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dimanche 29 novembre 2015

29 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. De la démocratie et de la nature humaine : Tocqueville et Péguy !

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Lucidité, courage !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les deux citations du jour.
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(a) "Il est en effet difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir d’un peuple de serviteurs."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980.

(b)"Le monde moderne est, aussi, essentiellement parasite. Il ne tire sa force, ou son apparence de force, que des régimes qu’il combat, des mondes qu’il a entrepris de désintégrer."
In
Charles PEGUY.
Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne. [1914.] (Consulter les œuvres en prose, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1961, p. 1512.) Et merci à Rémi BRAGUE qui cite PEGUY dans son livre Modérément moderne.
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2. Commentaires.
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Même s’il n’y paraît pas, ces deux citations sont corrélées l’une à l’autre. En déléguant à la puissance publique un nombre croissant de pouvoirs sur nos vies, nous avons renoncé à nous gouverner nous-mêmes, et nous projetons sur les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages, l’image de nos propres abandons de souveraineté sur notre personne. C’est ce que dit TOCQUEVILLE de nous gouvernants et c’est ce que sont ces derniers : ni libéraux (ça se saurait), ni énergiques (quoique ils s’en défendent), ni sages. Nous sommes réduits à être les serviteurs de despotes au petit pied, de mous et de fols.
PEGUY renchérit en montrant que la démocratie telle que nous la concevons, illustre phare de la prétendue modernité, ne peut être qu’un système parasite : elle se nourrit du sang et de la sueur d’un petit nombre de citoyens, qualifiés de riches ou d’exploiteurs (mais les vrais riches et les vrais exploiteurs échappent par la magie du copinage, du fric et de sa fascination à cette torture sociale, médiatique et fiscale), et elle ne se fait pas faute de dézinguer des régimes qui ne lui conviennent pas : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, nombre de pays d’Amérique latine, comme si ces peuples ces pays n’avaient pas en eux les ressources pour vivre de leurs propres forces.
Ce n’est pas la démocratie qui est condamnable, loin de moi cette idée. C’est l’absence de vertu de ceux qui nous gouvernent et qui préfèrent le pouvoir à la vérité ; c’est l’absence de vertu des citoyens qui préfèrent leur confort au renforcement du lien social. Tous ignorent la nature profonde de l’homme, et la nature humaine se venge. La nature inerte, végétale ou animale se venge se nos offenses proclame la COP21, et la nature humaine commence à le faire, proclame la naissance de la dissidence, de la résistance et, hélas, mais pourtant vrai, du terrorisme !
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3. Informations diverses
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Une vraie fête de la Lumière à VANNES. 


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Souvenons-nous.



Cent-quarante mille mort  pendant les guerres de Vendée ? Un détail de l'histoire !
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Et toujours l’inénarrable BAROIN (Article du Boulevard Voltaire, d'Aloysia BIESSY).

"Cent quinze années d’écueil politique ne leur auront pas suffi… Proposant un vade-mecum sur la laïcité, l’Association des maires de France indique, dans son rapport de novembre 2015, comment faire adopter aux personnels publics (intercommunalités et communes) une meilleure attitude républicaine. Non content de prôner la neutralité comme seule base de référence, François Baroin, sénateur Les Républicains et président de l’AMF, incite les institutions à veiller avec vigilance sur toute pratique portant atteint à ce principe. On apprend ainsi que le règlement de la structure privée fera l’objet d’une « attention toute particulière concernant l’attitude à adopter par ses personnels, avant tout engagement de la commune » ; les subventions aux établissements privés risquent de subir les conséquences de cette surveillance accrue… Mais là n’est pas l’essence du rapport.
Estimée non seulement garante du « vivre ensemble », la laïcité est également supposée « facteur d’émancipation de l’être humain » (sic). On savait Vincent Peillon docteur de la Nouvelle Église du laïcisme… Achèvement de son Œuvre, ce guide de « bonne conduite laïque » s’érige en une « vocation universelle », fort de sa qualité de « creuset de l’unité républicaine » et sous couvert de préserver la paix civile et la fraternité. Vraisemblablement une introduction synthétique du livre que prépare François Baroin sur la République et la laïcité…
C’est à croire que le Parlement n’aura rien retiré des attentats que vient de subir la France… Car ce sont précisément à ces principes et à son incarnation – une liberté factice dictée par une force irrémédiablement individuelle – que se sont adressés ces violents attentats. N’en déplaise aux « communicants » et « experts », qui n’ont pas saisi que les « croisés » visés par l’État islamique n’ont plus d’existence qu’aux yeux d’un Orient oubliant la décroissance spirituelle de l’Occident.
La laïcité est morte le jour où elle a été promulguée en étendard, à l’instant où la religion du néant s’est autoproclamée valeur universelle sous la férule moribonde du ventripotent Aristide Briand. Plus d’un siècle d’erreur politique ne semble pas assez : il faut encore renforcer la Charte de la neutralité, celle-là même qui est à l’origine du déclin de la civilisation occidentale. La laïcité est morte. Et après ?"



