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vendredi 19 août 2016

19 août 2016. Nouvelles de la Résistance : égalité des chances ou égalité des résultats ? La démagogie en acte !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai. C’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’utopie égalitaire butte toujours sur le fait incontournable de la famille. Faut-il alors la supprimer ou ici culpabiliser les parents qui parlent avec leurs enfants et dans une langue grammaticalement correcte au risque d’en faire des privilégiés ? Ou faut-il dissocier la culture scolaire de la culture dite bourgeoise, bannir VIRGILE et CHATEAUBRIAND et renoncer à sanctionner les fautes de français ? Les sociologues critiques évitent toujours d’aller au bout de leur démonstration. La tactique est payante : l’héritage culturel est reconnu coupable et cette condamnation a contribué aux réformes qui ont modifié le modèle culturel transmis par l’école. Or une telle pratique non seulement détache les Français de leur patrimoine culturel, mais elle peut également porter préjudice à ceux qu’elle prétend aider. Les savoir-faire que l’école devait traditionnellement transmettre – l’exactitude de l’orthographe, la correction de la syntaxe, la rigueur du raisonnement – n’ont évidemment pas perdu toute valeur aux niveaux supérieurs de l’enseignement et dans la vie professionnelle. Les plus pénalisés seront alors ceux qui ne trouveront pas dans leur famille les moyens de pallier les insuffisances de l’école.
In
Philippe BENETTON
Le Fléau du bien. Essai sur les politiques sociales occidentales (1960-1980).
Robert Laffont, Paris, 1983, page 75.
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2. COMMENTAIRES.
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Elle a tout faux la belle carnassière. En supprimant quasiment le latin et le grec de l’enseignement secondaire, elle réserve aux enfants de quelques familles privilégiées l’accès à des langues qui permettent de comprendre ce que nous sommes vraiment, de rentrer dans le génie de notre culture, spécialement celle de notre propre langue. Elle ouvre ainsi la porte à l’invasion de nos esprits, je devrais dire leur empoisonnement, par l’idiome du commerce, du fric et des rapports de force : l’anglo-américain, sans même nous permettre d’accéder à la culture anglaise ou américaine dans ce qu’elle a de profond et même de sublime. En fait, madame VALLAUD-BELKACEM confond l’égalité des chances avec l’égalité des résultats, laquelle explique que plus de 80 % des candidats au baccalauréat sont reçus au nom de ce principe !
Il est pourtant avéré que la maîtrise de la langue française, de son orthographe et de sa syntaxe plus que l’accumulation de savoirs qui deviendront rapidement dépassés, est la clé de l’insertion professionnelle, sociale et culturelle.

Elle a tout faux la belle carnassière. Et vous comprenez pourquoi il est nécessaire de détruire la famille, qui heureusement, reste une des rares valeurs sûres dans l'opinion de nos compatriotes.

samedi 28 septembre 2013

Paris vaut bien une anti-messe

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Singeant à l'envers notre bon roi Henri, madame KOSCIUSKO-MORIZET, a décidé que PARIS valait bien une anti-messe. Voici un petit articulet tiré du site des Nouvelles de France :

"Décidément, Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate UMP à la mairie de Paris, en veut aux cathos. Après avoir refusé de reconduire le maire sortant du 8e arrondissement François Lebel qu’elle juge en privé « homophobe et dangereux » (et qui s’apprête à monter une liste dissidente, comme en 2008 où il avait battu Pierre Lellouche, déjà investi par l’UMP), elle aurait dans le collimateur le maire du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq, pourtant jugé indéboulonnable dans son arrondissement."
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Madame KOSCIUSKO-MORIZET se trompe de cible. Elle s'imagine qu'elle doit s'attirer les voix des modérés du centre gauche pour satisfaire son ambition. C'est pourquoi elle affirme qu'en cas de duel PS-FN elle voterait pour le PS, c'est pourquoi elle s'est abstenue lors du vote sur la loi TAUBIRA, et c'est encore pourquoi elle désire évincer de la candidature ceux de ses collègues qui risquent de se mettre en travers de son chemin en raison de leurs convictions. On dit d'elle que c'est une tueuse. Et j'ai bien peur que ce ne soit vrai. Il nous reste le vote pour empêcher que ne soit perpétré ces meurtres symboliques, et nous pouvons, dans les arrondissements où la gauche est certaine de l'emporter, voter pour des listes qui correspondent à nos idées, et dans les autres, au pire, en faire autant, au mieux nous abstenir. C'est avec ce genre de personnel politique que notre pays a été conduit au bord du gouffre et que nous sommes en train de faire un grand pas en avant ! Madame KOCIUSKO-MORIZET fait partie de ces "élites" complètement déconnectée du réel. Elle sait tout mais ne sait que ça. C'est déplorable. Elle et ses amis sont parfaitement responsables de la venue des socialistes au pouvoir et de leur mainmise sur les médias, les familles, les consciences, l'économie. Par moment, j'ai envie de crier : "Du balai, du balai, du balai ! Occupez-vous de la France et des Français. Vos petites ou grandes ambitions ne nous intéressent pas. Portez moins de tailleurs Chanel et investissez-vous un peu plus personnellement, concrètement, dans la lutte contre la pauvreté et les véritables exclusions (les moins visibles et les plus douloureuses), non point de manière affectée, mais dans le silence de votre cœur et de votre conscience. Oui, du balai, du balai, du balai ! Un peu moins de Paris-plage, de nuits blanches, d'universités d'été, et un peu plus de considération pour ceux qui n'ont ni votre culture, ni votre prestige social, ni vos diplômes, ni votre richesse, mais qui font tourner notre pays." Ce n'est pas de la démagogie. J'aurai mauvaise grâce à ne pas reconnaître qu'on peut me classer dans ce groupe de citoyens. J'en ai conscience. Du moins essayé-je mettre en pratique les conseils que je donne à nos responsables, et cela ne regarde que moi.
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N'oublions jamais ceci qui est une fable très instructive. La Belgique est restée plus d'un  an sans gouvernement, et elle n'en est pas morte. Ce qui signifie que les gouvernements, dans leur mode de fonctionnement abstrait, planifié, mis en mots, mais seulement en mots, ne servent pas à grand-chose, sinon à pourvoir des postes juteux !
 
