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vendredi 8 septembre 2017

08 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. La démesure de Babel

Fin (mélancolique) du cycle consacré à Pascal BRUCKNER.
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La vraie souffrance des Modernes est celle d’une promesse non tenue et probablement intenable : que le progrès illimité des savoirs et des échanges ira de pair avec le développement moral de l’homme, la reconnaissance réciproque des consciences. La déception est inscrite dans la démesure même du projet : offrir à tous la totalité des bienfaits de l’existence et hisser l’humanité comme telle sur des sommets en comparaison desquels l’histoire antérieure semblera mesquine. […]."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 227.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’observe que, sans le dire, et avec bien d’autres auteurs modernes ou contemporains, Pascal BRUCKNER met fortement en doute le lien qui existe entre le progrès technique et matériel d’une part, et le progrès moral, de l’autre. Bien au contraire, plus le progrès progresse, si je puis utiliser cette sorte de pléonasme, et plus nous nous enfonçons dans la démesure et l’inhumanité : transhumanisme, utérus artificiel, gestation pour autrui (développée à partir de travaux réalisés sur la souris !), développement des réalités virtuelles qui donnent à un salaud l’illusion qu’il est un saint, j’en passe. Il n’y a pas là-dedans le moindre milligramme de progrès moral, mais le développement d’un orgueil incommensurable de l’homme à côté duquel celui des constructeurs de la Tour de Babel semble négligeable (quoique parfaitement conscient du défi porté à la transcendance divine). Les mêmes causes produisent les mêmes effets : la confusion ! Non plus celle des langues, mais celle qui transforme le bien en mal et le mal en bien. Plus aucun repère dans ce monde dont nous commençons à peine à percevoir l’impensable immensité , le silence éternel et le vide.
Puissions-nous ne pas regretter cette insolence de la pensée, cet obscurcissement de la conscience, cet aveuglement de la raison.
Allons ! Réveille-toi ô toi qui dort !

Encore un merveilleux poème de Marc RUGGERI.

Il illustre à merveille la vanité des espoirs que met l’homme dans un progrès illusoire et nécessairement limité.

Quand tu vas sur le sentier au bord
de l’origine,
quand le vent te traverse,
à perdre haleine,
et fait rire le genêt en toi,
quand l’ombre progresse
et trébuche
sur un soleil inattendu qui bondit
de l’intérieur de toi,
ce n’est pas le chemin
qui contredit la mort,
c’est l’enciellement de tes pas.
Le jardin de Kercambre (été 2017)
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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L’archevêque de Strasbourg écrit à la jeunesse.

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Tout finit pas se savoir.

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Liberté ! Liberté ! Liberté !

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Excellent article de Philippe de SAINT-GERMAIN qui défend le pape François.

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MELUCHE, CORBIERE et la vérité !

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Sur cinq euros !

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Vive la Pologne, monsieur !

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Sondage = Manipulation. Résistez !

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Après la Dinde du Poitou, nous avons la Poule du Nord !

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Il existe quelques députés lucides !

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Et toujours un commentaire sur les larmes socialo-hispanique de Notre-Drame de Paris.

jeudi 7 septembre 2017

07 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Cheminer courageusement sur une arête !