vendredi 8 mai 2015

08 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Non au mémoricide !

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Dans les informations diverses (qui, exceptionnellement viennent en section 2), je vous recommande la lecture de trois petits paragraphes, très éclairants sur la psychologie de nos gouvernants, ce qui m'autorise à vous rappeler ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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(a) "Les assassins de la mémoire sont dangereux : s'ils réussissent à persuader l'opinion publique, toujours prête à refouler ce qui dépasse son entendement, que le génocide juif n'a pas eu lieu ou qu'il se justifie, l'impensable d'hier peut devenir la réalité de demain. C'est pourquoi la mémoire juive n'est pas seulement l'affaire des Juifs mais de tous comme la Vendée aurait dû l'être avant-hier et cela pour la dignité de l'humanité."
In 
Reynald SECHER,
Juifs et Vendéens, d'un génocide à l'autre : la manipulation de la mémoire.
Orban, Paris, 1991.

(b) "Il y a gros à parier que l'héritage révolutionnaire ne résistera pas à la célébration du bicentenaire de 1789. Pourquoi ? D'abord parce que le discrédit qui frappe désormais la révolution bolvechique a rejailli, sous forme de soupçon, sur la Révolution française elle-même. N'est-ce pas elle qui a inventé la Terreur comme moyen de Gouvernement révolutionnaire ? Et le jacobinisme n'est-il pas la première esquisse du parti unique ? D'autre part et surtout,on s'aperçoit que l'idéal politique hérité de ROUSSEAU et de sa postérité jacobine est incompatible avec les exigences d'un gouvernement moderne et avec les attentes des citoyens à l'égard de ce gouvernement."
In
Jacques JUILLARD,
La Faute à Rousseau, essai sur les conséquences historiques de l'idée de souveraineté populaire.
Editions du Seuil, Paris, 1985.
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2. Informations diverses.
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J'ai d'excellentes raisons de placer en deuxième positions ces informations diverses qui illustrent jusqu'à la caricature les propos de R. SEYCHER et ceux du chrétien de gauche qu'est Jacques JUILLARD.
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Christiane TAUBIRA : entre menaces et amalgames (via le Salon beige).

"Dans une interview accordée à Paris Match, Christiane TAUBIRA raconte le "racisme" ordinaire qu'elle aurait subi tout au long de sa vie. Elle en profite pour lancer cette curieuse menace contre ceux qui [...] critiquent son action et qui sont forcément de méchants racistes.

 Et que les racistes le sachent, dit-elle, je vis et je vivrai. Et je tiendrai. Il me suffit qu'ils le sachent. Qu'ils multiplient leur violence par un million, je tiendrai encore. Par dix millions, je tiendrai encore. Le monde n'est pas à eux. Les enfants qui me ressemblent ont toute légitimité au monde. Il faudra qu'ils s'u habituent. La lucidité les conduira à voir que les gens qui me ressemblent sont plus nombreux. Et qu'il vaut mieux ne pas trop défier ce monde-là.
[...]."
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Christiane TAUBIRA : le 5 mai, invitée sur Europe 1 :


Elle était l'invité (je garde le masculin, signe de l'intensif dans la langue française) de Nicolas POINCARE, et elle ose dire sans sourciller de ceux qui la critiquent :

"Je suis en capacité de les écraser tous."

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La belle et carnassière Najat VALLAUD-BELKACEM et les écoles libres, vraiment libres !