 

samedi 2 mars 2013

Premier message de ce jour, avant le second, bien sûr

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Pioché dans le livre écrit par Philippe BENETON, Le Fléau du bien, cette petite phrase destinée aux Princes, Principicules, et autres barons du monde politique :
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"Le mythe animiste, (l’angélisme démocratique) présente le consommateur manipulé par la publicité et le citoyen indemne de toute propagande. En fait, il est beaucoup plus facile de vendre un mauvais programme politique qu’un mauvais produit. La démagogie politique a une efficacité que peut lui envier n’importe quel publicitaire."
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Tout à l'heure, je vous parlerai des méfaits du droits positifs ! Vous en serez stupéfiés.

mercredi 10 octobre 2012

Madame Taubira et le sondage secret

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"Madame TAUBIRA brandit un sondage secret" affirme  Direct matin dans sa livraison du 8 octobre. Voilà qui me donne l'occasion de commenter la petite note acide que je vous ai transmise hier, à propos de la normalitude de Qui vous savez. Vous pourriez en effet m'accuser d'incohérence quand j'avance que monsieur HOLLANDE fait dans le consensuel et le poncif.
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De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'un sondage commandé en 2009 par le ministre de la Justice d'alors. Ce sondage affirme que 77 % des personnes interrogées "considèrent que la prison ne permet pas de lutter contre la récidive ni de la prévenir". Soit. Madame TAUBIRA considèrerait donc que c'est vrai puisque l'opinion publique le pense.
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Et voilà le poncif et l'esprit platement consensuel. La question en effet n'est pas de savoir ce que pense l'opinion, mais de savoir si la prison prévient ou non la récidive ou permet de lutter contre elle. Or tous les spécialistes de la délinquance sont formels. Il est indispensable de sanctionner les délinquants A LA PREMIERE INFRACTION. Vous pouvez lire l'analyse de cette affirmation dans les travaux de Jean-Marie PETITCLERC, ce prêtre qui s'occupe des jeunes du VAL D'ARGENT près d'ARGENTEUIL.  Je ne prétends pas que la prison soit la meilleure solution, et on peut supposer que madame TAUBIRA pense la même chose. Mais j'affirme que la suppression des peines planchers (quelle qu'en soit la nature : amende, prison, travaux d'intérêts généraux, confiscation des biens comme voiture, téléphone portable, etc.) est démagogique et pousse au crime ces jeunes qui, faute de perspectives, et baignant dans la délinquance qui submerge les quartiers où ils habitent, gagnent leur vie à coup de trafic, de violence et d'intimidation.
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Nous crevons de cette lâcheté. Et il y a fort à craindre que le Français de base, un jour ne se révolte devant l'incapacité idéologique de nos gouvernants à prendre en compte le réel plutôt que leurs idées !




