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lundi 21 août 2017

21 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Remèdes à des maux bien identifiés.

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Gustave un jour, Gustave toujours !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je considère comme des réalités indiscutables – dont toute morale et toute politique doivent tenir compte – l’éternelle faiblesse de l’homme, et son besoin, non moins éternel, de cadres qui le protègent contre lui-même. Sur quoi on me reproche cette « sagesse charnelle », « terre à terre », qui me fait prendre les choses telles qu’elles sont sans faire le moindre effort vers ce qui devrait être. – En revanche, je refuse d’accepter comme un fait accompli et irréversible certaines conditions de la vie moderne (rupture des liens familiaux, émancipation sans frein des individus, loi du nombre, mouvements de masses, mécanisation outrée du travail et de l’homme), et je pense qu’il faut à tout prix réinstaurer un climat social comparable à celui des meilleures époques du passé, c’est-à-dire conforme aux exigences profondes de notre nature étroite et blessée. On me fait alors le reproche inverse : je suis un utopiste qui n’accepte pas ce qui est et poursuit d’impossibles rêves ! – Conclusion : c’est être bassement réaliste que de croire à la faiblesse de la nature humaine et au caractère indélébile de la tache originelle, et c’est être follement irréaliste que de s’élever contre les ravages récents de l’argent, de la machine et de qu’on appelle « la démocratie » ! La sagesse est-elle donc de se révolter contre la nature et de résigner devant la maladie ?" (C. XI, 24.6.1943.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 28.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble qu’en identifiant les maux de notre monde moderne, notre très cher Gustave a, en même temps, trouvé les remèdes. Si chacun d’entre nous comprend qu’il est important pour l’équilibre de la société de défendre la famille dite (bêtement) traditionnel, alors il fait les efforts nécessaires pour être un père, une mère, un fils ou une fille ou un frère ou une sœur, digne de ce nom. J’ai vu les ravages psychologiques que fait le divorce, et la douleur des jeunes dont les parents sont séparés. Rien que de penser à ces jeunes qui m'ont fait l'honneur de se confier à moi, j'en ai le coeur serré.
Si chacun d’entre nous comprend qu’il y a de saines limites à mettre à ses désirs personnels, des limites qui l’obligent à tenir compte de l’autre, il est évident que la violence et l’agressivité sociales diminuent. 
Si chacun de nous réfléchit avant de poser un vote et n’accorde aucun crédit aux sondages, alors disparaît le joug pesant de la loi du nombre ; et si chaque homme politique pense en termes de bien commun et non de réélection, il prend des mesures, peut-être impopulaires sur le cours terme, mais salutaires sur le long.
Non ce n’est pas être utopiste, mais profondément réaliste que de prendre en compte la faiblesse humaine, de s’opposer aux ravages de l’argent, de la machine et de ce que nous appelons pour nous aveugler « démocratie ».
Il ne s’agit pas de prêcher, il s’agit de mettre en oeuvre pour soi-même les comportements qui nous mettent debout, libres de ces liens qui enchaînent l’homme dans les souterrains les plus obscurs de sa nature.
Vive Gustave, vive la liberté !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Bonne nouvelle pour le Louvre !

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A bas la censure !

Achetons le livre de C. COMBAZ.


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N’hésitez pas à inscrire vos enfants aux scouts !

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De mon ami Dominique, cette information qui m’avait échappé !

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Jour du dépassement, écologie, tempérance, épargne !

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Une autre bonne nouvelle !

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Toujours le massacre des Lucs-sur-Boulogne.


Des précisions horribles que je n'avais jamais données sur cet Oradour commis par la République.



dimanche 13 août 2017

13 août 2017. Nouvelles de la dissidence. Péché et contravention, deux notions fort différentes !