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Encore un peu de BRUCKNER
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. La nation est donc cet ensemble singulier à travers lequel j’accède à l’universel, un contrat et une contrainte entre individus dans le cadre d’un esprit hérité d’une tradition de vie en commun. La diluer brutalement dans un environnement plus vaste, la sacrifier sur l’autel des intérêts économiques, ce n’est pas nous offrir le mondial, c’est encourager toutes les régressions locales, régionales, tribales : d’où cette dialectique du satellite et du clocher qui règle nos échange avec l’extérieur puisqu’à la griserie d’accéder à la dimension planétaire, se mêle la crainte de disparaître dans l’indistinct."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 194.)
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2. COMMENTAIRES.
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Notre patrie vit très exactement ce drame que lui imposent les puissances d’argent, les puissances économiques lesquelles ont colonisé et parasité le monde politique au point d'en dévorer la substance. Oui, bien sûr, la France (et probablement est-ce là une des caractéristiques essentielles de son génie) a toujours pensé l’universel, mais elle n’a jamais renié, jusqu’à un passé récent, illustré par un quinquennat de médiocres et de traîtres à la patrie, qu’elle avait dans le concert des nations une place singulière, celle que lui valait, par exemple, la Déclaration des Droits de l’Homme.
Aujourd’hui l’amour de la mondialisation est l’encens que les gouvernants offrent aux idoles des grandes industries, des trusts, des banques. Mais les peuples ont la peau dure, et ils n’acceptent pas aussi facilement que ces messieurs le pensent, l’idée de se fondre dans une gouvernance mondiale réglée par le fric.
Nous défendons le droit d’être nous-même, y compris devant les étrangers qui pensent (à juste titre d’ailleurs) trouver sur notre sol la paix et la sécurité. La France a une longue histoire derrière elle ; elle a lutté contre l’impérialisme des Plantagenet, de la maison d’Autriche, de celle d’Espagne  ou celle de l’empire allemand (Cf. Bernanos) avec un succès qui n’a jamais été démenti par les faits. Elle luttera contre l'impérialisme islamiste.
Il a fallu la trahison des vieillards munichois, et aujourd’hui celle de la classe des intellectuels dits « de gôôôôche », des énarques, et d’une classe politique constituée d’oligophrènes, pour nous amener à réfléchir sur les moyens de rester nous-mêmes, sans renier la tradition d’accueil millénaire qui fut toujours la nôtre. En vérité, nous pouvons nous passer d’un gouvernement. Après tout, nos amis belges l’ont bien fait pendant plus d’un an, et n’ont pas arrêter de respirer pour autant ! Au contraire.
Certes, il est difficile de cheminer sur une arête, entre deux précipices, celui de la dilution dans le chaos mondial, celui du rabougrissement et du reniement de notre identité. Raison de plus pour courir ce risque. Il suffit d’avoir de l’autorité et du discernement.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Je le redis fermement. Lisez (au moins une partie de) ces articles !
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Deux poids, deux mesures.


Pas de mandat de dépôt à l’audience pour ces furies que l’on devrait renvoyer chez elles. Mais mandat de dépôt à l’audience et deux mois de prison ferme pour Nicolas Bernard-Buss qui avait osé défier Pépère, alias Normal Ier, alias François Hollande.
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Les idéologues ne le crient pas sur les toits, et pourtant !

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Défendre les langues régionales et déboulonner l’abbé Grégoire, en l’éjectant du Panthéon !

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Le racisme est de toujours et de partout !


Inutile de préciser que c'est une bête immonde !
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Nestlé s’y met à son tour : plus de croix sur ses yaourts grecs !

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Les larmes de la vierge de Syracuse.

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Un grand écrivain témoigne.

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Nous sommes complices des atrocités commises au Proche- et au Moyen-Orient !

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Le problème du Président.



mercredi 6 septembre 2017

06 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Autonomie et enracinement ! Non aux experts !

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Nous n’en avons pas fini, loin de là, comme je le pensais initialement, avec Pascal BRUCKNER.
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Alors que la beauté de l’existence, c’est de s’échapper, de s’ouvrir à la multitude des destins possibles que nous portons en nous-mêmes. Plutôt que d’être quelqu’un, pourquoi ne pas vouloir être plusieurs ? Se connaître n’est utile que pour mieux s’oublier, n’être plus encombré de soi, se rendre disponible à la splendeur du monde. Faut-il rappeler cette évidence que la richesse d’une personne est celle des rapports qu’elle entretient avec les autres, de son aptitude à tisser des liens de toutes sortes, par l’offrande, la ferveur, la réciprocité ? Qu’un homme n’est grand qu’à se dépasser dans une chose plus vaste, dans la révélation d’un univers plus dense, plus durable que sa simple subjectivité ? Réconcilier le souci d’indépendance et le besoin d’appartenance, telle est probablement notre tâche dans les années à venir, même si les allégeances doivent être de préférence choisies et non subies, plurielles et non uniques, révocables et non permanentes. Il est d’autres usages de soi que l’utilitarisme hédoniste. C’est la tension qui est fécondante, non le monopole d’un seul terme qui s’érige en dogme." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 175.)