jeudi 7 juin 2012

Nous aurons le droit d'exiger des comptes

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Tout indique que les partis dits de gauche vont obtenir la majorité lors des prochaines élections législatives. Il convient de noter que dans ces conditions la totalité du pouvoir reviendra au PS et à ses alliés : Assemblée Nationale, Sénat, Présidence de la République, la quasi totalité des régions, deux tiers des conseils généraux, et la totalité des métropoles régionales à l'exception de Bordeaux, Marseille et peut-être Nancy (j'ignore si monsieur ROSSINOT en est toujours le maire).
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Le parti socialiste a passé son temps à démolir ignoblement la personne du Président SARKOZY, y compris sa petite taille (mais il semble qu'il ait des émules de ce côté-là) sans vraiment proposer de solutions crédibles aux problèmes qui nous assaillent. Mais à entendre ses responsables, il y a des solutions miracles à tous ceux-ci. Pour l'instant, en fait de proposition, j'ai entendu la modification (marginale) du régime des retraites. Les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans pourront bénéficier du taux plein si elles partent à 60 ans. Cette mesure touche une personne en passe de prendre sa retraite sur dix. On peut la comprendre dans un contexte d'abondance et de richesse, et je l'avais du reste dit dans un de mes anciens billets. Mais enfin cette mesure a un coût. On continue de creuser les trous. La deuxième mesure annoncée par le Premier Ministre consiste à autoriser le mariage homosexuel. Quand monsieur HOLLANDE sera marié avec sa compagne, je comprendrai son amour immodéré pour l'institution du mariage que les médias, les cultureux, et les humoristes ne cessent de brocarder. L'inénarrable madame DUFLOT propose de légaliser l'usage et la vente de cannabis. Je lui souhaite de n'avoir jamais dans sa famille un enfant ou un proche tué par un conducteur sous l'emprise de cette drogue. Voilà pour l'instant à quoi se résume l'action gouvernementale.
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Il y a une autre mesure tout à fait injuste qui frappe les familles. Elle consiste à modifier le quotient familial. De la sort, on pénalise les familles "les plus aisées", celles qui justement peuvent élever d'assez nombreux enfants sans difficulté pour redistribuer du pouvoir d'achat aux familles "des plus démunis". C'est ainsi que le père de Mohamed MERAH, à la tête d'une famille de 15 (16 avant la mort de son fils) enfants issus de deux femmes différentes touche plus de 9000 euros par mois au titre d'allocations diverses. Huit de ses enfants nés en France de sa concubine sont Français. Et comme la loi française ne reconnaît pas la polygamie, la maman de ces enfants touche les allocations familiales et l'allocation de parent isolé ainsi que plusieurs allocations de rentrée scolaire. sans compter les aides personnalisées au logement. La femme légitime bénéficie elle aussi du même traitement. Les enfants n'y sont pour rien, certes. Mais j'avoue que ces libéralités pour un homme qui fait un procès à l'état français ont un drôle de goût.
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La générosité faite avec l'argent des autres est dépourvue de toute valeur morale. Ces gens sont des démagogues de première. Et il viendra un temps où nous serons en droit de leur demander des comptes. Attendons-nous déjà à de sérieuses augmentations d'impôts... Si le chômage diminue ainsi que la dette, si nos exportations bondissent, si notre production nationale explose, je serai le premier à reconnaître que les solutions mises en oeuvre étaient les bonnes. Pour l'instant, à part une nouvelle augmentation du chômage, je ne vois pas grand chose venir.

mercredi 14 décembre 2011

Toujours les mythes

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Poursuivant la lecture du livre d'Alfred SAUVY, je trouve ceci qui est délectable. (Aimant à faire partager mes délectations aux amis, je me fais un devoir de le porter à votre connaissance).
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SAUVY dénonce l'attitude qui "consiste à lancer et répéter contre ses adversaires, haute entreprise et gouvernement, des anathèmes qui réchauffent le coeur et donnent bonne conscience individuelle et collective."

"Les communistes ne sont pas les seuls, loin de là, à pratiquer cette méthode ; elle constitue - toujours pour la politique économique - l'attitude fondamentale de la gauche française : critique et revendications, sans chercher à dépister les difficultés, à établir des priorités. Il lui est si pénible de compter, d'étudier et si agréable d'exprimer ce qui pèse sur le coeur."

Et il poursuit, quelques paragraphes plus loin :

"L'ignorance en matière économique (et surtout des faits économiques), chez des personnes de haute culture, en particulier dans le monde de l'enseignement, a quelque chose de déconcertant. Dès lors l'indignation a tant d'occasions de se manifester qu'elle finit par constituer pour ALCESTE une nourriture, une raison d'être. Toujours la mentalité du sujet, qui se refuse à l'effort nécessaire pour juger en citoyen."
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Pour être absolument honnête intellectuellement, il faut souligner que le livre de SAUVY dont j'extrais ces lignes date de 1966, et qu'il a pour les politiciens de droite des mots tout aussi carrés. Du reste, à propos de l'aveuglement des gens soi-disant éclairés et de leur attachement à des chimères, SAUVY parlera des "bienfaits de l'idéothérapie".
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C'est ainsi que dans la même foulée, monsieur HOLLANDE propose de construire 300 000 logements sociaux (entendons-nous bien : l'objectif est louable, mais il est est parfaitement démagogique : où les construire ? Il n'y a plus de terrains à bâtir (ou très peu) dans les villes-bassins d'emploi.  Avec quel argent  si l'on y ajoute le coût des 60 000 postes d'enseignants ? Emprunter ? Certes ? Mais à quel taux ? A moins de tailler dans des dépenses inutiles. Et il y en a, comme les dépenses engagées pour indemniser les élus, quel que soit la nature de leur mandat, les frais de représentations et de missions, les frais de communication (qui ne sont que des publicités ou de la propagande pour le commanditaire de l'action de communication). Si l'on fait le total de ces dépenses que l'on pourrait sans doute réduire de moitié et qu'on le compare au total des recettes procurées par la suppression (tout à fait normale, j'insiste) du bouclier fiscal, on sera étonné de la disparité des sommes. Et tout est l'avenant. Les économies, c'est bon pour les autres. Les impôts, c'est bon pour les riches. Est riche, celui qui gagne plus que moi. Misère.
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Bonne nuit.

vendredi 2 décembre 2011

Etes-vous sourds, messieurs ?

