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lundi 28 janvier 2019

Dimanche 27 janvier. 2019 Note brève : foulards rouges et komsomols, ou l'envie démasquée.


Si René GIRARD était encore de ce monde, il pourfendrait le ridicule de la manifestation dite des « foulards rouges » qui a réuni, tenez-vous bien 10.500 personnes (admirez la précision), et il ne manquerait pas de souligner que cette expression de soutien à monsieur MACRON soutient celui-ci comme la corde soutient le pendu.
Nous sommes dans la pleine rivalité mimétique : il a fallu à ce quarteron de Français singer les Gilets jaunes, en choisissant, comme eux, une pièce de vêtement, un foulard, et une couleur, le rouge. C’est oublier un peu vite que le foulard rouge était la pièce d’uniforme portée par les Komsomols, ces jeunes qui, du temps de STALINE, adhéraient au mouvement de jeunesse communiste. Voyez-vous, il me semble qu’ils auraient pu choisir mieux.
En fait, les organisateurs de cette manifestation avortée envient les Gilets jaunes. Et comme le dit le moine cistercien Isaac de l’Étoile, « le propre des gens malfaisants est de fermer les yeux tant qu’ils le peuvent sur les mérites d’autrui, et, lorsque vaincus par l’évidence, ils ne le peuvent plus, de le déprécier ou de le dénaturer. »
C’est une mauvaise action, qui ne fait rien pour apaiser le feu qui couve sous la cendre, et ce serait faire une grave erreur d’analyse que de miser sur l’essoufflement du mouvement pour retourner aux ronrons des temps ordinaires.




mercredi 27 décembre 2017

27 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'impuissance de la libre-pensée.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Si nous étions de francs païens, au lieu de ruer dans les brancards du christianisme, nous rendrions un culte solennel à nos bienfaiteurs inconnus. Nous brûlerions de l’encens devant les statues voilées de ceux qui, les premiers, découvrirent le feu, construisirent un bateau ou domestiquèrent un cheval : ce serait beaucoup plus raisonnable que d’obstruer nos voies publiques avec des politiciens périmés en redingote de bronze. Mais c’est un signe vraiment étonnant de la force du christianisme que, depuis bientôt vingt siècles, l’art d’être païen et humain s’est perdu chez nous."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 71.)
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2. COMMENTAIRES.
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Cet extrait illustre de façon exemplaire l’esprit paradoxal du génial CHESTERTON. Il est tout à fait clair que les défenseurs de la libre-pensée, sont incapables d’autres actions que celle de faire supprimer la croix de Ploërmel ou la crèche de Béziers. Aveuglés par la haine du catholicisme (plus encore que par la haine du christianisme), ils trouvent normal de priver des bambins de la projection d’un film qui raconte l'histoire de la Nativité. Ils sont donc purement négatifs.
Mais qu’ont-ils à proposer qui puisse satisfaire le désir d’infinitude qui bouillonne dans le cœur des hommes ?
Ils ne sont pas païens. Ils n'encensent pas de nouveaux dieux, tout au plus des idoles, sans mettre dans leur culte le moindre sens du sacré. Ils se définissent contre le Dieu de Jésus-Christ et par rapport à ce Jésus dont ils ne sauraient voir les langes et les petits pieds dans la mangeoire de la grotte, sans pousser de hauts cris. Ils sont simplement et purement antichrétiens ; ils sont incapables de proposer une vision positive et rationnelle de l’homme ; ils peuvent, à l’occasion, en faire un dieu, mais ils ne l’adorent pas, sinon ils respecteraient tous les hommes, y compris les chrétiens, quitte à expliquer pourquoi ils croient qu’ils se trompent et proclamer qu’au panthéon des hommes, ils sont les plus petits des dieux.
C’est dans leur impuissance que se trouve vérifiée l’intuition géniale de René GIRARD. Depuis la mort du supplicié un sombre vendredi après-midi dans le grondement d'un tremblement de terre, depuis le matin de Pâques, il est devenu impossible de créer une nouvelle religion : il faudrait pour cela tuer d’innocentes victimes, et imaginer sur leur cadavres, des mythes, inventer des rites, des cérémonies en les proclamant nouveaux dieux. Des tyrans s’y sont essayés, en Chine, au Cambodge, au Proche-Orient et ailleurs : ils ne sont jamais parvenus à tuer le Vivant ; le sang de l’Agneau continue certes de couler, mais il est vainqueur pour l'éternité, et les misérables (au sens de pauvres) qui s’efforcent de proclamer sa mort sont renvoyés par les faits à l’obscurité dans lequel la Lumière venue en ce monde les a relégués définitivement.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

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Folie humaine ! Misère de l’homme !

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Les Chinois parlent de l’Europe.

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Heureusement qu’il existe une information alternative.


