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lundi 15 juin 2020

Lundi 15 juin 2020. Mes chroniques (suite). Monsieur Castaner et l'émotion, ou le triomphe du ténia


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Castaner ne sanctionnera pas les manifestations contre le racisme : «L'émotion dépasse les règles juridiques».
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Voilà donc l’ahurissante déclaration d’un ministre chargé de faire respecter l’ordre et la loi, un ministre qui a demandé que l’on sanctionnât d’une amende de 135 euros les promeneurs qui avaient négligé de prendre sur eux leur attestation de déplacement dérogatoire. (C’est ainsi qu’une personne de ma connaissance, qui est aussi un ami, s’est vu contraint de payer cette somme, alors qu’il peine à boucler ses fins de mois, et qu’il avait laissé chez lui cette fameuse attestation.) C’est ce même ministre qui a interdit qu’il y ait plus de 20 personnes présentes aux obsèques d’un proche et qui a fait donner la police pour interrompre une messe qui se tenait pourtant dans le respect le plus total de la réglementation castanérienne, qui veut surveiller les prétendus actes racistes commis par la police, qui interdit l’usage de moyens efficace de défense et d’attaque par les policiers.
Vingt mille personnes, la plupart d’origine africaine, crachant leur haine des blancs et de la France, qui manifestent au mépris de l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, et dont le ministre comprend que l’émotion est le motif essentiel de ce jet de vomissures, et de violences contre la police et les blancs, ça vous interpelle quelque part au niveau du vécu, diraient les psychanalystes ! Et nous acceptons ça ?
Il s’agissait, disaient-elles, ces blanches colombes de protester contre ce qu’elles considèrent comme un assassinat et dont les experts légistes disent qu’il s’agit d’une mort liée à une fragilité idiosyncratique. Rappelons en premier lieu un fait avéré : des quatre policiers qui ont arrêté Adama TRAORE, trois étaient antillais.

Arrêtons-nous quelques instants sur le parcours de monsieur Adama TRAORE et de sa famille et méditons sur le parcours de ces agneaux sans taches.

- Adama Traoré: 17 procédures pour vol, stupéfiants et viol de son codétenu. (seulement son casier de majeur).
- Yacouba Traoré : 18 mois fermes pour avoir tabassé celui qui a accusé de viol son frère et 3 ans fermes pour avoir tabassé un chauffeur de bus et mis le feu au véhicule.
- Samba Traoré condamné à 4 ans dont 18 mois avec sursis pour violence avec arme.
- Bagui Traoré : condamné à 18 mois fermes pour violences et extorsions sur femmes vulnérables.
- Serene Traoré : condamné à 4 mois fermes pour outrages envers le maire de Beaumont sur Oise.
- Youssouf Traoré condamné à 6 mois dont 3 avec sursis pour outrages et menaces de morts envers des policiers.
- Assa Traoré : 4 plaintes pour diffamation et actuellement appel à des manifestations interdites en plein covid. A cela il faut ajouter des instructions judiciaires en cours de plusieurs frères dont Bagui pour détournements de fond et escroqueries par le biais d'associations subventionnées par nos impôts.
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Une excellente réflexion de Michel ONFFRAY.
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Sur Front populaire précisément, Michel Onfray réagit aux dernières déclarations de Christophe Castaner suite aux manifestations contre les "violences policières". Un régal !

