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vendredi 15 mars 2019

Vendredi 15 mars 2019. Mes chroniques : Gilets jaunes, Europe, et bien des choses encore.


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CHRONIQUE EN JAUNE.
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La dictature molle en marche !


Des avis très intéressants sur le mouvement des Gilets jaunes.


Une vidéo et un avis de François de LOCHNER.

Le mépris des classes dites dirigeantes pour le Peuple.

Violences policières toujours.


Voir cette vidéo qui en discute avec sérieux.


Un polytechnicien poursuivi pour son soutien au Gilet jaune.


Un évêque visite les Gilets jaunes. Merci père de MOULINS-BEAUFORT.


Et un magistrat qui a de l’avenir dans la macronie.


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CHRONIQUE DE LA PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS.
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Ils doivent encore fuir car ils sont pourchassés !

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CHRONIQUE DE LA CRISE DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE.
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Lire et relire un article très juste.

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CHRONIQUE D’UNE HORREUR.
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Cet illuminé imite la violence de certains de ceux qu’il veut combattre.

Je suis écœuré de voir que cet homme utilise des armes que nous combattons, avec raison et qui sont utilisées par les islamistes. Les massacres du Bataclan ne justifient pas, ne justifieront jamais les massacres de Christchurch. Est-il donc possible qu’une ville qui s’appelle Eglise du Christ soit le lieu de cette abomination ?
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CHRONIQUE DU GRAND DÉBAT NATIONAL OU DE LA MASCARADE THÉÂTRALISÉE
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C’est du moins l’avis de monsieur ASSELINEAU.

Je serais sans doute un peu plus nuancé. J’attends de voir ce qu’il en sortira…
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CHRONIQUE D’UNE ESCROQUERIE ANNONCÉE.
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Les éoliennes ou la poire pour la soif de quelques grands groupes




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CHRONIQUE DE LA CAMPAGNE… ÉLECTORALE.
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Il semble que le CSA ait pris conscience de l’abus de pouvoir !

Plus je réfléchis, et plus je pense que le projet européen tel que l’imagine monsieur MACRON est tout simplement inacceptable. Je dois dire que le livre de Yanis VAROUFAKIS m’a ouvert les yeux. L’Europe est conçue dans l’intérêt quasiment exclusif de l’Allemagne et des Banques allemandes et françaises. Il n’est pas question d’apporter un acquiescement à cet abaissement.

Et ces articles viennent conforter mes conclusions.

Il est trop facile de traiter de populiste, avec dédain et arrogance, les hommes politiques, les éditorialistes, les essayistes qui défendent l’idée très simple qu’on ne peut rien faire contre le sentiment des peuples.


Il est bon de savoir qui soutient qui !






mercredi 23 janvier 2019

Mercredi 23 janvier 2019. Mes chroniques...


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CHRONIQUE DE LA PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS.
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Voilà ce qu’il en coûte d’être un disciple.

Il ne semble pas que madame SCHIAPPA qui aime tellement défendre la cause des femmes se soit émue… C'est loin l'Iran !
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CHRONIQUE DE LA RÉSISTANCE.
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Ces gens nous prennent pour des imbéciles. Ils nous manipulent.

Macron réélu en 2022 ? Tout faire pour que ce malheur n’arrive pas. Il faut bien comprendre que cette résistance est une résistance à un système qui broie l'homme, qui voit tout en termes de rapports de force, d'argent, de production, de compétition. Je ne supporte plus ce monde-là !
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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Le bilan selon monsieur CASTANER.


Et le mépris des grands pour les petits se portent bien !

Cet article doit être lu en priorité !

Heureusement, il y a des pasteurs qui vont voir leurs troupeaux sur les ronds-points.


Mais ils ne sont pas mieux traités pour autant !

Violences policières, yeux crevés, mâchoire arrachée…



Et un ancien CRS pas d’accord avec les violences de ses collègues (voir les tweets de ce site).

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CHRONIQUE DU GRAND DÉBAT NATIONAL.
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Il finira par un rapport qui servira à caler les vieux meubles !


Et voilà comment en contrôlant tout, on peut passer pour un démocrate !