Dans une récente livraison du Figaro de cette semaine, madame le ministre (même remarque sur le masculin) annonce qu'elle crée un pôle dédié au contrôle des établissements privés hors contrat afin d'y vérifier que l'on n'y prêche pas des choses contraires aux valeurs de la République !
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3. Commentaires.
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Je demande à mes rares mais fidèles lecteurs de voir ce que ces mots et ces méthodes exposés dans ces informations, révèlent de la psychologie sectaire, violente, jacobine, terrorisante et liberticide de ces ministres.

Tout d'abord, madame TAUBIRA. J'ai ici même dénoncé la bassesse d'esprit et de coeur de ceux qui condamnent la ministre parce qu'elle est noire. Mais on peut être opposé à ses initiatives, son laxisme judiciaire, ses options morales sans pour autant être raciste. Je crains fort qu'elle fasse un amalgame douteux entre les deux types d'opposition. Quand elle se vante d'avoir les moyens d'écraser ses opposants, elle avoue en vérité sa faiblesse : incapacité à justifier rationnellement et par rapport à un système de valeurs morales clairement explicitées (peu importe lequel) les raisons de sa haine pour ceux qui ne l'approuvent pas ; ressentiment (au sens de NIETZSCHE) contre sa condition de personne de race noire, et contre le honteux esclavage que les africains ont subi, sous la double initiative des responsables africains, souvent des arabes musulmans, et des marchands d'esclaves, notamment nantais, qui étaient tous francs-maçons. (NANTES était de ce point de vue le premier port mondial pour la traite des noirs.) Le ressentiment, c'est ce qui ressort de l'interview qu'elle a donnée à Paris-Match : la menace d'une révolte des peuples noirs au nom d'un passé qui n'est pas oublié. Je le comprends fort bien. Pas de mémoricide pour cette page honteuse de notre histoire. Mais pas davantage de mémoricide pour les horreurs commises par les troupes de la soi-disant République, en Vendée (et ailleurs). R. SEYCHER a très justement vu l'étroite parenté du négationisme contemporains et du honteux silence qui pèse sur les dizaines de milliers de morts de la Vendée, fusillés, noyés, décapités, brûlés vifs, éventrés, pendus. Née dans le sang du peuple français, la République française n'est que la République parisienne. Je ne lui souhaite pas de finir dans la violence, mais je souhaite ardemment la naissance d'une République démocratique, respectueuse des différences et des corps intermédiaires, moins tatillonne, et un tantinet plus morale ! Une vraie démocratie quoi !

Ensuite la belle et carnassière Najat. La loi n'interdit pas, que je sache, de créer des établissements d'enseignement qui ne demandent aucun secours à l'Etat pour fonctionner. Ne lui demandant rien, ils ne lui doivent rien. Mais voilà qui heurte le ministre de la soi-disant Education nationale. Elle se propose donc, Najat, de faire contrôler (on se demande sur quel texte elle se fonde pour exercer ce contrôle) ce qui se passe dans ces établissements dont le succès va croissant. Elle s'inspire très directement de ce que disait Joseph LEQUINIO aux Vendéens à propos de la liberté de culte. Najat, vous êtes tout simplement totalitaire, et tyrannique. Mais on ne peut tuer la liberté. Et s'il plait à des parents de soustraire leurs enfants à la théorie du genre, aux prédateurs sexuels éventuels (sur lesquels votre ministère a longtemps fermé les yeux, et que la presse a recouvert d'un épais voile de silence, sur eux et eux seuls, sans épargner les auteurs de ces crimes quand ils étaient des ecclésiastiques), à la promotion du safe-sex et du préservatif, à l'esprit Charlie, ils en ont le droit. Et ce n'est pas DANTON, ROBESPIERRE, et leurs successeurs dans la ligne desquels vous vous situez (voir mes billets des deux jours précédents), qui empêcheront la liberté de triompher.