"Notre époque nihiliste se caractérise, en autres choses, par une défaite de la réflexion et un triomphe de la moraline. La moraline est cette substance toxique des gens sans morale qui n’abordent plus le monde qu’en pantins manichéens tout juste capables de dire: je like ou je nique… On ne se pose plus la question du pourquoi et du comment des choses, autrement dit de leur généalogie, mais on martèle qu’on adore ou qu’on vomit, disons-le dans le sabir du jour: qu’on kiffe ou qu’on invite à manger ses morts. C’est le degré zéro de l’humanité, le temps du cerveau reptilien qui décide de l’action binaire: on bave d’amour ou on bave de haine. Dans les deux cas, dépourvu de cerveau, on n’est plus qu’une bouche qui bave. Un ver annelé qui mange et qui défèque. Darwin n’avait pas prévu que l’évolution conduirait cette transformation de l’homme en ténia.
Dans les rues de Caen, un long cortège défile, nonobstant l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes. Mais ces manifestants ont le soutien du ministre de l’Intérieur pour transgresser la loi et celui du chef de l’État qui, jadis, était censé garantir l’état de droit car, bien sûr, le chef de l’État est silencieux mais il lui a donné sa bénédiction, comment pourrait-il en être autrement. Le slogan de ces manifestants? «Tout le monde déteste la police»! Quelle drôle d’idée d’affirmer une pareille chose quand moi, par exemple, je ne souscris pas à cette vocifération et que tout le monde moins un, ça n’est plus tout le monde.
D’autant que je sais ne pas être seul: nous sommes nombreux à penser que, non, nous ne détestons pas la police. Nombreux et d’ailleurs majoritaires.
Le ministre de l’Intérieur et le chef de l’État conduisent donc une politique en faveur des seules minorités dans le plus total mépris de la majorité, qui n’en peut plus... Voilà qui montre que nous ne sommes plus en démocratie mais dans une oligarchie qui gouverne en fonction des intérêts d’une poignée de gens. Nous sommes en régime communautariste et racialiste qui a choisi pour ennemi le mâle blanc hétérosexuel.
Pour preuve que nous sommes dans un régime communautariste et racialiste anti-blanc, autrement dit un apartheid inversé: cette saillie de Castaner qui explique pourquoi la justice, aux ordres, du moins complice, ne poursuivra pas les gens qui ont manifesté malgré l’interdiction de le faire et malgré les lois relatives au coronavirus: «L’émotion dépasse les règles juridiques.»
Changement d’ère: Il suffira dès lors, quand son enfant aura été violé, d’en appeler à l’émotion pour buter soi-même le violeur en estimant que sa souffrance justifie qu’on s’affranchisse des lois; il suffira, quand on se fera cambrioler pour la dixième fois sans que rien ne soit fait, de tirer sur les cambrioleurs pour les abattre afin que, sains et saufs, ils n’aillent pas porter plainte contre le cambriolé; il suffira, quand un chauffard nous coupera la priorité de le rattraper, de l’agresser puis de l’achever à coup de manivelle; il suffira, quand le chef de l’État aura trahi son peuple plus que de raison, d’entrer à l’Élysée pour lui trancher la tête et la mettre au bout d’une pique – il suffira désormais d’invoquer l’émotion…
Jamais on n’est tombé aussi bas qu’avec ce ministre de l’Intérieur qui invite à jeter la loi par-dessus bord si l’émotion le justifie ! C’est proprement inviter à la loi de la jungle, aux règlements de compte, à la vengeance, à la vendetta, à la loi du talion. Ces prétendus progressistes ne s’activent que pour la régression!
C’est en même temps une invitation à abolir la police qui est le bras armé de l’un des droits de l’homme: la sûreté - c’est, avec la liberté, la propriété et la résistance à l’oppression, on devrait s’en servir de celui-là, l’un des quatre droits naturels et imprescriptibles – voyez l’article 2. Ce que veut Castaner, c’est abolir ce droit de l’homme au nom d’une logique qui est tout simplement celle de la mafia dont Castaner semble bien connaitre les règles.
On imagine que ça n’est pas l’émotion de tout le monde que Castaner porte en sautoir… Car l’émotion, les gilets jaunes n’en ont pas manqué. Or, quand ils manifestaient la leur, le pouvoir macronien envoyait la troupe pour leur arracher les mains, leur fendre le crâne ou leur faire saturer les yeux des orbites.
L’émotion de ceux qui appellent à la haine de la police, le chef de la police la bénit, il se dit même prêt à mettre un genou à terre: mais comment pourrait-il s’agenouiller alors qu’il a brûlé les étapes et qu’il se trouve déjà à plat ventre?
On a déjà vu que la vieille dame qui allait faire ses courses avec une attestation de sortie rédigée au crayon à papier se faisait taxer d’une amende qui comptait pour un quart de sa retraite: elle aurait pu frauder et modifier ses erreurs de sortie, il suffisait d’une gomme dans la poche. Ou bien qu’un fils qui se déplaçait pour fermer les yeux de son père mourant s’est fait lui aussi verbaliser. Ou bien encore que les morts se trouvent privés de cérémonies mortuaires avec leurs familles. Ou bien enfin que les anciens ont été parqués dans leurs usines à crever avec interdiction de voir leurs enfants.
Pendant ce temps : invitation de la hiérarchie policière à fermer les yeux sur le viol du confinement après la rupture du jeûne du ramadan à Hérouville-Saint-Clair (24 avril), match de football dans les quartiers chauds de Strasbourg (25 mai), même chose à Grigny (27 mars), prière de deux mille musulmans dans un stade (24 mai), manifestation dite antiraciste (en fait : racialiste) à Paris (31 mai). 20.000 personnes au coude-à-coude dans les rues de la capitale, voilà qui ne constitue pas un risque épidémique de foyer – de cluster comme disent les muscadins de l’Élysée tout à la dévotion l’Empire américain."

Je plussoie à cette déclaration ; il faut m’ajouter à ceux qui ne déteste pas la police. C’est donc tout le monde moins 2, Michel ONFRAY et votre serviteur.
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Ils ont manifesté cette nuit.
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Il est évident que l'on peut pas inciter la police et les gendarmes à désobéir. Mais il me semble que le meilleur moyen d'obtenir ce résultat indésirable est de laisser agir le ministre de l'intérieur, qui devrait en vérité s'appeler plutôt le ministre de l'extérieur, puisqu'il semble privilégier celui-ci au détriment de celui-là.


lundi 7 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : le mot chien n'a jamais mordu personne...

