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jeudi 1 septembre 2022

BILLET DU 01er SEPTEMBRE 2022. L'AUTONOMIE DE LA PERSONNE A LA SAUCE COVIDIENNE !

 Et voilà encore un ouvrage fondamental. Je vous en livre un petit morceau, avant de vous en donner la référence :

"(...) : la reconnaissance par la société des droits de l'individu ne signifie pas que la même société lui confère l'autonomie indispensable pour les exercer. On a même fortement le sentiment du contraire à considérer l'évolution des sociétés modernes, dont la culture paraît conspirer à littéralement détruire chez les individus de se comporter en sujets autonomes. La visée par excellence du totalitarisme : l'embrigadement, la participation forcée au processus politique "scientifiquement" conduit par l'Etat-Parti. En regard de quoi ressort le droit fondamental acquis de fait par les individus au sein des sociétés libérales: le droit de se désintéresser de la conscience de l'existence sociale, de s'enclore strictement dans sa propre sphère privée. Mouvement dont on ne saurait se dispenser d'interroger l'effet ravageur, à long terme, sur l'intime économie psychique des êtres, et dont le moins qu'on puisse dire, c'est que, s'il les isole narcissiquement, ce n'est pas pour leur procurer la force personnelle d'assumer, vis-à-vis du dehors, l'originalité et l'indépendance qu'ils revendiquent intérieurement. Plus à l'inverse, l'individu se complait dans sa proximité avec lui-même et ses familiers, plus par ailleurs le souci de ne pas apparaître différents des autres le tenaille, plus il s'en remet volontiers aux mains expertes de bons guides pour décider à leur place."

In Marcel GAUCHET,

La démocratie contre elle-même (Collection "Tel", N°317.)

Gallimard, Paris, 2002.

Vous aurez compris pourquoi j'ai parlé de sauce covidienne. Les débats scientifiques font rage sur l'utilité des prétendus vaccins, mais des sages, des scientifiques, des gens qui savent et surtout des gens qui peuvent, nous ont présenté la vérité à laquelle nous étions priés de nous ranger. Les vrais héros de cette crise pandémique sont bien ceux qui ont su résister, au prix de leur carrière, de leurs finances, de leur réputation à la rage administrative, politique, médiatique ; ce sont eux qui ont fait preuve d'autonomie et de jugement. Puissent-ils être reconnus un jour comme les héros d'une période sombre et ténébreuse. Mais la plupart de nos concitoyens ont préféré le conformisme, ont eu peur et ont fini par obéir à des ordres contradictoires.

mercredi 24 août 2022

BILLET DU 24 AOÛT 2022. EXERCICE PRATIQUE DE LA PENSEE CRITIQUE : SUR LA "VACCINATION" DES FEMMES ENCEINTES

 Facebook a censuré un article dans lequel il était dit que la vaccination des femmes enceintes contre la Covid 19 provoquait des catastrophes et environ 20 % de fausses couches. J'avais bien pris soin d'indiquer que les auteurs n'étaient pas tous d'accord sur ce point. Mais les études (souvent financées par Pfizer ou Moderna) se gardaient bien de préciser des points très importants comme le moment de la grossesse où le "vaccin" était administré. Toute pensée critique aurait dû se poser au moins trois questions :

(a) Pendant combien de temps la protéine Spike (de pointe) produite par ces préparations à ARNm est-elle produite ? 

Après avoir affirmé qu'elle disparaissait en une quinzaine de jours, le CDC (Center for Disease Control) a supprimé le passage de son constat comme l'indique cet avertissement.


(b) La protéine Spike est-elle sans danger pour l'organisme ?

Comme, je l'ai déjà signalé sur FB à plusieurs reprises, il n'existe pratiquement AUCUNE étude sur la toxicité de cette protéine pour l'homme ou les animaux. Mais il en est une réalisée sur le poisson zèbre, un modèle animal très utilisé pour des études de physiopathologie, qui montre ceci :

 

Ventura Fernandes BH, Feitosa NM, Barbosa AP, Bomfim CG, Garnique AMB, Rosa IF, Rodrigues MS, Doretto LB, Costa DF, Camargo-Dos-Santos B, Franco GA, Neto JF, Lunardi JS, Bellot MS, Alves NPC, Costa CC, Aracati MF, Rodrigues LF, Costa CC, Cirilo RH, Colagrande RM, Gomes FIF, Nakajima RT, Belo MAA, Giaquinto PC, de Oliveira SL, Eto SF, Fernandes DC, Manrique WG, Conde G, Rosales RRC, Todeschini I, Rivero I, Llontop E, Sgro GG, Oka GU, Bueno NF, Ferraris FK, de Magalhães MTQ, Medeiros RJ, Mendonça-Gomes JM, Junqueira MS, Conceição K, Pontes LG, Condino-Neto A, Perez AC, Barcellos LJG, Júnior JDC, Dorlass EG, Camara NOS, Durigon EL, Cunha FQ, Nóbrega RH, Machado-Santelli GM, Farah CS, Veras FP, Galindo-Villegas J, Costa-Lotufo LV, Cunha TM, Chammas R, Carvalho LR, Guzzo CR, Malafaia G, Charlie-Silva I.Voici le résumé de cet article.Despite the significant increase in the generation of SARS-CoV-2 contaminated domestic and hospital wastewater, little is known about the ecotoxicological effects of the virus or its structural components in freshwater vertebrates. In this context, this study evaluated the deleterious effects caused by SARS-CoV-2 Spike protein on the health of Danio rerio, zebrafish. We demonstrated, for the first time, that zebrafish injected with fragment 16 to 165 (rSpike), which corresponds to the N-terminal portion of the protein, presented mortalities and adverse effects on liver, kidney, ovary and brain tissues. The conserved genetic homology between zebrafish and humans might be one of the reasons for the intense toxic effects followed inflammatory reaction from the immune system of zebrafish to rSpike which provoked damage to organs in a similar pattern as happen in severe cases of COVID-19 in humans, and, resulted in 78,6% of survival rate in female adults during the first seven days. The application of spike protein in zebrafish was highly toxic that is suitable for future studies to gather valuable information about ecotoxicological impacts, as well as vaccine responses and therapeutic approaches in human medicine. Therefore, besides representing an important tool to assess the harmful effects of SARS-CoV-2 in the aquatic environment.
Voici un autre article :Thiarlen Marinho da Luz 1, Amanda Pereira da Costa Araújo 2, Fernanda Neves Estrêla Rezende 1, Abner Marcelino Silva 1, Ives Charlie-Silva 3, Helyson Lucas Bezerra Braz 4, Paulo R S Sanches 5, Md Mostafizur Rahman 6, Damià Barceló 7, Guilherme Malafaia 8