La fin de la grâce !



dimanche 20 janvier 2019

Dimanche 20 janvier 2019. Mes chroniques un peu en jaune beaucoup en noir !

Je sais, il y a beaucoup d'articles à lire. Mais ils présentent des opinions diverses et qui me semblent bien intéressantes.
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CHRONIQUE EN JAUNE.
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LMPT et Gilets jaunes, même combat :


Une analyse sans concession.


L’usage de la force n’était pas disproportionné (paraît-il !).


Et aussi :


Et


Philippe BILGER défend les forces de maintien de l’ordre.

Il serait malhonnête de ma part de ne pas donner la parole à eux qui approuvent l’usage des divers projectiles utilisés par les CRS, les gendarmes et les policiers.
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Il est urgent de revenir à la pensée politique.

Je pense à ce que disait HEGEL, et que je vous livre : "L’opinion privée de pensée considère les choses déterminées comme seulement positive." C’est que dénonce, dans la première vidéo Étienne CHOUARD.

La farce du grand débat.





Tri préalable.



On n’a pas le droit de parler de tout ! Notamment de l’immigration (qui vient pourtant en bonne position dans les doléances des Français).


On les tabasse même s’ils ne sont pas des casseurs.



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CHRONIQUE DE MES CHERS VENDÉENS.
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Gloire immortelle aux héros de la liberté !

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CHRONIQUE DE L’ESPÉRANCE.
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Marche pour la vie aux États-Unis.


Le maire de TOURS est courageux.



samedi 30 novembre 2013

Des amis ont fait le travail pour moi : de Ionesco le Grand à Valls le petit ! Deuxième billet du 30 novembre 2013

Reçu du tweet d'un ami, l'adresse d'un lien qui me conduit à ce texte d'Eugène IONESCO. Il a fait le travail pour moi.
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"Vouloir penser par soi-même nous condamne-t-il à la solitude?  L’académicien Eugène Ionesco – qui se voulait « le chantre de l’étonnement dans l’Etre » – livre sa réponse dans ce texte issu du recueil « Antidotes », paru en 1977.
*
Ne pas penser comme les autres vous met dans une situation bien désagréable. Ne pas penser comme les autres, cela veut dire simplement que l’on pense. Les autres, qui croient penser, adoptent, en fait, sans réfléchir, les slogans qui circulent, ou bien, ils sont la proie de passions dévorantes qu’ils se refusent d’analyser. Pourquoi refusent-ils, ces autres, de démonter les systèmes de clichés, les cristallisations de clichés qui constituent leur philosophie toute faite, comme des vêtements de confection ?
En premier lieu, évidemment, parce que les idées reçues servent leurs intérêts ou leurs impulsions, parce que cela donne bonne conscience et justifie leurs agissements. Nous savons tous que l’on peut commettre les crimes les plus abominables au nom d’une cause   »noble et généreuse ».
Il y  a aussi les cas de ceux, nombreux, qui n’ont pas le courage de ne pas avoir « des idées comme tout le monde, ou des réactions communes ». Cela est d’autant plus ennuyeux que c’est, presque toujours, le solitaire qui  a raison. C’est une poignée de quelques hommes, méconnus, isolés au départ, qui change la face du monde. La minorité devient la majorité. Lorsque les « quelques-uns » sont devenus les plus nombreux et les plus écoutés, c’est à ce moment là que la vérité est faussée.
Depuis toujours, j’ai l’habitude de penser contre les autres. Lycéen, puis étudiant, je polémiquais avec mes professeurs et mes camarades. J’essayais de critiquer, je refusais « les grandes pensées » que l’on voulait me fourrer dans la tête ou l’estomac, il y a à cela, sans doute, des raisons psychologiques dont je suis conscient. De toute manière, je suis heureux d’être comme je suis. Ainsi donc, je suis vraiment un solitaire parce que je n’accepte pas d’avoir les idées des autres.
Mais qui sont « les autres » ? Suis-je seul ? Est-ce qu’il y a des solitaires ?
En fait, les autres ce sont les gens de votre milieu. Ce milieu peut même constituer une minorité qui est, pour vous, tout le monde. Si vous vivez dans cette « minorité, cette « minorité » exerce, sur celui qui ne pense pas comme elle, un dramatique terrorisme intellectuel et sentimental, une oppression à peu près insoutenable. Il m’est arrivé, quelque fois, par fatigue, par angoisse, de désirer et d’essayer de « penser » comme les autres.
Finalement, mon tempérament m’a empêché de céder à ce genre de tentation. J’aurais été brisé, finalement, si je ne m’étais pas aperçu que, en réalité, je n’étais pas seul. Il me suffisait de changer de milieu, voire de pays, pour y trouver des frères, des solitaires qui sentaient et réagissaient comme moi. Souvent, rompant avec le « tout le monde » de mon milieu restreint, j’ai rencontré de très nombreux « solitaires  » appartenant à ce qu’on appelle à juste raison, la majorité silencieuse.
Il est très difficile de savoir où se trouve la minorité, où se trouve la majorité, difficile également de savoir si on est en avant ou en arrière. Combien de personnes, de classes sociales les plus différentes, ne se sont-elles reconnues en moi ?
Nous ne sommes donc pas seuls. Je dis cela pour encourager les solitaires, c’est-à-dire ceux qui se sentent égarés dans leur milieu. Mais alors, si les solitaires sont nombreux, s’il y  a peut-être même une majorité de solitaires, cette majorité a-t-elle toujours raison ? Cette pensée me donne le vertige. Je reste tout de même convaincu que l’on a raison de s’opposer à son milieu."
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Le salon beige communique :