Cela ne signifie pas qu’il faut y prendre tout au pied de la lettre, mais qu’il convient de considérer avec esprit critique, et parfois des pincettes, les informations qui nous viennent des sites « occidentaux ».
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Effrayant !




mercredi 8 novembre 2017

08 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Violence mimétique pas morte !

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Léon BLOY raconte, et de belle manière, l’accusation portée contre BARBEY d’AUREVILLY par une péripatéticienne dont il avait repoussé les avances, pendant le siège de PARIS et dont il failli périr lynché
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’invariable jurisprudence des rétributions pénales exercées par la multitude pouvait-elle, en cette occasion, se démentir ? sans que nul ne songeât à s’informer de quoi que ce fut, avant même qu’on eut le temps d’apercevoir le malheureux qu’une abominable salope accusait du plus exaspérant de tous les forfaits, ― en une minute, cinq cents langues, cinq cents groins altérés, sans le savoir, du plus noble sang qui coulât en France, clamèrent le mort de cet inconnu qui vendait Paris aux envahisseurs."

"Se sentant perdu, sans secours à espérer d’aucune police régulière, le contempteur aristocratique de la Loi du Nombre n’ignorait pas que le premier coup serait immédiatement suivi de mille autres et que le moindre signe de faiblesse démusellerait aussitôt le chien populaire. Ayant, dès le début, tout compris et tout deviné, il avait fait simplement et spontanément le sacrifice d’une existence que le spectacle uniforme des lâchetés et des trahisons ne le disposait plus à chérir."
In Léon BLOY.
Sueur de sang. Préface de Joseph ROYER.
L’arbre vengeur, Talence, 2010. (Page 80 et 81.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il convient de souligner que BLOY décrit avant l’heure la violence mimétique si bien analysée par René GIRARD. BARBEY est évidemment innocent ; il joue le rôle de bouc émissaire dans cette situation d’extrême détresse qu’est le siège de PARIS par les Prussiens.
Comme cela sonne juste, la jurisprudence des rétributions pénales exercées par la multitude ! Retenez bien qu’il s’agit de la populace ameutée par une personne qui donne l’exemple de la première pierre qui pourrait être suivie de multitude d’autres pour lyncher BARBEY.
Vous croyez que c’est fini, la jurisprudence des rétributions pénales ? Il n’en est rien. Elles sont bien pires encore puisqu’elles se jouent sous couvert de l’anonymat. Voilà qui a un nom : le lynchage médiatique.
Tous les jours, des sondages nous enjoignent de donner notre avis sur tel harcèlement, telle ignominie, telle perversion ― cas le plus bénin, puisqu’il y a matière à exercer son jugement ― ou, cas le plus malin au sens satanique du terme de donner encore un avis sur des hypothèses, des suppositions, des insinuations portées contre tel ou tel qui n’a pas l’heur de plaire à la grande presse bobotisée.
Vous avez remarqué que je me suis abstenu de commenter certaines informations sur des hommes qui furent célèbres et riches de leur vivant, mais qui ne sont plus là pour se défendre et ont eu une vie dissolue. C’est le cas bénin.
De même, je m’abstiendrai de vilipender les manœuvres des grossiums démocrates américains destinées à dézinguer TRUMP. Je note simplement qu’en un an, ce méchant, ce mauvais, a ramené le chômage de son pays au taux historiquement le plus faible que les États-Unis aient connu (4,2 %), et que les accusations de connivence avec la Russie ne sont lancées dans la presse que pour le faire démissionner et laisser la place à des financiers mondialistes et dépourvus de toute morale.
Oui ! La loi du nombre quand elle est utilisée par les manipulateurs les mieux armés (cumulant dans leurs mains les médias, les finances, et les relais de pouvoir) conduit au mensonge et à la ruine : elle est typiquement la forme moderne du sacrifice de l’innocent.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Signez cette pétition.

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C’est hélas très vrai.

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Il y a migrants et migrants.

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Un bilan de Donald TRUMP.


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Ah ! Ces Polonais. On les aime.

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A bas TURREAU et AMEY, les bourreaux de la Vendée.

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Merci, Claudia !

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L’information n’a pas fait la une ! Il faut cependant la diffuser.



jeudi 14 janvier 2016

14 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Non à la mondialisation de la quantité, oui à ma patrie !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Nous poursuivons pour quelques jours encore la lecture de quelques passages que René GUÉNON a consacrés au Règne de la quantité. J’ai donné hier la référence de cet ouvrage. J’y trouve, page 57, ceci que je vous supplie de lire avec toute l’attention requise, tant l’analyse est juste et profonde :

