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vendredi 30 décembre 2016

29 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Physiopathologie du jacobinisme français.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Je sais ; il y a beaucoup à lire, mais je suis obligé de faire relâche jusqu'au 2 janvier inclus. Vous avez donc de quoi faire jusqu'à mardi matin !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Au fond, le jacobin est un sectaire, propagateur de sa foi, hostile à le foi des autres. Au lieu d’admettre que les conceptions du monde sont diverses et de se réjouir qu’il y en ait plusieurs, chacune adaptée au groupe humain qui le professe et nécessaire à ses fidèles pour les aider à vivre, il n’en admet qu’une, la sienne, et se sert du pouvoir pour lui conquérir des adhérents. Lui aussi, il a ses dogmes, son catéchisme, ses formules impératives, et il les impose."
In
Hippolyte TAINE.
Les Origines de la France contemporaine. Section Le régime moderne. [Publié en 1884.]
Collection "Bouquins"
Robert Laffont, Paris, 1986, p. 767.

(b) "[…]. La société où il y a des hommes dont il faut individuellement garantir les droits est aussi celle dont le modèle dominant d’organisation tend partout à supposer et à créer des êtres anonymes et interchangeables, dont les caractéristiques personnelles sont autant que possible mises hors circuit ou tenues a priori pour indifférentes. L’une des contradictions majeures de notre culture, qui explique la frustration majeure ressentie par les individus dans une société qui pourtant leur laisse une latitude sans précédent historique : d’un côté, la reconnaissance subjective, le sentiment du moi érigé en valeur éminemment respectable ; et de l’autre côté, non pas le viol de cette subjectivité, mais son contournement, sa mise hors jeu dans la logique d’un schème d’organisation conçu pour ne s’appliquer qu’à des individualités abstraites ― qu’à n’importe qui. Ici encore, on l’aperçoit clairement : par lui-même, le respect le plus scrupuleux des droits de l’homme et de la personne ne règle rien des problèmes de l’homme et du statut de la personne dans cette société."
In
Marcel GAUCHET.
La démocratie contre elle-même. (Collection "Tel", N°317.)
Gallimard, Paris, 2002, p. 22.

(c) "C’est pourquoi LEIBNITZ disait que « tout système est vrai en ce qu’il affirme et faux en ce qu’il nie », c’est-à-dire qu’il contient une part de vérité proportionnelle à ce qu’il admet de réalité positive, et une part d’erreur correspondant à ce qu’il exclut de cette même réalité ; mais il convient d’ajouter que c’est justement le côté négatif ou limitatif qui constitue proprement le « système » comme tel."
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015, p.86.

(d) "[…] : à mesure que s’affaiblissent les limitations morales, que disparaissent les affiliations collectives, que sont ruinés les grands systèmes de croyance, que le lien social se défait, la « sanction pénale » apparaît comme la dernière régulation possible. Elle tend donc mécaniquement à se renforcer et s’alourdir. Plus une société est atomisée, plus elle devient répressive. Tel est le paradoxe auquel sont confrontées la plupart des démocraties modernes."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001, p. 210.