Despite advances in research on the vaccine and therapeutic strategies of COVID-19, little attention has been paid to the possible (eco)toxicological impacts of the dispersion of SARS-CoV-2 particles in natural environments. Thus, in this study, we aimed to evaluate the behavioral and biochemical consequences of the short exposure of outbred and inbred mice (male Swiss and C57Bl/6 J mice, respectively) to PSPD-2002 (peptide fragments of the Spike protein of SARS-CoV-2) synthesized in the laboratory. Our data demonstrated that after 24 h of intraperitoneal administration of PSPD-2002 (at 580 μg/kg) the animals did not present alterations in their locomotor, anxiolytic-like, or anxiety-like behavior (in the open field test), nor antidepressant-like or depressive behavior in the forced swimming test. However, the C57Bl/6 J mice exposed to PSPD-2002 showed memory deficit in the novel object recognition task, which was associated with higher production of thiobarbituric acid reactive substances, as well as the increased suppression of acetylcholinesterase brain activity, compared to Swiss mice also exposed to peptide fragments. In Swiss mice the reduction in the activity of superoxide dismutase and catalase in the brain was not associated with increased oxidative stress biomarkers (hydrogen peroxide), suggesting that other antioxidant mechanisms may have been activated by exposure to PSPD-2002 to maintain the animals' brain redox homeostasis. Finally, the results of all biomarkers evaluated were applied into the "Integrated Biomarker Response Index" (IBRv2) and the principal component analysis (PCA), and greater sensitivity of C57Bl/6 J mice to PSPD-2002 was revealed. Therefore, our study provides pioneering evidence of mammalian exposure-induced toxicity (non-target SARS-CoV-2 infection) to PSPD-2002, as well as "sheds light" on the influence of genetic profile on susceptibility/resistance to the effects of viral peptide fragments.

Toute personne sensée devrait se demander si la production "vaccinale" de protéine spike peut produire ces effets dans la mesure où elle n'est pas éliminée rapidement.

(c) Le placenta est-il imperméable à la protéine spike ?

Cette question est évidemment capitale. Si la protéine spike produite par une femme enceinte qui vient d'être vaccinée traverse le placenta, et compte tenu de la petitesse de l'embryon, il est impossible d'exclure que la "vaccination" soit dangereuse.

Certes, il y a beaucoup d'études purement observationnelles sur cette question, et il n'est pas juste de les écarter. Mais tout de même, quand on met au point en un an un "vaccin" sans se préoccuper de ces questions, on peut se poser des questions sur la qualité scientifiques des chercheurs qui l'ont produit.






jeudi 4 août 2022

BILLET DU 4 AOÛT 2022. LES CISEAUX D'ANASTASIE

 Chers amis, j'ai posté hier sur FB les liens de plus d'une dizaine d'articles sur les effets nocifs des "vaccins" contre la COVID 19. Comme ces articles sont publiés dans des revues internationales à comité de lecture, le malheureux n'a rien pu faire pour contrer ces faits. Patatras! J'ai eu le malheur de poster un article montrant des manifestants qui clament ne pas vouloir être des cobayes (voici ce lien : lecourrierdesstrateges.fr/2022/07/12/la-toxicite-des-injections-covid-augmente-elle-avec-le-nombre-de-rappels-par-laurent-aventin/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog_1409) et la photo qui, paraît-il, nuit et blesse nos frères humains.) Il fallait bien trouver un os à ronger pour empêcher un emmerdeur bien renseigner de dire la vérité sur ce qui est. En effet cet article a été partagé sur FB déjà 176 fois. FB a-t-il bloiqué 176 comptes. 



 Les "vaccins" sont tous en phase III d'expérimentation. Ils n'ont reçu, en Europe du moins, qu'une autorisation temporaire d'autorisation (ATU). Ils font partie d'une sous-classe de médicaments, lesquels sont définis comme toutes préparations ou substances susceptibles de traiter ou de prévenir une maladie humaine ou animale.  Les "vaccins" contre le SARS Cov2 ne préviennent pas la survenue de la maladie qu'ils sont censés théoriquement sinon éradiquer du moins en diminuer notablement le nombre. 
Alors il utilise tous les prétextes. Mais, heureusement, j'ai gardé mon Blog. Alors lisez-le.

lundi 6 décembre 2021

BILLET DU 6 DECEMBRE 2021. SHADOW DAYS, OU LA LECON DE ZHAO Dayong

 

Ce texte reprend en partie le cours délivré par le Pr Anne  CHENG, le 2 décembre 2021, au  Collège de France. Les phrases en italiques sont ses propres remarques.


