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samedi 1 décembre 2012

Un message de madame Guigou

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Message de madame Elisabeth GUIGOU :
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"Le Gouvernement soutient la proposition de loi sur le pacte civil de solidarité qui permet à deux personnes d’organiser leur vie commune dans la clarté et la dignité. (…)
Pourquoi avoir dissocié le pacte de la famille ?

Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. C’est aussi la promesse et la venue de l’enfant, lequel nous inscrit dans une histoire qui n’a pas commencé avec nous et ne se terminera pas avec nous. (…)

Nous reconnaissons, sans discrimination aucune, une même valeur à l’engagement de ces deux personnes, hétérosexuelles ou homosexuelles. Il fallait trouver une formule qui traduise cet engagement et le gratifie de nouveaux droits.

Mais il fallait aussi bien marquer qu’au regard de l’enfant, couples homosexuels et hétérosexuels sont dans des situations différentes. La non-discrimination n’est pas l’indifférenciation. Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice, et d’ailleurs constitutive de l’humanité, c’est bien celui de la filiation. Voilà pourquoi le PACS ne légifère pas sur l’enfant et la famille. Voilà pourquoi le pacte concerne le couple et lui seul (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

Les opposants au PACS prétendent que celui-ci serait dangereux pour le mariage. Mais ce n’est pas le PACS qui est dangereux pour le mariage ! Celui-ci est en effet confronté depuis longtemps déjà aux évolutions de la société : crainte de s’engager pour la vie, peur d’évoluer différemment de l’autre, indépendance financière de plus en plus tardive, acceptation sociale de la cohabitation, volonté de ne pas faire sienne la famille de l’autre… mais malgré ces difficultés le mariage reste un idéal et a de beaux jours devant lui. (…)

Le pacte civil de solidarité serait en deuxième lieu dangereux pour la famille et pour la société !

Mais le choix a été fait de dissocier pacte et famille car lorsqu’on légifère sur la famille, on légifère aussi forcément sur l’enfant. (…)

En troisième lieu, certains s’inquiètent de ce que l’enfant serait oublié.

Notre société ne protège pas assez l’enfant et en même temps qu’elle proclame l’enfant roi, elle le soumet trop souvent au seul désir de l’adulte.

Un enfant a droit à un père et une mère, quel que soit le statut juridique du couple de ses parents. D’ailleurs aujourd’hui, la situation de l’enfant légitime qui vit avec ses deux parents est plus proche de la situation de l’enfant naturel qui vit lui aussi avec ses deux parents que de celle de l’enfant légitime de deux parents divorcés ou séparés (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV). (…)

Enfin, certains ajoutent encore une menace : le pacte ne serait qu’une première étape vers le droit à la filiation pour les couples homosexuels !

Ceux qui le prétendent n’engagent qu’eux-mêmes. Le Gouvernement a, quant à lui, voulu que le pacte ne concerne pas la famille. Il n’aura donc pas d’effet sur la filiation.

Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste).

Un couple, hétérosexuel ou homosexuel, n’a pas de droit à avoir un enfant en-dehors de la procréation naturelle. Les lois récentes sur la procréation médicalement assistée ont tracé les limites du droit à l’enfant comme source de bonheur individuel en indiquant que les procréations médicalement assistées ont pour but de remédier à l’infertilité pathologique d’un couple composé d’un homme et d’une femme. Elles n’ont pas pour but de permettre des procréations de convenance sur la base d’un hypothétique droit à l’enfant (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste).

Je reconnais que des homosexuels doivent continuer à s’occuper des enfants qu’ils ont eus même s’ils vivent ensuite avec un ou une compagne du même sexe, car la paternité ou la maternité confère des obligations qui ne peuvent cesser (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV).

Or c’est une chose de maintenir un lien de parenté déjà constitué entre parents et enfants, c’en est une toute autre de permettre, en vertu de la loi, l’établissement d’un lien ex nihilo entre un enfant et deux adultes homosexuels. Dans le premier cas, il s’agit d’une solution conforme à l’intérêt de l’enfant qui a le droit de conserver son père et sa mère lorsque ses parents se séparent. Dans le second, il s’agirait de créer de toutes pièces, par le droit, une mauvaise solution.

Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir, la différence entre les sexes.

Cette différence est constitutive de l’identité de l’enfant. Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir face à lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. Un enfant adopté, déjà privé de sa famille d’origine, a d’autant plus besoin de stabilité sans que l’on crée pour lui, en vertu de la loi, une difficulté supplémentaire liée à son milieu d’adoption.

Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité (Applaudissements sur certains bancs du groupe socialiste). C’est ce point de vue que je prends en considération, et non le point de vue des couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

Je n’ignore pas les procès d’intention sur un éventuel « après » de cette proposition de loi qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait « une valise à double fond ». Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations.
Ce vocabulaire de contrebande, qui fait croire que ce texte cacherait autre chose et que vos rapporteurs et le Gouvernement exerceraient une fraude à la loi, est inacceptable (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV).