(e) "En suivant cette ligne de pensée on serait amené à reconnaître que l’individu lui-même, en quelque pays que ce soit, se trouve non seulement dépendant, mais encore dans un très grand nombre de cas, contraint d’accomplir des actes que sa conscience réprouve. (Il suffit de penser à la conscription et à ses conséquences pour s’en rendre compte.) Tout ce qu’on peut dire, c’est que, dans un pays qui reconnaît ce qu’on appelle d’une façon très générale les droits de la personne humaine, un certain nombre de garanties subsistent ; mais il faut ajouter aussitôt que ces garanties sont de moins en moins nombreuses, et qu’à moins d’un renversement actuellement bien improbable du cours des choses, elles sont appelées à se réduire de plus en plus. Il est donc contraire à la réalité d’admettre que les hommes, dans ce que nous appelons grosso modo des pays demeurés libres, jouissent encore, je ne dis pas seulement d’une indépendance absolue, qui est certainement inconcevable, sauf pour de anarchistes doctrinaires, mais même du pouvoir de mettre leur conduite en accord avec les exigences de leur conscience."
In
Gabriel MARCEL.
Les hommes contre l’humain.
La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, Paris, 1951, p. 19.
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2. COMMENTAIRES.
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Je vais vous demander de faire un petit devoir de vacances et de trouver vous-même le fil rouge qui traverse ces cinq citations. Elles ont toutes trait à l’esclavage dans lequel les pays qui se disent démocratiques réduisent les citoyens.
TAINE définit magistralement le jacobinisme français dont l’actuel gouvernement est la ridicule caricature (la répartition autoritaire des « migrants » dans des villes, villages et bourgs, que les habitants l’acceptent ou la refuse) en est l’exemple le plus démonstratif. Ce qui le caractérise, c'est la haine du christianisme.
GAUCHET (apportant à cet égard de l’eau au moulin de Marc WEINSTEIN) montre que la démocratie est totalitaire en ce sens qu’elle court-circuite indécemment la subjectivité sociale.
GUÉNON, sans le dire, et en citant LEIBNITZ, montre la faille béante de notre jacobinisme, parfaitement illustrée par l’affaire de la crèche de PARAY-LE-MONIAL : l’esprit de système qui le caractérise consiste à nier une réalité, celle de la religion.
GUILLEBAUD (comme d’autres auteurs du reste) montre comment l’affaiblissement du sens moral, et l’assassinat de la subjectivité quand elle se manifeste dans l’espace public (la subjectivité sociale) ne peut conduire qu’à la répression.
Gabriel MARCEL, enfin, achève de démontrer (mais TOCQUEVILLE l’avait prédit avant lui) que, dans nos démocraties, (démocratiques en paroles mais totalitaires dans leurs actes), sous couvert de la liberté individuelle formelle, mettent au ban de la société les hommes de chair, les hommes qui pensent et qui tentent de faire entendre leur voix dans la cacophonie médiatique, politique et économique.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Article fort bien fait sur la diplomatie russe.

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Encore un effort Manu !



Mais il a fait voter des lois sur l'avortement comme droit fondamental. Allez comprendre !

jeudi 25 août 2016

25 août 2016. Nouvelles de la Résistance : Simone Weil avait prophétisé les moments que nous vivons !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dans l'ensemble, la situation où nous sommes est assez semblable à celle de voyageurs tout-à-fait ignorants qui se trouveraient dans une automobile lancée à toute vitesse et sans conducteur à travers un pays accidenté. Quand se produira la cassure après laquelle il pourra être question de chercher quelque chose de nouveau ? C'est peut-être affaire de quelques dizaines d'années, peut-être aussi de siècles. Il semble cependant que les ressources matérielles de notre civilisation ne risquent pas d'être épuisées avant un temps assez long, même en tenant compte de guerres, et d'autre part, comme la centralisation, en abolissant toute initiative individuelle et toute vie locale, détruit par son existence même tout ce qui pourrait servir de base à une organisation différente, on peut supposer que le système actuel subsistera jusqu'à l'extrême limite des possibilités. Somme toute, il apparaît raisonnable de penser que les générations qui seront en présence des difficultés suscitées par l'effondrement du régime actuel sont encore à naître. Quant aux générations actuellement vivantes, elles sont peut-être, de toutes celles qui se sont succédé au cours de l'histoire humaine, celles qui auront eu à supporter le plus de responsabilités imaginaires et le moins de responsabilités réelles. Cette situation, une fois pleinement comprise, laisse une liberté d'esprit merveilleuse."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316), p. 146
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition).

Tous les Français devraient lire cet ouvrage !
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2. COMMENTAIRES.
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Il y avait bien longtemps que je n’avais cité Simone WEIL, selon moi un des penseurs les plus profonds du XXe siècle. Le livre d'où j’extrais ce passage a été publié il y a plus de soixante ans. Il n’a pas pris une ride.
Simone WEIL souligne bien les défauts de l’organisation politique et sociale qui est la nôtre et celle des pays qui se prétendent démocratiques. Cette prétention, en effet, est des plus grotesques. Les citoyens ont perdu la possibilité de se constituer en corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques. Il en résulte que nous avons abandonné le soin de guider nos vies selon notre vocation à une administration anonyme, toute puissante en droit, impotente en fait. De sorte que l’on met sur nos épaules, par le biais de votes qui sont des turlupinades, le soin de régler des problèmes aussi lourds que celui de l’identité nationale, des racines de notre patrie, de l’immigration incontrôlée ; une fois que nous avons délégué nos pouvoirs à la prétendue et soi-disant représentation nationale et à un exécutif boursouflé, nous sommes complètement dépourvus des moyens qui nous permettraient de vivre selon des vues partagées par.la majorité des Français.
Il est probable que les politiciens de tous poils n’ont pas prêté assez d’attention aux événements de SISCO en Corse. Des citoyens ont pris les moyens (ils étaient, paraît-il illégaux !) pour faire respecter le droit (celui de l’accès public à la plage) que les pouvoirs publics sont incapables d’imposer. Nous voici donc dépossédés des responsabilités réelles, celles de vivre chez nous comme nous l’entendons, au profit de responsabilités imaginaires, celles de régler des problèmes brûlants qui infectent notre vie quotidienne dans l’espace public.
Il est grand temps que la mascarade prenne fin. Et je dois dire que cette situation me laisse en effet une liberté d’esprit merveilleuse.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site des Nouvelles de France cet article sur les événements de SISCO.