Paru en 2014, Shadow days a été a été tourné par un jeune réalisateur, ZHAO Dayong (鬼日子 ; Gui Ri Zi), sur ses propres deniers car il ne voulait pas s’exposer à la censure chinoise. Le film n’a pas pu être diffusé en Chine. il a reçu une mention spéciale au Festival international du film de Tokyo en 2014. Il est intéressant d’entendre ce que dit ce réalisateur sur son film. Dans une interview qu’il a donnée à Rue 89, ZHAO Dayong répond à une question relative à l’élément qui a déclenché la création de ce chef-d'oeuvre, lequel concerne le contrôle forcé des naissances et la politique de l’enfant unique : "Cela remonte à l’un de mes premiers souvenirs quand j’avais trois ou quatre ans. (ZHAO Dayong est né en 1970 ; il avait trois ou quatre ans au moment de la Révolution culturelle.) Dans le film, dit-il, on voit un camion qui emmène un groupe de femmes qui doivent subir un avortement forcé. (La vision d’un groupe de personnes que l’on emmène ainsi dans un camion évoque d’autres souvenirs assez pénibles !). C’est quelque chose, dit-il, dont je me souviens parfaitement. J’ai vu ne telle scène (bien qu’il fût très petit à cette époque) un camion de couleur vert militaire avec un groupe de femmes debout à l’arrière, emmenées à l’hôpital pour avorter et il y avait ma mère parmi ces femmes. (Le plus terrible suit). Ce n’était pas forcément une scène horrible à voir, car plusieurs de ces femmes n’exprimaient aucune tristesse. (Elles étaient complètement résignées.) Mais c’est un souvenir qui est resté gravé dans ma mémoire. Cette politique visant à réduire la natalité est devenue quelque chose de normale en Chine. On vit avec, et personne ne s’y oppose véritablement, parce que la propagande a enraciné l’idée que la politique est décidée en haut et que tout le monde doit s’y plier. On nous a dit pendant des décennies que nous avons trop d’enfants ; pour avoir une vie meilleure, il faut limiter le nombre d’enfants. Tout le monde l’a accepté, mais moi je trouvais ça cruel. Mais le fait que tout un groupe humain (c’est-à-dire, en fait, toute la société chinoise, plus d’un milliard de personnes) trouve ça normal fait peur. C’est triste et c’est ça qui m’a intéressé et qui m’a amené à faire ce film."

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-cinema/20160330.RUE2530/shadow-days-la-brutalite-ordinaire-dans-un-village-chinois.html ; voir aussi) https://bullesdeculture.com/interview-shadow-days-2014-zhao-dayong/ )

Je me demande, en entendant ces paroles, si les choses sont tellement différentes chez nous. Un conciliabule, intitulé "Conseil de Défense sanitaire", qui n'a aucune existence constitutionnelle et dont les délibérations sont classées Secret Défense ou en tout cas sont secrètes, inspire au Gouvernement, des décisions qui offensent dramatiquement les libertés fondamentales, sans aucune justification, autre que politique. Les décisions pleuvent d'en haut, changent tous les 8 jours, et sont parfois grotesques. On se demande du reste comment des personnes non vaccinées ont pu rentrer à l'hôpital sans pass sanitaire, puisqu'il en faut un pour ce faire. Nous avons vu que les personnes vaccinées, qui cet été étaient désignées comme protégées, sont sensibles au  virus et peuvent être contaminées, et contaminer leur entourage. (J'en connais deux qui me touchent de près). D'où la troisième dose, et en Israël, la quatrième. Le mensonge concernant les hospitalisations qui seraient à  80 % le fait de personnes non vaccinées fait peur. Mais on se demande comment dans une population vaccinée à 80 %, il n'y aurait que des non vaccinés malades et hospitalisés. C'est statistiquement impossible. alors pour faire peur, on nous dit que les malades sont des jeunes... Je tends l'oreille et j'entends que ces jeunes ont environ 40-45 ans. D'où la nécessité conséquente de vacciner des mouflets de 5 à 11 ans, alors que chez ces enfants, l'infection est bénigne. Tout cela est absolument incohérent. Et nous acceptons comme des  moutons des décisions venues d'en haut. Autant je trouve utile et justifié de vacciner les personnes âgées de plus de 65 ans, puisque l'âge est un facteur de risque, autant je trouve inutile, et parfois dangereux de vacciner à tire-larigot des personnes en bonne santé et dont le risque de faire une forme grave est faible. Il existe des études qui montrent que certains gènes sont associés à la gravité de la maladie. Il ne semble pas que ces travaux aient reçu la publicité qu'ils méritent.


samedi 27 novembre 2021

BILLET DU 28 NOVEMBRE 2021. A PROPOS DE LA CINQUIEME VAGUE

 Chers amis,

L'offensive menée contre les non vaccinés est ubuesque. Merdre !  aurait dit le père Ubu. Je vais tâcher d'explique cela brièvement.

Cette attaque indigne repose sur des prémisses ou des présupposés scientifiquement infondés, pour ne pas dire ridicules. Elle suppose en effet que seuls les "non vaccinés" sont sensibles à l'infection, et qu'ils sont les seuls vecteurs de la maladie. C'est évidemment faux puisque des personnes "vaccinés" peuvent contracter le virus (et l'exemple assez drôle est celui de monsieur CASTEX ; on aurait dû fermer la classe et supprimer le Conseil des Ministres, pendant qu'on y était), et faire des infections asymptomatiques (et donc non détectées ; mais elles sont contagieuses), des formes symptomatiques et des formes graves. Il devient de plus en plus évident que le "vaccin" perd de son efficacité TRES RAPIDEMENT, puisque 6 mois après les deux injections, l'immunité résiduelle est quasiment nulle. C'est du reste ce fait qui a incité les pouvoirs publics à recommander la troisième injection, 5 mois après la première. 