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Mes lecteurs ont remarqué que je me suis abstenu de produire un billet hier.
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Je vais le faire aujourd'hui avec une colère mesurée mais profonde.
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Messieurs les élus, messieurs les hommes politiques, vous dont le cul est bien calé dans des fauteuils de sénateurs, de députés, de grossiums des partis ou de ministres, entendez-vous vraiment le cri de vos concitoyens ? Je vous en prie, lisez les commentaires que TIPPEL et CORATINE ont fait de mon dernier billet. Vous vous en moquez ? Mais bien sûr. Ivres de votre impuissant pouvoir ou excités à l'idée de l'exercer sous peu, vous êtes sourds, vous n'entendez pas les plaintes du peuple. L'exercice qui consiste à regarder dans son cerveau plutôt que la réalité, vous y excellez, surtout à gauche d'ailleurs. Vous peuplez vos discours de "Il faut", "Y'a'qu'à".
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Monsieur HAMON, par exemple, qui affirme que "tout est de la faute de Nicolas SARKOZY qui a capitulé devant la crise". Il y aurait une procession d'imbéciles qu'il porterait la bannière, Benoît HAMON. Car lui et son parti ont LA solution : elle consiste à augmenter les dépenses en recrutant des fonctionnaires, à augmenter par voie de conséquence les impôts, à décourager la création de richesses, à régulariser les clandestins sans papiers, à victimiser les voyous, à pointer d'un doigt vengeur ceux de leurs concitoyens qui estiment normal de sanctionner les malfrats, à donner le droit de vote aux étrangers, en faisant publier, quelle honte ! des sondages qui suggèrent que 61 % des Français seraient favorables à cette mesure. C'est avec de telles propositions, assurément, que l'on va voir les Restos du coeur disparaître !
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Ne vous étonnez pas si 18 % des Français ont l'intention de voter Marine LE PEN et 7 % Jean-Luc MELANCHON. Soit plus d'un Français sur quatre qui ne vous accordent aucune confiance. Mais vous allez continuez de pontifier. Quelle misère !

dimanche 23 octobre 2011

Il paraît que les Français ont le droit de rêver

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Selon monsieur HOLLANDE, il paraît que les Français ont le droit de rêver... Le problème avec le rêve, c'est qu'il se déroule pendant le sommeil, et qu'après il faut se réveiller. Je crois donc monsieur HOLLANDE sur parole : il va nous faire rêver avec un programme SEN SA TIO N NEL ! Retraite à 40 ans, SMIC à 3.000 euros, huit semaines de congés payés, 27 heures par semaine. Les rêveurs vont bourrer les urnes de bulletins au nom du Père Noël. Et puis il faudra se réveiller. Mais il paraît que les Français ont le droit de réver. Au lieu de nous appeler à nous adapter à un monde dur où les nations, hélas, ne se font pas de cadeau, le candidat du PS nous prêche la facilité à tout berzingue : aucun problème puisque c'est du rêve. Cela porte un nom ce type de rêve : démagogie.
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Bon dimanche quand même. Mais ne dormez pas trop. Craignez les réveils douloureux !

samedi 23 octobre 2010

Silence étourdissant

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Il est au Parti Socialiste des hommes qui pensent. Mais on ne les écoute pas. Il y a deux jours, Manuel VALLS a affirmé que "l'allongement de la durée des cotisations étaient inévitable". J'ai vu cette information en bandeau défilant, sur une chaîne d'information continue. Curieusement, les médias nationa(lisés)ux n'ont pas repris cette information. Je crains fort que Manuel VALLS, dont j'ai toujours pensé beaucoup de bien pour sa probité intellectuelle, n'ait définitivement ruiné ses chances lors des primaires organisées pour la désignation du candidat du PS aux futures élections présidentielles. Et j'imagine qu'il a dû se faire copieusement enguirlander par les éléphants de son parti, notamment par madame AUBRY laquelle aurait besoin de consulter un ophtamologiste afin de corriger sa myopie partisane .

