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samedi 14 novembre 2009

Le Journal Libération, un spécialiste de la propagande

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Les journaux de gauche sont décidément et définitivement disqualifiés. Le Journal Libération d'hier fait un titre sur l'intervention d'Eric RAOULT dans l'affaire Marie N'DIAYE que nous n'aurions sans doute jamais connue sans lui. Et c'est de cette intervention qu'il veut faire polémique.
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L'intervention de monsieur RAOULT est maladroite, je le dis tout net. Madame N'DIAYE n'est tenue à aucun devoir de réserve. Elle écrit et dit ce qu'elle veut. Et de plus, les propos infamants qu'elle a tenus en août 2009 l'ont été bien avant qu'elle ne reçoive le Prix Goncourt. Il faut incriminer les membres du jury ; ils ont trouvé bon de distinguer un écrivain qui dénigre son pays, un pays qui l'a accueilli et qui lui a donné des chances et des outils qu'il aurait eu beaucoup de difficultés à avoir en Afrique, dont elle est, me semble-t-il, originaire. Ce qui est inacceptable, ce n'est pas son jugement ; c'est que ce jugement n'est fondé sur aucune argumentation, sur aucun fait, mais sur des impressions parfaitement subjectives, et sur ce que NIETZSCHE appelait le ressentiment, dont il faut trouver sans doute la racine dans un inexplicable sentiment d'infériorité.
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Madame N'DIAYE est libre de critiquer monsieur SARKOZY. Elle ne l'est pas de critiquer la France en la jugeant monstrueuse. Monsieur PUJADAS, curieusement, a prétendu en donnant les titres de son Journal Télévisé, que madame N'DIAYE avait dit "détestable". Elle n'a pas dit "détestable", elle a dit "monstrueuse". Et elle persiste. Quant à monsieur PIVOT, il crie que c'est ne rien comprendre au monde de la culture que de protester contre le choix du jury. Mais il ne dit rien des propos insultants de la lauréate. Ainsi, dans ce déni de la réalité, se creuse un infranchissable fossé entre ces privilégiés de la notoriété, de la fortune et du savoir, et les humbles.
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Vous me direz que Victor HUGO a vilipendé Napoléon Le Petit, et Alphonse de LAMARTINE, Louis-Philippe (dans son "Nouveau voyage en Orient"). Mais si madame N'DIAYE était Victor HUGO ou LAMARTINE, il me semble que ça se saurait.
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Quand le Journal Libération détourne l'objet de la polémique sur monsieur RAOULT, en le disqualifiant, alors que celui-ci exprime l'opinion d'une énorme majorité de nos concitoyens, il commet, une fois de plus une mauvaise action. Il le fait en utilisant toutes les ficelles bien connues de la propagande, celle de l'agit-prop, comme celle de GOEBBELS. Nous sommes en droit d'attendre de lui qu'il explique pourquoi il approuve les propos de madame N'DIAYE et en quoi il trouve que notre pays est monstrueux. Une chose est de dire ; une autre d'argumenter et de prouver. L'ayant prouvé, il doit alors déménager ses bureaux à l'étranger, à LA HAVANE, à PYONG YANG, ou à PEKIN. Son comité de rédaction trouvera dans l'une ou l'autre de ces villes l'atmosphère idyllique qu'il appelle de ses voeux ; la liberté de dire, de faire, de se mouvoir, de se réunir, de critiquer, de participer à des élections pluralistes. Tandis que nous, nous continuerons de courber l'échine sous les prestations sociales, les avantages de toutes sortes dont nous sommes les cibles malheureuses.
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Je vais vous dire ce que je pense de ces journalistes : il gagne leur vie grâce à l'approximation de leurs idées, et en vertu d'une immense malhonnêteté intellectuelle.
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Ite missa est.
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vendredi 13 novembre 2009