Bien au contraire, le débat que nous allons avoir doit être conduit en toute clarté et je souhaite y contribuer."
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Seriez-vous frappée d'amnésie, madame, que vous ayez oublié ces très sages propos, tenus le 3 novembre 1998, lorsqu'il s'agissait de présenter le PACS à l'Assemblée Nationale ? Seriez-vous parjure, ou renégate ? Vous vous éleviez avec la plus grande énergie contre de telles insinuations ? Il vous faut prendre des vitamines pour retrouver l'énergie avec laquelle, fort sagement, vous désiriez dissocier la question de la famille de celle des droits des personnes de même sexe, à vivre ensemble. Le pouvoir a-t-il pour vous des parfums irrésistibles, pour que vous ne repreniez pas aujourd'hui, contre vos amis, les propos, somme toute assez équlibrés, que vous teniez du temps de votre splendeur ministérielle ? Je souhait ardemment que vos électeurs se souviennent de vos acrobaties, et vous fassent payer cher vos pirouettes et vos reniements.
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Merci à cet ami très cher qui m'a transmis ce texte. Et n'oublions pas d'aller manifester le 13 janvier contre ce ramassis d'imbéciles (au sens de BERNANOS et d'imbéciles tout court) et d'apprentis sorciers.
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mercredi 18 juin 2008

Le bout de l'oreille (d'Anne)

Madame Anne HIDALGO, candidate malheureuse aux élections municipales dans le XVe arrondissement, a déploré hier que Philippe GOUJON, député-maire UMP de cet arrondissement refuse d'organiser des cérémonies de signature de PACS et de parrainage civique à la mairie. Ce à quoi, non sans malice, le maire a répondu qu'il était un élu respectueux de la loi de monsieur JOSPIN qui prévoit que les PACS soient signés au tribunal d'instance. Toujours à la recherche de solutions démagogiques aux problèmes de société, le Conseil de Paris a adopté lundi un voeu du PS, demandant que l'ensemble des mairies d'arrondissement accueille des cérémonies de PACS et de parrainage civil.
Ces initiatives n'ont qu'un seul but : faire légaliser le mariage homosexuel, en commençant par donner à ce qui en tient lieu, le PACS, l'un des caractères symboliques du mariage normal et naturel. Nous devons de toutes nos forces nous opposer à cette proposition. Elle ne ferait qu'aggraver la situation de détresse de la majorité des homosexuels.
En effet, hier encore, lors de la journée que j'ai passée à TIBERIADE, une association qui accueille des sujets séropositifs, j'ai longuement discuté et accueilli les confidences de personnes homosexuelles. Aucune ne réclame le mariage ; toutes souffrent de leur situation qu'elles disent ne pas avoir choisie mais subie ; toutes reconnaissent le caractère compulsif de leurs habitudes sexuelles, et le caractère labile et changeant de leurs attachements : ceux-ci, disent-elles, ne durent qu'un moment ; toutes souffrent de leur solitude, mais aucune ne réclame le droit à l'adoption, bien que l'absence d'enfants soit une souffrance réelle. Enfin, en général, mais cependant non uniformément, nombre de mes interlocuteurs reconnaissent le caractère non-normal de l'homosexualité. Bref, les opinions de ces personnes sur leur état et leur orientation sexuelle me paraissent infiniment plus saines que les opinions de ces bateleurs de foire que sont les élus socialistes de Paris. Pourtant, il faut reconnaître à monsieur DELANOE plus de tact et de retenue qu'à madame HIDALGO.
Je vous renvoie à un billet intitulé "Le stigmate du socialisme". Une citation de Gustave THIBON y illustre bien le caractère essentiel de cette idéologie : la sanctification ou la canonisation de tous les comportements, pourvu qu'ils soient "sincères". Or, tous les comportements humains ne se valent pas, et s'il n'y a pas de mal absolu, il y a dans certains comportements une privation du bien, définition philosophique incontournable de ce que l'on appelle le mal (mal qui est autre chose que le Malin, l'Accusateur des frères, l'Homicide dès l'origine, mais qui résulte de l'emprise du Prince des Ténèbres sur le monde). Le socialisme veut changer l'homme en agissant sur son environnement culturel, social et politique. Pour faire quoi ?
Il faut avoir l'esprit tordu, malsain, troublé, il faut avoir un sacré goût du pouvoir, pour saper ainsi les fondements même de notre société, compromettre l'avenir de notre pays, et installer le désordre des moeurs au coeur de la loi, dans le seul but d'accéder à l'Imperium.
Je suis tout disposé à débattre de ce sujet avec madame HIDALGO, en me faisant accompagner le cas échéant de quelques uns de mes amis de TIBERIADE. Je crains très fort que le débat ne tourne à la confusion de cette dame qui a pointé le bout de l'oreille par son initiative intempestive. Ca ne lui coûte pas cher que de parler. Que ne va-t-elle à la rencontre de ceux qu'elle prétend défendre ? Car à la différence de madame HIDALGO, je respecte infiniment les homosexuels, je ne les juge pas (ni négativement - qui serais-je pour le faire ? ni positivement) - j'ai une profonde affection pour ceux d'entre eux qui m'ont honoré de leur confiance, je ne cherche pas à les faire changer, pas davantage à les convertir. Simplement à les écouter, à prendre en compte leurs souffrances et leur histoire.
Avant de faire des lois sous la pression de certains bobos, effectivement homosexuels, qui cherchent à se déculpabiliser par le moyen de la loi, il serait bon d'écouter ce que la majorité silencieuse d'entre eux dit de son état. Chiche ?