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Vous constaterez en regardant une des photos de la section 3, que la jeune fille isolée, cernée vendredi par des policiers encagés comme des dinosaures dans leur attirail anti-émeute et protégés par des boucliers des coups qu'elle pourrait leur porter, oui, vous constaterez qu'elle n'est pas lâche ; ces hommes sont piteux.
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1. La citation du jour.
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"Solliciter des conseils est l'indice d'un esprit solide et d'une intelligence parfaite et prévoyante. Chaque homme en effet possède une dose plus ou moins grande de connaissances. l'un est instruit, mais il n'a jamais pratiqué les affaires et sa science n'a jamais été éprouvée ; cet autre, au contraire, a mis ses connaissances à profit et en a fait l'épreuve. [...]." (In NIZAM al-MULK. Traité du gouvernement. Siyaset-Name. Composé pour le sultan MALIK CHAH, traduit du persan et annoté par Charles SCHEFER et préfacé par Jean-Paul ROUX. Sindbad, Paris, 1984.)
 NIZAM al-MULK a vécu au XIe siècle, et a été ministre des sultans seldjoukides ALP-ARSLAN et MALIK-SHAH. Je précise que je possède ce livre et que je l'ai lu pour les sections les plus intéressantes, celles qui sont relatives à la manière dont nous sommes gouvernés.
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2. Commentaires.
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L'actuel gouvernement compte quatre normaliens et trois énarques. Madame TOURAINE mise à part, qui est médecin, et s'occupera de la politique de santé en France, aucun des autres n'a jamais exercé la moindre profession en rapport avec ses responsabilités. Tous sont ce qu'il est convenu d'appeler "des grosses têtes", sont bardés de diplômes, ils savent tout, mais comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, ils ne savent que ça. Aucun d'eux n'a la moindre idée des contraintes quotidiennes qui pèsent sur les patrons des petites ou moyennes entreprises. Je ne sache pas que monsieur FABIUS, le ministre des affaires étrangères, pratique couramment plusieurs langues étrangères, au nombre desquelles, outre l'inévitable et triste anglais, il faudrait mettre l'allemand, langue admirable de précision, l'italien ou l'espagnol, et le chinois ainsi que le russe.
Monsieur MONTEBOURG est avocat. Voilà ce qui le prédispose sans aucun doute à prendre les mesures idoines pour redresser les entreprises industrielles. Il n'y a pas de métier qui soit d'un exercice plus solitaire que celui d'avocat. Quelle expérience, hormis celle des prétoires, a-t-il en matière de gestion du personnel, d'étude de marché, de contrainte de production ? Je vous le demande, et si vous pouvez me répondre, ce sera très bien. Que dire d'un ministre de l'agriculture qui n'a jamais travaillé la terre. On n'en finirait pas de pointer le fossé énorme qui s'est creusé entre les élites au cerveau farci de savoirs et de certitudes et les pauvres pékins qui s'efforcent, empiriquement, de gagner leur vie et celle de leur famille.
Je vous vois venir ! Vous pouvez me faire le reproche que j'adresse à nos gouvernants. J'ai effectivement passé des concours, suis muni de divers et assez nombreux diplômes. J'en conviens, sauf que,  en compagnie de quelques collègues nous avons créé en 1996, à  STRASBOURG, une entreprise qui dure encore, emploie une quinzaine de personnes et tient sur le marché de la recherche sur contrat une place très honorable, y compris sur le plan international. Elle a été revendue à des acheteurs australiens. Alors j'ai récidivé. Avec des anciens élèves, nous avons créé une autre entrepris, sise près d'AIX, qui fait également de la recherche sur contrat, dans un domaine voisin, et se propose en même temps de valoriser les ressources végétales naturelles de divers pays d'extrême-orient qui ont bien besoin de se développer. J'y vais régulièrement, d'où quelques trous dans mes billets quotidiens.
Nos gouvernants sont sans doute très intelligents et connaissent à fond le secret du maniement des foules. Mais ils ne savent strictement rien de la pratique économique, si ce n'est ce qu'ils ont appris dans les livres. Le mot chien n'a jamais mordu personne.
Ce sera mon seul commentaire pour aujourd'hui.
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3. Informations diverses sur la Résistance.
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La boîte à outil et le Manuel.

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Charles et François !

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Le cas de la Norvège : vidéo.

 http://www.youtube.com/embed/bJEkoIwvAL8
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Dispersez-vous ! (via le Salon beige !)




Y'a du boulot pour les spécialistes des études de genre ! Cette jeune fille, seule, a été priée de se "disperser" et elle a été auditionnée pendant 3 heures dans un commissariat dépendant de ces sinistres imbéciles le lendemain matin. Je me demande comment ces hommes de police peuvent obéir à des ordres aussi grotesques, sans honte et sans interrogations sur ce régime rejeté par une majorité de Français.
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Les hommens à NANTES (via le Salon beige).




samedi 29 mars 2014

De l'usage de la police par François-Ultranormal premier : l'exemple de Versailles

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Je vous invite à regarder la vidéo dont je vous donne l'URL (via les Nouvelles de France). Vous verrez comment monsieur HOLLANDE se sert de la police pour contrer ses concitoyens, police dont, du reste, il semble qu'elle ait été un peu moins rude que d'ordinaire. Sentirait-elle le vent tourner ?

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=eecekODmJs0

Nous demandons instamment aux policiers de base de ne pas obéir à des ordres manifestement illégaux, comme celui d'empêcher de circuler. Le moment va venir, n'en doutons pas, où le Préfet de police et ses acolytes auront à rendre de comptes. Le devoir de tout policier est certes de maintenir l'ordre public quand il est menacé ; il n'est pas de se retourner contre ses concitoyens quand ceux-ci utilisent leurs libertés constitutionnelles.

mercredi 5 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : une tare de la démocratie à la française

Je suis absolument certain que vous seriez déçus si ce billet ne commençait pas par notre devise :

Non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai. C'e'st lâcheté.
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1. La citation du jour.

