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jeudi 1 décembre 2016

30 novembre 2016. Nouvelle de la Résistance. Le parasitisme boboïsant

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"En réalité, avec un aplomb imperturbable, et qui est peut-être sa seule invention et tout ce qu’il y a en lui dans l’ensemble du mouvement, vit presque entièrement sur les humanités passées, qu’il méprise et feint d’ignorer, dont il ignore très réellement les réalités essentielles, usages, abus et autres utilisations. La seule fidélité du monde moderne, c’est la fidélité du parasitisme."
In
Charles PÉGUY.
« De la situation faite au parti intellectuel dans le monde moderne devant les accidents de la gloire temporelle » [6 octobre 1907], in R. BURAC (dir.), Œuvres en prose, Bibliothèque de la Pléiade, tome 2, 1988, p. 725.)
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2. COMMENTAIRES.
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Rien n’est plus vrai. Si nous n’avions à offrir aux touristes étrangers que l’Opéra Bastille, la Grande Arche ou le Centre Pompidou, il est fort à craindre qu’ils ne fréquenteraient point la Ville Lumière. Mais il y a, en France, outre la Sainte Chapelle et Notre Dame à Paris, le Mont Saint-Michel, les grandes cathédrales (Bourges, la plus belle, Chartres, Reims, Strasbourg et j’en passe), les Châteaux de la Loire, les grandes abbayes et basiliques romanes ou gothiques (Conques, Sénanques, Fontevrault, Tournus, Issoire, Orcival et j’en passe) qui sont l’âme battante et palpitante de la patrie. Les étrangers se moquent de la modernité dans laquelle se vautrent les bobos. Ce qui les intéresse, c’est un patrimoine qui spécifie, désigne et qualifie le génie français.
Pour l’avoir fréquentée, je peux dire que j’ai beaucoup d’estime et d’admiration pour la culture germanique. Mais il suffit d’aller de Strasbourg à Kehl pour, en l’espace de 800 mètres, comprendre que l’on passe d’un univers culturel à un autre. Les vitrines des boutiques, certes, sont pourvues d’articles de grande qualité, mais il n’y a pas ce brin de légèreté et d’élégance que l’on peut voir dans celles des magasins de la rue des Hallebardes, ou de la rue de la Mésange. Il y a là deux mondes complémentaires, et qui, chose curieuse ne se sont jamais compénétrés. J’ajoute que j’ai travaillé avec de nombreux collègues allemands et que ce fut un bonheur : leur fraternité, leur gentillesse sont exemplaires.
Oui, la France des bobos est une France de parasites. Et s’il n’y avait le peuple (60 % des Français forment ce que GUILLUY appelle la France périphérique : ouvriers, paysans et ruraux, immigrés [mais oui, il y en a qui aime leur patrie d’adoption]), il y a belle heurette (et non pas belle lurette) que notre patrie serait morte, vidée de son sang et de sa substance par les profiteurs du système.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Des jeunes Français au service des chrétiens d'Orient.

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Les crimes de la Terreur enfin dénoncés au Parlement.

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On se demande où se situe la fachosphère, sans doute pas là où l'ineffable JOFFRIN de Libé,et les journaleux du Nouvel Obs veulent la mettre.

Les vrais fachos, ce sont eux qui dézinguent (ou croient dézinguer) tous les Français qui ne pensent pas comme eux. Ils sont non seulement ridicules, voire misérables, mais encore complètement contre-productifs. Les assassins de la Liberté, ce sont eux, et eux seuls.



dimanche 29 novembre 2015

29 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. De la démocratie et de la nature humaine : Tocqueville et Péguy !

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Lucidité, courage !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les deux citations du jour.
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(a) "Il est en effet difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir d’un peuple de serviteurs."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980.

