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lundi 15 avril 2019

Samedi 13 avril 2019. Note brève : on n'arrête pas la liberté !


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On n’arrête pas la liberté
"Je sais bien maintenant qu’être libre ne peut être posséder toutes les libertés imaginables et inimaginables : l’absurde énumération, toujours par nature incomplète, de toutes les libertés exigibles par chacun est aussi vaine que l’était l’absurde description du bonheur objectif à atteindre, jamais satisfaisant puisque déjà décrit. Je sais bien que ce n’est pas le seul combat pour une conquête des libertés, soigneusement étiquetées et enfermées dans leurs spécialités, qui fera de moi un homme libre. Je sais bien que ce n’est pas l’amoncellement de libertés fondamentales qui fera de moi un homme libre : la liberté n’est pas un capital de libertés épargnées ou gagnées, comme les oppresseurs veulent me le faire accroire.
Dans le combat de tous ceux qui luttent pour la liberté, il ne s’agit pas d’obtenir une mythique liberté en transformant les dictateurs en généreux donateurs, il s’agit d’obtenir au cœur même de chaque situation particulière les conditions de l’action libre de chaque homme, parce que chaque homme est liberté. C’est parce que je suis liberté  que j’ai des droits, libertés au pluriel, pas le contraire, et ils sont imposteurs ceux qui prétendent m’offrir la liberté en m’octroyant des libertés. Ils sont imposteurs ceux qui prétendent que la liberté est au bout de la conquête des libertés, ceux qui prétendent fonder la liberté sur le droit. La défense des libertés, petits bouchons indépendants, flottant sur l’humanité est une formidable imposture si elle se fonde sur autre chose que sur l’existence de la personne. Ce ne sont pas les libertés accumulées qui me donneront la liberté. C’est parce que je suis liberté que je peux exiger des libertés, mes droits.
Il n’y a pas de droit à la liberté, il y a le droit de la liberté. Il ne s’agit pas d’arrêter la liberté des uns là où commence celle des autres, on n’arrête pas la liberté. La liberté ne s’arrête pas là où commence celle des autres, elle est. Elle est liberté, totale, inaliénable, et n’a pas de paramètre défini, encore moins de paramètre fluctuant selon la proximité des autres. Je suis liberté, et ma liberté rencontrera toujours celle de l’autre, parce qu’elle est énergie. Elle est énergie, et fait que je suis une personne, et non pas seulement un individu, objet que je peux circonscrire. C’est l’objet que les geôliers regardent à travers le guichet numéroté, pas le sujet. C’est un objet qu’ils retiennent dans la cellule, un objet rien d’autre, un objet puisqu’un seul numéro suffit pour le désigner, un numéro sans aucune liberté. A-t-on déjà vu agir un numéro ? Un numéro individu auquel on accorde quelques petites libertés, petites libertés au pluriel, libertés de…, de manger, de parler, de dormir, ou d’écrire. Libertés de…, même ces petites libertés qui s’arrêtent là où commencent celles des autres.
Si l’homme n’était qu’un individu, homme-objet, objectivement numéroté, l’Etat tout-puissant, la Société, le Prince pourraient gérer la liberté comme on gère les denrées ; chaque individu pourrait recevoir sa ration vitale de liberté soigneusement dosée pour le calmer, sans gêner son voisin. Comme la vie serait simple en société planifiée ! Si l’homme n’était qu’un individu-objet, la liberté pourrait être distribuée objectivement, selon le droit de chacun, objectivement posé et reconnu par tous. La liberté ne serait pas un problème.
Mais l’homme est tout aussi sujet, sujet liberté. Il est une personne. Il est une personne, parce qu’il est liberté : c’est la liberté qui distingue la personne du concept abstrait d’individu."
Jean-Marie DUTHILLEUL.
Texte lu à une soirée des Veilleurs.
Voilà pourquoi nous ne pouvons accepter les radars à tourelles, les lois sur les manifestations, la loi sur les fausses nouvelles, l'interdiction des sites défendant la vie, les attaques contre la liberté de conscience. Nous sommes avant tout liberté. C'est dans et par la liberté que les chrétiens adhèrent, de toute leur intelligence, aux vérités révélées et transmises jusqu'à ce jour par l'innombrable foule des martyrs et des témoins. Si vous ne voyez pas que nous courons tout droit vers un système qui se croit autorisé à nous attribuer des libertés, alors que nous sommes liberté, alors vous êtes mûrs pour la servitude. Il y a un corollaire à l'exercice de la liberté, c'est l'acceptation des conséquences de ses actes, d'une part, et la reconnaissance de l'obligation dans laquelle on est de réparer les torts que l'on a fait à autrui. Bien entendu, et je l'ai déjà dit, une autorité, pour autant qu'elle existe, c'est à dire qu'elle soit légitime, a le droit d'édicter des normes, les plus légères possibles. Il est normal qu'il y ait un code de la route, par exemple. Mais il y a bien des mesures normatives qui n'ont d'autres buts que de réprimer et de gagner de l'argent et du pouvoir, grâce à la répression. J'aime la très importante distinction que Jean-Marie DUTHILLEUL fait entre la personne et l'individu. L'Etat ne connaît que l'individu et non la personne. Il paye cette ignorance de la rébellion des Gaulois réfractaires et des Gilets jaunes. 