A qui ferez vous croire que PFIZER, MODERNA et peut-être d'autres ignoraient ce fait ? Les essais de ces laboratoires ont duré 6 mois, et il est inconcevable qu'ils n'aient pas étudié la sérologie de leurs cobayes. Du reste, je suis très étonné de voir que personne, parmi les savants autoproclamés de certains plateaux télé, n'évoque la production d'anticorps de la classe des IgA, des anticorps dits sécrétoires, qui sont produits à hauteur des muqueuses, y compris dans la muqueuse orale et qui jouent certainement un rôle protecteur très important.

En vérité, la seule mesure efficace serait d'isoler les personnes contaminées, "vaccinées" ou "non vaccinées" (je dis bien isoler et non confiner), qui présenteraient une épreuve PCR ou antigénique positive, faisant d'elles des vecteurs et des disséminateurs potentiels du virus. 

Rien de tout cela. On fait semblant de croire que seuls les "vaccinés" sont des gens fréquentables, et que les autres sont des égoïstes irresponsables, comme si la vaccination était le talisman macrono-compatible. Nous voici maintenant embarqué dans le bateau du variant omicron qui présente, excusez du peu, 32 mutations dans la protéine de pointe, utilisée comme antigène, et dont l'origine, douteuse, est peut-être due à l'usage intempestif de diverses molécules dont le nom se termine en VIR (remdésivir, molnupiravir) et qui sont des dangers ambulants en raison de leur capacité à sélectionner des mutants qui sont immunologiquement dominants et échappent aux anticorps déjà présents.

Ce gouvernement est composé de manipulateurs (par la peur), de menteur (par la dissimulation des chiffres de l'infection des différentes catégories de patients) et d'ignorants (par la non connaissance des phénomènes liés à une infection virale). Je ne peux pas imaginer que le Conseil scientifique n'ait pas évoqué ces problèmes. Mais apparemment, ILS n'en ont tenu aucun compte.

Gilets jaunes, sous-marins australiens, migrants que les anglais veulent nous refiler parce qu'ils n'en veulent pas (dénoncer les accords du Touquet ; la frontière n'est plus à Calais, elle est au milieu de la Manche. Point barre), destruction de 150 bateaux de pêcheurs français pour satisfaire les exigences britanniques (ne plus acheter le moindre poisson originaire de la perfide Albion), émeutes en Martinique, en Guadeloupe, abandon de pans entiers de notre souveraineté pour une Europe qui se paye le luxe d'acheter pour 1 milliards d'euros de remdésivir, la veille du jour où l'OMS recommande de ne pas utiliser cette molécule toxique. Tout cela n'est pas très brillant. Mais pendant qu'on parle de la cinquième vague, on ne parle pas de notre déclin et des gifles que nous donnent nos "partenaires".




lundi 8 juin 2020

Lundi 8 juin 2020. Chronique de l'hydroxychloroquine. Acte 6... Il faut creuser, messieurs, mesdames les journalistes !



Petites notules dérangeantes sur l'essai E-RECOVERY...
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Messieurs et mesdames les journalistes scientifiques du Monde et du Figaro, relayés par la Presse Quotidienne Régionale, détenue par les mêmes mains, n’avez-vous pas honte ?
Mais vous devriez vous couvrir de cendres, vous vêtir de sac de toile, et faire pénitence. Vous annoncez, que dis-je ? vous assénez des vérités en vous fondant sur les conclusions d’une étude randomisée en double aveugle, (en tout cas déclarée telle) selon un de ses responsables, le Pr Martin LANDRAY, qui n’est nullement infectiologue, mais spécialiste du traitement informatique des Big data (ou données massives) et des essais cliniques (en matière de maladie cardiaques chroniques, de maladies chroniques du rein, et d’hypercholestérolémie). Vous ne connaissez pas les raisons de cette étude puisque vous n’avez pas eu accès à l’introduction d’un article qui devrait paraître (ce qui n'est pas encore fait), ni aux méthodes utilisées, ni aux critères d'inclusion dans l'étude, ni aux éléments cliniques, biologiques, virologiques, radiologiques, électrocardiologiques, pharmacologiques (posologie, distribution dans l’organisme), et pas davantage aux résultats et à leur analyse statistique. Vous avez ignoré ou feint d’ignorer que l’auteur principal de l’essai n’a utilisé que de l’hydroxychloroquine, et non pas l’association hydroxychloroquine + azithromycine. Si les investigateurs avaient eu un minimum de rigueur scientifique, ils auraient distribué l’étude de cette question de l'hydroxychloroquine en trois bras : hydroxychoroquine seule, azithromycine seule, et hydroxychloroquine + azithromycine. Il aurait alors été facile de voir si l’association des deux médicaments exerce un effet synergique ou si l’azithromycine seule est active. Mais ce n’était de cela qu’il s’agissait. Il s’agissait de démontrer QUE ÇA NE MARCHE PAS le traitement de RAOULT, et pour cause puisque ce n’est pas ce traitement qui a a été soumis à l’essai.
Si vous vous rendez sur le site dont voici le lien
https://www.trialsitenews.com/university-of-oxford-ramps-up-pragmatic-recovery-trial-testing-vaccine-candidate-developed-for-covid-19/?fbclid=IwAR3YPw5VznKs9P0RHBqveQvcAzQaa6KikrREHwn19mME7tY03qvCTvfgauA, vous avez un petit choc. Trialsitenews est un site international, hébergé dans l’état d’Utah, à SALT LAKE CITY. Il  enregistre tous les essais cliniques de médicaments dont les promoteurs veulent bien lui signaler l’existence, dont l’essai du Pr LANDRAY (adjoint à l’investigateur principal, Deputy Chief Investigator) et de son collègue, le Pr Peter HORBY qui est désigné comme l’investigateur principal (Chief Investigator for the Trial). Il est curieux que ce ne soit pas lui qui ait laissé fuité les conclusions - très hâtives – de cette étude, mais celui que l’on doit donc considérer comme le porte-parole officiel de cette dernière, Martin LANDRAY. Jusque ici, me direz-vous, rien de bien grave, sans doute des légèretés intentionnelles. Mais il faut lire le titre sous lequel a été enregistré l’essai par le site Trialsitenews : University of Oxford Ramps up Pragmatic RECOVERY Trial Testing Vaccine Candidate Developed for COVID-19. Alors vous vous frottez un peu les yeux.  Le titre signifie, approximativement, "L’Université d’Oxford accélère l’essai pragmatique RECOVERY en vue de tester un vaccin candidat développé pour la COVID-19".  (J'avoue que le titre est très tarabiscoté et que ma traduction est très approximative.) Vous vous attendez donc à voir un commentaire sur de possibles essais à venir avec ce candidat. Que nenni, il s’agit d’abord de prouver qu’aucun des traitements proposés ne marche, pour laisser la voie libre à la promotion d’un vaccin : les auteurs étudient donc l’effet du Lopinavir/Ritonavir, dont il est prouvé qu’il est inefficace par diverses études notamment chinoises, la Dexaméthasone (on se demande bien pourquoi, d’ailleurs, car ce stéroïde ne peut avoir d’effet que comme anti-inflammatoire, en phase cytokinique, aucunement comme antiviral et il est connu pour avoir des effets désastreux sur les pneumonies varicelleuses de l'adulte), l’Hydroxychloroquine (seule), et l’interféron-β 1a, utilisé en aérosol. Les auteurs de l’essai semblent avoir oublié le très sérieux travail de KLIMKE et al. qui ont utilisé avec succès un aérosol d’hydroxychloroquine seule. Voir ci-dessous la référence.