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Toujours en compagnie de notre chère Simone.
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Ce n’est pas l’ignorance (enfin pas toujours) qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce que demanderions à la révolution, c'est l'abolition de l'oppression sociale, mais pour que cette notion ait au moins des chances d'avoir une signification quelconque, il faut avoir soin de distinguer entre oppression et subordination des caprices individuels à un ordre social. Tant qu'il y aura une société, elle enfermera la vie des individus dans des limites fort étroites et leur imposera ses règles, mais cette contrainte inévitable ne mérite d'être nommée oppression que dans la mesure où, du fait qu'elle provoque une séparation entre ceux qui l'exercent et ceux qui la subissent, elle met les seconds à la discrétion des premiers et fait peser jusqu'à l'écrasement physique et moral, la pression de ceux qui commandent sur ceux qui exécutent."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 39.)
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2. COMMENTAIRES.
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Avec une finesse confondante, celle qui caractérise la pensée de Simone WEIL, il nous est dit ici qu’il ne faut point confondre oppression sociale d'une part, et d'autre part nécessaires règles de la vie en commun, qui exigent de ne pas soumettre les caprices individuels à l’ordre social (incidemment, c’est bien ce que François HOLLANDE, Christiane TAUBIRA et leurs acolytes ont fait en cédant à la pression du lobby LGBT, bien implanté il est vrai dans les sphères du pouvoir médiatique, artistique et politique, avec leur loi sur le mariage homosexuel). L’oppression sociale est bien cette imposition d’exigences, de normes, de réglementations à l’ensemble des citoyens par des gens censés savoir, et dotés des attributs du pouvoir, à des citoyens obligés d’exécuter les volontés de ceux qui en sont parés. En somme, il s’agit d’obéir à des lois, des réglementations, des normes pondues par des irresponsables, dans une quadruple intention : (a) renforcer le contrôle de l’État sur les citoyens ; (b) substituer à la morale — qui suppose la  capacité de discernement du bien, du juste, du beau et du vrai, et donc la formation de la conscience — la très vague notion d’éthique dont un comité Hippolyte ou Théodule est chargé de définir les contours à géométrie variable, et abandonner par conséquent tous recours à la loi naturelle et à la transcendance ; (c) trouver de la jouissance à montrer son pouvoir de domination sur les dominés ; (d) suivre la manie anglo-saxonne de la transparence.
Il n’y a rien de négatif dans ces propos. Ils résultent d’observations et de constats que chacun de nous peut faire. Quand on décide qu’il y a infraction pénale à gager sa propre voiture devant son propre garage, on est très exactement dans l’oppression et dans l’illustration des motivations que je viens de définir, spécialement dans celle de la motivation (c).
Nul être sensé ne contestera l’obligation d’édicter des règles qui permettent la vie en commun dans l’espace public, et le respect des personnes (femmes, enfants, employés, etc.) dans l’espace privé. Mais il y a des limites à cette manie de vouloir enserrer dans les griffes des lois, décrets, arrêtés, circulaires, réglementations, la totalité des comportements humains. Il y a des domaines où la transparence en effet est requise, spécialement de la part des responsables politiques. Il y a des domaines où — faute d’avoir enseigné la morale à l’école — il est devenu nécessaire d’interdire de violenter son épouse ou ses enfants. Mais honnêtement, si la conscience avait été formée dès l’école, serait-on obligé d’édicter de telles lois ? Elles n’empêcheront jamais ces abominations. En revanche, éduquer au respect de l’autre, dans son corps ou son psychisme ou sa conscience pourrait peut-être diminuer le nombre de ces crimes.
Je suis très frappé de voir combien, après des années de bourrage de crâne médiatique il se lève une jeunesse qui a compris l’enjeu des manipulations dont elle fait l’objet de la part de tous les pouvoirs— j’ai en tête trois exemples très précis —. On ne la lui fait pas. Bien entendu, voilà qui n’empêchera pas tel jeune à la conscience formée de céder à des impulsions, celles de la chair, comme celles de la consommation, mais — j’en ai été encore le témoin il y a trois mois — il sait qu’il a transgressé ; en somme, il a le sens du péché, un sens que les imbéciles tentent de remplacer par l’inobéissance à leur règlements qu’ils appellent incivilité.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Les martyrs des Lucs-sur-Boulogne. (Voir mon billet :

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Lire absolument cette analyse qui montre les faiblesses de 

l’actuel Président de la République.

