debout plus longtemps que les murailles de pierres.

Enfin je laisserai conclure un admirable réalisateur, scénariste, écrivain, monsieur Pierre SCHOENDOERFFER qui me confiait : 'saint Paul, que j'appelle Paul en tant que protestant (et de rire), Paul dit qu'il y a trois vertus cardinales: la foi l'espérance, et  la charité. Je me mets à l'ombre de ce génie pour dire que le plus important c'est l'espérance et la charité, c'est-à -dire l'amour.' "

Mon ami Antoine qui, comme d'habitude m'accompagnait à ces veillées, fit remarquer à Joseph THOUVENEL que les trois vertus citées par Pierre SCHOENDOERFFER n'étaient pas cardinales, mais théologales, mais Joseph lui répondit que c'était ainsi que son ami les avaient appelées.

Le texte de Joseph THOUVENEL explose comme une bombe à la figure de tous les menteurs, de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui aspirent à le faire, mais surtout de ceux qui nous gouvernent, qui se moquent comme d'une guigne de la vérité et nous trompent depuis que leur idéologie a grandi sur le terrain gorgée de pourriture de ce qu'ils appellent la liberté ; c'est en effet celle du renard des puissants dans le poulailler des pauvres, des moins savants, des vulnérables. Soyez assurés que je vais faire mon profit de cette remarquable intervention qui honore son auteur..

vendredi 6 mai 2016

06 mai 2016. nouvelles de la Résistance : suite de l'intervention de Joseph Thouvenel

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Nous en étions restés hier à la fin de la deuxième partie de l'intervention de Joseph Thouvenel, à la soirée des Veilleurs du 3 mai 2016, place de la Sorbonne. Voici la première moitié de la dernière partie. Lisez, je vous en supplie, ce que dit cet homme extraordinaire que fut le Père POPIELUSZKO.
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"En 1980, les ouvriers des chantiers navals de GDANSK en grève, demandent un prêtre pour célébrer la messe. C'est Jerzy POPIELUSZKO, ami de Lech WALESA qui répondra à leur appel. Jusqu'à son assassinat le 19 octobre 1984, il sera l'aumônier de Solidarnosc, le syndicat frère [de la CFTC sous-entend Joseph THOUVENEL]. Il denonça avec force dans ses prédications, un Etat opposé à la Nation.

Le mieux est de s'effacer devant lui, en reprenant quelques extraits de ses prêches : "Nous te prions pour ceux qui brisent les consciences humaines, ce qui est pire encore que de tuer... Quoique les consciences de nos compatriotes ne soient pas asservies ! Nous te prions pour les fonctionnaires de la justice qui n'ont pas le courage de s'opposer aux mensonges et qui acceptent le faux pour le vrai. Nous te confions les ouvriers qui ont donné leur sang et offert leur vie pour défendre leurs droits humains inaliénables.

Pour demeurer libre dans l'âme, il faut vivre dans la vérité. Vivre dans la vérité, c'est donner la vérité des témoignages, c'est la revendiquer et la reconnaître dans toute situation. La vérité est immuable. On ne peut détruire la vérité par des décisions ou des décrets. L'esclavage pour nous consiste justement en ceci : que nous nous soumettions au règne du mensonge chaque jour. Nous ne protestons pas, nous nous taisons, ou bien nous faisons semblant d'y croire. Alors nous vivons dans le mensonge. Le témoignage courageux de la vérité est un chemin qui mène directement à la liberté. L'homme qui témoigne de la vérité est un homme libre même dans des conditions extérieures d'esclavage, même dans un camp, même dans une prison. Le problème essentiel pour la libération de l'homme et de la Nation est de surmonter la peur. Car la peur naît de la menace. Nous surmontons la peur, lorsque nous acceptons la souffrance ou la perte de quelque chose au nom de valeurs supérieures. Si la vérité devient pour nous une valeur pour laquelle nous acceptons de souffrir, de prendre des risques, alors nous surmontons la peur qui est la cause directe de notre esclavage."