Nous voulons respirer ! De l'air, par pitié, de l'air ! Cessez de nous emmerder !




mercredi 2 octobre 2013

Vigoureuse mise au point de Reynald Secher sur les guerres de Vendée

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La salle des mariages de la mairie du 7e était trop petite pour accueillir la foule qui se pressait hier soir à la conférence donnée par Reynald SECHER sur les guerres de Vendée. Des gens étaient debout appuyés aux murs de la salle, d'autres avaient apporté des chaises de la salle voisine, d'autres encore étaient assis autour d'une grande table dans cette salle et enfin, grâce à une sonorisation très au point, certains auditeurs se tenaient dans le hall d'entrée. J'ai été extrêmement frappé par le très grand nombre de jeune gens présents, et aussi par la présence de concitoyens originaires de la Vendée militaire, dont une descendante de CATHELINEAU
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Reynald SECHER démonte brillamment la périodisation officielle des guerres de Vendée : victoire des vendéens, stabilisation de la situation militaire, défaite de ceux que l'on appelle les "brigands" et qui ont été traités exactement comme des animaux.  En vérité, il y a deux périodes : une de l'insurrection populaire des "Vendéens", une autre de l'extermination génocidaire des "brigands", décidée par la loi du 1er août 1793, complétée par celle du 1er octobre de la même année (d'où le choix très symbolique de la date de cette conférence). Les inspirateurs de ces lois sont ROBESPIERRE, BARERE (dont la ville de TARBES entend donner ou a donné le nom à une de ses rues), CARNOT (eh ! oui, celui à qui est l'éponyme de nombreux lycées, rues et boulevards et qui a parfaitement approuvé et planifié les massacres) et BILLAUD-VARENNES. Ces membres du comité de Salut public sont députés et font avaliser par leurs collègues, dans les acclamations enthousiastes, les mesures d'exterminations décidées ; et on a l'audace de célébrer publiquement la mémoire de ces monstres : Conception, Planification, Responsabilité partagée, Exécution, définition d'une population à exterminer pour des raisons politiques et religieuses : tels sont les critères d'un génocide ; telle est leur responsabilité devant l'histoire.
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Reynald SECHER détaille les méthodes d'extermination mises en œuvre : noyades (il n'y en a pas  eu qu'à NANTES et à ANGERS), décollation par la guillotine (certains esthètes de la méthode avaient même pensé à faire des guillotines à couperets multiples pour aller plus vite), sabrage à la baïonnette ou fusillade, et surtout incendie ou enfournement dans des fours à pain chauffés à blanc ; et la stratégie : celle de la masse armée, puis celle des colonnes mobiles, et enfin celle des colonnes mobiles établies dans des postes militaires à partir desquels elles opèrent. Grâce aux registres des défunts tenus par les prêtres réfractaires, les recteurs et curés des paroisses, nous savons dans de nombreux cas combien de ces pauvres gens (femmes, car porteuses de vie ; enfants car susceptibles de la donner ; vieillards) ont été massacrés (dans certains cantons on possède la quasi totalité des registres des défunts). Tout calcul fait, on arrive à un total de 117 000 morts (et non pas 182 000 comme j'avais cru le lire jadis) : le département du Maine-et-Loire a perdu 20 % de sa population, celui de la Vendée, 13 %. La Vendée militaire (le quadrilatère Paimboeuf-Angers-Thouars-Les Sables d'Olonnes) abritaient 815 000 personnes. Faites le compte de la décimation (14,5 % : à l'échelle de la population actuelle de la France, cela ferait près de 9 millions de morts).
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Les archives nationales civiles et politiques ont été probablement épurées par les bourreaux, (mais il reste le Bulletin Officiel et les lois génocidaires), et il reste la totalité des archives militaires consultables à VINCENNES. De très nombreux documents originaux civils ont cependant été exhumés par R. SECHER et le Pr MEYER. On peut en voir la photographie dans un livre que vient de publier le premier.
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Nous devons au baron DUPIN, le premier préfet des Deux-Sèvres, un inventaire qu'il voulait exhaustif des destructions immobilières infligées par les Bleus aux populations civiles. DUPIN est statisticien, il a épousé la veuve de DANTON (et nous apprenons qu'elle a exigé de ce dernier un mariage religieux ce qui a probablement contribué à la perte du tribun) et son travail, bien qu'il ne soit pas complet, l'est pour certains départements (dont la Loire-Atlantique) : valeur du bien avant destruction, situation cadastrale, reconstruction éventuelle, valeur du bien en l'état. Il préparait ainsi une indemnisation.
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Ne parlons pas de BONCHAMP qui, sur le point de mourir et profondément chrétien, fait libérer, près de NANTES, 5 000 républicains qui s'empresseront de massacrer leurs libérateurs et desquels ROBESPIERRE exigera qu'ils disent avoir subi de mauvais traitements de la part des "brigands" et qu'ils se sont libérés eux-mêmes.
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Voilà les gens dont monsieur PEILLON se réclame, voilà les gens dont ils veut achever l'œuvre. Nous ne marcherons pas dans la combine. R. SECHER a parfaitement identifié les critères qui identifie les guerres de Vendée à un génocide (que Gracchus BABEUF appelait un populicide). Il y aurait encore bien des détails à vous révéler. Je n'en citerai que quelques-uns : celui des tanneries de peaux humaines établies à ANGERS (localisation qui n'est pas avérée ; je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu), récupération des cheveux, des dentiers, fabrique de savons à partir de graisse humaine, nationalisation de tous les biens de la Vendée militaire, et pillage par dizaines de convois des biens qui pouvaient être transportés et qui ont enrichi nombre de représentants en mission et de conventionnels. Ces hommes étaient des monstres, et même, pour certains d'entre eux de véritables ordures (WESTERMANN était boucher et savait pratiquer la décollation à l'aide d'un sabre ou d'un couteau). Non ! non ! et non ! Nous ne pouvons pas accepter que la République ne reconnaisse pas ces crimes abominables et leur nature génocidaire : ils ont été la matrice des crimes nazis (lisez la liste que je viens de vous donner) et tant que nous ne séparerons pas officiellement ce que la Révolution a apporté de positif (l'égalité des droits civils) des horreurs qu'elle a commises au nom du "bien commun", l'inconscient collectif de notre patrie sera peuplé des corps suppliciés et des fantômes de ces enfants et femmes brûlés vifs, de ces enfançons baladés de baïonnette en baïonnette, de ces viols de fillettes et de jeunes filles préalables à leur massacre dans d'effroyables conditions. Un député aura-t-il le courage de déposer de nouveau une proposition de loi tendant à faire reconnaître le génocide ?
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 ANNEXES : Loi du 1er octobre 1793 et déclaration de la Convention prétendue nationale ; cette loi complète la loi du 1er août 1793, présentée ci-après.