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Sur l’expulsée iranienne convertie au christianisme et refoulée 

par la Suède !

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Tous les immigrés ne sont pas à mettre dans le même panier : il 

n’empêche qu’il y en a qui sont ignobles !


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La voix des anges ?

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Les confidences de Max GUAZZINI.

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Quand la bêtise et la haine conduisent, en s'en réjouissant, un 

être humain au suicide !


lundi 15 août 2016

15 août 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de Clémenceau, réponse à un jeune homme critique.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LA CITATION DU JOUR.

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墨子 MOZI.

卷七 – Livre 7

天志中 – La volonté du ciel III

故子墨子言曰:「是蕡我者,則豈有以異是蕡黑白甘苦之辯者哉!今有人於此,少而示之黑謂之黑,多示之黑謂白,必曰吾目亂,不知黑白之別。今有人於此,能少嘗之甘謂甘,多嘗謂苦,必曰吾口亂,不知其甘苦之味。今王公大人之政也,或殺人,其國家禁之,此蚤越有能多殺其鄰國之人,因以為文義,此豈有異蕡白黑、甘苦之別者哉?」

Traduction anglaise du Chinese text project.
Mozi said: This is meant to confuse us. And is this at all different from confusion in the distinctions between black and white, and sweet and bitter? Suppose a man who upon being shown a little blackness says it is black, but upon being shown much blackness says it is white. He will have to admit that his sight is confused and that he cannot tell the difference between black and white. Suppose a man when served with a little bitter says it is bitter, but when served with much bitter says it is sweet. Then he will have to admit that his taste is impaired and that he cannot tell the difference between sweet and bitter. In the government of the present lords, the murderer of an individual is imprisoned by the state. This.... But the murderer of many men of the neighbouring states is upheld as righteous. How is this different from confusing the distinction between black and white and sweet and bitter?

Traduction française du texte traduit du chinois en anglais par YI-PAO MEI due à Patrick de LAUBIER.
MOZI a dit : Cela est fait pour nous tromper. Et est-ce en quoi que ce soit différent que de confondre le blanc et le noir, le doux et l’amer ? Supposons un homme qui, quand on lui montre un petit objet noir, dit qu’il est noir, mais quand on lui montre un grand objet noir dit qu’il est blanc. Il devrait avouer qu’il a la vue brouillée et qu’il ne peut pas faire la différence entre blanc et noir. Supposons un homme qui, quand on lui fait goûter quelque chose d’un peu amer, trouve cela amer, mais quand on lui fait[PP1]  goûter quelque chose de très amer, trouve cela doux. Il devrait alors avouer qu’il a le goût faussé et qu’il ne peut faire la différence entre doux et amer. Dans le gouvernement des seigneurs d’aujourd’hui, l’état met en prison le meurtrier d’un individu. Cela [… texte perdu]. Mais on proclame droit le meurtrier de nombreux hommes des états voisins. En quoi est-ce différent de confondre le blanc et le noir ou le doux et l’amer.
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2. COMMENTAIRES.