Et comme promis hier :

Poème de Marc RUGGERI.

Pour fêter saint Louis, avec retard, mais je n’ai pas pu disposer de ce texte à la date du 25 août.

Terre de France, ô Mariale Patrie,
ensemencée servante de noble éternité,
que fais-tu de Ton Roi ?
Où campes-tu du Christ l’armée douce et fidèle ?
Où sont Jeanne et Michel ?
Que peuvent pour nous les Anges,
si tu te renonces, France, à rencontrer ta foi ?
Elévations sur notre temps (été 2017).
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà ce que les hommes politiques ne comprennent pas. Ils ne font pas rentrer dans leurs visions (pour ne pas parler de leurs calculs), la dimension imprévue, improbable même, de toute vie humaine. Ils veulent soumettre les citoyens au déterminisme économique et aux soi-disant solutions élaborées par les experts dans des laboratoires de pensée extra-terrestres. Ils excluent de leurs propositions, à la fois toute idée d’autonomie et d’indépendance des sujets (dans lesquels ils ne voient que des individus) et le besoin d’appartenance. Ne leur en déplaise, nous appartenons à une patrie, avec son histoire, ses défauts, son génie, et il est normal et même indispensable que tout étranger qui accède à la citoyenneté française apprenne à aimer ce passé et à habiter le présent de sa nouvelle patrie de toutes leurs forces. Manifestement, nous n’en prenons pas le chemin. Nous admettons des clandestins sans les accueillir, nous acceptons que s’implantent sur notre sol des ghettos ethniques et religieux qui n’ont rien à voir avec la France, mais nous ne faisons rien pour sortir de ces prisons les étrangers où les Français d’origine étrangère  se sont laissé enfermer.
Bref, comme le disait monsieur MACRON, l’immigration est sans doute ou peut-être ou pas du tout, une opportunité économique, mais nous ne faisons rien pour la transformer en une opportunité de rayonnement pour notre patrie. Or ce serait bien cela le dépassement dont parle BRUCKNER. Et il n’est pas demandé une allégeance unique !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Cette rubrique est aujourd’hui très garnie. N’omettez pas de lire quelques-uns de ces articles si vous n’avez pas le temps de les lire tous.
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La voie à suivre, partout et pour tous ! Liberté ! Liberté !

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Voilà pourquoi la parole du pape François est parfaitement justifiée.


L’analyse est d’une très grande justesse. Et elle montre que le point de vue du pape n’est pas politique, mais évangélique et universel.
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Chers amis, lisez, je vous en supplie ce magnifique article !


Et cet autre-là !


Je dois dire que je connais une jeune femme, baptisée il y a 5 ans, qui a fait la même expérience des rayons de lumière émis par la sainte hostie consacrée, ce qui l’a conduite à la conversion instantanée.
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Même le Huf le dit, et pourtant il l’a soutenu !

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Vive l’Alsace qui montre aux autres Français la voie à suivre !

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On ne discute pas l’évidence ! Elle crève les yeux !

Sauf ceux des aveugles !

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Lidl est mal parti, non seulement en Alsace, mais aussi dans toute l’Europe !


Vilain oiseau que celui qui salit son nid !
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Aveuglement des « occidentaux » :

Non à la russophobie ! Vive la Sainte Russie.

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Notre-Drame de Paris et sa folie congestive.


mardi 5 septembre 2017

05 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. On ne sort pas de rien !