Identité nationale : Henri Hude donne son avis

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Henri HUDE est un philosophe politique qui enseigne à Saint-Cyr Coetquidan. Il est chrétien et ne cherche pas le cacher. Dans son remarquable livre "Ethique et politique" publié aux Éditions Universitaires, en 1992, dans la collection Philosophie Européenne, il expose les principes de philosophie politique d'inspiration chrétienne. Je donne quelques extraits de cet ouvrage, en vous demandant instamment de ne pas vous lasser de l'apparent longueur de mon billet, et en vous invitant à acheter ce livre essentiel.
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Son chapitre VI est intitulé : Immigration et identité. A la section 2 de ce chapitre, il dit ceci :
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"La nation n'a pas pour fin de devenir un égoïsme collectif. Elle doit pouvoir accueillir ceux qui frappent à sa porte, rendre service à ceux qui sont au dehors. Mais pour que la valeur d'hospitalité ne soit pas rejetée, il faut la distinguer de ce qui n'en est qu'une imitation caricaturale. L'hospitalité qui est une valeur, c'est l'hospitalité responsable.
L'hospitalité responsable est juste envers tous : envers ceux qui sont reçus et envers ceux qui reçoivent.
A l'égard de ceux qui sont reçus. Dès lors qu'une personne est admise chez nous, il faut la traiter convenablement. Nous avons énormément à faire à cet égard. Mais ce n'est pas faire preuve d'hospitalité que de dire à des personnes : entrez donc chez nous, vous coucherez dans des galetas et vous travaillerez pour nous comme des esclaves dans des entresols et des arrière-cours. Ou bien nous avons le besoin d'employer quelqu'un et les moyens de le faire vivre convenablement, et nous le payons bien [...], ou bien nous avons l'intention de l'exploiter et aucun souci de lui assurer une condition décente, et dans ce cas le thème de l'hospitalité devient une couverture pour l'exploitation d'un sous-prolétariat.
A l'égard de ceux qui reçoivent. Un homme qui se laisse tyranniser par les pique-assiette et les casse-pieds n'est pas un être hospitalier, mais un faible et un gogo. [...] Une nation n'est pas une gamelle. Il faut savoir faire preuve de fermeté. Bonté n'est pas sensiblerie. La fermeté ne doit pas être inspirée par la peur d'être envahi, submergé, étouffé par le monde extérieur. La fermeté doit être avant tout inspirée par le sentiment de la responsabilité, et sans cette fermeté, il n'y a pas d'hospitalité responsable."
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Dans la section 3 de ce chapitre, notre philosophe poursuit :
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"Si la morale publique n'avait pas été abaissée par le matérialisme et le cynisme, on aurait pu espérer des citoyens un niveau de compréhension, d'ouverture et d'hospitalité qu'il est aujourd'hui inconcevable de leur proposer, et qu'on ne peut prétendre leur imposer qu'en provoquant l'inverse de ce qu'on voudrait obtenir. Les démolisseurs de la culture et des moeurs de nos nations, ceux qui jettent le pays dans le scepticisme et la jeunesse dans le désespoir sont les derniers à avoir le droit de crier au fascisme car s'ils en savaient la définition, ils verraient qu'ils en sont les premiers fauteurs.
Le peuple, déculturé par le progressisme, et faute de retrouver son identité perdue, se rabattra forcément sur une réidentification à base de simple opposition aux autres. Il n'y a pas d'autre manière d'éviter la haine raciale que de rendre au peuple sa culture profonde, qui est si belle et si universelle, à la place de cette anti-culture dérisoire et misérable dont il est ridiculement affublé. Mais entre-temps, pour éviter le pire, on sera bien obligé de tarir le flot d'immigrants, puisque sa continuation nous ferait glisser du progressisme déjà cynique à une réaction fasciste.
Compte tenu de la perte relative d'identité, due à la déculturation progressiste, et compte tenu du besoin d'identité chez tout homme, le risque est de voir survenir la réidentification la plus pauvre, c'est-à-dire celle qui consiste, pour un homme, à s'identifier par le simple fait de ne pas être l'autre considéré dans son apparence."
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Il faut être aveugle et de mauvaise foi pour ne pas voir la justesse de cette analyse. En favorisant l'émergence du Front National, le Président MITTERRAND a commis une mauvaise action contre son pays. Et je crains fort que les défenseurs de Marie N'DIAYE, et le chèvre-choutant Ministre de la Culture rendent un bien triste service à la cause qu'ils prétendent défendre. Je reviendrai sur ce point.