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J’ai déjà expliqué les raisons qui font que je vous donne le texte en trois langues.
Je poursuis et conclus ici la discussion que j’ai eu sur Facebook avec le jeune Paul, un fervent admirateur et défenseur de CLEMENCEAU.
Je résume ici le fond de nitre discussion. Vers la fin des années 1880-début de l’année 1881, Victorien SARDOU fait jouer une pièce à la Comédie française, appelée Thermidor, dans laquelle il fait apparaître ROBESPIERRE sous un jour négatif et DANTON sous un jour positif. Après deux représentations, cette pièce entraîne des manifestations bruyantes. Elle est alors interdite par le ministre de beaux-Aarts, monsieur BOURGEOIS. Joseph REINACH s’insurge contre cette mesure. Voici la réponse de Clémenceau


M. Clémenceau y paraît.
Nous n'avons à voter ni pour ou contre Danton ou Robespierre. Thermidor est dirigé contre la Révolution. Il est temps d'écarter toutes les tartufferies auxquelles on a recours pour dissimuler la réalité. On n'a pas osé faire l'apologie de la monarchie et on s'est caché derrière Danton. La pièce est tout entière dirigée contre la Révolution française. Voyez plutôt qui l'applaudit, et dites-moi qui pourrait s'y tromper. Mais voici venir M. Joseph Reinach qui monte à cette tribune entreprendre le grand oeuvre d'éplucher à sa façon, la Révolution française. Il épluche en conscience et, sa besogne faite, nous dit sérieusement : J'accepte ceci, et je rejette cela !
(Vifs applaudissements à gauche).
M. Joseph Reinach. Mais vous-même, vous n'acceptez pas Thermidor !
M. Clémenceau. J'admire tant d'ingénuité. Que nous le voulions ou non, la Révolution française est un bloc ...
(Exclamations à droite - Nouveaux applaudissements à gauche).
M. Montaut. Indivisible !
M. Clémenceau. Un bloc dont on ne peut rien distraire.
(Réclamations à droite - Applaudissements prolongés à gauche), parce que la vérité historique ne le permet pas.
Ah ! Vous n'êtes pas pour le tribunal révolutionnaire, monsieur Reinach ! Mais vous avez la mémoire courte. Il n'y a pas si longtemps, nous en avons fait un ensemble, un tribunal révolutionnaire ...
(Applaudissements répétés à gauche et sur divers bancs à droite), et le pire de tous. Nous avons livré des hommes politiques à des hommes politiques, leurs ennemis, et la condamnation était
assurée d'avance.
M. Dubost. Nous n'avons pas plus besoin d'excuse que les hommes de 1792.
M. Clémenceau. Vous avez bien raison, mais laissez-moi donc parler !
Souvenez-vous, messieurs, de ce passé récent ; souvenez-vous qu'en ce jour où les dangers, assurément, n'étaient en rien comparables à ceux de l'époque révolutionnaire, nous avons entendu dans cette enceinte une voix partir de ces bancs, qui s'est écriée : "En politique il n'y a pas de justice." 
(Mouvements divers.) Ah ! Vous ne voulez pas du tribunal révolutionnaire ? Vous savez cependant dans quelles circonstances il a été fait. Est-ce que vous ne savez pas où étaient les ancêtres de ces messieurs de la droite ? 
(Double salve d'applaudissements à gauche et sur plusieurs bancs au centre - Protestations à droite).
Un membre à droite. Ils ont fait la nuit du 4 août !
M. le comte de Bernis. Je comprends que leur place ne vous fasse pas envie.
M. Cunéo d'Ornano. Ils étaient à la frontière pour combattre les ennemis de la France. Mon grand-père commandait une demi-brigade de l'armée républicaine.
M. Clémenceau. Vous entendez ce qu'on me dit. On me dit : ils étaient à la frontière. Oui, mais du mauvais côté de la frontière.
(Vifs applaudissements à gauche).Ils étaient avec les Prussiens, avec les Autrichiens et ils marchaient contre la France.
(Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs - Vives protestations à droite).
M. le comte de Bernis Vous vous ménagez là des succès facile.
M. Clémenceau. Ils marchaient contre la patrie, la main dans la main de l'ennemi et ceux qui n'étaient pas dans les armées étrangères, ceux qui n'étaient pas avec Brunswick, où étaient-ils ? Ils étaient dans l'insurrection vendéenne ...
(Interruption à droite).
M. le comte de Maillé. C'est leur gloire ! Ils se battaient contre des assassins
M. Clémenceau... et, suivant le mot de Michelet, "à l'heure où la France était aux frontières faisant face à l'ennemi, ils lui plantaient un poignard dans le dos."
(Vifs applaudissements à l'extrême-gauche)
Monsieur Reinach, c'est une besogne facile que de venir dire aujourd'hui à ces hommes qui ont fait la patrie, qui l'ont défendue, sauvée, agrandie : "Sur tel point, à telle heure, vous avez été trop loin !" Oui ! Il y a eu des victimes, des victimes innocentes de la Révolution, et je les pleure avec vous !
(Rires ironiques à droite)
M. Camille Pelletan. C'était le centre d'alors qui votait leur mort. C'était là, la majorité de Robespierre.