KLIMKE A, HEFNER G, WILL B, VOSS U.
Med Hypotheses. 2020 Apr 27;142:109783. doi: 10.1016/j.mehy.2020.109783.
L’article est en accès libre. On se demande pourquoi il n’est pas plus cité.

Cette voie d’administration est très facile à mettre en œuvre.

En somme, le but de l’étude E-RECOVERY consiste à déblayer le terrain pour permettre la commercialisation d’un vaccin.

Poursuivons notre analyse pour voir un peu plus loin. En général, il faut chercher d’où vient l’argent qui a servi à financer une étude manifestement fort coûteuse. Voici donc la liste des organisations qui ont financé ce travail.

Welcomme (c’est sans doute une erreur ; il faut lire Wellcome, je suppose)

Bon sang mais c’est bien sûr, aurait dit le commissaire BOURREL dans les Cinq dernières minutes. Bill Gates veut vacciner l’humanité entière. (Cf. l’article du Monde https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/05/bill-gates-nous-ne-sommes-pas-aussi-prepares-que-nous-aurions-pu-l-etre_6041830_3244.html). Il ne fait aucun doute qu’il a les meilleures intentions de toute la terre, mais c’est tout même une manifestation d’hubris. Et c’est pourquoi il lui était nécessaire de démontrer l’inutilité des traitements en cours  pour faire prévaloir son idée. Je ne veux pas tomber dans le complotisme idiot. Bill Gates a donné beaucoup de sa fortune pour des causes humanitaires. Mais tout de même, l’essai de LANDRAY et HORBY n’a pas inclus le Remdesivir, qui se présente, ou du moins est présenté comme l’arme fatale contre le SARS-Cov-2 d’où l’essai européen EDISCOVERY qui a lamentablement capoté mais l'avait inclus dans un bras spécifique . Nous assistons là à une énorme passe d’arme entre Gilead et Bill Gates. Remdesivir contre vaccin.

En fait cette étude, plus solide en apparence que celle du Lancet, souffre des mêmes biais, à l’exception de la fraude dans la collecte des résultats et de biais supplémentaires, qui sont des omissions (Hydroxychloroquine + Azithromycine ; Remdesivir) ; nous devons aussi nous interroger sur les options philosophiques du Pr LANDRAY qui, le 13 février de cette année publiait avec trois autres auteurs un article parlant de la magie de la randomisation et du mythe de la preuve par le réel. Je ne connais que le titre de cet article, et je ne puis me fonder que sur lui, car je n’ai pas vu de résumé, et je n’ai eu encore accès au texte lui-même. Je reste donc prudent.
En voici cependant les références :

Rory COLLINS, Louis BOWMAN, Martin LANDRAY and Richard PETO.
The magic of randomization versus the myth of real-world evidence.
New England Journal of Medicine, 382, 674-678, 2020.

Je suis amené à penser que pour le Pr LANDRAY, tout est donné a priori dans l’entendement, et rien dans l’expérience : c’est du kantisme pur. Et en matière de recherche scientifique, cela s’appelle un préjugé. Les observations ? Aucun intérêt ! La tradimédecine ? Du charlatanisme ! Et pourtant, on sait que 75 % au moins des usages thérapeutiques traditionnels sont validés par l’expérience scientifique. C’est du reste un domaine dans lequel j’ai une (petite) expérience personnelle, notamment pour ce qui concerne les usages traditionnels des plantes en Asie orientale.

Voyez-vous, messieurs les journalistes, vous cherchez le sensationnel. Pour des raisons qui m’échappent, vous dézinguez notre marseillais, un compatriote, sans avoir été aux sources de ses publications (ce que j’ai fait). Vous n’avez strictement aucune compétence pour juger de la qualité d’une recherche scientifique, sauf à imaginer que vous avez fait de longues études de médecine, de pharmacie ou de science, avant de vous lancer dans le grand bain glauque des médias.