"[…] : dans les individus, la quantité prédominera d’autant plus sur la qualité qu’ils seront plus proches d’être réduits à n’être, si l’on peut dire, que de simples individus, et qu’ils seront par là même plus séparés les uns des autres, ce qui, bien entendu, ne veut pas dire plus différenciés, car il y a aussi une différenciation qualitative, qui est à proprement parlé l’inverse de cette différenciation toute quantitative qu’est la séparation dont ils s’agit [René GUÉNON fait allusion ici à la séparation qui résulte de la confusion du "général" et du "collectif"]. Cette séparation fait seulement des individus autant d’« unités » au sens inférieur du mot, et de leur ensemble une pure multiplicité quantitative ; à la limite ces individus ne seraient plus que quelque chose de comparables aux prétendus « atomes » des physiciens, dépourvus de toute détermination qualitative ; et, quoique cette limite ne puisse jamais être atteinte en fait, tel est bien le sens dans lequel se dirige le monde actuel. Il n’y a qu’à jeter un regard autour de soi pour constater qu’on s’efforce partout de plus en plus de tout ramener à l’uniformité, qu’il s’agisse des hommes eux-mêmes, ou des choses au milieu desquelles ils vivent, et il est évident qu’un tel résultat ne peut être obtenu qu’en supprimant autant que possible toute distinction qualitative ; mais ce qui est encore bien digne de remarque, c’est que, par une étrange illusion, certains prennent volontiers cette « uniformisation » pour une « unification », alors qu’elle représente exactement l’inverse en réalité, […]"
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2. Commentaires.
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Si la mondialisation quantitative, pilotée, voulue et dirigée notamment par les Etats-Unis et, plus subtilement sans doute, par la Chine, suscite tant de critiques, c’est bien parce qu’elle ne prend en compte que la quantité, sans tenir compte de la qualité. Il s’agit de produire en quantité croissante et à des prix de plus en plus faibles des biens identiques qu’un nombre croissant d’individus pourront s’approprier. Il est absolument effarant de voir que dans les pays prétendus et soi-disant développés, et dans les zones développées d’un grand pays comme la Chine, les modes vestimentaires, les voitures, les téléphones, les casques audio, sont du même type, les habitudes analogues, les désirs et envies similaires… 
Cette tentative d’uniformisation a commencé en Europe avec la Révolution. On ne voulait voir qu’une seule tête, et quand par malheur l’une d’elle venait à dépasser la taille autorisée, on la raccourcissait. Le système métrique illustre à merveille l’introduction de la quantité abstraite dans le royaume des échanges commerciaux (soyons juste, il n'a pas que des défauts !). Aujourd’hui, nous voyons bien que l’Europe à la JUNKER n’est qu’une excroissance de cette idéologie de l’uniformisation des lois, des pratiques agricoles ou culturelles, de l’égalité à la ROBESPIERRE qui ne veut voir que des citoyens formatés au catéchisme républicain et laïc (qu’y a-t-il, en effet de plus différenciant, qualitativement, qu’une foi religieuse).
La Belle Carnassière, au lieu de faire imprimer à grands frais des livrets citoyens où l’on apprend paraît-il les valeurs de la République à nos enfants, ferait mieux de réfléchir et de faire réfléchir ses pédagogues (que MOLIERE eût moqués dans les Précieuses ridicules) à ce qu’est la qualité et une égalité bien comprise. Elle n’est jamais une égalité quantitative, comme ils tentent de nous le faire accroire. Elle est une reconnaissance des talents de chaque personne ; elle est la création de conditions qui leur permettent de se développer dans leur être propre. Elle ne consiste pas à faire que nos enfants en sortant de l’école publique sachent réciter le catéchisme socialiste.
Je termine : feu René GIRARD a très bien démontré le rôle que joue l’indifférenciation dans le déclenchement du désir mimétique et la montée de la violence. En uniformisant les conditions de la vie des hommes, nous créons les conditions qui favorisent son émergence ; nous le voyons tous les jours, y compris dans la violence des fanatiques de l’islam qui veulent réduire les infidèles à en être des fidèles, tout en enviant par pure ressentiment nos prétendues « richesses », en faisant semblant de les dédaigner quoiqu’ils en disent (je ne les vois point se déplacer à dos de chameaux, ni utiliser pour communiquer le tam-tam ou les signaux de fumée). C’est bien sur le terrain des soi-disant progrès occidentaux qu’ils campent. Il y a une chez eux une triple tendance : une identification indifférenciante à nos biens matériels, une volonté de régner sur le monde entier en lui imposant ses idées, ses modes de vie, ses mœurs, ses lois, et, contradictoirement, une volonté de revendiquer une identité religieuse forte contre ce même monde qu’ils détestent.
Je revendique le droit pour ma patrie d’être une patrie, je revendique pour elle le droit d’être différente des autres pays européens, je ne veux point de la mondialisation à l’américaine, j’exige que les communautés humaines élémentaires puissent former de puissants corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques, et je dis à l’Europe de monsieur JUNKER le mot qui rendit célèbre CAMBRONNE.
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3. Informations diverses.
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Du salon beige cette édifiante information sur les pratiques du Ministère de l'Intérieur.