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Du site du Salon beige, cette autre analyse des événements de SISCO

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Racisme « anti-blanc ». Du site du Boulevard Voltaire.



Ces trois informations, à elles seules, résument mieux qu’un long discours ce que dit notre grande Simone WEIL. Vous avez le droit de commenter.

dimanche 29 novembre 2015

29 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. De la démocratie et de la nature humaine : Tocqueville et Péguy !

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Lucidité, courage !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les deux citations du jour.
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(a) "Il est en effet difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir d’un peuple de serviteurs."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980.

(b)"Le monde moderne est, aussi, essentiellement parasite. Il ne tire sa force, ou son apparence de force, que des régimes qu’il combat, des mondes qu’il a entrepris de désintégrer."
In
Charles PEGUY.
Note conjointe sur M. Descartes et la philosophie cartésienne. [1914.] (Consulter les œuvres en prose, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1961, p. 1512.) Et merci à Rémi BRAGUE qui cite PEGUY dans son livre Modérément moderne.
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2. Commentaires.
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Même s’il n’y paraît pas, ces deux citations sont corrélées l’une à l’autre. En déléguant à la puissance publique un nombre croissant de pouvoirs sur nos vies, nous avons renoncé à nous gouverner nous-mêmes, et nous projetons sur les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages, l’image de nos propres abandons de souveraineté sur notre personne. C’est ce que dit TOCQUEVILLE de nous gouvernants et c’est ce que sont ces derniers : ni libéraux (ça se saurait), ni énergiques (quoique ils s’en défendent), ni sages. Nous sommes réduits à être les serviteurs de despotes au petit pied, de mous et de fols.
PEGUY renchérit en montrant que la démocratie telle que nous la concevons, illustre phare de la prétendue modernité, ne peut être qu’un système parasite : elle se nourrit du sang et de la sueur d’un petit nombre de citoyens, qualifiés de riches ou d’exploiteurs (mais les vrais riches et les vrais exploiteurs échappent par la magie du copinage, du fric et de sa fascination à cette torture sociale, médiatique et fiscale), et elle ne se fait pas faute de dézinguer des régimes qui ne lui conviennent pas : Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, nombre de pays d’Amérique latine, comme si ces peuples ces pays n’avaient pas en eux les ressources pour vivre de leurs propres forces.
Ce n’est pas la démocratie qui est condamnable, loin de moi cette idée. C’est l’absence de vertu de ceux qui nous gouvernent et qui préfèrent le pouvoir à la vérité ; c’est l’absence de vertu des citoyens qui préfèrent leur confort au renforcement du lien social. Tous ignorent la nature profonde de l’homme, et la nature humaine se venge. La nature inerte, végétale ou animale se venge se nos offenses proclame la COP21, et la nature humaine commence à le faire, proclame la naissance de la dissidence, de la résistance et, hélas, mais pourtant vrai, du terrorisme !
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3. Informations diverses
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Une vraie fête de la Lumière à VANNES. 


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Souvenons-nous.



Cent-quarante mille mort  pendant les guerres de Vendée ? Un détail de l'histoire !
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Et toujours l’inénarrable BAROIN (Article du Boulevard Voltaire, d'Aloysia BIESSY).

