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jeudi 1 septembre 2022

BILLET DU 01er SEPTEMBRE 2022. L'AUTONOMIE DE LA PERSONNE A LA SAUCE COVIDIENNE !

 Et voilà encore un ouvrage fondamental. Je vous en livre un petit morceau, avant de vous en donner la référence :

"(...) : la reconnaissance par la société des droits de l'individu ne signifie pas que la même société lui confère l'autonomie indispensable pour les exercer. On a même fortement le sentiment du contraire à considérer l'évolution des sociétés modernes, dont la culture paraît conspirer à littéralement détruire chez les individus de se comporter en sujets autonomes. La visée par excellence du totalitarisme : l'embrigadement, la participation forcée au processus politique "scientifiquement" conduit par l'Etat-Parti. En regard de quoi ressort le droit fondamental acquis de fait par les individus au sein des sociétés libérales: le droit de se désintéresser de la conscience de l'existence sociale, de s'enclore strictement dans sa propre sphère privée. Mouvement dont on ne saurait se dispenser d'interroger l'effet ravageur, à long terme, sur l'intime économie psychique des êtres, et dont le moins qu'on puisse dire, c'est que, s'il les isole narcissiquement, ce n'est pas pour leur procurer la force personnelle d'assumer, vis-à-vis du dehors, l'originalité et l'indépendance qu'ils revendiquent intérieurement. Plus à l'inverse, l'individu se complait dans sa proximité avec lui-même et ses familiers, plus par ailleurs le souci de ne pas apparaître différents des autres le tenaille, plus il s'en remet volontiers aux mains expertes de bons guides pour décider à leur place."

In Marcel GAUCHET,

La démocratie contre elle-même (Collection "Tel", N°317.)

Gallimard, Paris, 2002.

Vous aurez compris pourquoi j'ai parlé de sauce covidienne. Les débats scientifiques font rage sur l'utilité des prétendus vaccins, mais des sages, des scientifiques, des gens qui savent et surtout des gens qui peuvent, nous ont présenté la vérité à laquelle nous étions priés de nous ranger. Les vrais héros de cette crise pandémique sont bien ceux qui ont su résister, au prix de leur carrière, de leurs finances, de leur réputation à la rage administrative, politique, médiatique ; ce sont eux qui ont fait preuve d'autonomie et de jugement. Puissent-ils être reconnus un jour comme les héros d'une période sombre et ténébreuse. Mais la plupart de nos concitoyens ont préféré le conformisme, ont eu peur et ont fini par obéir à des ordres contradictoires.

mercredi 6 septembre 2017

06 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Autonomie et enracinement ! Non aux experts !

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Nous n’en avons pas fini, loin de là, comme je le pensais initialement, avec Pascal BRUCKNER.
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Alors que la beauté de l’existence, c’est de s’échapper, de s’ouvrir à la multitude des destins possibles que nous portons en nous-mêmes. Plutôt que d’être quelqu’un, pourquoi ne pas vouloir être plusieurs ? Se connaître n’est utile que pour mieux s’oublier, n’être plus encombré de soi, se rendre disponible à la splendeur du monde. Faut-il rappeler cette évidence que la richesse d’une personne est celle des rapports qu’elle entretient avec les autres, de son aptitude à tisser des liens de toutes sortes, par l’offrande, la ferveur, la réciprocité ? Qu’un homme n’est grand qu’à se dépasser dans une chose plus vaste, dans la révélation d’un univers plus dense, plus durable que sa simple subjectivité ? Réconcilier le souci d’indépendance et le besoin d’appartenance, telle est probablement notre tâche dans les années à venir, même si les allégeances doivent être de préférence choisies et non subies, plurielles et non uniques, révocables et non permanentes. Il est d’autres usages de soi que l’utilitarisme hédoniste. C’est la tension qui est fécondante, non le monopole d’un seul terme qui s’érige en dogme." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 175.)

Et comme promis hier :

Poème de Marc RUGGERI.

Pour fêter saint Louis, avec retard, mais je n’ai pas pu disposer de ce texte à la date du 25 août.