Texte de la loi.

La Convention nationale, après avoir entendu le rapport du comité de salut public, décrète:

·         Article 1er. Le département de la Loire-Inférieure demeure distrait de l'armée des côtes de Brest, et est réuni à celle des côtes de la Rochelle, laquelle portera désormais le nom d'armée de l'Ouest.

·         Article 2. La Convention nationale approuve la nomination du citoyen Léchelle, général en chef nommé par le conseil exécutif pour commander cette armée.

·         Article 3. La Convention nationale compte sur le courage de l'armée de l'Ouest et des généraux qui la commandent pour terminer d'ici au 20 octobre l'exécrable guerre de la Vendée.

·         Article 4. La reconnaissance nationale attend l'époque du premier novembre prochain pour décerner des honneurs et des récompenses aux armées et aux généraux qui dans cette campagne auront exterminé les brigands de l'intérieur, et chassé sans retour les hordes étrangères des tyrans de l'Europe.

 

Proclamation de la Convention.

« Soldats de la liberté: Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre; le salut de la patrie l'exige, l'impatience du peuple français le commande, son courage doit l'accomplir. La reconnaissance nationale attend, à cette époque, tous ceux dont la valeur et le patriotisme auront affermi, sans retour, la liberté & la République. »

Loi du premier août 1793.


·         Article 1er. Le ministre de la guerre donnera sur-le-champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée. Il sera mis à cet effet à la disposition du ministre de la guerre, trois millions pour l'exécution de cette mesure.

·         Article 2. Il sera procédé à l'épurement de l'état-major et des commissaires des guerres de l'armée des Côtes de la Rochelle, pour leur substituer des officiers généraux et des commissaires d'un patriotisme prononcé.

·         Article 3. Les généraux de l'armée des Côtes de la Rochelle tiendront la main à l'exécution rigoureuse des lois rendues contre les déserteurs, les fuyards, les traîtres et ceux qui jettent les armes et vendent leurs habits.

·         Article 4. L'organisation des compagnies des pionniers et des ouvriers sera accélérée; ils seront choisis dans les communes les plus patriotes.

·         Article 5. Les généraux feront un choix pour former des corps de tirailleurs et de chasseurs intrépides.