Bonnets rouges en action à Carhaix.


9 décembre : les mères veilleuses devant le Champ de Mars.

Reçu par mail :
"Que toutes les mères se lèvent et rejoignent les mères veilleuses ! Lundi 9 décembre de 12 heures à 14H devant le mur de la Paix, sur le Champ de Mars à Paris
Et nous serons nombreuses à aller ensemble remettre une lettre à Madame Bertinotti pour lui proposer d’être entendue. Montrons à la France et à la ministre que nous ne baissons pas les bras devant ce projet de loi. Oui nos actions sont utiles, défendre la famille vaut bien 2 heures de mobilisation Rejoignez nous, venez avec des amies de tous les âges lundi 9 décembre à 12h

Accueil de Najat Vallaud Belkacem le 5 décembre à Toulouse.

Martin Malvy, ancien ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées, remettra les prix de l’égalité professionnelle femmes/hommes Entreprise 2013 en présence de Najat Vallaud Belkacem, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, le jeudi 5 décembre 2013 à 18h30 à l’Hôtel de Région. 
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Monsieur VALLS, un bon ministre de l'Intérieur ? Mais vous rigolez ! Il est ignoble ou snob (sine nobiltatem).

Chers lecteurs, je vous invite à voir la vidéo signalée par Laurence dans son commentaire de mon billet de ce matin. Jamais je n'ai vu une chose aussi honteuse, une humiliation aussi ignominieuse de l'homme. Que des policiers puissent obéir, et de cette façon, en s'acharnant sur ce pauvre homme est une chose incroyable. Il ne faut pas voir les pauvres, n'est-ce pas ? Monsieur VALLS est le chef d'une police qui ose se comporter ainsi ? Et on dit que c'est un bon ministre ? Mais c'est une insulte à la fonction que ce compliment. Il n'ess que SNOB (sine nobilitatem)

Voici l'URL de la vidéo. Faites-la circuler pour chacun de nos concitoyens puisse se faire une idée de ce qu'est le socialisme à la française. Décidément, en voyant ce qu'ils sont capables de faire faire, j'ai un haut-le-coeur :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1ik_B9mmpGw 


vendredi 5 juillet 2013

Nouvelle de la Résistance, témoignage de Madeleine : deuxième billet du 5 juillet 2013

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Je vous ai donné le récit de ce qui s'est passé à la Grille du Coq. Ce n'était rien à côté de violences incroyables subis par les Veilleurs rue du Faubourg Saint-Honoré. Voici le témoignage l'une des animatrices des veillées :
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Dérapages à l’Elysée, lettre ouverte de Madeleine