jeudi 11 avril 2019

Jeudi 11 avril 2019. Note brève. Diamètre : 7,9 mm !


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DIAMETRE : 7,9 mm
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"Je n’ai absolument pas besoin de lire le traité de Maastricht, sécrétion mégalomane, pataquès comploté par douze potentats en phase maniaque, pour savoir ce que c’est que l’Europe. Seules les conséquences de ce micmac lugubre dans la vie quotidienne m’intéressent ; pas les déclarations d’intention. Une « psychopathologie de la vie quotidienne » est d’ailleurs à réinventer : transmettre, à partir des moindres détails, à partir des plus futiles événements le dégoût de tout ce qui est en trains de se mettre en place sous le nom d’Europe en serait l’un des axes principaux. Cette Europe, donc, j’en ai approché la réalité il y a quelques jours, quand je me suis fais refiler pour la première fois, au tabac du coin, mon premier paquet de Gitanes en chocolat formatées « aux nouvelles normes européennes ». La Gitane de l’an 2000 était arrivée ! « Son diamètre a légèrement diminué, passant à 7,9 mm », disait le petit mot d’excuse qui l’accompagnait. Légèrement, tu parles ! Elles n’ont plus que le papier sur les os ! Rabougries, ratatinées, rétrécies, abrégées, réduites, contractées, amaigries, nanifiées, ce ne sont plus des Gitanes, ce sont des résumés de cigarettes, des condensés, des digests, des saloperies dévaluées, amoindries, exténuées, des difformités.
"On y a touché. On les a fait maigrir, on les a effilées, on les a émaciées, décharnées, efflanquées. On les a lignées sur les blondes en espérant que je ne m’en apercevrais pas, ou pas vraiment ; ou encore, devant cet ersatz misérable, je sauterais de joie en me répétant qu’il faut être absolument moderne et que les Gitanes à l’heure européenne, c’est vachement moderne, youpi, puisque c’est vachement européen." [Texte intégral.]
In
Philippe MURAY.
Rejet de greffe. Exorcismes spirituels I. Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition). (Page 331.)
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CONTREPOINT DE BERNANOS.
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"La civilisation européenne, nous le savons, a un caractère universel. Il serait donc faux de dire qu’elle est l’Europe et rien qu’elle. Il ne s’agit pas non plus de prétendre que l’homme d’Europe est l’Homme. Mais nous croyons que la civilisation européenne est inséparable d’une certaine conception de l’homme. Est-ce l’Europe qui a fait l’homme européen ? Est-ce l’homme européen qui a fait l’Europe ? La question ne saurait être maintenant résolue, et d’ailleurs il n’importe pas de la résoudre. Le problème se pose autrement. L’homme européen doit-il abdiquer devant de nouvelles formes de civilisations, prétendues sans analogue dans l’histoire ? Si ces formes existent, doit-il, et peut-il s’y conformer ? En s’y conformant, lui est-il permis d’espérer
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274). Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.) (Page 179.)
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COMMENTAIRES.
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Au moment où l’on essaye de nous bourrer le crâne avec une Europe parfaitement imaginaire, il est bon de comparer les deux citations. En vérité, avec son diamètre de 7,9 mm attribué aux Gitanes, l’Europe avait abdiqué toute prétention à un certain universalisme, lequel puise sa source dans la conception chrétienne de l’homme. Les élections approchent. Nous ne saurions donner notre voix à des partis qui ne tiennent pas compte du caractère unique de l’être humain, tel que l’avait conçu la vieille Europe, vendue aujourd’hui aux marchands du temple. Non au 7,9 mm, non à cette course effrénée vers le tout économique, les normes contraignantes, le tout fric, non, en un mot, à tout ce que nous présentent, le bec enfariné, les supporters de monsieur MACRON. Non à cette civilisation matérialiste imitée de la culture américaine. J’attends de monsieur BELLAMY, pour qui j’ai beaucoup de sympathie, des éclaircissements sur ce qu’il entend promouvoir en matière de conception de l’homme. Et du courage, aussi, pour dénoncer le travail de sape des lobbies en tous genres : les Monsanto, les LGBT, les Loges, les Georges Soros, et j’en passe. Affaire à suivre donc !