"Cent quinze années d’écueil politique ne leur auront pas suffi… Proposant un vade-mecum sur la laïcité, l’Association des maires de France indique, dans son rapport de novembre 2015, comment faire adopter aux personnels publics (intercommunalités et communes) une meilleure attitude républicaine. Non content de prôner la neutralité comme seule base de référence, François Baroin, sénateur Les Républicains et président de l’AMF, incite les institutions à veiller avec vigilance sur toute pratique portant atteint à ce principe. On apprend ainsi que le règlement de la structure privée fera l’objet d’une « attention toute particulière concernant l’attitude à adopter par ses personnels, avant tout engagement de la commune » ; les subventions aux établissements privés risquent de subir les conséquences de cette surveillance accrue… Mais là n’est pas l’essence du rapport.
Estimée non seulement garante du « vivre ensemble », la laïcité est également supposée « facteur d’émancipation de l’être humain » (sic). On savait Vincent Peillon docteur de la Nouvelle Église du laïcisme… Achèvement de son Œuvre, ce guide de « bonne conduite laïque » s’érige en une « vocation universelle », fort de sa qualité de « creuset de l’unité républicaine » et sous couvert de préserver la paix civile et la fraternité. Vraisemblablement une introduction synthétique du livre que prépare François Baroin sur la République et la laïcité…
C’est à croire que le Parlement n’aura rien retiré des attentats que vient de subir la France… Car ce sont précisément à ces principes et à son incarnation – une liberté factice dictée par une force irrémédiablement individuelle – que se sont adressés ces violents attentats. N’en déplaise aux « communicants » et « experts », qui n’ont pas saisi que les « croisés » visés par l’État islamique n’ont plus d’existence qu’aux yeux d’un Orient oubliant la décroissance spirituelle de l’Occident.
La laïcité est morte le jour où elle a été promulguée en étendard, à l’instant où la religion du néant s’est autoproclamée valeur universelle sous la férule moribonde du ventripotent Aristide Briand. Plus d’un siècle d’erreur politique ne semble pas assez : il faut encore renforcer la Charte de la neutralité, celle-là même qui est à l’origine du déclin de la civilisation occidentale. La laïcité est morte. Et après ?"



lundi 4 mai 2015

04 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Ils asphyxient la société ou le totalitarisme en action !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"[…] On entend par [principe de subsidiarité], comme on sait, la règle selon laquelle une instance supérieure n'a pas le droit d'intervenir dans ce qu'une instance inférieure possède la capacité d'accomplir correctement, et qui veut en revanche qu'elle ait le devoir de l'aider à le faire quand cette instance ne peut se tirer d'affaire toute seule. Le domaine d'application le plus fréquent de ce principe est politique : ce que la famille peut faire bien par elle-même, par exemple l'éducation des enfants, la société civile n'a pas à le prendre en main ; ce que la société civile est capable de faire, par exemple produire de la richesse, l'Etat n'a pas à s'en mêler, sauf là où les lois du marchés laissées à elles-mêmes risqueraient de mener certains citoyens à une situation telle qu'ils perdraient la faculté d'user de leurs droits civiques." 
In
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.
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2. Commentaires.
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Pour qu'il y ait un lien social solide, il faut qu'il y ait des corps intermédiaires entre le pouvoir central et les citoyens, et il faut que ces corps intermédiaires aient suffisamment de pouvoir et de liberté d'action pour produire des réglementations ayant force de loi dans le ressort de leurs compétences. En ligotant les libertés, en produisant des normes de plus en plus nombreuses et contraignantes, en modifiant, sans consulter les citoyens, les limites des conscriptions territoriales, l'Etat, et tout particulièrement l'Etat socialiste asphyxie la société, détruit le lien social qu'il remplace par les loisirs et la télévision et manifeste ainsi la véritable nature de ce qu'il est est : un totalitarisme en action.
En matière d'éducation de nos enfants, la harpie Najat VALLAUD-BELKACEM s'arroge, au nom des prétendus intérêts supérieurs de la "nation" (comme ils disent) des droits et des obligations qui reviennent aux parents ; en s'octroyant des droits de vote double chez Renault, l'Etat s'introduit dans le fonctionnement d'une entreprise qui marchait bien, sans avoir la moindre notion de ce qu'est une chaîne de montage automobile, un bureau d'étude ou les besoins des marchés étrangers. Ils veulent tout régler dans le détail, nos socialistes, à l'exception des plaisirs, y compris interdits ou dangereux, parce que c'est leur intérêt, et que ces mesures servent leur ambition de pouvoir.
Il s'agit bien là des tares de la démocratie à la française, des tares héritées de la Révolution qui ne cesse d'exercer ses effets désastreux dans l'esprit public !
Je déjeunais hier avec un ami venu de Suisse, et nous discutions de nos régimes politiques respectifs, et de l'immense liberté dont les citoyens suisses jouissent en matière de droit à légiférer, par le biais du référendum d'initiative populaire ; cet ami me disait qu'il observe une dangereuse dérive depuis quelques années, une dérive qui consiste à soumettre de plus en plus la Confédération helvétique aux idées des apatrides de BRUXELLES et aux nullités de la Commission Européenne, dont le plus brillant représentant est sans doute monsieur MOSCOVICI ; ses succès ministériels furent tellement microscopiques qu'on a trouvé utile de le propulser en un poste où il pourra exercer ses ravages à plus grande échelle. Heureusement, il dépend d'un autre commissaire qui ne le laissera pas faire ce qu'il veut.
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3. Informations diverses.
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Les sentinelles/veilleurs debout à BRUXELLES contre la Gestation pour autrui.