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Parlons-en de ces éléphants. Ils sont démagogues, inconséquents, incompétents, et menteurs. Démagogues, car ils entretiennent dans leur clientèle ordinaire (fonctionnaires essentiellement, et nombreux salariés du privé) l'illusion que le système actuel des retraites peut être maintenu en l'état. Inconséquents, lorsqu'ils prétendent qu'il serait possible de régler le problème en augmentant les impôts (proposition vague) tout en réclamant une augmentation du pouvoir d'achat. Incompétents car ils sont incapables de proposer une réforme qui tienne compte de tous les éléments du problème (ils sont nombreux, complexes et sans aucun doute ; mais la défense des égoïsmes individuels et des avantages indus, le tout sur le ton déclamatoire du principe d'égalité, ne saurait tenir compte d'une analyse sérieuse). Et menteurs, menteurs par-dessus tout. Car s'ils veulent que notre pays maintienne son niveau de vie, produise des richesses et puisse les distribuer, il seront obligés de modifier le système actuel des retraites et la modification sera nécessairement douloureuse ; ils le savent et ne le disent pas, mais je peux vous garantir qu'ils le feront parce qu'il n'y a pas d'autre choix.
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Ceci explique pourquoi les propos de Manuel VALLS n'ont été repris ni par les médias, imbibés de haine ou de dérision, ou de mépris contre le Président, ni par les membres éminents du PS, plus préoccupés des élections et de leur sort que du bien de notre patrie. Décidément, Manuel VALLS, s'il est isolé parmi les siens, mérite notre respect et notre estime pour son courage. Lui seul ose dire, comme le petit enfant du conte : "Le Roi est nu".
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mercredi 15 septembre 2010

Et s'ils donnaient l'exemple ?

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Les députés de l'opposition sont ridicules. Pendant le débat sur les retraites, ils brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : "Taxer (sic) le capital" ou "Retraite : départ à 60 ans". J'attends encore qu'ils fassent des propositions. Il en est une qui serait très symbolique et de grande valeur s'ils l'explicitaient. Elle consisterait à renoncer aux avantages que les députés de la précédente législature, en fin de mandat et à l'instigation du Président de l'Assemblée d'alors, se sont accordés en matière de retraite, à l'unanimité. Quand on prétend défendre la vertu, on la met en pratique.
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Qu'ils continuent ainsi, et ils vont achever de ruiner notre pays. Car ils le savent aussi bien que les actuels gouvernants. Il est impossible de financer les retraites sans avoir recours à l'emprunt sur les marchés internationaux, à un taux très élevé. Ils devraient tout de même rappeler à leurs électeurs :
(a) que ce sont les actifs qui financent les pensions des retraités.
(b) que le système des retraites est fondé sur la répartition ; alors répartissons ce qu'il y a dans les caisses. S'il n'y en a pas assez, il n'y a que trois solutions, augmenter les cotisations sociales tant patronales qu'ouvrières, diminuer le montant des pensions, diminuer le nombre des pensionnés en retardant l'âge légal de la retraite. Taxer le capital est une aimable plaisanterie. Il l'est déjà, par le biais de l'impôt de solidarité sur la fortune, et l'imposition (à 21 %, me semble-t-il) des plus-values boursières, pour ceux qui ne sont pas assujettis à l'ISF. Et si l'on tient à faire fuir à l'étranger ce qui reste de fortunes en France, il n'y a qu'à prendre cette mesure.
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Pour vous donner une idée de la morosité des entrepreneurs, je pourrais vous confier que Laurent, le jeune restaurateur dont je parlais il y a un peu plus d'une semaine, m'a dit hier : "j'envisage de partir à l'étranger ; ici, ce n'est plus possible. J'enseignais la (haute) cuisine, j'irai apprendre à des anglais ou des américains ou des japonais", et il révélera les secrets que nos traditions avaient pieusement conservés, tout ce qui fait notre patrimoine.
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Ainsi sera respecté le principe d'égalité. On sera tous pareils, on aura tous les mêmes revenus, la même manière de vivre, la même culture, les mêmes envies, les mêmes désirs, la même bouffe, la même bagnole. Mais gare à celui qui aurait un peu plus que les autres ; je ne donnerais pas cher de sa peau. Nous irons ainsi - comme l'a montré si bien René GIRARD - vers la plus grande violence, et peut-être même la guerre civile.
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Ces gens-là sont aveugles, injustes, et d'une rare inconséquence.

mercredi 18 novembre 2009

De quoi je me mêle ?