C’est pourquoi, après avoir parlé des essais encourageants obtenus avec le Tocilizumab, utilisé pour traiter les patients en phase d’orage cytokinique, c’est-à-dire gravement malades, vous avez ensuite parlé au Figaro, d’une autre molécule, curieusement utilisée elle aussi, comme l’hydroxychloroquine, pour traiter le lupus et l’arthrite rhumatoïde, et qui serait administrée aux patients les plus gravement atteints, l’Anakinra (qui vaut tout de même 247,20 euros les sept ampoules). Autrement dit, attendons que les plus atteints atteignent cette phase critique pour leur administrer des médicaments coûteux, aux effets « encourageants » (sic). Exit le Tocilizumab, intret l’Anakinra…

Jamais, vous ne semblez vous être posé la question de fond : comment faire pour éviter qu’un patient infecté n’évolue vers une forme grave de Covid-19 ? Jamais, vous n’avez été lire la littérature relative à l’incidence de Covid-19 qui s’est trouvée être inversement proportionnelle à l’incidence de la malaria, en des zones où la Nivaquine est d’usage courant. Vous me direz que les populations de ces régions sont jeunes et que les jeunes sont plus résistants et donc moins sensibles, blabla, etc. Mais nous avons eu en France des jeunes de 20 ans qui sont morts de la maladie et qui n'étaient pas à risque. Et cette explication ne tient guère la route, quand on sait qu'en Afrique, la malnutrition, la dénutrition, les parasitoses et la pauvreté sont certainement des facteurs de risque.

Bref, tout cela me paraît être du journalisme, mais en aucun  cas une information digne de foi. Je préfère lire les articles originaux des auteurs que vos commentaires approximatifs. Je ne sais quels buts poursuivent les journaux dans lesquels vous écrivez ; ce dont je sûr, c’est que ce n’est pas la vérité.

mercredi 6 janvier 2010

Vaccination et mauvais procès

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J'ai entendu madame BACHELOT avant-hier au Journal Télévisé de TF1. J'ai apprécié son intervention. Et je n'hésite pas à taxer de malhonnêteté intellectuelle l'opposition venue de gauche comme de droite aux mesures qu'elle a prises. La palme de la vanité satisfaite revient toutefois à monsieur Benoît HAMON qui a condamné sans appel, sans réflexion sans aucune connaissance de l'épidémiologie, de la virologie et de l'immunologie, de la vaccinologie, les initiatives du ministre. Ne les eût-elle pas prises, que le même Benoît, avec le même aplomb, en aurait condamné l'inertie.
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En juillet 2009, monsieur LE GUEN, député socialiste, condamnait l'absence de décisions du ministre devant une pandémie qui s'annonçait comme dangereuse. Le même député, avec la même assurance parle aujourd'hui de gâchis. Ne parlons pas de monsieur DEBRE fils, l'urologue, dont les préoccupations professionnelles ne se fixent pas sur les virus, ni sur les poumons, mais sur des zones qui me semblent être situées quasiment à l'opposé, qui lui aussi s'offusque.
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Je rappelle, au risque de lasser, deux éléments et même trois et plus qui éclairent les décisions de madame BACHELOT.
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(a) En 1918-1919, un virus grippal H1N1 a déclenché une effroyable pandémie qui a fait plus de morts à elle seule que la guerre finissante. Le corps expéditionnaire américain, pour ne citer que lui, a perdu plus de soldats du fait de la maladie que du fait de la guerre elle-même. La méconnaissance de la virologie a fait attribuer au caractère H1N1 la virulence particulière de cette souche, alors que ladite virulence dépend de ce que l'on appelle une constellation de gènes, qui incluent sept autres gènes et sept autres protéines codées par ces derniers. Mes étudiants se souviennent sans doute d'exercices de réflexion que je donnais sur cette question au moment des examens. Il était impossible d'évaluer en septembre la virulence de la souche prévalente.
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(b) Lors de la canicule, on a reproché au gouvernement de n'avoir pas su prendre les mesures adéquates pour endiguer la vague de décès des personnes âgées, comme si du reste, il ne revenait pas d'abord aux familles de s'occuper de leurs anciens. On a glosé - les socialistes en particulier - sur le principe de précaution, quasi constitutionnel. C'est pour éviter de tomber dans le piège de cette critique que les pouvoirs publics ont pris les devants.
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(c) L'OMS, dont certains responsables sont taxés de corruption ou de faiblesse vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques, reste l'organe mondial de régulation des mesures de santé publique. Margaret CHAN, son directeur, avait insisté sur le caractère potentiellement dangereux de la pandémie qui se profilait. Les autorités internationales avaient recommandé d'injecter deux doses de vaccin. En tablant sur un taux de vaccination de 60-70 % de la population française, le ministre a commandé 94 millions de doses, c'est-à-dire la quantité requise. C'est plus tard que l'efficacité d'une seule dose a été démontrée.
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(d) Les médias, et en particulier ceux qui dénoncent le prétendu gâchis, n'ont eu de cesse de mettre en garde contre les dangers (à mon avis parfaitement surestimés, et parfois même imaginaires) de ce vaccin. On a avancé que c'était une fabrication satanique de laboratoire créé tout exprès pour engraisser les grossiums. Quand on connaît un peu le sujet, ce qui, je prie mes lecteurs d'excuser cette auto-glorification, est mon cas, on comprend exactement ce qu'il en est. Je n'ai pas lu les spécifications des souches vaccinales, mais je peux parier qu'il s'agit de souches dites "recombinantes" dans lesquelles on a remplacé un gène et un seul, par une forme qui permet une meilleure multiplication du virus vaccin dans l'oeuf de poule embryonné. La chose se pratique depuis toujours.
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(e) après tout, si les gens acceptent de faire une grippe, c'est leur liberté. Mais qu'ils ne viennent pas se plaindre que rien n'a été fait pour les protéger.
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En résumé, j'ai trouvé madame BACHELOT très convaincante. Et les basses accusations dont elle est la victime - il semblerait qu'elle a jadis travaillé au sein d'un laboratoire pharmaceutique - sont d'une rare bassesse, et n'avilissent que ceux qui les profèrent. Punkt !

vendredi 25 septembre 2009

A propos de la vaccination contre la grippe

Fourmi nous envoie un très long texte relatif à la vaccination contre le virus de la grippe type A, sous-type H1N1. Si j'utilise ces termes techniques, c'est à dessein.