lundi 23 juillet 2018

Lundi 23 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Qui nous rendra libre ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY ANALYSE LES CONSÉQUENCES DE TOUTES LES PHOBIES.
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"On veut guérir l’homme de l’homme, c’est-à-dire le tuer. On désigne par des tas de noms des tas de maladies qu’il est urgent d’éradiquer comme la misogynie, le racisme, l’homophobie, le sexisme, la xénophobie, etc. Mais quand on a fini cette énumération, quand on a additionné ces passions maléfiques et quelques autres, on s’aperçoit qu’on a plus ou moins dessiné, avec tous ces mots, avec tous ces maux, avec tous ces vices redoutables un bonhomme qui ressemble tout de même de très près au bonhomme de VITRUVE [l’homme idéal dessiné par Léonard de Vinci à partir d’un travail de l’architecte romain dédié à l’empereur Auguste], l’archétype humain, je veux dire n’importe quel être humain rempli de mauvaises intentions (de bonne aussi d’ailleurs), d’idées tortueuses,, de passions négatives, de pensées équivoques, n’importe quel individu viable en somme, si tant est qu’il y en ait encore. On voudrait nous faire croire que la disposition naturelle et originelle de l’homme c’était la liberté (et pourquoi pas la bonté ?), et tous les bons apôtres des mouvements libératoires se présentent comme des restaurateurs de cet état idéal. Mais dès qu’on passe au stade suivant, après l’orgie, après l’émancipation totale, on se retrouve comme par hasard exactement dans le contraire de l’émancipation et de la liberté.
[…]. C’est l’apparition de nouvelles lois, de nouvelles régulations [ah ! les 80 km/h !], de nouvelles normes plus étonnantes les unes que les autres et qui poussent à toute allure comme des plantes monstrueuses, comme une végétation des premiers âges. […]. Les anciens régimes autoritaires mettaient au-dessus de tout la nation, la race ou le peuple ; les nouveaux propagandistes des nouveaux totalitarismes diffus, non dirigés, non conscients d’eux-mêmes, mais tout aussi totalitaires que les précédents, mettent en avant la parité, l’égalité égalitaire, la nécessité de conquérir tous les jours de nouveaux droits particuliers, et c’est tout cela dont l’ère de la liberté a accouché. Elle accouche tout simplement d’un nouveau désir de servitude."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Le mystère de la désincarnation (pages 84-85).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT CHRISTIQUE.
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"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" (Jean 8, 31b-32).
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LIENS UTILES.
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Illustration du constat de notre cher Philippe MURAY.


Factuelle, courtoise, objective, une analyse de l’affaire BENALLA.


La finance et le réveil des peuples


Les médias lâchent monsieur MACRON. Pourquoi ?


Acharnement de mauvais perdants contre D. TRUMP : à lire absolument.


Bel article d’Anne-Sixtine PÉRARDEL que j’ai le bonheur de connaître !


C’est le journal La Provence qui dérape ! Pensez donc : un évêque qui rappelle le contenu de la foi ! C'est un "escandale"


Voilà qui ne semble pas inquiéter l’Europe ni notre ministre de la santé.


Sur la sacrifice d’Arnaud BELTRAME.