A la veille de Noël, il déclare : "Ne lutte pas par la contrainte. La contrainte est pas une preuve de force, mais de faiblesse. Celui qui n'arrive pas à vaincre par le coeur ou par la raison, essaye de vaincre par la contrainte. Mais chaque manifestation de la contrainte est une preuve d'infériorité morale. L'idée qui a besoin d'armes pour durer meurt d'elle-même. L'idée qui ne peut se maintenir que par la contrainte est une idée dévoyée. L'idée capable de vie l'emporte par elle-même."

Et le prêtre polonais de poursuivre : "Une Nation possédant une tradition chrétienne millénaire, aspirera toujours à la pleine liberté. Car il est impossible de combattre cette aspiration par la contrainte, puisque la contrainte est la force de celui qui ne possède pas la vérité. Il est possible de plier l'homme par la contrainte, mais non de le rendre esclave. Un Polonais qui aime Dieu et sa patrie se relèvera de toute humiliation, car il ne s'agenouille que devant Dieu."

Mon commentaire sera très court : Un Français qui aime sa patrie se relèvera de toute les humiliations que lui impose un pouvoir sans doute légal, mais parfaitement illégitime. Un responsable politique, un édile, refusera, au nom des droits de sa conscience, à marier des personnes de même sexe, un médecin à pratiquer des avortements ou des euthanasies prétendument compassionnelles. Quant à une justice qui reconnaît à un groupe de rap le droit de réclamer la tête de Marine LE PEN (au nom de la liberté d'expression et de création satirique) mais condamne à deux ans de prison ferme un nationaliste breton qui, au nom de la même liberté d'expression et de création  satirique dit qu'il est impossible à un Africain d'être breton (comme il l'eût dit d'un Alsacien ou d'un Provençal), il n'y a qu'un chose à en dire : elle est le reflet permanent du mensonge de cet Etat qui prétend s'identifier avec la Nation (je préfère le mot patrie) mais n'en est que l'instrument de domination au service d'une caste arrogante, incapable et aveugle. Exeant omnes !

jeudi 12 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : avec les veilleurs de Maisons-Laffitte, dans la soirée du 11 décembre. Deuxième billet du 12 décembre 2013

Ce n'est pas notre ignorance qui nous empêche d'être vrais ; c'est notre lâcheté.

Avant de commencer la Veillée, Laurent a eu la gentillesse de tweeter cette belle maxime que je remets et remettrai tant que nous serons sous le joug dans chacun de mes billets.
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J'ai été hier soir à la veillée organisée par les Veilleurs de Maisons-Laffite. Le thème de la soirée était la démocratie. Nous sommes donc arrivé devant la gare du RER, sur les coups de 20 heures pour arranger un peu les lieux. Il y a là un espace enclos par un mur en trois quart de cercle, peint à fresque assez joliment, point trop vaste et tout à fait propice à un rassemblement que nous pressentions assez peu fourni en raison du froid vif. Nous nous sommes installés là.
Je vous dois une explication : pourquoi Maisons-Laffite ? J'ai vécu dans cette jolie ville de la banlieue ouest 32 ans de ma vie, avant de partir à STRASBOURG, première raison ; deuxième raison, j'y ai rejoint Philippe, un de mes anciens scouts que j'avais perdu de vue depuis 60 ans et que j'avais retrouvé à SAINT-NAZAIRE pendant la marche des Veilleurs. La Providence sourit à ceux qui sans l'attendre savent en saisir le passage. Philippe est un homme merveilleux, et qui ne m'a pas tenu rigueur de l'injustice dont je me suis rendu coupable à son égard, il y a soixante ans. Lui, qui me lira, sait de quoi je parle et combien je regrette cette injustice.