Pour commencer, je redirai, de mémoire, ce que Claude ALLEGRE disait si bien dans une émission matinale de radio : "La décadence de l'Occident c'est de mettre la croyance à la place des faits". Je cite de mémoire, et il est possible que ce ne soit pas exactement la manière dont l'ancien ministre a parlé ; ce dont je suis sûr, c'est que les mots décadence, Occident, croyance et faits étaient inclus dans son propos.
(a) Je rappelle à mes lecteurs que j'ai enseigné la virologie pendant 30 ans à l'Université Louis Pasteur de Strasbourg, tant à la Faculté de Pharmacie, qu'à celle de Médecine (au troisième cycle dans ce cas).
(b) Les virus grippaux, pour infecter une cellule doivent posséder à leur surface une molécule, l'hémagglutinine (abréviation H), qui reconnaît à la membrane cytoplasmique (côté extérieur) des cellules cibles (les cellules pulmonaires) des molécules particulières, appelées mucoprotéines. La partie stratégique de ces molécules, appelées aussi récepteurs, est un sucre lié d'une manière particulière au reste protéique ou glycoproteique du récepteur. Si une hémagglutinine de virus grippal est incapable de reconnaître ces récepteurs, le virus n'est pas infectieux.
(c) Si un virus grippal adapté à l'animal infecte l'homme (grippe dite "aviaire", par exemple, avec le virus grippal de type A, sous-type H5N1), c'est que son hémagglutinine reconnaît des récepteurs sur les cellules des poumons. Normalement, les trois sous-types qui infectent couramment l'homme, les virus H1N1, H2N2 et H3N2, reconnaissent ces récepteurs situés sur les cellules pulmonaires humaines. Le virus H5N1 reconnaît des récepteurs différents, très faiblement exprimés par les cellules pulmonaires humaines et en des parties localisées et basses des poumons. Ceci explique son faible pouvoir infectieux pour l'homme.
(d) Pour qu'un virus grippal - quelle que soit son origine - infectant l'homme, soit contagieux pour d'autres hommes, il faut que les cellules pulmonaires réalisent certaines transformations (appelées clivages protéolytiques) de l'hémagglutinine. Je m'explique. Dans une cellule infectée par le virus grippal, l'hémagglutinine est synthétisée sous une forme appelée H précurseur. Sous cette forme l'hémagglutinine ne peut pas reconnaître de récepteurs. Il faut que la cellule hôte du virus coupe cette hémagglutinine en deux morceaux, qui seront liés entre eux par des liaisons relativement labiles, appelées ponts disulfures. Si une cellule hôte ne peut faire cette transformation, elle relâche dans le milieu extérieur des virus qui ne sont pas infectieux.
(e) Le protocole de préparation des vaccins est au point depuis des dizaines d'années. Chaque vaccin (qui doit être renouvelé tous les ans, en raison des mutations subtiles qui surviennent dans l'hémagglutinine et qui rendent inopérantes les vaccinations antérieures) est préparé comme il suit. L'OMS distribue au laboratoire la souche supposée être la souche prévalente de l'année, celle qui va provoquer des épidémies, ou des grippes localisées (saisonnières), ou des grippes sporadiques (celles-ci sont dues surtout au virus grippal de type B qui ne présente pas de mutations aussi fréquentes et nombreuses et n'a pas cette palette de 12 hémagglutinines [H]et 9 neuraminidases [N], et ne possède qu'une H et qu'une N). Les laboratoires adaptent la souche à l'oeuf de poule embryonné. L'embryon de poule est entouré d'une poche ou cavité, dite allantoïdienne, rempli de liquide. On inocule le virus grippal dans cette cavité, et l'on recueille ensuite le liquide allantoïdien qui est bourré de virus. Celui-ci est purifié (différentes méthodes de purification éprouvées existent) et il est ensuite inactivé (tué) par une substance dépourvue de nocivité pour l'homme (en général de la bêta-propiolactone). Ensuite, et c'est là le point qui peut faire débat, on ajoute au vaccin pour renforcer la réponse immunitaire, un adjuvant de l'immunité. Il en existe plusieurs types, mais ils sont utilisés depuis longtemps sans que l'on ait pu démontrer une nocivité systématique. Or il semblerait, mais je ne suis pas plus renseigné que vous, que certains vaccins contre le sous-type H1N1 contiennent (je devrais "continssent", pour la beauté de la concordance des temps) des substances dites "accélérateurs", dont les effets ne sont pas bien connus. Je ne sais pas si c'est vrai ; je me contente de rapporter ce que j'ai lu dans les sites alarmistes.
(f) En résumé, un vaccin dirigé contre le virus H1N1 et préparé selon des méthodes éprouvées qui sont utilisées depuis des décennies ne présente pas plus de danger que les vaccins que vous vous êtes fait administrer jadis. Libre à chacun de se déterminer. Mais si j'étais un sujet à risque, je me ferai vacciner. Tout le reste relève de la grande peur irraisonnée, comme la peur de l'an mil !
J'espère avoir été clair.