·         Article 6. Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts.

·         Article 7. Les forêts seront abattues; les repaires des rebelles seront détruits; les récoltes seront coupées par les compagnies d'ouvriers, pour être portées sur les derrières de l'armée, et les bestiaux seront saisis.

·         Article 8. Les femmes, les enfans et les vieillards seront conduits dans l'intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l'humanité.

·         Article 9. Il sera pris des mesures par le ministre de la guerre, pour préparer tous les approvisionnemens d'armes et de munitions de guerre et de bouche de l'armée qui, à une époque prochaine, fera un mouvement général sur les rebelles.

·         Article 10. Aussitôt que les approvisionnemens seront faits, que l'armée sera réorganisée, et qu'elle sera prête à marcher sur la Vendée, les représentans du peuple concerteront avec les administrations des départemens circonvoisins qui se sont maintenus dans les bons principes, pour faire sonner le tocsin dans toutes les municipalités environnantes, et faire marcher sur les rebelles les citoyens depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui de soixante.

·         Article 11. La loi qui expulse les femmes de l'armée, sera rigoureusement exécutée : les généraux en demeurent responsables.

·         Article 12. Les représentant du peuple, les généraux veilleront à ce que les voitures d'équipage à la suite de l'armée soient réduites au moindre nombre possible, et ne soient employées qu'au transport des effets et des matières strictement nécessaires.

·         Article 13. Les généraux n'emploieront désormais pour mot d'ordre que des expressions patriotiques et que les noms des anciens républicains ou des martyrs de la liberté, et dans aucun cas le nom d'aucune personne vivante.

·         Article 14. Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la république; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui sont demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu'ils auroient souffertes.

·         Article 15. Le présent décret sera envoyé sur-le-champ au conseil exécutif, au ministre de la guerre et aux représentans du peuple près l'armée des Côtes de la Rochelle.
 
On note que cette loi prévoit la déportation des femmes, des enfants et des vieillards et fait référence à un traitement humanitaire. On sait ce qu'il en adviendra par la suite (voir plus haut).
 
 

vendredi 27 septembre 2013

A propos de Reynald Secher et des persécutions dont il a fait l'objet après son livre sur les guerre de Vendée