Merci encore à mon cher Salon beige.


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jeudi 9 avril 2015

09 avril 2015. Nouvelles de la Résistance. Comment ils détruisent le politique.

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Quelquefois l'ignorance savamment entretenue nous empêche de voir clair.

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1. Les citations du jour.
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(a) Sur la pluralité des hommes et la structure familiale comme fondement de l’organisation politique.

"La politique traite de la communauté et de la réciprocité d’êtres différents. Les hommes, dans un chaos absolu ou bien à partir d’un chaos absolu de différences, s’organisent selon des communautés essentielles et déterminées. Tant que l’on édifie des corps politiques sur la structure familiale et qu’on les comprend à l’image de la famille, les degrés de parenté valent comme ce qui d’un côté peut relier les êtres différents et, d’un autre côté, comme ce par quoi des formations semblables par les individus peuvent se séparer les unes des autres et les unes par rapport aux autres."
In
Hannah ARENDT.
Qu’est-ce que la politique ? Texte établi par Ursula LUDZ. Traduction de l’allemand et préface de Sylvie COURTINE-DENAMY. (Collection Points. Série Essais. No 445.)
Fragment 1, section 2 (Août 1950.)
Éditions du Seuil, Paris, 1995 (date du copyright) ; (date d’impression, 2003 ; date du dépôt légal, 2001).

(b) Sur les causes de la dégénérescence politique.

«La dégénérescence [politique] ne commence que lorsque l'incohérence l'emporte, que le peuple fait par exemple l'expérience d'un langage «démocratique» alors que le régime se révèle être «oligarchique» ou «tyrannique». Il n'y a donc pas de fatalité, et l'idée d'un déclin ou d'un crépuscule de la démocratie demeure un cliché dont il faut décidément s'extraire ; le défi que tout régime politique doit tout simplement relever est celui de la cohérence. Et sortir de l'entropie, pour la démocratie adulte, suppose que le langage soit redevenu cohérent avec le régime politique.»
In
Cynthia FLEURY.
Les pathologies de la démocratie.
Le Livre de Poche, biblio essais, N°31544.
Fayard, Paris, 2009 (date de dépôt légal).
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2. Commentaires.
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En voulant détruire la famille par des mesures iniques, ce gouvernement est en train d’achever ce qui reste de conscience politique dans notre peuple.
En ayant menti aux Français pendant sa campagne, c’est-à-dire en faisant le contraire de ce qu’il avait promis, monsieur HOLLANDE achève de ruiner le peu de confiance qu’il nous restait envers la république à la française. Ce régime est oligarchique : ne sont nommés que les copains du pouvoir ; ce n’est pas nouveau mais ce n’est pas une raison pour l’accepter. Ce régime est tyrannique, en exigeant des Français qu’ils obéissent à des lois que la conscience condamne. Ne parade sur la scène médiatique que les esprits politiquement corrects : on nous abreuve d’un Jacques ATTALI ou d’un Alain MINC, mais les journalistes aux ordres jettent  aux chiens un Renaud CAMUS ou un Eric ZEMMOUR. Tous ces homoncules dansent le tango sur le volcan de la révolte et de l’indignation. Qu'ils prennent garde aux imprévisibles éruptions. (Monsieur THEVENOUD continue de siéger à l’Assemblée nationale pendant que les divers ministres qui cherchent des sous pour s’attacher leurs clientèles n’ont pas de paroles assez dures pour les fraudeur du fisc ; "je me marre" aurait dit COLUCHE.)
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3. Informations diverses.
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Jeudi 9 avril : accueil de Christiane TAUBIRA à NANTES.
Le Ministre de l'Injustice est attendu au Tribunal de Grande Instance de Nantes demain, 9 avril, à 11h55. Les Nantais pour la Famille vous y donnent rendez-vous dès 11h30 pour réserver à Christiane Taubira un accueil digne de ce nom.
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Jeudi 9 avril : accueil de Najat VALLAUD-BELKACEM à NANTES.
A noter, la visite à Nantes le même jour, du Ministre du Gender, Najat Vallaud Belkacem. Voici son programme :
  • 11h15 - 12h30: Visite du laboratoire expérimental de simulation de médecine intensive de l'Université de Nantes - 1 rue Gaston Veïl
  • 14h30 : Congrès de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). Intervention de la ministre à 14h55. Cité des Congrès - 5 rue de Valmy
  • 15h45 - 16h15 : Biennale de l'éducation organisée par les Francas. Lycée Nelson Mandela - rue Gaëtan Rondeau
Si vous souhaitez lui réserver également un accueil, mieux vaut éviter la Cité des Congrès, l'UNEF travaillant main dans la main avec le gouvernement.
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La vérité sur les Canuts lyonnais (via le Salon beige).