samedi 18 juillet 2009

Comment créer un problème là où il n'y en a pas

Un très cher ami de Strasbourg m'envoie plusieurs opinions relatives à la campagne menée par divers médias à propos de la grippe dite "porcine", ou "A", ou plus exactement H1N1. L'une d'elle m'interpelle et me paraît assez juste. L'agitation médiatique, et la crainte entretenue par les journaux et par les autorités sanitaires, a pour but essentiel de justifier l'achat massif de vaccin antigrippal auprès des grands laboratoires pharmaceutiques : Glaxo-Smith-Kline, Pasteur, etc.
Pour comprendre de quoi il retourne, permettez au virologiste que j'ai été pendant plus de trente ans, de vous donner quelques explications. Je les ferai aussi simples que possible. Le virus de la grippe existe sous plusieurs types, appelés A, B et jadis C (aujourd'hui le virus grippal C a été détaché du genre Influenzavirus et présente quelques particularités qui en font un genre viral à part).
Les virus grippaux A sont responsables des pandémies, des épidémies interpandémiques et des épidémies localisées. Ils sont très variables, car le mode de réplication de leur matériel génétique est tel que la copie de celui-ci est assez peu fidèle. On le dit, pour cette raison, soumis à de nombreuses mutations. Le support physique du matériel génétique ou génome est de l'acide ribonucléique (ARN) associé à une protéine dite NP. Il est fragmenté en 8 segments dits subgénomiques. La plupart de ces segments codent un seul gène. L'ensemble de ces segments est enclos dans une membrane empruntée à la membrane cytoplasmique de la cellule hôte, dans laquelle s'est multiplié le virus. Dans cette enveloppe virale sont enchâssées deux protéines : l'une est l'hémagglutinine (H), qui permet au virus de se fixer aux cellules qu'il va infecter ; l'autre est la neuraminidase (N) qui permet au virus de traverser plus facilement la couche muqueuse revêtant l'épithélium pulmonaire, et aux virus fils d'être libérés hors de la cellule hôte. Il existe 12 types de protéines H et 9 de protéines N. Théoriquement, je dis bien théoriquement, chacune des protéines H peut être associée dans l'enveloppe virale à l'une quelconque des protéines N. De sorte que l'on pourrait avoir des virus A/H1N9 ou H2N7 ou autres, circulant dans la nature.
Pour des raisons diverses, et qu'il n'est pas nécessaire d'expliquer ici, les virus grippaux A qui donnent des pandémies humaines (ou épidémies mondiales) sont des virus grippaux H1N1, H2N2 et H3N2 (dits variants majeurs). Ces variants majeurs mutent et engendrent des variants mineurs, responsables des épidémies interpandémiques. Des études d'archéosérologie, et l'histoire de la grippe, montrent que chez l'homme les pandémies surviennent selon le cycle H1N1, H2N2 puis H3N3. En raison de l'extrême contagiosité du virus, il arrive un moment, où les possibilités de mutation d'un variant majeur étant épuisées, toute la population humaine est protégée (immunité dite de troupeau). La place est prête pour un nouveau variant majeur. Nous venons de clore le cycle du H3N2. Il était donc prévisible que le nouveau variant majeur fût un virus A/H1N1.
Alors pourquoi cette terreur ? Tout simplement parce que la grippe dite "espagnole" de la pandémie de 1918-1919 qui a fait des millions de morts était du sous-type H1N1. Il est vrai que le réservoir de cette souche était le porc. Elle était extrêmement virulente pour l'homme, et frappait surtout les sujets âgés de 20 à 30 ans. Les décès étaient provoqués essentiellement par des surinfections pulmonaires dues à une bactérie appelée Hemophilus influenzae. En effet, la contamination par cette bactérie était si fréquente qu'on lui attribuait à tort le rôle d'agent de la grippe. Son découvreur, le japonais NOGUCHI, est responsable de cette erreur, bien compréhensible.
Ce n'est ni l'origine porcine, ni la combinaison H1N1 qui est responsable de la virulence d'un virus grippal ; c'est une constellation de gènes dont les produits cumulent des propriétés d'adaptation à l'homme, de vitesse de multiplication, de fixation aux cellules hôtes, etc. Par ailleurs, toute pandémie due à un nouveau variant majeur provoque une surmortalité chez les nourrissons, chez les vieillards, chez les immunodéprimés, et chez les sujets présentant une déficience cardiaque ou une atteinte pulmonaire chronique. Ceci est vrai pour le H1N1, le H2N2 et le H3N3. Les décès enregistrés à la suite de l'infection par le variant majeur émergeant H1N1 sont le résultat, hélas prévisible, de la sensibilité particulière de certains sujets au virus grippal.
Il n'y a donc pas lieu de craindre cette pandémie plus que les pandémies dues au virus de la grippe dite "asiatique" ou la grippe dite de "Hong Kong". Les sujets qui doivent se faire vacciner sont les sujets à risque et personne d'autre.
Entretenir la crainte de cette pandémie, lui donner un caractère dévastateur que le virus ne semble pas avoir, n'a, me semble-t-il qu'un seul but, celui de faire se précipiter dans les pharmacies la population affolée, pour qu'elle achète un vaccin qui certes peut la protéger, mais peut aussi présenter quelques risques.
Mais le sacro-saint principe de précaution qui veut que l'on ouvre le parapluie quand il y a quelques nuages me paraît traduire une caractéristique de la mentalité contemporaine : quand quelque chose ne va pas, il faut trouver un responsable ; le responsable, c'est le pouvoir politique ; celui-ci se protège. Je ne sais pas comment on peut vivre sans accepter quelque peu les risques de la vie, comment on peut goûter la vie en ne cherchant que la protection, l'assurance, en ne vivant par conséquent que dans un futur qui n'existe pas encore, et en négligeant d'habiter l'ici et maintenant.