J’arrive devant l’Elysée avec trois autres Veilleurs : deux personnes sont déjà présentes. Nous nous plaçons sur le trottoir et lisons en silence. Tout d’un coup, une cinquantaine de policiers et de CRS solidement cuirassés arrivent, tandis que d’autres Veilleurs nous rejoignent : nous sommes dix, puis trente, puis cinquante, debout, en silence, à plusieurs mètres d’intervalle les uns des autres. Les CRS et gendarmes ne cessent d’affluer, la disproportion de leurs dispositifs, comme toujours, est flagrante. Soudain, une directive fuse dans le silence de la nuit : « Allez les gars, on les pousse ! » L’objectif de ces hommes : créer un attroupement et provoquer une situation illégale. Nous n’avons pourtant reçu aucune sommation.

Nous restons debout, en silence, mais les policiers commencent à charger. Certains Veilleurs se laissent faire, docilement ; d’autres choisissent de s’asseoir, mais tous se mettent à chanter L’Espérance. Soudain, une jeune fille crie de douleur : un policier la pousse tout en lui pinçant très violemment la colonne vertébrale. Les forces de l’ordre précipitent sur nous les veilleurs qui n’ont pas eu le temps de s’asseoir. Je suis piétinée et me recroqueville en me couvrant tant bien que mal le visage. Je finis par lever la tête et demande avec détresse au premier CRS que j’aperçois de venir me porter secours, car je suis écrasée dans la bousculade : il m’extrait de la cohue, tout en me faisant une clé de bras, alors que je ne demandais qu’à être retirée de cette poussée aveugle. Je comprime ma douleur et subis cette violence gratuite en silence. Seulement, une fois debout, je suis poussée par un autre policier qui m’administre au passage une grande claque dans le dos, me faisant voler sur plus d’un mètre. Un collègue, en l’apercevant, intervient et lui demande alors de se calmer : il faut dire que la vue d’un mastodonte cuirassé en train de frapper une jeune fille d’1m67 pour 48 kilos doit être difficilement supportable.

Je contemple interdite les scènes semblables qui se multiplient autour de moi : des CRS administrent clés de bras et claques dans le dos, pincent les oreilles de certains, bien que nous n’opposions pas d’autre résistance que de nous tenir les uns aux autres. Certains CRS sont manifestement hors de contrôle. L’un d’eux jette brutalement une mère de famille à terre, au milieu d’autres Veilleurs debout : deux autres CRS l’attrapent alors par son gilet, et le retirent du lieu sans dire un mot. Les personnes encore assises sont traînées sur plusieurs mètres avant d’être lâchés brutalement, à quelques dizaines de centimètres du sol. Un CRS ne relâche l’un de ces jeunes qu’après s’être assuré d’avoir arraché tous les boutons de sa chemise. Un autre jeune, rouge et suffocant, est quant à lui tiré par le cou. Les personnes qui obtempèrent et ne demandent qu’à avancer sont projetées la face la première, qui contre les vitrines, qui contre les voitures.

C’en est trop, les larmes me viennent aux yeux devant pareil spectacle. Malgré la colère et l’indignation qui m’étranglent la voix, je supplie les policiers qui restent à l’écart, manifestement écœurés de ce qu’ils observent, d’intervenir pour calmer leurs collègues et mettre fin à ces dérapages. Ils baissent la tête, et soupirent, tout comme leurs voisins. Je demande à voir le commissaire, que je commence à bien connaître puisqu’il est présent à chacune de nos veillées, et avec lequel il me semblait jusqu’à présent avoir construit une vraie relation de confiance : on me refuse ce droit, et malgré mes appels désespérés, le commissaire, scotché à son talkie, fait la sourde oreille et feint de ne pas me voir.