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Effaré. Je suis effaré ! Si j'habitais la Région de Poitou-Charentes, je manifesterais, je pétitionnerais, j'enragerais de voir que mes impôts servent à soustraire les adolescentes à l'éducation parentale, introduisent le mensonge et la distance entre les enfants et leurs parents, dissolvent le peu de retenue morale qui pourrait subsister dans notre civilisation.
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Désormais, en effet, les adolescentes (il semble que ce soit surtout les lycéennes) de Poitou-Charentes recevront un "chèque contraception" (de 144 euros, s'il vous plaît !) qui leur permettra de satisfaire leur libido, et surtout celle de leur copain, à l'insu de leurs parents, car elles pourront se procurer directement pilules et stérilets sans qu'il leur en coûte. Vous me direz : "Mais le nombre de grossesses des adolescentes ne cesse d'augmenter ! Il faut faire quelque chose !" A quoi je répondrai : "Et pourquoi donc ce phénomène, si ce n'est à cause de l'hypersexualisation de notre société, de la propagande en faveur des moyens contraceptifs qui en découlent et des fausses assurances qu'ils induisent ?" Il me semble que former les parents à l'éducation sexuelle de leurs enfants serait plus humanisant que de lâcher la bride à ces derniers.
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Curieusement, le journal gratuit Vingt minutes publie dans son numéro du mardi 17 novembre, le résultat d'un sondage qu'il a commandité. L'article qui le résume et en commente les résultats est intitulé : "Les Françaises plébiscitent le chèque contraception de Royal". On se précipite donc pour voir de quoi il en retourne. Les choses sont plus nuancées qu'il n'y paraît. Les femmes de 65 ans et plus n'approuvent la mesure qu'à 52 % ; les 18 - 24 ans, à 79 % (rien de bien extraordinaire ; on leur facilite le travail, si je puis m'exprimer ainsi), et les 35 - 49 ans, à 70 %. Et le journal fait le commentaire suivant à propos des chiffres relatifs à l'opinion des femmes de cette dernière classe : "Or c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve précisément le plus de mères d'adolescentes". Il s'agit là d'une interprétation des résultats, j'en conviens, mais d'une interprétation vraisemblable. Si nous allons un peu plus loin, nous pouvons aussi dire que les mères de ces adolescentes ne savent plus ou pas comment s'y prendre avec leurs filles pour les éduquer à une vie sexuelle saine et humanisante, qu'elles laissent flotter le ruban avec soulagement, et que ma foi si les galipettes de leurs filles ne leur coûtent rien, il n'y a plus qu'à laisser faire. Il n'y a aucun jugement dans ce que je dis là, je le précise à l'intention d'Olibrius. Il s'agit pour moi d'aller au bout de l'analyse. Ne serait-il pas préférable de favoriser le dialogue entre la fille et la mère dans ce domaine ?
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Je trouve que l'intrusion du politique dans la vie intime des citoyens est absolument insupportable. Madame ROYAL a lutté, avec raison, il faut lui rendre cette justice, contre la pédophilie. Mais il me semble que sa mesure relève de cette curiosité malsaine des adultes pour l'initiation des adolescents à la vie sexuelle. Elle relève de l'intimité de la famille et des consciences, pas de la démagogie d'un politique en mal de popularité. Et j'ai envie de dire : "De quoi je me mêle ?"

jeudi 19 juin 2008

Une directive européenne sur l'expulsion des clandestins

Le Parlement européen a adopté à une large majorité (367 voix pour, 206 contre et 109 abstentions) une directive censée harmoniser les politiques européennes en matière d'expulsion des étrangers en situation irrégulière, ceux que l'on appelle les clandestins. Les belles consciences de gôôôôche (les verts, SOS racisme), et les associations de défense des droits de l'homme (Amnesty international, notamment) protestent, car cette directive porte à 18 mois maximum la durée de détention. Essayons d'y voir plus clair et avec objectivité.
D'abord, il s'agit d'une durée maximale. Et qui peut le plus peut le moins. En France cette durée est de 32 jours, et le ministre n'entend pas changer cette règle. Mais il faudra que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas s'y mettent, chez qui cette durée de détention n'a pas de limite. Grosso modo, il s'agit donc d'une sorte d'amélioration.
Nous vivons en démocratie. Ce qui y règle les comportements dans l'espace public, c'est la loi. Il en résulte qu'une situation de non droit ne peut créer de droit. Il me semble que ce principe doit rester intangible. Mais il faut aussi que la loi et son esprit soit respectée par la puissance publique. C'est aussi un principe intangible.
Tout être humain a le devoir de vivre. C'est, selon moi, encore un autre principe intangible. On ne saurait donc accabler a priori ces pauvres diables qui ont réussi, au prix de mille périls, à traverser les océans, souvent sur des bateaux de fortune, qui ont perdu nombre de leurs compagnons pendant cet exode.
J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'il n'y a pas de droits sans devoirs corrélatifs. Les défenseurs des droits de l'homme devraient donc rappeler à leurs protégés qu'ils sont accueillis dans un pays qui a des lois, et qu'ils ont le devoir de les respecter, quand bien même leur séjour est entaché d'une tare originelle. Nous ne pouvons accepter la polygamie, le trafic de drogue ou de faux papiers, les rapines, les violences et les arrogances de ceux que nous hébergeons momentanément. Ils doivent être considérés comme tous les citoyens de notre pays.
Il faut que les belles consciences de gôôôôche comprennent que l'on ne peut à la fois réclamer l'augmentation du pouvoir d'achat, l'accroissement des dépenses publiques improductives (l'Etat devait à la Sécu, aux dires de Philippe SEGUIN, un milliard d'euros au titre des soins gratuits dispensés aux clandestins), l'augmentation du nombre de fonctionnaires, le maintien de structures administratives coûteuses et vermoulues, et l'empilement de dispositifs sociaux qui aboutissent à créer de nouvelles structures, grandes dévoreuses de papiers, tatillonnes, et viscéralement méfiantes vis-à-vis des administrés. On peut toujours faire payer les riches. En France, les riches sont à l'heure actuelle les titulaires de hauts salaires. Ils sont des forces importantes pour entretenir la vigueur économique et l'innovation dans notre pays. Les autres riches, les vrais, ont fichu le camp depuis longtemps, avec la bienveillante complicité politique des socialistes et du Traité de Maastricht.
Alors que faire devant la détresse de ces pauvres gens qui croient trouver chez nous l'Eldorado, et ne rencontrent que mépris et misère ? Il me semble qu'il ne faut pas attendre 18 mois (directive votée) ni 12, ni 6. Il faut immédiatement renvoyer chez eux ces clandestins. Ceci n'est pas suffisant. Il faut aider beaucoup plus et beaucoup mieux les pays pauvres, les pays en voie de développement, les pays émergents, payer les matières premières à leurs producteurs directs, en évitant les spéculateurs, traders, courtiers, et autres intermédiaires qui ne sont que des parasites. Il faut aussi comprendre que les modes de développement de ces pays ne sont pas forcément les nôtres, adapter nos aides à leurs cultures, éviter d'y faire du tourisme à la mode du Club Méditerranée, y aller le coeur et l'intelligence ouverts, et savoir dépenser généreusement sans se faire avoir (ce qui n'est pas bon non plus). Bref, il y a toute une politique à reconsidérer, et qui passe aussi par l'éducation de nos concitoyens.
Et puis monsieur MAMERE, qui est maire de BEGLES pourrait peut-être demander à ses administrés de recevoir chez eux ces clandestins, il pourrait donner l'exemple lui-même ; il pourrait aussi construire un Foyer d'Accueil pour eux, et les embaucher comme employés municipaux dans des conditions qui autoriseraient leur régularisation. Mais entre l'action et les paroles verbales, il y a un pas que monsieur MAMERE hésite à franchir. A vrai dire, d'ailleurs, tous les élus socialistes, notamment dans les grandes villes (ils les administrent presque toutes) devraient en faire autant. Ils mettraient ainsi en accord leur discours et leurs actes.