Terre de France, ô Mariale Patrie,
ensemencée servante de noble éternité,
que fais-tu de Ton Roi ?
Où campes-tu du Christ l’armée douce et fidèle ?
Où sont Jeanne et Michel ?
Que peuvent pour nous les Anges,
si tu te renonces, France, à rencontrer ta foi ?
Elévations sur notre temps (été 2017).
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà ce que les hommes politiques ne comprennent pas. Ils ne font pas rentrer dans leurs visions (pour ne pas parler de leurs calculs), la dimension imprévue, improbable même, de toute vie humaine. Ils veulent soumettre les citoyens au déterminisme économique et aux soi-disant solutions élaborées par les experts dans des laboratoires de pensée extra-terrestres. Ils excluent de leurs propositions, à la fois toute idée d’autonomie et d’indépendance des sujets (dans lesquels ils ne voient que des individus) et le besoin d’appartenance. Ne leur en déplaise, nous appartenons à une patrie, avec son histoire, ses défauts, son génie, et il est normal et même indispensable que tout étranger qui accède à la citoyenneté française apprenne à aimer ce passé et à habiter le présent de sa nouvelle patrie de toutes leurs forces. Manifestement, nous n’en prenons pas le chemin. Nous admettons des clandestins sans les accueillir, nous acceptons que s’implantent sur notre sol des ghettos ethniques et religieux qui n’ont rien à voir avec la France, mais nous ne faisons rien pour sortir de ces prisons les étrangers où les Français d’origine étrangère  se sont laissé enfermer.
Bref, comme le disait monsieur MACRON, l’immigration est sans doute ou peut-être ou pas du tout, une opportunité économique, mais nous ne faisons rien pour la transformer en une opportunité de rayonnement pour notre patrie. Or ce serait bien cela le dépassement dont parle BRUCKNER. Et il n’est pas demandé une allégeance unique !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Cette rubrique est aujourd’hui très garnie. N’omettez pas de lire quelques-uns de ces articles si vous n’avez pas le temps de les lire tous.
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La voie à suivre, partout et pour tous ! Liberté ! Liberté !

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Voilà pourquoi la parole du pape François est parfaitement justifiée.


L’analyse est d’une très grande justesse. Et elle montre que le point de vue du pape n’est pas politique, mais évangélique et universel.
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Chers amis, lisez, je vous en supplie ce magnifique article !


Et cet autre-là !


Je dois dire que je connais une jeune femme, baptisée il y a 5 ans, qui a fait la même expérience des rayons de lumière émis par la sainte hostie consacrée, ce qui l’a conduite à la conversion instantanée.
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Même le Huf le dit, et pourtant il l’a soutenu !

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Vive l’Alsace qui montre aux autres Français la voie à suivre !

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On ne discute pas l’évidence ! Elle crève les yeux !

Sauf ceux des aveugles !

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Lidl est mal parti, non seulement en Alsace, mais aussi dans toute l’Europe !


Vilain oiseau que celui qui salit son nid !
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Aveuglement des « occidentaux » :

Non à la russophobie ! Vive la Sainte Russie.

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Notre-Drame de Paris et sa folie congestive.


lundi 11 janvier 2010

Ainsi va le temps

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Les électeurs des départements de la Guyane et de la Martinique ont dit non à plus d'autonomie et ils l'ont fait à des majorités écrasantes. Ce résultat est intéressant et devrait inciter les pourfendeurs du "colonialisme" a plus de retenues dans leurs critiques.
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Les Martiniquais et les Guyanais ne sont pas fous. Ils ont sous les yeux, ou à portée de médias, le tableau de l'épouvantable pauvreté qui ravage Haïti, pays indépendant depuis des décennies. Et ils n'ont pas envie de devenir, comme lui, un pays sous-développé. Ils savent, et nous devons savoir, que la mère patrie les aide, par des subventions, des investissements, ou en offrant en métropole des emplois à leurs jeunes gens, emplois qui sont trop rares sur place. Les métropolitains ne doivent pas regretter ces aides. Quand les autorités des Etats Unis ont manifesté, au début du XXe siècle le désir de racheter les antilles françaises, un poète dont j'ai oublié hélas le nom, a dit "La France ne se sépare pas de ses plus beaux bijoux".
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J'ai une bonne raison de tenir ce discours. Mon grand père est mort à la guerre de 14, comme tant d'autres Français. Et cette mort a marqué d'une indicible tristesse toute la vie de ma propre mère. Après avoir élevé sa fille, ma grand mère a épousé un médecin martiniquais. Je considérais cet homme comme mon vrai grand père. Il avait fait la guerre de 14 comme chirurgien militaire, puis la guerre de 39, et une fois démobilisé, avait pratiqué bénévolement la médecine dans ma ville natale, MONTMORILLON. Il avait reçu toutes sortes de décorations, dont la Légion d'honneur, et il aimait sa patrie viscéralement. C'est de lui que j'en ai reçu l'amour. Et il aurait considéré comme une injure mortelle qu'on prétendît faire de la Martinique un pays étranger et même autonome, a fortiori indépendant.
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Je ne suis pas surpris de ce résultat. J'aurais pu le prédire. Il reste aux métropolitains à accepter que la mère patrie fasse les efforts nécessaires pour résorber des poches de sous-emplois, voire de pauvreté, et continuer de faire de cette île paradisiaque, une vitrine, une vraie, de ce que la France fait de mieux. Ainsi, nous pourrons défendre dans cette partie du monde, face au géant américain, ce qui fait notre originalité et notre richesse.
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S'il avait appris que les pouvoirs publics avaient prévu d'organiser un référendum sur l'autonomie, il aurait dit avec cette philosophie délicieuse qui était la sienne "Ainsi va le temps..."