Une jeune fille est alors violemment projetée au sol, à mes pieds, et se cogne la tête sur l’angle du trottoir. Je me précipite avec d’autres Veilleurs pour la secourir, d’autant que les CRS continuent à pousser les gens alors même que plusieurs personnes sont au sol : la jeune fille reste à moitié inconsciente, puis se recroqueville et se frotte lentement le crâne, sous l’effet de la douleur. On demande un médecin, mais la bousculade reprend de plus belle. Une jeune fille indique aux CRS qu’elle ne se sent pas bien. Malgré cette précision, elle est transportée manu militari par 2 ou 3 CRS et posée au numéro 70 de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Deux personnes, blessées, devront aussitôt être ramenées chez elles afin d’être soignées. Un jeune homme est extrait à l’extérieur du cordon de CRS par un policier visiblement hors de lui, qui continue à le pousser violemment sur plusieurs mètres en le prenant au cou, alors même que le jeune se trouve hors de la zone dont on veut nous éloigner : « Mais arrêtez là ! C’est bon, je suis sorti ! ». Je cours avec d’autres Veilleurs vers le jeune indigné pour le supplier de rester calme, malgré cette violence gratuite qu’il vient de subir.

Autour de moi, les clameurs et les supplications des Veilleurs se multiplient : « Doucement, mais doucement ! », « Aïe ! Aïe, vous me faites mal, Monsieur ! », « Arrêtez ! Arrêtez, ça suffit ! », « Du clame ! On se calme ! », « Médecin ! Un médecin, s’il vous plaît ! », « Quelle honte… Mais quelle honte, vraiment… ». Je vole d’un Veilleur à l’autre pour les engager à rester silencieux, et vais ensuite trouver un autre policier : « Ce que vous faites est parfaitement illégal, vous en êtes conscient ? ». Réponse sidérante, que l’agent m’adresse en me regardant dans le blanc des yeux, à quelques centimètres de mon visage, le sourire aux lèvres : « Oui Madame, c’est illégal, ce que nous faisons. ». Je n’arrive pas à croire ce que je viens d’entendre. Un jeune homme, son portable à la main, filme la scène et demande au fonctionnaire de redire les propos qu’il vient de tenir, mais celui-ci se reprend et rétorque alors, énergiquement : « Non, ce n’est pas illégal ! ». Un Veilleur distribue alors des papiers sur lesquels sont énumérés les articles du code que les forces de l’ordre sont en ce moment-même en train de violer impunément.

J’ai peine à croire qu’une semaine auparavant, nous étions reçus au Conseil de l’Europe afin de témoigner des violences policières en France. Cette audition avait permis, le lendemain, l’adoption d’une résolution par le Parlement du Conseil de l’Europe, condamnant la France, au même titre que la Turquie, pour son « usage disproportionné des forces de l’ordre face aux manifestations ». J’étais convaincue que ce rappel à l’ordre inciterait le gouvernement à plus de prudence et de modération dans son attitude face aux Veilleurs et, ingénument, j’espérais que cette visite à Strasbourg inaugurerait une période d’apaisement. Mais les cinquante-deux interpellations de mercredi dernier, et ces nouveaux dérapages témoignent du refus obstiné du gouvernement non seulement d’écouter notre mouvement, mais même de l’entendre.

Des étrangers sont témoins des violences que nous subissons : quelques touristes japonais, alertés par les clameurs qu’ils ont pu entendre de loin, arrivent sur les lieux, effarés de ce qu’ils voient. Sortant leurs portables et leurs caméras, ils demandent aux forces de l’ordre de quoi il retourne : celles-ci, quoiqu’embarrassées, tentent de faire bonne figure. Pendant ce temps, les gardiens de la paix continuent leur travail : nous avons été poussés de quelques mètres sur le trottoir, et sommes désormais non plus devant le portail de l’Elysée, mais face à l’ambassade de Colombie. Les fenêtres de l’Ambassade s’illuminent. Soudain, l’une d’elles s’entrouvre, et une main dépose alors une bougie sur le rebord. La bousculade a cessé. Nous nous asseyons, en silence, pour reprendre notre veillée, en fredonnant le Chant des Partisans. Progressivement, les CRS sont remplacés par des gendarmes, et l’atmosphère se détend aussitôt. Un Veilleur tente d’avoir un échange avec un gendarme, mais ce dernier, mal à l’aise, affirme qu’il n’y a pas eu de charge. Le Veilleur lui propose alors de lui montrer des photos, ce que le gendarme refuse aussi net. Certains de ses collègues demandent à des veilleurs debout d’arrêter de filmer et de prendre des photos.