Le site d’où j’ai tiré ce texte précise que le père de CLÉMENCEAU avait acheté des biens nationaux.

CLEMENCEAU, il faut être juste, reconnaît qu’il y eut des victimes innocentes pendant la Révolution et il prétend les pleurer. Soit. Il n’empêche que pour lui la Révolution est un bloc, dont il est impossible de rien retrancher. Il nous faut donc admettre qu’il le pleure à titre individuel, mais non à titre politique. On peut aussi objecter que l’armée utilisée pour anéantir les « brigands » de Vendée eut été plus utiles sur les frontières de l’Est qu’en Bas-Poitou. L’argument de CLEMENCEAU est donc un sophisme. Il est évident qu’il s’agissait de conforter la soi-disant République, et non point de défendre la patrie.

E. DRUMONT a mis sur les lèvres de CEMENCEAU des mots qu’il n’a jamais eus, et que j’ai, à tort, rapportés dans un billet déjà ancien. En vérité, dans ce passage DRUMONT ne fait que détailler les horreurs qu’au niveau politique CLEMENCEAU refuse de condamner. Il me semble avoir été objectif et honnête en vous rapportant cet épisode.

Quant à attribuer à CLEMENCEAU le bénéfice de la victoire de 1914-1918, comme le fait le jeune Paul, je considère que c’est une insulte à la mémoire des 1 300 000 jeune Français qui ont perdu la vie sur les champs de bataille. Paul avance que je ne serais pas français s’il n’y avait pas eu le TIGRE. Pour moi, cette affirmation fait partie des slogans historiques mensongers. Que le TIGRE, par sa constance et sa détermination, ait effectivement contribué à la victoire, c’est indiscutable. De là à lui en attribuer la paternité, c’est un scandale.

CLEMENCEAU, quand il fait allusion au Tribunal révolutionnaire où il aurait siégé avec Joseph REINACH, fait allusion à un Tribunal instauré après la Commune. Je vais vérifier ce point.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai cité MOZI. Un homme condamne à mort des communards, parce qu'il considère que c'est noir.
Il absout ROBESPIERR, et il it que c'est blanc.








dimanche 29 novembre 2015

29 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. De la démocratie et de la nature humaine : Tocqueville et Péguy !

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Lucidité, courage !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les deux citations du jour.
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(a) "Il est en effet difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir d’un peuple de serviteurs."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980.