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Vous reprendrez bien un petit verre de BRUCKNER ?
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Or le moi n’est pas tant haïssable, comme le disait PASCAL, que pitoyable lorsqu’il se réduit au face à face avec soi-même, à l’interminable rumination de ses petits problèmes. Abolition du péché originel, proclamait la Révolution française. Désormais, je n’ai plus aucun devoir envers mes ancêtres, je n’ai plus à me soucier du poids d’un héritage, je suis tout entier contemporain à moi-même. Mythe de l’auto-engendrement de soi dont le self-made man serait l’illustration exemplaire, s’étant pour ainsi dire extrait lui-même du néant de la pauvreté. […]."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 172.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas opposer BRUCKNER à THIBON que de dire que nous avons des devoirs vis-à-vis de nos ancêtres. THIBON nous enjoint d’habiter notre présent, d’être présent à nous-même, il ne dit jamais que la tradition ne vaut pas tripette. Il dit qu’il ne faut pas vivre dans la nostalgie du passé.
Ce que BRUCKNER rajoute ici et qui est essentiel, est qu’il nous est nécessaire de ne pas regarder sans cesse, et avec complaisance, notre nombril. Il nous dit que le mythe de l’auto-engendrement, que l’absence totale de toutes déterminations (si chères à ce bon Vincent PEILLON qui, toutefois, y substitue la détermination républicano-anticléricalo-maçonnique) nous conduit au point où nous en sommes : un déracinement total, une croissance de soi hors sol, hors de toute transcendance, une solitude tragique, et finalement la glorification de quelques grossiums qui, au prix de contorsions réitérées avec la justice, se sont faits eux-mêmes sur le dos des autres.
J’attends qu’on me prouve que l’auto-engendrement de soi est une réalité anthropologique, constitutive de l’homme. (Je reconnais que c'est une vérité qu'il est difficile d'aimer.)
C’est pourquoi les admirateurs patentés de monsieur MACRON, qui ne cessent par leur flagornerie, de flatter son ego, sont dans l’erreur la plus totale. Il faut reconnaître que monsieur MACRON est d’une intelligence aiguë et qu’il a perçu le danger du splendide isolement, assis qu’il serait sur le trône de Jupiter. Il a d’ailleurs renvoyé les journalistes dans leurs cordes en leur reprochant de s’occuper trop d’eux-même. Cependant, en contradiction avec ces beaux discours, il n’a pas hésité à prendre à sa solde un Bruno ROGER-PETIT, dont je vous rappelle qu’il hésitait sur le choix des armes susceptibles de massacrer les participants à La Manif Pour Tous : le révolver, la grenade, le poignard, le poison ou l’instrument contondant. Personnellement, si j’avais le choix pour ce qui concerne ce « journaliste », pour le réduire au silence je le mettrai dans un placard.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Soutenir l’armée française contre la camarilla du Président !


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Voilà la seule voie possible pour le bonheur des hommes !


Reconnaissez que je n’ai jamais cessé de le dire, à ma façon !
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Le patriarche de Rome et celui de Constantinople disent la même chose, ensemble ! Laus tibi Christe !

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Quand tu étais sous le figuier !

Elvire Debord abonde dans ce sens avec sa superbe recension d’un livre d’Adrien Candiard.

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Non au libéralisme. Analyse chrétienne de ce fléau.

Dézinguer Mammon ! Objet de la réflexion des participants à cette université d’été !

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Gardons le sexe des mots !

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Annonce d’un colloque (merci à Michel).


Je ne connais pas bien Octave MIRBEAU. Mais il admirait Léon BLOY. C'est un titre de gloire pour lui.
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La carnassière est remplacée par le carnassier.

http://www.bvoltaire.fr/boris-belkacem-pire-najat-vallaud/?mc_cid=9849ca870b&mc_eid=70a17346c4

lundi 4 septembre 2017

04 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Qui accepte de perdre sa vie la sauvera !