(b)"Le monde moderne est, aussi, essentiellement parasite. Il ne tire sa force, ou son apparence de force, que des régimes qu’il combat, des mondes qu’il a entrepris de désintégrer."
In
Charles PEGUY.
Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne. [1914.] (Consulter les œuvres en prose, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1961, p. 1512.) Et merci à Rémi BRAGUE qui cite PEGUY dans son livre Modérément moderne.
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2. Commentaires.
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Même s’il n’y paraît pas, ces deux citations sont corrélées l’une à l’autre. En déléguant à la puissance publique un nombre croissant de pouvoirs sur nos vies, nous avons renoncé à nous gouverner nous-mêmes, et nous projetons sur les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages, l’image de nos propres abandons de souveraineté sur notre personne. C’est ce que dit TOCQUEVILLE de nous gouvernants et c’est ce que sont ces derniers : ni libéraux (ça se saurait), ni énergiques (quoique ils s’en défendent), ni sages. Nous sommes réduits à être les serviteurs de despotes au petit pied, de mous et de fols.
PEGUY renchérit en montrant que la démocratie telle que nous la concevons, illustre phare de la prétendue modernité, ne peut être qu’un système parasite : elle se nourrit du sang et de la sueur d’un petit nombre de citoyens, qualifiés de riches ou d’exploiteurs (mais les vrais riches et les vrais exploiteurs échappent par la magie du copinage, du fric et de sa fascination à cette torture sociale, médiatique et fiscale), et elle ne se fait pas faute de dézinguer des régimes qui ne lui conviennent pas : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, nombre de pays d’Amérique latine, comme si ces peuples ces pays n’avaient pas en eux les ressources pour vivre de leurs propres forces.
Ce n’est pas la démocratie qui est condamnable, loin de moi cette idée. C’est l’absence de vertu de ceux qui nous gouvernent et qui préfèrent le pouvoir à la vérité ; c’est l’absence de vertu des citoyens qui préfèrent leur confort au renforcement du lien social. Tous ignorent la nature profonde de l’homme, et la nature humaine se venge. La nature inerte, végétale ou animale se venge se nos offenses proclame la COP21, et la nature humaine commence à le faire, proclame la naissance de la dissidence, de la résistance et, hélas, mais pourtant vrai, du terrorisme !
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3. Informations diverses
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Une vraie fête de la Lumière à VANNES. 


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Souvenons-nous.



Cent-quarante mille mort  pendant les guerres de Vendée ? Un détail de l'histoire !
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Et toujours l’inénarrable BAROIN (Article du Boulevard Voltaire, d'Aloysia BIESSY).

"Cent quinze années d’écueil politique ne leur auront pas suffi… Proposant un vade-mecum sur la laïcité, l’Association des maires de France indique, dans son rapport de novembre 2015, comment faire adopter aux personnels publics (intercommunalités et communes) une meilleure attitude républicaine. Non content de prôner la neutralité comme seule base de référence, François Baroin, sénateur Les Républicains et président de l’AMF, incite les institutions à veiller avec vigilance sur toute pratique portant atteint à ce principe. On apprend ainsi que le règlement de la structure privée fera l’objet d’une « attention toute particulière concernant l’attitude à adopter par ses personnels, avant tout engagement de la commune » ; les subventions aux établissements privés risquent de subir les conséquences de cette surveillance accrue… Mais là n’est pas l’essence du rapport.
Estimée non seulement garante du « vivre ensemble », la laïcité est également supposée « facteur d’émancipation de l’être humain » (sic). On savait Vincent Peillon docteur de la Nouvelle Église du laïcisme… Achèvement de son Œuvre, ce guide de « bonne conduite laïque » s’érige en une « vocation universelle », fort de sa qualité de « creuset de l’unité républicaine » et sous couvert de préserver la paix civile et la fraternité. Vraisemblablement une introduction synthétique du livre que prépare François Baroin sur la République et la laïcité…
C’est à croire que le Parlement n’aura rien retiré des attentats que vient de subir la France… Car ce sont précisément à ces principes et à son incarnation – une liberté factice dictée par une force irrémédiablement individuelle – que se sont adressés ces violents attentats. N’en déplaise aux « communicants » et « experts », qui n’ont pas saisi que les « croisés » visés par l’État islamique n’ont plus d’existence qu’aux yeux d’un Orient oubliant la décroissance spirituelle de l’Occident.
La laïcité est morte le jour où elle a été promulguée en étendard, à l’instant où la religion du néant s’est autoproclamée valeur universelle sous la férule moribonde du ventripotent Aristide Briand. Plus d’un siècle d’erreur politique ne semble pas assez : il faut encore renforcer la Charte de la neutralité, celle-là même qui est à l’origine du déclin de la civilisation occidentale. La laïcité est morte. Et après ?"