J'emprunte à monsieur de BONALD la citation du jour. Je viens de me procurer ces fameux Mélanges d'où est extrait ce petit bijou.
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"La philosophie du dernier siècle [c’est-à-dire le XVIIIe] n’a vu que l’homme et l’univers, et jamais la société. D’un côté elle a, si j’ose me servir de cette expression familière, haché menu les Etats et les familles, où elle n’a vu ni pères, ni mères, ni enfants, ni maîtres, ni serviteurs, ni pouvoirs, ni ministres, ni sujets, mais seulement des hommes, c’est-à-dire des individus ayant chacun leurs droits, et non des personnes liées entre elles par des rapports. […]. De l’autre, elle n’a proposé à nos affections que le genre humain." (In Mélanges littéraires, politiques et philosophiques, 1838.)
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2. Commentaires.
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Il me semble que BONALD a mis le doigt sur la tare essentielle de la démocratie à la française : un système parfaitement abstrait, où l'égalité efface les différences, ou le réel est balayé au profit des idées, où (comme le dit si bien BONALD) les corps intermédiaires, bien concrets et bien vivants, sont délaissés voire détruits pour faire la place à une humanité désincarnée. Plus j'avance dans mes réflexions, et plus je crois que les socialistes français ont une haine profonde de la chair, dans ce ce qu'elle a de concret et de sexuée, de "naturelle" (je sais bien que les philosophes français de la post-modernité, FOUCAULD, DERRIDA, etc. font de l'homme un produit de la seule culture, un être antinaturel, seule manière pour lui, selon eux, d'être vraiment libre). Ils nient qu'il existe des déterminations (que pour nous faire détester, ils appellent déterminismes), mais il y en a, et la meilleure manière de n'en être pas l'esclave consiste justement à en être conscient, et à agir et vivre à l'intérieur de ce qui nous est donné : nous ne sommes pas tout puissants, nous sommes mortels, nos muscles souffrent à l'effort, il nous arrive d'avoir mal à la tête, de désirer telle ou telle femme (pour un homme) croisée dans la rue, ou tel ou tel homme (pour une femme), d'avoir faim ou froid ou chaud. Ce sont là des déterminations auxquelles toute la pseudo-philosophie du pseudo-agrégé qu'est monsieur PEILLON ne peut rien. Ils veulent nous réduire à l'état d'individu, d'atome social, nous rendre esclave de leur système pour garder le pouvoir, non pour notre bien. Mais ils ne peuvent tuer l'amour ni les affections. Voilà leur erreur, voilà leur limite, voilà notre salut : nous ne sommes pas des individus, mais des personnes, c'est-à-dire des sujets sociaux, capables de dire "je", "tu" et "il(s)".
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3. Infos sur la Résistance.
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Accueil de monsieur AYRAULT à NANTES : une vidéo.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tFLLZ9CRfsk
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Une curieuse police.


Le Salon beige diffuse un article édifiant du Figaro sur l'enquête visant la naturalisation d'une jeune femme russe.


"C'est une brillante jeune fille, en tête de sa classe en hypokhâgne. Anna, née à Saint-Pétersbourg il y a bientôt 19 ans, aimerait bien pouvoir se concentrer sur ses examens. Mais alors que ses parents, immigrés en France et installés dans les Yvelines depuis 2004, ont obtenu leurs papiers assez facilement, l'étudiante attend toujours sa naturalisation française. Et si l'on en croit les policiers qui lui ont fait subir, en septembre, un interrogatoire édifiant, elle n'aurait pas tout à fait le profil idéal.
Dans une longue lettre de motivation pour obtenir sa naturalisation, Anna indique qu'elle «(s')intéresse à la vie politique de (son) pays» et qu'elle a déjà participé à «un meeting» et à «des manifestations». Il n'en fallait pas plus pour qu'elle fasse l'objet d'une attention toute spécifique de la Sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-RG) des Yvelines. «Vous être de droite, je présume!», attaque le policier dès l'entrée de la jeune fille dans son bureau du commissariat de Viroflay. «Ils m'ont même demandé si j'allais à la messe!», raconte la jeune orthodoxe. «Est-ce que vous êtes allée à la Manif pour tous? Et vos amis de prépa? Et ceux de votre ancien lycée versaillais?», mitraillent un major et son commandant.
Les policiers laissent planer la menace d'un «avis défavorable». «À moins que, pour montrer votre bonne foi, vous ne donniez des noms précis de gens qui participent à la Manif pour tous…, lâchent-ils. Et que vous n'alliez, jeudi 10 octobre prochain, aux Veilleurs, à Versailles…»" 

Il est juste de souligner que Manuel VALLS a demandé une enquête de l'IGPN sur cette affaire. On ne saurait moins faire, mais il faut lui reconnaître le mérite de cette initiative.

samedi 30 novembre 2013

Des amis ont fait le travail pour moi : de Ionesco le Grand à Valls le petit ! Deuxième billet du 30 novembre 2013