(b)"Le monde moderne est, aussi, essentiellement parasite. Il ne tire sa force, ou son apparence de force, que des régimes qu’il combat, des mondes qu’il a entrepris de désintégrer."
In
Charles PEGUY.
Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne. [1914.] (Consulter les œuvres en prose, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1961, p. 1512.) Et merci à Rémi BRAGUE qui cite PEGUY dans son livre Modérément moderne.
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2. Commentaires.
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Même s’il n’y paraît pas, ces deux citations sont corrélées l’une à l’autre. En déléguant à la puissance publique un nombre croissant de pouvoirs sur nos vies, nous avons renoncé à nous gouverner nous-mêmes, et nous projetons sur les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages, l’image de nos propres abandons de souveraineté sur notre personne. C’est ce que dit TOCQUEVILLE de nous gouvernants et c’est ce que sont ces derniers : ni libéraux (ça se saurait), ni énergiques (quoique ils s’en défendent), ni sages. Nous sommes réduits à être les serviteurs de despotes au petit pied, de mous et de fols.
PEGUY renchérit en montrant que la démocratie telle que nous la concevons, illustre phare de la prétendue modernité, ne peut être qu’un système parasite : elle se nourrit du sang et de la sueur d’un petit nombre de citoyens, qualifiés de riches ou d’exploiteurs (mais les vrais riches et les vrais exploiteurs échappent par la magie du copinage, du fric et de sa fascination à cette torture sociale, médiatique et fiscale), et elle ne se fait pas faute de dézinguer des régimes qui ne lui conviennent pas : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, nombre de pays d’Amérique latine, comme si ces peuples ces pays n’avaient pas en eux les ressources pour vivre de leurs propres forces.
Ce n’est pas la démocratie qui est condamnable, loin de moi cette idée. C’est l’absence de vertu de ceux qui nous gouvernent et qui préfèrent le pouvoir à la vérité ; c’est l’absence de vertu des citoyens qui préfèrent leur confort au renforcement du lien social. Tous ignorent la nature profonde de l’homme, et la nature humaine se venge. La nature inerte, végétale ou animale se venge se nos offenses proclame la COP21, et la nature humaine commence à le faire, proclame la naissance de la dissidence, de la résistance et, hélas, mais pourtant vrai, du terrorisme !
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3. Informations diverses
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Une vraie fête de la Lumière à VANNES. 


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Souvenons-nous.



Cent-quarante mille mort  pendant les guerres de Vendée ? Un détail de l'histoire !
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Et toujours l’inénarrable BAROIN (Article du Boulevard Voltaire, d'Aloysia BIESSY).

"Cent quinze années d’écueil politique ne leur auront pas suffi… Proposant un vade-mecum sur la laïcité, l’Association des maires de France indique, dans son rapport de novembre 2015, comment faire adopter aux personnels publics (intercommunalités et communes) une meilleure attitude républicaine. Non content de prôner la neutralité comme seule base de référence, François Baroin, sénateur Les Républicains et président de l’AMF, incite les institutions à veiller avec vigilance sur toute pratique portant atteint à ce principe. On apprend ainsi que le règlement de la structure privée fera l’objet d’une « attention toute particulière concernant l’attitude à adopter par ses personnels, avant tout engagement de la commune » ; les subventions aux établissements privés risquent de subir les conséquences de cette surveillance accrue… Mais là n’est pas l’essence du rapport.
Estimée non seulement garante du « vivre ensemble », la laïcité est également supposée « facteur d’émancipation de l’être humain » (sic). On savait Vincent Peillon docteur de la Nouvelle Église du laïcisme… Achèvement de son Œuvre, ce guide de « bonne conduite laïque » s’érige en une « vocation universelle », fort de sa qualité de « creuset de l’unité républicaine » et sous couvert de préserver la paix civile et la fraternité. Vraisemblablement une introduction synthétique du livre que prépare François Baroin sur la République et la laïcité…
C’est à croire que le Parlement n’aura rien retiré des attentats que vient de subir la France… Car ce sont précisément à ces principes et à son incarnation – une liberté factice dictée par une force irrémédiablement individuelle – que se sont adressés ces violents attentats. N’en déplaise aux « communicants » et « experts », qui n’ont pas saisi que les « croisés » visés par l’État islamique n’ont plus d’existence qu’aux yeux d’un Orient oubliant la décroissance spirituelle de l’Occident.
La laïcité est morte le jour où elle a été promulguée en étendard, à l’instant où la religion du néant s’est autoproclamée valeur universelle sous la férule moribonde du ventripotent Aristide Briand. Plus d’un siècle d’erreur politique ne semble pas assez : il faut encore renforcer la Charte de la neutralité, celle-là même qui est à l’origine du déclin de la civilisation occidentale. La laïcité est morte. Et après ?"