"Le 9 avril 1834, à Lyon, débute la seconde insurrection des Canuts. Après l'échec des grèves de février, l'accord sur les prix annulé dès qu'il fut signé, et le vote de la loi contre les associations ouvrières, la condamnation des « meneurs » de février, qui sont en fait des mutuellistes, met le feu aux poudres. Le 13 la semaine sanglante commence.
La mythologie gauchiste a récupéré cette révolte, pourtant il s'agit du dernier sursaut des corporations telles qu'elles existaient avant la révolution. Les Canuts étaient propriétaires de leur outil de travail
Jean SÉVILLIA dans son livre Historiquement correct, (Ed. Perrin, chapitre X, pages 225 à 228) rappelle que cette révolte n'est en rien une révolte révolutionnaire comme les socialistes de la IIIème république vont réussir à le faire croire. Les Canuts propriétaires de leur outil de travail, sont de petits artisans, qui fonctionnent sur le mode des corporations d'avant la révolution. Ils sont le dernier symbole d'une économie française régulée par la loi. La bourgeoisie révolutionnaire triomphante a installé des usines industrielles qui permettent de vendre à moindre coût.
Plus de 600 canuts sont tués, 10.000 passent en jugement."

Dans son libre intitulé La Révolution française ou les prodiges du sacrilège, Jean DUMONT donne de très intéressantes précisions sur cette Révolte que nos menteurs à l'heure actuelle aux gouvernes ont annexée à leur catéchisme ; DUMONT démontre que si les ouvriers de LYON n’ont pas été écrasés et définitivement exploités par les nouveaux riches (enfortunés par les vols, la concussion et la filouterie à la faveur de la Révolution et de la vente des biens nationaux), lors de leur première révolte, ils le doivent aux chanoines-comtes de la primatiale Saint-Jean.
Et pour achever de montrer que la Révolution est la matrice de l’exploitation des ouvriers au XIXe siècle, il est bon de rappeler l’article 5 de la Loi Le CHAPELIER (cette loi interdit les corporations et parle en son article 2 des prétendus intérêts communs des artisans, ouvriers ou maîtres) : cet article 5, ce honteux article 5 a eu force de loi pendant des décennies dans notre beau pays : « Si, contre les principes de la liberté et de la Constitution, des citoyens […] faisaient entre eux des conventions tendant à refuser de concert ou à n’accorder qu’à un prix déterminé le secours de leur industrie ou de leurs travaux, lesdites […] conventions sont déclarées anticonstitutionnelles. » Il faut attendre 1864 pour que soit rétabli le droit de grève, 1884 pour que les syndicats soient autorisés et 1901 pour que les autres type associations le soient à leur tour. Or ce que réclamaient les canuts de LYON,  lors de leurs deux révoltes successives (la première avait été couronnée de sucès grâce aux chanoines-comtes), c’était l’application du Tarif minimum de l’Ancien régime, sorte de SMIC avant la lettre.