mercredi 18 juin 2008

Le bout de l'oreille (d'Anne)

Madame Anne HIDALGO, candidate malheureuse aux élections municipales dans le XVe arrondissement, a déploré hier que Philippe GOUJON, député-maire UMP de cet arrondissement refuse d'organiser des cérémonies de signature de PACS et de parrainage civique à la mairie. Ce à quoi, non sans malice, le maire a répondu qu'il était un élu respectueux de la loi de monsieur JOSPIN qui prévoit que les PACS soient signés au tribunal d'instance. Toujours à la recherche de solutions démagogiques aux problèmes de société, le Conseil de Paris a adopté lundi un voeu du PS, demandant que l'ensemble des mairies d'arrondissement accueille des cérémonies de PACS et de parrainage civil.
Ces initiatives n'ont qu'un seul but : faire légaliser le mariage homosexuel, en commençant par donner à ce qui en tient lieu, le PACS, l'un des caractères symboliques du mariage normal et naturel. Nous devons de toutes nos forces nous opposer à cette proposition. Elle ne ferait qu'aggraver la situation de détresse de la majorité des homosexuels.
En effet, hier encore, lors de la journée que j'ai passée à TIBERIADE, une association qui accueille des sujets séropositifs, j'ai longuement discuté et accueilli les confidences de personnes homosexuelles. Aucune ne réclame le mariage ; toutes souffrent de leur situation qu'elles disent ne pas avoir choisie mais subie ; toutes reconnaissent le caractère compulsif de leurs habitudes sexuelles, et le caractère labile et changeant de leurs attachements : ceux-ci, disent-elles, ne durent qu'un moment ; toutes souffrent de leur solitude, mais aucune ne réclame le droit à l'adoption, bien que l'absence d'enfants soit une souffrance réelle. Enfin, en général, mais cependant non uniformément, nombre de mes interlocuteurs reconnaissent le caractère non-normal de l'homosexualité. Bref, les opinions de ces personnes sur leur état et leur orientation sexuelle me paraissent infiniment plus saines que les opinions de ces bateleurs de foire que sont les élus socialistes de Paris. Pourtant, il faut reconnaître à monsieur DELANOE plus de tact et de retenue qu'à madame HIDALGO.
Je vous renvoie à un billet intitulé "Le stigmate du socialisme". Une citation de Gustave THIBON y illustre bien le caractère essentiel de cette idéologie : la sanctification ou la canonisation de tous les comportements, pourvu qu'ils soient "sincères". Or, tous les comportements humains ne se valent pas, et s'il n'y a pas de mal absolu, il y a dans certains comportements une privation du bien, définition philosophique incontournable de ce que l'on appelle le mal (mal qui est autre chose que le Malin, l'Accusateur des frères, l'Homicide dès l'origine, mais qui résulte de l'emprise du Prince des Ténèbres sur le monde). Le socialisme veut changer l'homme en agissant sur son environnement culturel, social et politique. Pour faire quoi ?
Il faut avoir l'esprit tordu, malsain, troublé, il faut avoir un sacré goût du pouvoir, pour saper ainsi les fondements même de notre société, compromettre l'avenir de notre pays, et installer le désordre des moeurs au coeur de la loi, dans le seul but d'accéder à l'Imperium.
Je suis tout disposé à débattre de ce sujet avec madame HIDALGO, en me faisant accompagner le cas échéant de quelques uns de mes amis de TIBERIADE. Je crains très fort que le débat ne tourne à la confusion de cette dame qui a pointé le bout de l'oreille par son initiative intempestive. Ca ne lui coûte pas cher que de parler. Que ne va-t-elle à la rencontre de ceux qu'elle prétend défendre ? Car à la différence de madame HIDALGO, je respecte infiniment les homosexuels, je ne les juge pas (ni négativement - qui serais-je pour le faire ? ni positivement) - j'ai une profonde affection pour ceux d'entre eux qui m'ont honoré de leur confiance, je ne cherche pas à les faire changer, pas davantage à les convertir. Simplement à les écouter, à prendre en compte leurs souffrances et leur histoire.
Avant de faire des lois sous la pression de certains bobos, effectivement homosexuels, qui cherchent à se déculpabiliser par le moyen de la loi, il serait bon d'écouter ce que la majorité silencieuse d'entre eux dit de son état. Chiche ?