Vous avez accès aux liens en cliquant sur les expressions soulignées.
Suite au post d'hier soir sur le blocage d'accès en écriture d'un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur au site collaboratif Wikipédia, on m'apporte quelques éléments.
Le bulletin des administrateurs de Wikipédia mentionne ce problème.
On constate notamment le nombre de blocage édifiant depuis 2012 pour cette adresse IP. A comparer à un seul et unique blocage avant 2012. A croire que les fonctionnaires du ministère de l'Intérieur sont payés pour tenter de réécrire Wikipédia !
On trouve ici la discussion qui a aboutit au blocage de l'adresse IP du ministère de l'Intérieur.

mardi 5 janvier 2016

05 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Il y a ministre et ministre !

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Courage ! Courage !

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"Je devais, pour lui faire mes adieux, rejoindre GANDHI-DJÎ à HARIPOURA. Tous les membres du Congrès allaient se réunir là à l’occasion d’une grande fête nationale et d’une exposition aux produits de l’industrie villageoise.
Je montais dans le train bourré de monde. Je trouvai place par-dessus les têtes sur la planche à bagages, une place restreinte entre deux malles de fer. Je m’assis en lotus dans cette niche. Les dix heures de promenade m’ayant un peu fatigué, je m’appuyai les épaules aux genoux et le front sur la planche devant les tibias croisés et ne tardai pas à m’endormir.
Lorsque je relevais le nez, mes yeux tombèrent sur les gens qui se tassaient plus bas sur les banquettes et je remarquai bon nombre d’entre eux qui portaient la blouse et la robe de KHADDAR qui distinguent les Gandhiens. Je compris qu’ils se rendaient comme moi à HARIPOURA. Je crus même reconnaître dans le couloir un des six ministres que j’avais vus aux pieds de GANDHI-DJÎ en septembre dernier. En fait tout le Gouvernement se trouvait dans ce train. Or je voyageais dans un compartiment de troisième, aux banquettes de bois. Ministres et députés avaient depuis peu voté une loi qui diminuait de moitié leurs propres émoluments et un ordre du jour pour les inviter à donner l’exemple de la simplicité dans le vêtement, le logement et les moyens de transport. Ils concluaient en disant que le gouvernement national se trouvait là pour servir le peuple et non pour lui peser. […]."
LANZA del VASTO.
Le pèlerinage aux sources.
Éditions Denoël, Paris, 1949.

(J’ai le bonheur de posséder un exemplaire de l’édition originale, dédicacé par LANZA lui-même à un de ses admirateurs. Elle est de sa belle écriture qui ressemble à des onciales médiévales.)
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2. Commentaires.

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Il y a, chers amis, ministres et ministres. Ce n’est pas en France qu’on verrait une excellence se commettre dans le métro avec le menu peuple. Et ce n’est pas en France que le gouvernement national accepte de servir le peuple et non de lui peser.
Indemnités diverses, traitements, retraite dorée et j’en passe, augmentation du train de vie des cabinets (+ 33 % d’augmentation du budget alloué à la Présidence de l’Assemblée Nationale ! Voilà qui ne va pas dans le bon sens ! Pauvre monsieur BARTOLONE ! À propos, comment va son pauvre petit cœur qu’il a fait soigner dans un hôpital huppé de NEUILLY, après avoir reçu une veste très méritée (quoique relative au vu des pourcentages !) lors des récentes élections régionales ?
Nous ne devons jamais oublier que les élus sont à notre service tout comme l’administration. Ni les uns ni l’autre ne produisent la moindre richesse (c’est tellement vrai que la contribution des fonctionnaires au PIB est la somme des salaires qui leur sont versés). Quant aux services rendus, ils peuvent être excellent dans certains cas (Fonction publique hospitalière par exemple) – il ne faut point le nier – et exécrables dans d’autres, en raison de l’irresponsabilité et de l’anonymat des agents de l’Etat ou des Collectivités territoriales (là encore pas de généralisation ; j’ai rencontré des agents du fisc très serviables et compréhensifs, j’en ai rencontré d’autres arrogants et étroits, fiers de leur prérogative ; les agents de la SNCF sont dans leur immense majorité absolument formidables, courtois, aimables et compétents).
Oui, il y a ministre et ministre, et il est bon que ce soit un grand aristocrate, Lanza del VASTO, prince de TRABIA, qui nous fasse prendre conscience de l’égalité fondamentale de tous les êtres humains.
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3. Informations diverses.
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De Vincent TREMOLLET de VILLERS, dans FigaroVox, cité par le Salon beige ce commentaire (il s’agit d’un extrait) sur la violence, le sacré et René GIRARD, à propos de la Une de Charlie Hebdo !