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Cycle BRUCKNER toujours !
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Est-il possible de concevoir la frugalité autrement que comme une résurrection de l’ascèse chrétienne ou une diététique de repus avides de retrouver la grande simplicité ? Le monde appartient à celui qui y renonce, disaient les franciscains : dans la disette réside l’opulence, dans le vide le vrai plein. Qui jamais ne prend, jamais ne saisit, possède les biens essentiels puisqu’il n’a nul besoin de les avoir pour en jouir. Ce renoncement est l’envers de l’avidité, il met à ne pas choisir la même intransigeance que celle-ci à rien refuser. Peut-être faut-il arracher la frugalité à l’idée sinistre d’abstinence : elle n’est pas une soustraction mais un plus, l’ouverture à d’autres dimensions de l’existence. Ne pas se laisser piéger par l’affairement, les contraintes stériles, se désencombrer des babioles socialement valorisées, déplacer les frontières du nécessaire et du superflu, mettre le faste là où la plupart ne voient que futilité et la misère où la plupart célèbrent le luxe. Bref, se restreindre, non pour se priver mais pour multiplier d’autres plaisirs moins communément admis. Faute de quoi, la frugalité resterait l’annexe écolo de la pauvreté religieuse, la variante moderne du pain noir et du pichet d’eau, une caricature de néo-ruralité façon Henry David THOREAU, le rousseauiste américain partisan de la vie dans les bois. Que tout cela soit flou, imprégné d’eau bénite et de snobisme n’empêche pas que liberté est donnée à chacun de décider en son for intérieur de quels traquenards sociaux il se préserve, de quel faux éclat il est prêt à se passer. Si l’angoisse de notre temps est celle du passage, cela veut dire que le changement qui s’annonce portera avec lui de nouvelles richesses dont nous n’avons pas idée. Elles ne périmeront pas les présentes, elles les relégueront à une autre place." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER. 
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 146.)

Poème de Marc RUGGERI.

Tout le ciel a dressé son silence
en rempart.
Si je ne m’effondre,
ô mon Dieu,
c’est que toujours
Tu t’enroches à moi.
Elévations sur notre temps (été 2017)

Voilà une superbe illustration de ce qu’est le superflu et le nécessaire. Je dis et redis que Marc RUGGERI est un très grand poète.
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous invite tout d’abord à lire cet article paru sur le site du Huffington post à propos de Pascal BRUCKNER.


Je n’aime pas beaucoup ce médium. Je reçois quotidiennement ses informations que je puis comparer à celles que me donnent d’autres sites. Le Huf, comme on dit chez les « journalistes » est superficiel et il sélectionne soigneusement les nouvelles qui vont dans le sens des intérêts de ses actionnaires. Mais pour une fois, il dit des choses justes (avec quelques piques cependant et souvent) et ici, il le fait sur un auteur dont on n'attendait pas qu’il puisse célébrer, comme il le fait dans cette citation, la tempérance et la frugalité dont il suggère sans le dire explicitement que le sens profond est d’origine spirituelle (quoi qu’au passage, et à mon avis inutilement, il donne un coup de patte oblique aux cathos, avec l’évocation de l’imbibition par l’eau bénite de l’idée de frugalité et de tempérance).
Éviter les traquenards sociaux tendus par un monde dont la seule finalité semble être d’accroître indéfiniment la production de biens non pas pour leur utilité mais en vue du profit de ceux qui les produisent : voilà un bel objectif politique. On ne peut bien sûr l’imposer, tant il y a de nos congénères des gens qui sont dans la misère ou la gêne. Mais est-ce trop demander à ceux qui ne manquent de rien de penser à ceux qui manquent de tout ?
On peut éviter de tomber dans le snobisme boboïque du végétarisme, du véganisme, du retour à la nature dans des lotissements pourvus de paillottes climatisées et servis par un personnel stylé, en s’efforçant sans rien dire, sans rien prêcher, de vivre selon ces sages préceptes.
Car celui qui accepte de perdre sa vie la sauvera et qui veut sauver sa vie la perdra.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Les Églises évangéliques sont-elles plus courageuses que l’Eglise catholique ?

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Le tweet ignoble de Bruno ROGER-PETIT !


Les censeurs n’ont pas réussi à gommer cet article !

Ni cette interview !


Ni ces réactions !


Ni ce cirage de pompes !


LES LIRE TOUS POUR SE FAIRE UNE IDEE DU PERSONNAGE !
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La Pologne, nouvelle fille aînée de l’Eglise ?

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Un seul remède aux maux qui nous accablent !