Nous lisons, comme à notre habitude, des textes et des poèmes, de Péguy à Camus, de Gramsci à Tillinac. Je me lève malgré l’émotion qui m’étreint encore, et m’adresse aux forces de l’ordre qui nous encerclent : je leur dis ma tristesse et ma honte, ce soir, d’avoir vu des fonctionnaires de cette République française que j’aime tant et au service de laquelle je me suis moi aussi engagée, qui ont déserté leur mission en agissant sciemment en dépit de tout droit et de toute justice. Leur réaction est saisissante : certains ont les larmes aux yeux, d’autres se mordent les lèvres, la plupart baissent la tête. Un père de famille, qui raconte avoir entraîné pendant trente ans des hommes à des situations de violence extrême, nous engage à rester bienveillants à l’égard de ceux qui nous ont maltraités, malgré la situation révoltante que nous venons de traverser.

Ces discours, nos chants et les poèmes que nous lisons apaisent rapidement nos esprits. Toutefois, nous avons à cœur de marquer la responsabilité individuelle de ces policiers qui nous entourent : conscients de l’obligation qu’ils ont d’exécuter les ordres qu’ils reçoivent, nous les engageons toutefois à avoir le courage de s’unir pour faire remonter à leurs supérieurs, à l’instar du syndicat Alliance Police Nationale le 2 juillet, des documents dénonçant les ordres absurdes qu’ils reçoivent et les situations illégales auxquelles ils sont acculés. Alix enfin lit un extrait du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy : « Complice, complice, c’est pire que coupable ! ».

Qu’il me soit permis, puisqu’il faut conclure, de m’adresser aux personnes qui réduisent les forces de l’ordre à ces opérations absurdes : à travers ces injustices que vous leur faites commettre, vous manifestez semaine après semaine votre refus de chercher à nous comprendre, alors même que vous auriez tout à y gagner. Mais sachez-le : les Veilleurs n’ont pas peur. Non pas par bravade insensée, par provocation factieuse ou par témérité juvénile. Non. Nous n’avons pas peur, parce que nous sommes mus par la force d’une conscience qu’aucune menace ne saurait briser. Nous n’avons pas peur parce que nous puisons notre courage dans l’amour de notre Cité et de l’Homme. Nous n’avons pas peur, parce que nous aurons toujours à cœur d’opposer à votre violence notre invincible bienveillance et notre confiance sereine en l’avenir de notre pays.

Nous resterons déterminés, parce que nous refusons que l’homme devienne une espèce indéterminée. Nous resterons bienveillants, parce que nous demeurerons garants du bien commun, contre les sirènes de l’individualisme, du communautarisme et des intérêts particuliers et partisans que vous avez voulu honorer. Nous ne serons jamais des résignés, parce que l’on ne se résigne pas à l’injustice. Nous ne serons jamais indifférents, parce que seul le respect des différences garantit le respect de la dignité humaine, notamment à travers la reconnaissance de la complémentarité sexuelle.

Alors, à défaut de pouvoir nous entretenir avec vous à travers un dialogue digne et apaisé, face à ces hommes bâillonnés par un devoir de réserve qui leur pèse de plus un plus, nous conversons avec ces grands penseurs qui nous parlent, et avec ces innombrables Français qui, interpelés et silencieux, nous témoignent leur sympathie. Car ce sont eux que nous voulons toucher par la flamme de notre jeunesse et de notre espérance, faisant naître de la société civile ces espaces de dialogue dont vous les avez privés.

« Ils étaient quelques-uns qui vivaient dans la nuit,
En rêvant du ciel caressant. (…)
Ils n’étaient que quelques-uns,
Ils furent foule soudain. »
(Paul Eluard)"
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Voici mon commentaire
Nous n'avons rien à faire avec un Président qui à deux pas de sa chambre laisse les forces de l'ordre agir de cette façon vis-à-vis d'une jeunesse non-violente et déterminée. Rien à faire. Il règne sur des ombres de courtisans, et un grand nombre d'incapables, mais le peuple de France va se mettre à agir comme s'il n'existait pas : mensonge, violence, déni de justice, viol des conscience, déni de démocratie... Et il se dit socialiste ?
 
 
 
 
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Madeleine