"Si René Girard établit l'unité de tous les rites, il n'en a jamais tiré la conclusion que toutes les religions ont le même rapport à la violence. Dans un entretien au Figaro Magazine en 2007, reprenant à son compte le discours de Ratisbonne de Benoît XVI, il expliquait pourquoi, selon lui, la Croix n'est pas le Croissant: «Il ne faut pas faire semblant de croire que, dans leur conception de la violence, le christianisme et l'islam sont sur le même plan.» Plus loin, il montrait comment le christianisme renverse cette permanence du lynchage, parce que c'est Dieu lui-même qui, pour désarmer la violence, s'en fait le réceptacle, le bouc émissaire absolu. «La Croix, poursuit Girard,c'est le retournement qui dévoile la vérité des religions révélées. La religion chrétienne, c'est le bouc émissaire révélé. Une fois que le bouc émissaire a été révélé, il ne peut plus y en avoir et, donc, nous sommes privés de violence.»
Et l'anthropologue de conclure: «Ceux qui attaquent le christianisme ont raison de dire qu'il est indirectement responsable de la violence, mais ils n'oseraient pas dire pourquoi: c'est parce qu'il la rend inefficace et qu'il fait honte à ceux qui l'utilisent et se réconcilient contre une victime commune.» La Croix n'éteint pas les kalachnikovs, mais elle les rend, à jamais, vaines et coupables."

Mais comment faire comprendre cela à des gens qui tirent leur pitance d’une militance antireligieuse, antichrétienne en particulier (la première étant l'alibi de la seconde), forcenée ? Il leur faudrait la fulgurance d’une conversion !



Vous voyez un rapport entre ce dessin torchonné et le tableau de MANTEGNA, vous ?


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Monsieur MOLINOZ a du souci à se faire ! (Repris du Salon beige.)

"Nous vous avions récemment informé des insultes ("cramoisies") du maire de Vénarey les Laumes (21), vice président de l'AMF, à l'égard des défenseurs des crèches publiques.
Patrick Molinoz vient de faire l'objet d'un malheureux bombage sur le mur d'une gare assez tristounette... et n'hésite pas à porter plainte.

Par ailleurs Molinoz sera peut être candidat en février à la législative partielle pour remplacer François Sauvadet. Sa campagne commence mal."
Nous ne pouvons que lui souhaiter d'être renvoyé à un peu plus de réflexion sur l'histoire de sa patrie.



jeudi 5 novembre 2015

05 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Le pervers médiocre et la jouissance de tout ce qui est gratuit...

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"La «perversion médiocre» va donc permettre à l'individu de jouir et d'abuser sans risque des lois démocratiques. En effet, profiter ne lui suffit pas ; le pervers médiocre veut pouvoir profiter plus que les autres, et souvent à leurs dépens. En ce sens la culture du gratuit, son culte même s'inscrivent dans le sillage de cette dérive comportementale. Certes, la gratuité n'est pas en soi, nous l'avons dit, une pathologie. Au contraire, il s'agit d'abord du signe de l'accès généralisé (et égalitaire) à quelque bien que ce soit, de l'égalité devant la jouissance : à cet égard, la gratuité nous rassure sur le fait qu'il est toujours loisible de «vérifier» qu'on a le droit de jouir comme les autres. Comment, dès lors, se révèle la perversion ? Eh bien en cela que du droit à la jouissance pour tous on passe subrepticement au fait de ne jouir que parce que c'est gratuit.
Si la gratuité dévient une pathologie démocratique, c'est parce que son culte l'emporte sur toute autre valeur. Un nouveau type d'individu apparaît, qui affirme son sentiment de liberté essentiellement sur le mode de gratuité : être libre c'est avoir accès à tout sans devoir en payer le prix ; c'est vivre la culture et les services comme un dû. C'est ne pas payer, justement parce «qu'on le vaut bien» . En d'autres termes, c'est avoir perçu et théorisé la différence entre ce que l'on pense être la loi et ce que l'on pense être juste. Payer est peut-être «légal» , mais ce n'est plus « légitime» : la gratuité devient ainsi le signe d'une émancipation réussie. Oui, tout le monde s'entend sur le fait que la liberté « n'a pas de prix». Et plus personne ne veut en payer le prix."
In
Cynthia FLEURY.
Les pathologies de la démocratie.
Le Livre de Poche, biblio essais, N°31544.
Fayard, Paris, 2009 (date de dépôt légal).
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2. Commentaires.
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Cynthia FLEURY a écrit ce livre bien avant les lois de madame TAUBIRA. Et, chose curieuse, avant même que ce ministre de l'injustice n'ait concocté ses élucubrations sociétales,Cynthia parlait du droit à la jouissance pour tous.
Il est évident que le droit à la liberté de choisir son orientation sexuelle a un prix, celui que la nature impose à la procréation. Mais ce prix, il y en a qui ne veulent pas le payer. Voilà très exactement où se situe la perversion de cette loi et de ceux qui l'ont promue. Les millions de monsieur BERGE n'y pourront rien. Et il quittera cette terre sans avoir pu imposer à une partie de ses concitoyens une manière de penser et de faire conforme à ses propres désirs.
Rien ne nous fera fléchir, messieurs et mesdames des Loges et du PS, rien ne nous fera changer d'avis messieurs et mesdames les LGBTistes. Votre triomphe n'est que celui de la faiblesse et d'un singulier manque de courage. Car vous savez où est la vérité. C'est votre appétit de pouvoir et votre lâcheté qui nous amènent au désastre annoncé. Et ne venez pas nous emmerder avec la nature, l'écologie, blabla, blabla, vous qui ne les honorez ni ne leur rendez justice.
Plus tôt vous quitterez la scène publique, et mieux ce sera.
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3. Informations diverses.
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La communication de HOLLANDE est partie en Lucette !