samedi 5 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : un détail de l'histoire ou les menteurs au pouvoir

Ah ! Amis qui me faites l'honneur de me lire de Russie, de Chine, d'Ukraine, des Etats-Unis, du Canada, d'Allemagne, de France bien sûr, et d'ailleurs, je ne sais si vous êtes des compatriotes ou des amoureux de notre patrie. Mais sachez bien une chose, il s'y produit à l'heure actuelle un mouvement stupéfiant de régénération dans la jeunesse. Plus que jamais, celle-ci met en acte la devise (voir la vidéo dont l'URL est donnée ci-dessous) :

NON ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Ces jeunes ne sont pas lâches ! Ils veulent être libres de suivre la voix de leur conscience, et les HOLLANDE, TAUBIRA, VALLS, CAZENEUVE and Co peuvent envoyer contre eux tous les CRS, gendarmes, policiers en uniforme ou en civil qu'ils sont sous la main, ils ne les feront pas fléchir dans leur détermination.
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1. La citation du jour.
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"Le débat public fait constamment référence à l'histoire. Les hommes de presse, de télévision, les polémistes, les gardiens sévères de la bienséance intellectuelle, et, en tout bas, (sic) les policiers de la pensée, cadrent leurs propos par rapport à des représentations du passé qui sont fausses. Le débat public en France navigue en se repérant sur des blocs historiques massivement ignorés ou falsifiés"
Alain BESANçON. Peut-on encore débattre en France ? Plon-Le Figaro, 2001 (cité par Jean SEVILLIA dans Historiquement correct.
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2. Commentaires. 
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Quand un Vincent PEILLON, heureusement débarqué, mais malheureusement remplacé par un plus sectaire que lui, prétend faire commencer l'histoire de France à la Révolution, en en gommant les horreurs, il participe à ce grand mensonge collectif qui nous a mené là où nous en sommes, dans une impasse historique de première grandeur. Nous allons droit dans le mur pour avoir oublié ce que nous étions, d'où nous venons, et l'endroit le génie de notre patrie pourrait nous conduire si seulement nos princes le reconnaissaient.
Dans divers billets déjà anciens, j'ai indiqué que, Français, j'étais l'héritier des horreurs qui ont marqué cette sombre page de notre histoire, et qu'à ce titre j'étais contraint à être quelque peu solidaire d'un irréformable passé. Mais rien ne m'empêche, ni n'empêche qui que ce soit, de se faire par un tableau de cette affreuse réalité.
"Ils ont fait une boucherie épouvantable de ces brigands, dit HECTOR l'adjoint de l'horrible WESTERMANN : les rues de cette commune [ANCENIS] sont jonchés de morts [...]. Le 29, WESTERMANN à marché à Nort [...] : il y a trouvé environ trois ou quatre cents brigands ; il les a tous massacrés [...]."
De BEAUDESSON, régisseur général des subsistances militaires de l'armée républicaine, ce témoignage : "Les routes de VIHIERS à CHOLET étaient jonchées de cadavres, les uns morts depuis trois ou quatre jours et les autres venant d'expirer. Partout, les champs voisins du grand chemin étaient couverts de victimes égorgées... ça et là des maisons éparses à moitié brûlées..."
"Là c'étaient de pauvres jeunes filles toutes nues suspendues à des branches d'arbres, les mains attachées derrière le dos, après avoir été violées. [...]. Ici, dit encore PEIGNE, par un raffinement de barbarie, peut-être sans exemple, des femmes enceintes étaient étendues et écrasées sous des pressoirs. Une pauvre femme qui se trouvait dans ce cas fut ouverte vivante au BOIS-CHAPELET, près le MAILLON.[...]."
Voilà quelques témoignages piqués dans le livre de Reynald SECHER, La Vendée-Vengé (masculin sic). Ils proviennent des archives départementales et nationales... Monsieur PEILLON a dû caler ses vieux meubles avec des dossiers de l'époque sans avoir pris la peine de les ouvrir...
Non, décidément non. Que le faux agrégé qu'est monsieur PEILLON puisse dire ce qu'il dit de la Révolution est une insulte à l'intelligence. Encore une fois, et je le réaffirme, il fallait qu'un grand nombre de choses changent à la fin du XVIIIe siècle, mais pas pour les raisons invoquées par les MATTHIEZ ou les SOBOUL ou les AULARD, tous acquis à la cause d'un mouvement historique qu'ils étaient chargés pourtant d'étudier de manière scientifique et impartiale et qu'ils n'ont fait que justifier en truquant les faits ou en en ignorant un grand nombre. Il les fallait, ces changements, parce que la France avait acquis un niveau de développement sans-pareil comme le disait TURGOT (dont j'ai cité récemment les travaux), un niveau qui exigeait de profondes réformes de structure.
Il faut décidément dénoncer tous ces bouffons, leurs mensonges ou leurs ignorances, séparer autant qu'il se peut faire, le bon grain de l'ivraie (tout rejeter des innovations de la Révolution serait évidemment une vue caricaturale de la réalité), voir les limites de ce séisme historique et considérer que la position des élites actuelles est la réplique de celle des élites aristocratiques de cours sous Louis XVI ; voilà qui me semble être un travail intellectuel salutaire. 
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3. Infos sur la Résistance.
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Une vidéo à voir absolument : voilà ce qu'une police aux ordres d'un gouvernement désavoué par le peuple est capable de faire.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4VdXXkRoCzY