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Ce matin, je vous faisais part de la conférence que Reynald SECHER doit donner le 1er octobre à la mairie du 7e arrondissement. Laurence a eu la gentillesse de me faire parvenir une notice sur Reynald.SECHER. Je vous la joins ici pour que vous vous fassiez une idée sur l'impartialité de la clique qui gouverne notre pauvre patrie depuis l'avènement  de la République.
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" En 2009, Reynald Secher publie l'ouvrage La désinformation autour des guerres de Vendée et du génocide vendéen dans lequel il témoigne de toutes les menaces et pressions dont il aurait été l'objet juste avant la soutenance de sa thèse d'État en 1985 puis, à nouveau, suite à la promotion de celle-ci lors de l'émission télévisée Apostrophe sur Antenne 2 en 1986. À cette époque, une thèse portant sur le sujet sensible d'un génocide risquait de perturber les festivités nationales du bicentenaire de la Révolution française, festivités qui étaient déjà en préparation. À cette même époque, refusant de célébrer la Révolution française « d'un bloc » (selon le mot fameux de Clémenceau), l'historien François Furet avait été écarté des célébrations officielles du bicentenaire par le président socialiste François Mitterrand. Dans le magazine Le Point  no 728 du 18 août 1988, le philosophe Jean-François Revel remarquait: « Il est très français que cette thèse d'État, coup de maître d'un historien de 30 ans, ait suscité, avant tout, une querelle de vocabulaire. Le premier mouvement a-t-il été pour soupeser l'intérêt d'archives mises au jour après deux siècles de cellier ? Mesurer l'ampleur des nouveaux renseignements fournis ? Évaluer le progrès accompli dans la compréhension des faits ? Que non ! Toutes affaires cessantes, les docteurs se sont empoignés sur la question de savoir si l'auteur était fondé à user dans son titre du terme de "génocide". »
Lors d'un entretien publié en octobre 2011, Reynald Secher affirme: « Je suis cambriolé quinze jours avant de soutenir à la Sorbonne. On m’a volé ma thèse. Chaunu m’assure que j’ai soulevé un gros sujet. Il m’invite à être prudent. Le lendemain, je reçois un appel téléphonique soi-disant du rectorat. On veut me rencontrer dans un café de Rennes. Un homme m’assure qu’il a connaissance de ma thèse, que je ne peux pas soutenir, à la veille du Bicentenaire, on a tout prévu. « On vous donne 500 000 francs et un poste à l’Université et vous ne soutenez pas. Si vous refusez, vous serez emmerdé toute votre vie. », il ajoute: « J’ai dû démissionner de l’enseignement secondaire; on n’a pas reconduit mes contrats à l’université. ».
Dans La désinformation autour des guerres de Vendée et du génocide vendéen, Reynald Secher explique: « Je me retrouvais désargenté, endetté et sans source de revenus professionnels […]. Quant à ma carrière universitaire […] elle fut définitivement brisée. J'ai postulé à plus de 20 postes jusqu'au jour où un professeur, se disant « admirateur de mes travaux », m'expliqua que je n'avais aucune chance d'être élu, mon nom et mon œuvre étant trop marqués politiquement et idéologiquement. J'en pris acte. »"
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Voici trouvé dans le livre de Simone LOIDREAU déjà évoqué (livre que je possède) le témoignage de THOMAS, un médecin républicain qui combattit les Vendéens mais déposa au procès mené contre l'ordure humaine qu'était CARRIER. "J'ai vu brûler vifs des femmes et des hommes. J'ai vu 150 soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de 14 à 15 ans, les massacrer ensuite et JETER DE BAÏONNETTE EN BAÏONNETTE de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau." Si ce n'est pas encore un génocide, c'est déjà un crime de guerre ! Multiplié par 1000, c'est un génocide. Pertes et profits de la République semble dire les imbéciles qui nous gouvernent. Et le crétin de BESANCENOT dira peut-être, comme il l'a dit à propos des fusillades d'opposants politiques à CASTRO : "on ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs".
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N'oubliez jamais les noms à jamais honnis des généraux de la honte : TURREAU, WESTERMANN, GRIGNON, LACHENAY, HUCHE, AMEY (celui qui "faisait cuire le pain de la République" en brûlant vifs dans des fours chauffés à blanc des femmes et des enfants, qui s'en vantait et en riait), CORDELLIER, CROUZAT. Ces gens sont la honte de notre patrie. Et on devrait afficher leurs noms sur le mur des salles de classe pour inviter les petits Français et Françaises à honnir la violence en rappelant l'existence de ces monstres. François MITTERRAND a raté l'occasion de ramener la paix civile en reconnaissant les crimes de la République. Bien pire, il les a niés par ses décisions. L'institution a cassé la carrière d'un historien prometteur. Tout le monde semble s'en foutre, tandis que les âmes mortes des innocents rodent encore dans ces contrées dévastées et réclament non point vengeance, mais reconnaissance de leur martyre. La Vendée ne trouvera la paix qu'au prix de cette reconnaissance-là. Mais aujourd'hui on préfère stigmatiser les agressions homophobes (parfaitement condamnables d'ailleurs) que de reconnaître  que notre République est née dans le sang et qu'il est de plus en plus vain de le nier.
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Les guerres de Vendée, en mémoire des victimes innocentes.

Chers lecteurs parisiens, si vous êtes disponibles, n'omettez pas d'aller écouter Reynald SECHER le 1er octobre. Voici l'annonce de sa conférence. Vous savez que depuis plusieurs années je dénonce ici même l'ignorance honteuse ou haineuse dans laquelle la "République" tient les guerres de Vendée. Qu'un régime, en soi honorable et même désirable - car la démocratie, qui ne se confond pas avec la république radicale-cassoulet ni même avec la république tout court, est une très grande chose - puisse à ce point être idéologique, laïcard, anticatholique, et méprisant pour les croyants est insupportable à une conscience droite. Il ne s'agit pas de jeter le bébé de la démocratie avec le sang du bain, celui de paysans vendéens qui ne voulaient trahir ni leur foi ni leur roi. La République française s'est édifié sur les cadavres de dizaines de  milliers de victimes innocentes. On ne peut ni les oublier ni le nier, même si ça ne plaît pas à monsieur PEILLON, le digne successeur des membres du prétendu "Comité de Salut public".


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