"Depuis ses révélations, en partie contredites par le maire de la ville et par l'Elysée, la jeune retraitée s'est retrouvée prise dans un tourbillon médiatique - plusieurs médias ont pointé sa présence, en 2008, sur la liste PS de l'actuel maire de Vandoeuvre-lès-Nancy. Ce qu'elle n'a pas supporté. Comme le révèle l'Est républicain lundi, Lucette Brochet a aujourd'hui fui son appartement et a trouvé refuge chez sa fille, qui habite en banlieue de Nancy." (Du site du Salon beige.) 
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Mort de René GIRARD.

La disparition d'un des plus grands penseurs du XXe et du XXIe siècle est une grande perte pour notre patrie. Je ne décrirai pas ici - j'ai des raisons de le faire - l'ampleur de la dette que j'ai contractée à son égard. Mais il ne m'est pas interdit de pleurer publiquement la mort d'un homme exceptionnel.

mardi 12 mai 2015

12 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Bienfaits et méfaits de l'égalité politique

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Il y a des moments de l'histoire où il devient nécessaire de penser plus qu'à l'accoutumé.
Nous y sommes. Et c'est pourquoi je vous répète que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Il y en aura plusieurs, de citations du jour, plusieurs, en apparence sans liens entre elles. Je vais essayer de vous montrer qu'il y en a de très nombreux.

(a) De Stéphane VINOLO (voir référence dans le billet du 11 mai 2015) :

"[...]. En faisant des citoyens des gens "égaux en droit", la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens des concurrents de façon de plus en plus radicale. Les places qui étaient jadis réservées à quelques privilégiés sont tout à coup, si ce n'est accessible de fait, tout au moins convoitable en droit par tous. La modernité politique est donc en quelque sorte créatrice de médiation interne, puisqu'elle ouvre une nouvelle des possibles du désir par l'égalité des droits."

(b) De PHAM QUYN. L'idéal du sage dans la philosophie confucéenne. (Dong-Kinh An-Quan, Hanoï, 1928.) :

"La conception de la "Raison" des auteurs français du 17e siècle (le rouge est de votre serviteur) ne se rapproche-t-elle pas singulièrement de la "loi naturelle" des auteurs chinois ? - La Raison qui éclaire l'homme, dit MALEBRANCHE, est le verbe ou sagesse de Dieu même... Personne ne peut sentir ma propre douleur ; tout homme peut voir la vérité que je contemple... Ainsi par le moyen de la Raison, j'ai ou je puis avoir quelque société avec Dieu (le philosophe chinois dirait le Ciel), et avec tout ce qu'il y a d'intelligences, puisque tous les esprits ont avec moi un lien commun ou même une loi, la Raison. - Cette Raison de MALEBRANCHE n'est autre que le principe lumineux que le Ciel a mis en tout homme, dont parle de Dai-hoc.
La Raison, loi naturelle de tous les êtres, se confond avec le bon sens qui est, comme dit DESCARTES, la chose du monde la mieux partagée. [...]"

(c) Epitre de saint PAUL aux Galates 3, 28.

"Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave, ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes uns en Jésus-Christ."
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2. Commentaires.
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Ces trois citations ne parlent que d'un seul et même problème. Essayons de voir de quoi il s'agit. VINOLO affirme, en commentant René GIRARD que la modernité politique, en créant des gens égaux en droits, a accru le poids de la médiation interne (c'est-à-dire le nombre de personnes dont il est possible d'envier l'objet du désir et le désir même, puisqu'il est loisible à tout Français, par exemple, d'être candidat à la Présidence de la République (moyennent du reste certaines conditions très restrictives qui viennent en réalité réserver cette possibilité à ceux des hommes et femmes disposant de soutiens parmi les élus, c'est-à-dire à des hommes et femmes de parti), ou de vouloir pour lui et ses enfants les plus hauts postes. L'égalité des droits est un immense bienfait. Soyons clair là-dessus. Les privilèges de naissance ou de fortune ne donnent aucun droit particulier vis-à-vis de la loi. Et c'est très bien ainsi.
Alors d'où vient cette frustration d'un nombre croissant de nos concitoyens ? D'abord du côté absolument virtuel et théorique de cette prétendue égalité. Inutile de commenter cette évidence qui fait que l'on est tous égaux, mais qu'il y en a qui sont plus égaux que d'autres. Ensuite, et sans aucun doute, de ce que l'autre est devenu un rival. Il est intéressant de noter que PHAM QUYN, quand il parle de la Raison qui doit gouverner les comportements humains, fait référence à la Raison des grands Français du 17e siècle. On s'attendait à voir porter au pinacle, dans un palanquin somptueux, les VOLTAIRE, les DIDEROT, les d'ALEMBERT, bref tous ces pseudo-philosophes qui confondaient le rationalisme et la Raison, la boursouflure de l'ego avec la transmission d'une sagesse et d'une connaissance profonde et réfléchie. PHAM QUYN établit, comme le faisait CONFUCIUS, une équivalence entre la raison et la loi naturelle.
Enfin, et paradoxalement en apparence, saint PAUL affirme qu'il n'y a plus de différence entre les hommes qui ne font qu'un en Jésus-Christ dans la foi. Voilà une indifférenciation qui, en apparence et si l'on suit René GIRARD aurait dû conduire à la violence. Il n'en est rien. Dieu est l'Autre par excellence, l'inconnaissable, l'impensable. Il est le médiateur externe qu'il est impossible d'imiter. C'est la conception que les musulmans se font de Dieu. De Jésus, il n'en va pas de même. Et c'est là la fulgurance de vérité de son message. Vrai Dieu et vrai homme, il est à la fois médiateur externe et médiateur interne. C'est pourquoi, dans l'épître aux Hébreux, il est qualifié d'Unique Grand-Prêtre. Un disciple peut donc faire de Jésus le médiateur interne par excellence ; le commandement de ce médiateur est clair : aimer, seulement aimer, et servir, seulement servir, comme lui-même l'a fait pendant sa vie terrestre. Voilà pourquoi, et dans l'optique de René GIRARD, il existe un ouvrage admirable qui porte comme titre L'imitation de Jésus-Christ. La boucle est bouclée. Nous n'échappons pas au désir mimétique, à la nécessité d'avoir un médiateur de ces désirs. Loin de faire de Jésus un rival, nous pouvons en faire un ami car il n'entre pas en compétition avec nous ; il a donné sa vie pour nous. Et c'est pourquoi saint PAUL dit encore : "Ayez en vous les sentiments du Christ".
Vous comprenez pourquoi la politique laïcarde menée par nos gouvernants, le confinement absolu, voulu par eux, de la foi en Jésus à la sphère privée, ne pourra pas et ne pourra jamais apporter la paix à notre malheureuse patrie. Ils s'efforceront toujours, en proclamant l'égalité des droits, y compris de droits imaginaires (comme celui du mariage de deux personnes de même sexe), mais en maintenant des systèmes extrêmement subtils et résistants de différenciation sociale (énarchie, concours divers et très sélectifs, statuts protecteurs de plusieurs classes de fonctionnaires, avantages conférés à certaines catégories sociales) - condition nécessaire à l'expulsion archaïque de la violence - ils ne feront que faire croître l'envie, la jalousie et le ressentiment.
Je n'y peux rien. Pour moi la cause est entendue. Il n'y a qu'un seul nom qui sauve, celui de JESUS.
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3. Informations diverses.
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Management de la Terreur : interview d'un journaliste allemand ; sa grave accusation contre François HOLLANDE (lien vers la vidéo, ci-dessous).

https://youtube/1pcvGAb2-28

Je laisse aux auteurs de cette interview la responsabilité de leurs propos. Mais tout de même, il me semble qu'il y a des éléments à prendre en considération dans les arguments avancés par l'interviewé.
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Une association antiraciste déboutée de son action contre Robert MENARD (via le Salon beige).

"Saisi en référé par la Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI), le tribunal administratif de Montpellier a débouté l'association, qui réclamait que la commune de Béziers cesse "tout acte de collecte, d'enregistrement, d'organisation, de consultation et d'utilisation de traitement des informations sur la religion des élèves scolarisés." Pour le tribunal, "l'existence de ces fiches n'étant pas démontrée, il ne pouvait pas demander à la commune de cesser d'élaborer de tels fichiers". La mairie de Béziers relève que le jugement confirme en outre "que l'accès aux listes des élèves par le maire est légal."

Le parquet, toujours à la recherche du fichier qui n'existe pas, poursuit son enquête."

lundi 11 mai 2015

11 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Dangers d'une démocratie sans transcendance...