Reçu du tweet d'un ami, l'adresse d'un lien qui me conduit à ce texte d'Eugène IONESCO. Il a fait le travail pour moi.
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"Vouloir penser par soi-même nous condamne-t-il à la solitude?  L’académicien Eugène Ionesco – qui se voulait « le chantre de l’étonnement dans l’Etre » – livre sa réponse dans ce texte issu du recueil « Antidotes », paru en 1977.
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Ne pas penser comme les autres vous met dans une situation bien désagréable. Ne pas penser comme les autres, cela veut dire simplement que l’on pense. Les autres, qui croient penser, adoptent, en fait, sans réfléchir, les slogans qui circulent, ou bien, ils sont la proie de passions dévorantes qu’ils se refusent d’analyser. Pourquoi refusent-ils, ces autres, de démonter les systèmes de clichés, les cristallisations de clichés qui constituent leur philosophie toute faite, comme des vêtements de confection ?
En premier lieu, évidemment, parce que les idées reçues servent leurs intérêts ou leurs impulsions, parce que cela donne bonne conscience et justifie leurs agissements. Nous savons tous que l’on peut commettre les crimes les plus abominables au nom d’une cause   »noble et généreuse ».
Il y  a aussi les cas de ceux, nombreux, qui n’ont pas le courage de ne pas avoir « des idées comme tout le monde, ou des réactions communes ». Cela est d’autant plus ennuyeux que c’est, presque toujours, le solitaire qui  a raison. C’est une poignée de quelques hommes, méconnus, isolés au départ, qui change la face du monde. La minorité devient la majorité. Lorsque les « quelques-uns » sont devenus les plus nombreux et les plus écoutés, c’est à ce moment là que la vérité est faussée.
Depuis toujours, j’ai l’habitude de penser contre les autres. Lycéen, puis étudiant, je polémiquais avec mes professeurs et mes camarades. J’essayais de critiquer, je refusais « les grandes pensées » que l’on voulait me fourrer dans la tête ou l’estomac, il y a à cela, sans doute, des raisons psychologiques dont je suis conscient. De toute manière, je suis heureux d’être comme je suis. Ainsi donc, je suis vraiment un solitaire parce que je n’accepte pas d’avoir les idées des autres.
Mais qui sont « les autres » ? Suis-je seul ? Est-ce qu’il y a des solitaires ?
En fait, les autres ce sont les gens de votre milieu. Ce milieu peut même constituer une minorité qui est, pour vous, tout le monde. Si vous vivez dans cette « minorité, cette « minorité » exerce, sur celui qui ne pense pas comme elle, un dramatique terrorisme intellectuel et sentimental, une oppression à peu près insoutenable. Il m’est arrivé, quelque fois, par fatigue, par angoisse, de désirer et d’essayer de « penser » comme les autres.
Finalement, mon tempérament m’a empêché de céder à ce genre de tentation. J’aurais été brisé, finalement, si je ne m’étais pas aperçu que, en réalité, je n’étais pas seul. Il me suffisait de changer de milieu, voire de pays, pour y trouver des frères, des solitaires qui sentaient et réagissaient comme moi. Souvent, rompant avec le « tout le monde » de mon milieu restreint, j’ai rencontré de très nombreux « solitaires  » appartenant à ce qu’on appelle à juste raison, la majorité silencieuse.
Il est très difficile de savoir où se trouve la minorité, où se trouve la majorité, difficile également de savoir si on est en avant ou en arrière. Combien de personnes, de classes sociales les plus différentes, ne se sont-elles reconnues en moi ?
Nous ne sommes donc pas seuls. Je dis cela pour encourager les solitaires, c’est-à-dire ceux qui se sentent égarés dans leur milieu. Mais alors, si les solitaires sont nombreux, s’il y  a peut-être même une majorité de solitaires, cette majorité a-t-elle toujours raison ? Cette pensée me donne le vertige. Je reste tout de même convaincu que l’on a raison de s’opposer à son milieu."
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Le salon beige communique :

Bonnets rouges en action à Carhaix.


9 décembre : les mères veilleuses devant le Champ de Mars.

Reçu par mail :
"Que toutes les mères se lèvent et rejoignent les mères veilleuses ! Lundi 9 décembre de 12 heures à 14H devant le mur de la Paix, sur le Champ de Mars à Paris
Et nous serons nombreuses à aller ensemble remettre une lettre à Madame Bertinotti pour lui proposer d’être entendue. Montrons à la France et à la ministre que nous ne baissons pas les bras devant ce projet de loi. Oui nos actions sont utiles, défendre la famille vaut bien 2 heures de mobilisation Rejoignez nous, venez avec des amies de tous les âges lundi 9 décembre à 12h

Accueil de Najat Vallaud Belkacem le 5 décembre à Toulouse.

Martin Malvy, ancien ministre, Président de la Région Midi-Pyrénées, remettra les prix de l’égalité professionnelle femmes/hommes Entreprise 2013 en présence de Najat Vallaud Belkacem, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, le jeudi 5 décembre 2013 à 18h30 à l’Hôtel de Région. 
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Monsieur VALLS, un bon ministre de l'Intérieur ? Mais vous rigolez ! Il est ignoble ou snob (sine nobiltatem).

Chers lecteurs, je vous invite à voir la vidéo signalée par Laurence dans son commentaire de mon billet de ce matin. Jamais je n'ai vu une chose aussi honteuse, une humiliation aussi ignominieuse de l'homme. Que des policiers puissent obéir, et de cette façon, en s'acharnant sur ce pauvre homme est une chose incroyable. Il ne faut pas voir les pauvres, n'est-ce pas ? Monsieur VALLS est le chef d'une police qui ose se comporter ainsi ? Et on dit que c'est un bon ministre ? Mais c'est une insulte à la fonction que ce compliment. Il n'ess que SNOB (sine nobilitatem)

Voici l'URL de la vidéo. Faites-la circuler pour chacun de nos concitoyens puisse se faire une idée de ce qu'est le socialisme à la française. Décidément, en voyant ce qu'ils sont capables de faire faire, j'ai un haut-le-coeur :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1ik_B9mmpGw 


mardi 12 novembre 2013

Plus qu'un bouquet, une couronne mortuaire ! Deuxième billet du 12 novembre 2012

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Chers amis, devant la désinformation dont nous sommes l'objet, je vous demande instamment de regarder la vidéo dont je donne l'adresse à la fin de ce billet. Ce 11 novembre marque un tournant dans ce qui sera le point de départ d'un départ annoncé qui se fera dans la honte, l'abandon et le déshonneur, quel qu'en soit le délai.