lundi 18 juin 2007

Tartuffe ou le triomphe de la démagogie

Je vous ai promis de ne pas céder à l'idéologie, mais de m'en tenir aux faits et au réel. Je le ferai donc. Il faut reconnaître que le second tour des élections législatives est un échec pour la majorité. Elle demeure la majorité, mais elle perd près de 50 députés. On ne peut pas dire que ce soit un bon score.
A quoi attribuer ce décalage ? A la démagogie de la gauche. Elle veut protéger les français dit-elle. Pétain le voulait aussi.
La démagogie et le mensonge de la gauche, que monsieur FILLON a eu raison d'appeler imposture, reposent sur deux arguments développés avec talent entre les deux tours : l'équilibre des pouvoirs, et la prétendue injustice de la TVA sociale.
Monsieur STRAUSS-KAHN a dénoncé la TVA sociale en l'appelant la TVA patronale. C'est pourquoi il a sauvé son siège. Qu'a-t-il fait exactement ? Il a eu recours aux bonnes vieilles recettes marxistes qui consistent à désigner tous les patrons comme des profiteurs qui exploitent la classe ouvrière. Est-ce ainsi qu'il va les inciter à embaucher des jeunes ? C'est un argument misérable dans la bouche d'un avocat qui se fait payer une heure de consultation juridique, auprès d'une mutuelle étudiante, 600.000 francs. C'est un argument misérable dans la bouche d'un homme qui le premier a évoqué la possibilité d'une TVA sociale. C'est un mensonge éhonté, et il le sait. Mais il a sauvé son siège. Maintenant, nous attendons de lui qu'il nous dise comment il va traiter la question de la dette sociale.
Je serais un petit patron, chef d'une entreprise artisanale (entreprise de plomberie, d'électricité, de maçonnerie, de boulangerie, de menuiserie, par exemple), je ferais le serment de ne jamais plus voter pour des hommes politiques de cet acabit-là. Je serais responsable d'une entreprise de prestation de services, je ferais de même. Idem pour une entreprise de commerce ou pour une grande industrie. A ces gens qui nous ont jeté tout crus dans la mondialisation sans nous y préparer, sans stimuler notre goût du risque, sans nous inciter à relever ce défi, qui ont augmenté le coût du travail de 11 %, ouvert les frontières à de pauvres gens qui n'ont aucune chance de s'insérer ou de trouver un emploi, et que l'humanité, pourtant, nous fait un devoir d'aider, à ces gens qui ont mis a point un système de prestations sociales permettant à un chômeur d'avoir des revenus supérieurs à celui travaille, il est temps de dire NON. Ce sont des tartuffes, et ce qu'il convient de reconnaître comme une victoire socialiste, est un triomphe à la Pyrrhus. Le réel est têtu et il se vengera de ceux qui le violente.
Quant à l'équilibre des pouvoirs, il est assez mal venu comme argument de la part d'un mouvement politique qui contôle 21 régions sur 22, sans compter un nombre impressionnant de conseils généraux. Le déséquilibre des pouvoirs, dans leurs discours, est toujours dangereux quand il est à leur détriment. Moi, je n'ai jamais entendu un homme politique de droite mettre en cause le déséquilibre des pouvoirs dans le cas des exécutifs régionaux. Pas davantage, quand, en 1981, avec 35 % des suffrages, monsieur MITTERAND a obtenu la majorité absolue au parlement.
Enfin, il faut saluer la dignité et la hauteur de vue de monsieur JUPPE qui a eu l'élégance de féliciter son vainqueur, et de reconnaître sa défaite. Que la France puisse s'offrir le luxe de se passer de ses services est bien triste, comme est triste la défaite de Vincent PEILLON ou celle de Jean-Pierre CHEVENEMENT. L'un est courtois, argumenté et modéré ; l'autre a l'amour de la patrie chevillé au corps. Je ne partage pas leurs idées, mais je les estime et je les respecte. Les électeurs ont préféré plébisciter l'inénarrable Arnaud MONTEBOURG. Ainsi va le jeu de la démocratie. On peut en discuter, c'est cependant le régime qui a l'accord des français.