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mercredi 8 novembre 2017

08 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Violence mimétique pas morte !

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Léon BLOY raconte, et de belle manière, l’accusation portée contre BARBEY d’AUREVILLY par une péripatéticienne dont il avait repoussé les avances, pendant le siège de PARIS et dont il failli périr lynché
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’invariable jurisprudence des rétributions pénales exercées par la multitude pouvait-elle, en cette occasion, se démentir ? sans que nul ne songeât à s’informer de quoi que ce fut, avant même qu’on eut le temps d’apercevoir le malheureux qu’une abominable salope accusait du plus exaspérant de tous les forfaits, ― en une minute, cinq cents langues, cinq cents groins altérés, sans le savoir, du plus noble sang qui coulât en France, clamèrent le mort de cet inconnu qui vendait Paris aux envahisseurs."

"Se sentant perdu, sans secours à espérer d’aucune police régulière, le contempteur aristocratique de la Loi du Nombre n’ignorait pas que le premier coup serait immédiatement suivi de mille autres et que le moindre signe de faiblesse démusellerait aussitôt le chien populaire. Ayant, dès le début, tout compris et tout deviné, il avait fait simplement et spontanément le sacrifice d’une existence que le spectacle uniforme des lâchetés et des trahisons ne le disposait plus à chérir."
In Léon BLOY.
Sueur de sang. Préface de Joseph ROYER.
L’arbre vengeur, Talence, 2010. (Page 80 et 81.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il convient de souligner que BLOY décrit avant l’heure la violence mimétique si bien analysée par René GIRARD. BARBEY est évidemment innocent ; il joue le rôle de bouc émissaire dans cette situation d’extrême détresse qu’est le siège de PARIS par les Prussiens.
Comme cela sonne juste, la jurisprudence des rétributions pénales exercées par la multitude ! Retenez bien qu’il s’agit de la populace ameutée par une personne qui donne l’exemple de la première pierre qui pourrait être suivie de multitude d’autres pour lyncher BARBEY.
Vous croyez que c’est fini, la jurisprudence des rétributions pénales ? Il n’en est rien. Elles sont bien pires encore puisqu’elles se jouent sous couvert de l’anonymat. Voilà qui a un nom : le lynchage médiatique.
Tous les jours, des sondages nous enjoignent de donner notre avis sur tel harcèlement, telle ignominie, telle perversion ― cas le plus bénin, puisqu’il y a matière à exercer son jugement ― ou, cas le plus malin au sens satanique du terme de donner encore un avis sur des hypothèses, des suppositions, des insinuations portées contre tel ou tel qui n’a pas l’heur de plaire à la grande presse bobotisée.
Vous avez remarqué que je me suis abstenu de commenter certaines informations sur des hommes qui furent célèbres et riches de leur vivant, mais qui ne sont plus là pour se défendre et ont eu une vie dissolue. C’est le cas bénin.
De même, je m’abstiendrai de vilipender les manœuvres des grossiums démocrates américains destinées à dézinguer TRUMP. Je note simplement qu’en un an, ce méchant, ce mauvais, a ramené le chômage de son pays au taux historiquement le plus faible que les États-Unis aient connu (4,2 %), et que les accusations de connivence avec la Russie ne sont lancées dans la presse que pour le faire démissionner et laisser la place à des financiers mondialistes et dépourvus de toute morale.
Oui ! La loi du nombre quand elle est utilisée par les manipulateurs les mieux armés (cumulant dans leurs mains les médias, les finances, et les relais de pouvoir) conduit au mensonge et à la ruine : elle est typiquement la forme moderne du sacrifice de l’innocent.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Signez cette pétition.

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C’est hélas très vrai.

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Il y a migrants et migrants.

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Un bilan de Donald TRUMP.


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Ah ! Ces Polonais. On les aime.

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A bas TURREAU et AMEY, les bourreaux de la Vendée.

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Merci, Claudia !

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L’information n’a pas fait la une ! Il faut cependant la diffuser.



jeudi 5 janvier 2017

05 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La France ne tire pas son origine de la Révolution

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Tout le temps […] que les principes révolutionnaires tiendront dans la tête de la France contemporaine la place qu’ils y tiennent, tout le temps qu’elle se réclamera avec orgueil de ses origines, il y aura des Jacobins."
In
BARBEY d’AUREVILLY.
Les Œuvres et les hommes, tome X. Quantin, Paris, 1888, pp. 343-344.

(b) "Nous venons de mettre sous vos yeux une loi importante de la production humaine : pour permettre à un pays tel que la France de se dégager, il faut raciner les individus dans la terre et dans les morts. Cette conception paraîtra fort matérielle à des personnes qui croient avoir atteint un idéal d’autant plus élevé qu’elles ont mieux étouffé en elles la voix du sang et l’instinct du terroir."
In
Maurice BARRES.
La terre et les morts (Sur quelles réalités fonder la conscience française). La Patrie française, Paris, 1899, p. 27.
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2. COMMENTAIRES.
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Tout le problème tient dans ce mot origine.
La France ne tire pas son origine de la Révolution. La France contemporaine, oui, certes, hélas et c’est une véritable catastrophe sociale, politique et humaine. Et c’est pourquoi TAINE a donné à son immense ouvrage sur la Révolution le titre évocateur que vous connaissez : Les origines de la France contemporaine.
Quand un PEILLON, qui est agrégé de philosophie comme moi je suis archevêque, prétend qu’il n’y a rien avant la Révolution, il profère une ânerie non seulement risible et ridicule, mais fait offense à la patrie qu’il aspire à présider puisqu’il est candidat à la candidature. Nous n’avons rien à faire de ce type d’intellectuel idéologue qui regarde dans son catéchisme socialo-boboïque avant d’examiner les faits. PEILLON est un jacobin de la pure et pire espèce. On voit ce que ça donne pour nos libertés.
BARRES expose très fortement et en des termes qu’il faut replacer dans le contexte de l’époque (le désastre de la guerre de 1870 est encore dans les mémoires), ce que signifie le mot patrie. Je ne partage pas entièrement son point de vue qui me paraît trop réducteur, mais je n’accepte pas que des Français, membres de familles installées sur notre sol depuis des générations (sang et terroir), fassent table rase de ce passé duquel il tire leur existence. Nombre de ressortissants nés à l’étranger et devenus français sont plus français dans l’expression de leur attachement à leur nouvelle patrie que bien des français au cœur devenu apatride par cupidité, idéologie ou bêtise. Lisons François CHENG (académicien), ou Andreï MAKINE (rentré clandestinement en France il y a des décennies et aujourd’hui académicien) et voyons bien qu’il est possible d’être français jusqu’au plus profond de soi-même, sans renier ses origines, et en apportant à la France des richesses que son génie propre n’avait pas su produire. En somme, il est parfaitement possible d’être français par un mouvement centripète du cœur pour un pays de mesure et d’harmonie ; mais il est honteux de se renier comme français par un mouvement centrifuge du cœur pour des chimères ou par goût du lucre et du pouvoir.

Je m’absente pour trois jours. Reprise des billets lundi 9 janvier. Pas d'informations diverses.