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Le salon beige communique :
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Manuel Gaz accueilli devant RMC.

"Le ministre de l'Interieur Manuel Valls a été accueilli devant le siège de RMC ce matin par une dizaine de manifestants portant bonnets rouges et pancartes sur lesquelles figurait l'inscription «Hollande m'a tuer (sic)». Il s'agissait de patrons de sociétés de location de voitures à doubles commandes.

Depuis plusieurs semaines, ces entrepreneurs issus des cités et réunis sous la bannière des «bonnets rouges de banlieue», multiplient les actions pour abroger un décret mettant en danger leur activité."
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La Manif Pour Tous a accueilli Jean-Yves Le Drian à Compiègne, le 11 novembre.


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Les "salopards" en sentinelles

... devant le ministère de l'Injustice :


Commentaire du salon beige : La salopette rose expose-t-elle aux arrestations arbitraires comme le bonnet rouge ? A suivre...
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Coller des affiches « Hollande démission » serait un outrage au chef de l'Etat :

Lu sur medias-presse.info :
"On sait désormais le motif de la mise en garde-à-vue de quatre jeunes Orléanais qui collaient des affiches « Hollande démission » : outrage au président de la République. La loi d’offense au président de la République a été abrogée en août 2013 mais l’outrage continue de rester. Voilà qu’encore une fois Hollande emboîte le pas à Sarkozy.  Ce dernier avait réactivé le délit d’offense à la suite de l’affaire Hervé Éon, condamné à 30 euros d’amende avec sursis pour avoir brandi une affichette « Casse-toi pov’con! » lors de la visite de Sarkozy à Laval en juillet 2008. A défaut d’utiliser le délit d’offense, passons au délit d’outrage. C’est un bon moyen de faire taire ses opposants."
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Chronique du pays rebelle : les syndicats dépassés

Lu dans Le Figaro :
"Mais où sont passés les syndicats ? Sur le terrain, les sections défendent l'emploi des salariés. Mais au niveau national, les centrales sont absentes. La fronde est portée par des collectifs, comme les «bonnets rouges» ou les «bricoleurs du dimanche». Il faut dire que le thème de la grogne - le «ras-le-bol fiscal» - met mal à l'aise les syndicats, nourris aux idées keynésiennes. Un décalage qui met en lumière leur profonde difficulté à comprendre et à relayer les aspirations des Français. La situation, en tout cas, leur fait peur. [...]
Habitués par le passé à canaliser la colère collective, les syndicats peinent aujourd'hui à trouver la parade. Et accusent les extrêmes d'être à la manœuvre…  [...]" 
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A voir absolument la vidéo dont voici l'adresse électronique :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=GB2FKMrNKsU 

Vous constaterez qu'on demande ses papiers d'identité à un aumônier militaire ; vous constatez également que dans la foule des manifestants, il y a un compatriote israélite qui porte chapeau ,barbe et lévite, vous pourrez constater la violence des policiers ; et surtout ne manquez pas l'interview d'un spectateur à la fin de cette vidéo. Il est temps que nos gouvernants s'en aillent s'ils ne veulent pas mettre le pays à feu et à sang. Quant à la police, je suis stupéfait de voir son comportement devant le malaise cardiaque d'un homme arrêté, ou le poignet probablement brisé d'un jeune homme maintenu à terre. Vous observerez aussi que des policiers en civil aident les policiers en uniformes : c'est très exactement cela une police politique. Enfin, vous pourrez constater que les sifflets et les huées ne sont pas le, fait de quelques agités mais de la totalité de la foule qui borde les Champs (là où elle a été admise). J'ai reconnu sur cette vidéo l'homme un peu corpulent, porteur d'un bonnet rouge (il ne l'avait plus quand je l'ai croisé du côté de la Rue Verne, solidement encadré par trois policiers) qu'on est en train d'embarquer. Les Français n'ont plus peur, et c'est cela la grande nouveauté.

lundi 3 juin 2013

Les cinq sources...