Laurent et son épouse Anne-Marie sont arrivés peu après nous, porteurs de plusieurs dizaines de bougies que nous allions disposés sur une courte banderole posée à même le sol et en double rangée sur la portion de l'espace circulaire qui n'était pas close par le mur. Et puis, au milieu de cet espace, une sorte de table en ciment d'où émergeait un lampadaire a reçu elle aussi son contingent de bougies. Deux lampes tempêtes, des lanternes aussi complétaient le tableau. Précautionneux, Laurent avait aussi amené deux grandes bouteilles de vin chaud à partager à la fin de la veillée. Stéphanie, une autre animatrice de la soirée arrive à son tour, ainsi qu'une charmante représentante des renseignements généraux (nous étions prévenus que cette honorable institution enverrait un délégué). Je salue ici, et très sincèrement, la probité et l'intelligence de cette personne qui, en accord avec la déontologie qui gouverne son activité, n'a pas souhaité échanger ou discuter en profondeur avec nous, en expliquant pourquoi, mais a été fort discrète. Nous avions prévu de commencer à 20 h 30, et nous n'étions que nous 5 ! Voilà qui démarrait assez mal. Nous entamons le chant de l'espérance. 

Quinze minutes plus tard, malgré le froid, nous étions 20 au total. Chose frappante, les veilleurs étaient soit de très jeunes gens et jeunes filles (20 à 25 ans) soit des personnes plus âgées (plus de 60 ans) dont un certain nombre de femmes. Lecture de texte divers, dont PLATON et DESPROGES, petits commentaires : j'en ai fait alors personnellement deux, l'un sur PLATON qui parle de loi écrite (droit positif) et de loi non écrite (droit naturel ou divin), l'autres sur l'abandon des fonctions régaliennes par l'état au profit d'une réglementation tatillonne et inopportune de tous les aspects de la vie humaine. MAYEUL, un jeune animateur des Veilleurs de POISSY lance un appel à l'aide. Lecture d'un texte sur la démocratie des crédules (j'interviens ici sur l'histoire des 4 secondes de décalage son-image de TF1 lors du passage de monsieur HOLLANDE à OYONNAX, et du bidonnage de la photo de monsieur MELANCHON). Et puis, il y a lecture de ce texte du père Jerzy POPIELUSZKO, aumônier de Solidarnosc, enlevé, torturé et assassiné par la police politique communiste du sinistre général JARUZELSKI. Il s'agit d'une homélie prononcée en août 1982, au cours d'une messe pour la Patrie. Elle s'inspire d'un texte de L. KROLIKOWSKI : Le Peuple et le Gouvernement.

"[...]. Au gouvernement qui abandonne sa position de serviteur fidèle et dévoué, le Peuple refuse toujours son obéissance fidèle et spontanée.[...]. Son premier devoir est de ne pas se soumettre à la domination du tyran, comment pourrait-il maintenir autrement sa dignité et sa liberté de Peuple souverain ?

Voici les caractères essentiels de tout gouvernement légitime : il doit demeurer sans faillir dans son rôle de serviteur. Il doit donner des preuves constantes de dévouements (pluriel sic) au Peuple. Il doit toujours obéissance à la Vérité et à la Justice. Il doit toujours vouloir et savoir traduire dans les faits les idéaux et tout ce qui est reconnu comme droit par les esprits les plus doués et les plus vertueux. Il doit être capable de créer le bonheur commun n'exigeant pas plus de chacun que ce qu'il ne puisse et ne veuille donner librement, et cela sans avoir besoin de recourir ni à la violence ni à aucune forme de contrainte envers les gouvernés. Un GOUVERNEMENT QUI NE POSSEDE D'AUTRES MOYENS D'INTERVENTION QUE LA FORCE, N'EST PAS UN GOUVERNEMENT, MAIS USURPATION ET BLASPHEME, VOL A MAIN ARME ; le Peuple se trouve face à lui dans la situation du voyageur calme et inoffensif qui rencontre en chemin un bandit armé, audacieux et rusé."
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Vous n'avez rien fait de tout ça, messieurs ; ce texte définit très exactement les vices qui accablent votre manière de faire... Oui, votre présence là où vous êtes est légale. Mais elle très certainement illégitime. Nous n'avons rien à faire de libre, de spontané et de consenti avec vous. Nous ne voulons pas subir, un point c'est tout.