Je rappelle que l'accès à la Place Vendôme a été interdit, et que prenant prétexte d'une manifestation non déclarée, les nervis de monsieur VALLS, le commissaire Eric VITTEAU, que j'ai bien cru reconnaître, en tête de la cohorte, ont cru bon de la disperser après avoir délibérément provoquer le regroupement des Sentinelles/Veilleurs debout.
Voilà qui me rappelle le soir où, debout avec d'autres Veilleurs à la grille du Coq, derrière l'Elysée, nous avons été parqués pendant deux heures dans un coin du parc qui lui fait face, sans pouvoir sortir du lieu totalement encerclé par la police, et que nous avons été sommés par un imbécile ceint d'une écharpe tricolore et muni d'un porte-voix de nous disperser, alors que nous ne demandions que cela depuis deux heures. Cette police aux ordres, en tout cas, ses chefs, devront rendre des comptes le jour où nous aurons recouvré notre liberté.
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Veillée nationale le 8 avril.
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Le 8 avril 2014, les Veilleurs célébreront le premier anniversaire de la première veillée. Pour raconter cette première année de veille, un très beau livre intitulé « Veilleurs » sortira en librairie le 10 avril 2014 aux éditions du Centurion. Ce livre réunit de très nombreuses photos et textes des veillées, ainsi que des témoignages de veilleurs.
Le 8 avril, est organisée partout en France et à l’étranger, une grande veillée nationale sur le thème « Culture et Démocratie ». Simultanément, sur les places publiques de près de 70 villes, des milliers de Veilleurs se réuniront une nouvelle fois à la lueur de leurs bougies pour poursuivre la marche irrépressible des consciences vers la liberté. Comme à l’accoutumée, le lieu de la veillée parisienne sera communiqué sur la page Twitter et Facebook des veilleurs et sur leur site Internet.  
Je me rendrai, bien sûr, à une de ces veillées. Je ne dis pas où, mais je ferai le 9 le récit de ce que j'ai vécu.
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Un portrait de Manuel VALLS dit MENTON POINTU.
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