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Dans un très ancien billet, j'ai parlé du livre de Jacques RUEFF, Les dieux et les rois (Hachette, Paris 1968). Bien que je n'adhère pas à certaines conclusions de ce livre (ni à certains de ses principes posés a priori), il apporte des éclairages très importants sur les types de civilisation par lesquelles l'humanité est passée avant d'en être arrivée au point où elle en est aujourd'hui. En gros, une humanité soumise aux dieux, puis une humanité désenchantée des dieux (cf. Marcel GAUCHET), soumise au seul bon vouloir de l'homme, jadis une humanité jupitérienne, puis aujourd'hui une humanité prométhéenne. Soyez patient et lisez jusqu'au bout.
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Jacques RUEFF identifie cinq sources à l'action contraignante : la force, l'autorité divine, la conscience, la justice des hommes, le mécanisme des prix. Dans la situation actuelle de notre patrie, il est intéressant de voir comment ces forces s'exercent sur les comportements individuels et les  comportements sociaux.
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RUEFF indique que "la plus simple des actions contraignantes est celle que le fort exerce sur le faible". Par là, le fort peut "infliger à toute personne moins forte que lui des sensations douloureuses, essentiellement indésirables, donc infléchir à son gré le comportement de la personne asservie". Et il ajoute : "Ce mode de contrainte est générateur des sociétés sauvages, dont l'état de nature fournit le tragique tableau". Les événements récents du Trocadéro, d'une part, et les arrestations arbitraires dont je vous ai tracé le tableau dans quelques billets précédents, de l'autre, montrent bien que ce mode de contrainte est en train de prendre le pas dans la gouvernance de notre patrie. On peut comprendre que des voyous qui vivent dans des sociétés sauvages veuillent imposer leur existence par la force. On comprend moins bien l'usage des gaz lacrymogènes contre des enfants ou des vieillards, ordonnés par Manuel GAZ, au motif qu'ils sont présents dans une manifestation autorisée qui déplaît au pouvoir en place, ou on comprend encore moins les rétentions arbitraires et illégales de veilleurs ou de porteurs de tee-shirts de la Manif pour tous. Manuel ! Vous participez des sociétés sauvages ! Votre menton me fait peur et plus encore vos yeux. 
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Parlant de l'autorité divine, RUEFF dit ceci : "Si le croyant ne trouvait pas dans l'amour de son Dieu des mobiles assez forts pour balancer ceux que lui inspirent ses désirs ou ses passions, sa foi les renforceraient de la désirabilité des récompenses promises aux hommes qui observent les Commandements et de l'indésirabilité des châtiments promis à ceux qui les violent". Ce constat est, pour le chrétien, un contresens absolu. En hébreu torah veut dire "direction à prendre". Le mot a été malencontreusement traduit en grec par nomos, puis dans les traductions en langues vernaculaires, par loi. Ainsi le chrétien trouve sa liberté dans la rencontre d'une personne qui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Le péché ne s'évalue donc pas en termes de morale, mais en termes d'erreur ou de ratage. On peut vouloir l'erreur, la préférer à la vérité ; ça n'a rien à voir avec la morale. Dans l'état actuel de notre patrie, les décisions prises aussi bien par les pouvoirs publics que par les citoyens relèvent bien souvent de l'erreur ou du ratage. Or c'est la vérité "qui nous rend libres". Messieurs BINET et MICHEL, vous me faites peur avec votre tête d'ange (pour le premier), ou votre air buté (pour le second) !
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De la conscience, RUEFF indique que si son action contraignante "est particulièrement claire dans les sociétés théocratiques" elle n'en "est pas moins apparente dans celles qui font appel au sens moral des individus pour leur imposer le respect de certaines règles d'action". Là encore, à mon humble avis, il y a contresens total. JESUS n' a jamais parlé de bien et de mal, jamais ! Et décrire ainsi des sociétés théocratiques, sans dire expressément quand on parle à des Français, que l'on fait allusion à l'Ancien Régime et à la chrétienté, n'est pas juste, même si, hélas, le Christ s'y était transformé en christianisme et sa Parole en religion. Non que le sens moral soit inutile en politique ; il est même indispensable, à condition que l'on dise clairement à quoi il se réfère. Il y a le principe de réciprocité, l'empathie, le respect des différences et de l'altérité, le respect de l'humain dans l'homme. Mais comment définir ces principes si l'on dénie toute existence de la Vérité, et qu'on fait flotter cette notion sur le vague océan des passions et des désirs du moment. C'est ce que nous vivons avec les lois élaborées par nos gouvernants : redéfinition du contour du mariage, euthanasie, recherche sur l'embryon et les cellules souches, etc. Monsieur le Président de la République, monsieur AYRAULT, vous faites semblant de savoir ou vous allez, mais vous n'êtes pas maître de l'avenir, et vous me faites très, très peur quand je vous vois ignorer les récifs sur lesquels vous faites voguer le navire de notre patrie.
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Fort justement, parlant des comportements individuels, RUEFF note que "l'influence contraignante du sens moral, si elle coïncide généralement avec celle qu'exerce la foi religieuse, est loin d'avoir, au moins à l'égard de la grande majorité des hommes, la même efficacité. Aussi les autorités sociales sont-elles amenées, dans les sociétés où la foi religieuse n'est plus universelle et toute- puissante, OU LORSQU'ELLES VEULENT INFLUENCER DES ACTES QUI N'ONT PAS ETE VISES PAR LA VOLONTE DIVINE, à faire appel à une autre forme d'action contraignante, DIRECTEMENT ADMINISTREE par elle". Et RUEFF met dans le panier des contraintes de la justice humaine, la carotte des honneurs, des promotions, ou le bâton de la loi, sculpté par le législateur et manié par la justice. Mais dans notre patrie, pouvons-nous faire confiance à un législateur qui n'écoute pas les citoyens et à des juges qui se payent un "mur des cons" ou prennent comme expert neurologue (cf. le juge GENTIL une amie proche qui fut témoin à son mariage et qu'il a fait payer à dix fois le tarif l'expertise de madame BETTENCOURT ?) Dans ce contexte national, on voit bien que les décisions (contraignantes) de la justice ne dépendent que d'un pouvoir sans partage qui ne jouit que du bonheur de son exercice ? Madame MARTRES, monsieur GENTIL, en voyant vos agissements, j'ai peur de ne pouvoir vous accorder le moindre milligramme de confiance, en vous d'abord, dans la justice ensuite.
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Et puis il y a une dernière force contraignante, et je dirai même dominante aujourd'hui, puisque l'homme est réduit à n'être qu'un Homo economicus : le mécanisme des prix. "Le prix, dit Jacques RUEFF, est le sacrifice [consenti par le vendeur qui se prive] de l'objet vendu, il est le sacrifice consenti [par tout acheteur] en vue de la satisfaction attendue de l'objet acquis". Les vendeurs, il semble bien qu'ils se soucient du sacrifice comme d'une guigne et qu'ils sont prêts à vendre des produits à l'obsolescence programmée pour en retirer un bénéfice maximum. Et c'est précisément ce refus du sacrifice qui animent les grandes compagnies (non respect des droits sociaux, exploitation éhontée des salariés, tromperie sur la marchandise en quantité et en qualité, etc.), ou le refus du sacrifice pour l'acheteur qui ne veut point payer au juste prix l'objet désiré (nourriture, vêtements, par exemple). Or il ne semble pas que les acteurs économiques mondiaux, européens ou nationaux veuillent examiner la portée de ces abus en termes de civilisation et d'évolution de l'humanité. Monsieur BAROSO, monsieur MOSCOVICI, et vous tous, qui ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez, vous me faites peur ; vous pensez à votre pouvoir, non au bien commun. 
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Depuis plusieurs décennies, nos gouvernants n'ont guère été brillants dans l'usage qu'ils ont fait de ces forces contraignantes. Aujourd'hui, le sommet du mésusage est atteint avec l'application de la force policière à ceux qui ne sont pas d'accord avec les socialistes et leurs chefs, avec le déni absolu des droits de la conscience, l'ignorance absolue et le mépris de toutes les croyances notamment et surtout de celles qui ont façonné notre patrie, avec une justice à géométrie variable et des juges dépourvus d'impartialité, et avec une politique économique aveugle qui, juste souvent quand elle veut bien limiter les abus des vendeurs, se refuse toutefois à imposer aux acheteurs les sacrifices nécessaires.
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Et le moyen de conjurer la peur que l'usage intempestif ou l'ignorance de ces forces contraignantes font naître, c'est de nous unir, de manifester notre refus, visiblement, sans injures ni violences, sans jamais céder à la  provocation et d'adhérer à la Vérité, laquelle, je l'ai dit mille fois, est une personne et porte un nom.
 