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vendredi 31 octobre 2014

31 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance. Depuis Baboeuf, rien n'a changé !

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Plus que jamais, il nous faut nous souvenir que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Je crois le gouvernement actuel usurpateur de l'autorité, violateur de tous les droits du peuple qu'il a réduit au plus déplorable esclavage. C'est l'affreux système du bonheur du petit nombre, fondé sur l'oppression de la masse. Le peuple est tellement emmuselé, tellement environné de chaînes par ce gouvernement aristocratique, qu'il lui devient plus difficile que jamais de les briser."

Interrogatoire de Gracchus BABOEUF, juin 1796.

BABOEUF, ennemi juré du Directoire, fut condamné à mort en 1797. Soutenu par une fraction du peuple parisien qui avait tenté de le libérer de sa prison, il fut jugé, par sécurité, à VENDOME, et guillotiné. On considère qu'il est le père de l'anarchisme et même du communisme. (Je pense que j'ai dû déjà faire un billet là-dessus).
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2. Commentaires.
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En lisant cette réponse que BABOEUF fit à ses juges, je me demande si le système démocratique français ne reproduit pas, à chaque élection, ce que le tribun dénonça avec panache en son temps.
Nous apprenons, par exemple, que les conseillers ministériels touchent entre 10 000 et 12 000 euros par mois (les voilà les aristocrates), pour inspirer des lois et des mesures de prétendue portée générale, mais qui ne visent en réalité que les ennemis du pouvoir en place. Il a fallu l'opiniâtreté d'un député de l'Aisne, monsieur DOSIERE, exclu du PS pour avoir dénoncé les abus du pouvoir, et triomphalement réélu contre le candidat investi officiellement par ce parti, pour prendre connaissance de ces pratiques. Pendant ce temps, on rabote les allocations familiales, on taxe les dividendes versés par les SA et les SAS (ce qui revient à prélever 60 % de la somme, laquelle est cependant redevable de l'impôt sur les revenus), on désigne l'ennemi, les riches (ce qui n'empêche pas monsieur HOLLANDE de traiter les pauvres de "sans dents") (et l'on s'étonne de les voir fuir un pays si ingrat). Nous sommes gouvernés par des incompétents, des démagogues de bas-étages, qui n'ont même pas le courage de prendre les indispensables mesures de salut public qui doivent frapper tous les citoyens, à due proportion de leurs ressources et qui ne font aucune réforme de structure, des réformes qui devraient commencer par la suppression de tous les privilèges. La réglementation, les contrôles, les amendes de toutes sortes, nous réduisent en effet en esclavage, tandis qu'un petit nombre d'individus (politiciens, journalistes, artistes, hauts fonctionnaires) jouissent de tous les délices du pouvoir. Il est normal qu'en raison de leurs responsabilités ou de leurs talents, ils aient des revenus confortables ; il n'est pas normal qu'ils aient des avantages léonins. Monsieur THEVENOUD est toujours député. Monsieur CAHUZAC a été condamné sans aucune sanction à la clé (si j'ai bien interprété les informations que j'ai reçues d'ici ou là). Quant à l'ignoble monsieur FILOCHE (qui se vantait d'avoir donné son sperme à une femme - je crois me souvenir qu'il s'agissait d'une lesbienne - pour qu'elle puisse avoir un enfant), il tient sur feu monsieur de MARGERIE, mort dans un stupide accident d'avion, des propos qui mériteraient d'être sanctionnés pénalement.
Décidément, il y a quelque chose de pourri au "pseudo-royaume" de France. Et la pourriture est assez bien géolocalisée !  
La question qui se pose est donc la suivante : comment briser nos chaînes ? Faudra-t-il aller jusqu'à la désobéissance civique ?
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3. Infos diverses.
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Réjouissante nouvelle (via le salon beige).

Le PS a enregistré une baisse de 60% des recettes de cotisation par rapport aux prévisions. Dans le budget prévisionnel du parti, il était prévu que les cotisations des adhérents permettent une recette de 2 300 000 euros. Or, au 31 juillet, la recette était de … 530 369 euros, soit une baisse de 60% des adhésions.
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Accueil de madame TAUBIRA à MONTPELLIER (vidéo).