jeudi 21 janvier 2010

La passion et la raison

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Trois jeunes gens circulent, la nuit, tous feux éteints, sans casque, sur un unique scooter signalé comme volé, et s'engagent à vive allure dans un sens interdit. Dans un tournant, le pilote de l'engin heurte le trottoir puis un candélabre ; l'un des passagers est tué sur le coup, les deux autres sont hospitalisés dans un état grave. On ne s'étonnera pas de voir que la police municipale de WOIPPY ait suivi les contrevenants, et non pas "poursuivi" comme le prétendent certains médias. Elle a fait son devoir et rempli sa mission.
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Bien entendu, et je l'ai entendu et vu, hélas, à la télévision, la population des quartiers d'où ces jeunes sont originaires, s'émeut. Une femme en pleurs - je ne sais si c'est la maman d'une des malheureuses victimes - réclame justice contre une prétendue bavure de la police. Et sur les pancartes brandies par les manifestants avant que ne surviennent les traditionnelles échauffourées qui suivent ces rassemblements de protestations, j'arrive à lire deux prénoms, que je suppose être ceux de deux des trois victimes : je crois voir JOSHUA, et vois certainement NABIL. J'apprends ensuite sur le site de France Info que la troisième victime porte un prénom venu d'Afrique du Nord.
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Nous sommes très exactement dans le cas de figure de l'accident de VILLIERS-LE-BEL. Des jeunes inconscients, à la limite de la délinquance, venus de quartiers où s'accumulent des populations d'origine étrangère, se livrent à toutes les imprudences, dans un mépris total du code de la route et des lois, et perdent la vie à cause de leur folie. Je redis ici ma compassion pour les parents du jeune disparu. Mais je réclame des médias une plus grande objectivité dans le relation de faits qui impliquent ces "jeunes" que jamais l'on ne nomme quand leurs prénoms et leurs noms ne résonnent pas comme il faut dans le petit monde du politiquement correct. Or la presse n'a pas hésité à donner le nom du jeune homme tabassé à mort par une bande non identifiée à FOSSES ; ce nom ne répondait pas aux critères qui aurait fait qu'on ne le citât point. Je vais être encore plus clair : si vous vous appelez MARTIN, et que vous soyez agresseur on vous désignera nommément ; si vous vous appelez MAMADOU ou ABDALLAH et que vous appartenez à cette même catégorie, on dira de vous que vous être "un jeune". C'est positivement se foutre du monde (on excusera cette trivialité), et c'est introduire précisément le racisme et la discrimination là où l'égalité devrait régner. Etonnez-vous après qu'il y ait des concitoyens qui votent pour le Front National. Le peuple sent la manipulation, mais il ne sait pas lui trouver un nom, et quand on n'a pas les mots, alors les maux ne sont pas loin.
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Je m'absente jusqu'à mercredi prochain. Prochain billet, jeudi 28 janvier.