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Frénésie de l'égalité à tous crins, matrice de la violence ! Il est bon de rappeler les dangers
qui menacent une démocratie sans médiation externe.

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y a des chances que je fasse bondir Pierre-Henri avec ces citations. Je me lance cependant, et je m'efforcerai de vous en montrer la pertinence. Elles sont toutes relatives aux dangers d'une égalité dépourvue de médiation externe. Je supplie mes lecteurs fidèles d'avoir la patience et l'attention nécessaires à la compréhension exacte de ce que signifie l'ambition de nos gouvernants depuis l'avènement de l'idéologie révolutionnaire.

(a) De Thomas HOBBES (Leviathan. Traduction française de François TRICAUD, Sirey, Paris, 1983).

"Si deux hommes désirent la même chose alors qu'il n'est pas possible qu'ils en jouissent tous les deux, ils deviennent ennemis."

(b) De Stéphane VINOLO, (René Girard : du mimétisme à l'hominisation : la violence différante (a sic).

"Ce que nous permet de penser GIRARD, c'est que plus je suis proche de quelqu'un et paradoxalement, plus la violence augmente. Il est donc possible de comprendre par avance par cette double face du désir mimétique, comment les désirs peuvent à la fois être ce qui rapproche les hommes, et en même temps ce qui déclenche la violence entre eux. Mais d'un autre côté, l'impossibilité pour deux individus de détenir, ni même de convoiter un même objet tend à les éloigner, en en faisant des rivaux."

(c) Du même.

"[...], la disparition du pouvoir divin, ouvre la possibilité théorique à chaque citoyen d'occuper la place la plus haute de la nation, et cette possibilité théorique depuis la modernité politique s'est faite de plus en plus réelle. Par conséquent, là où la convoitise régnait entre les quelques membres d'une famille royale, celle-ci s'étend désormais, celle-ci s'étend désormais par contagion à l'ensemble des citoyens.

(d) D'Alexis de TOCQUEVILLE. (De la démocratie en Amérique. II, 2, Chapitre 13. Editions Robert Laffont, Paris, 1986).

"Quand toutes les prérogatives de naissance et de fortune sont détruites, que toutes les professions sont ouvertes à tous, et qu'on peut parvenir de soi-même au sommet de chacune d'elles, une carrière immense et aisée semble s'ouvrir devant l'ambition des hommes, et ils se figurent volontiers qu'ils sont appelés à de grandes destinées. Mais c'est là une vue erronée que l'expérience corrige tous les jours. Cette même égalité qui permet à chaque citoyen de concevoir de vastes espérances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous côtés leurs forces, en même temps qu'elle permet à leurs désirs de s'étendre."
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2. Commentaires.
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Pour bien comprendre les dangers de l'égalité politique telle qu'elle est conçue depuis l'avènement de la Révolution française et de l'idolâtrie de l'égalité ("je rigole" aurait dit COLUCHE) en général et de l'égalitarisme en particulier, il faut d'abord comprendre ce qu'est un médiateur et la médiation. Il y a deux types de médiateur (selon René GIRARD) : le médiateur externe et le médiateur interne. Le médiateur interne est un sujet (un être humain qui dit "je") qui fait d'un objet, quel qu'il soit, un objet désirable. Ce faisant il le désigne comme désiré et il le désire lui-même. Ce mécanisme est le fondement de l'action publicitaire : tout le monde doit avoir un I-phone, ou des vêtements de marque, ou encore faire du ski à bon compte dans diverses stations. Le médiateur externe est le sujet qui désire un objet, le déclare désirable, mais ne peut devenir un rival. Dans l'ordre humain, ce serait un roi : seuls peuvent désirer le trône les membres de la famille royale (essayons à cet égard de rentrer dans la mentalité du Prince Charles). Ce désir est interdit et même inimaginable pour qui n'est pas membre de cette famille. (Et c'est ainsi que la petite Charlotte Elizabeth Diana de CAMBRIDGE a été classé comme quatrième dans l'ordre de succession au trône de Grande-Bretagne). Mais la seule médiation externe qui exclut toute rivalité est la médiation divine. Nul ne peut prendre la place de Dieu. C'est pourtant ce que font systématiquement les hommes depuis les origines de l'humanité : que la Tour de Babel, l'Empire d'Alexandre, l'Empire du Premier Empereur QIN (QUIN SHI HUANGDI), le troisième Reich ne sont que des tentatives couronnées de malheurs, de destructions, de sang, pour se faire Dieu à la place de Dieu.
Quand dans le magazine Pilote parlait d'IZNOGOUD, le méchant vizir qui voulait être calife à la place du calife, il ne faisait qu'illustrer sur un mode plaisant, le désir mimétique et les initiatives violentes nécessaires à sa satisfaction.
Allons plus loin, la rivalité entre le Président SARKOZY et monsieur HOLLANDE est la démonstration parfaite de la justesse des vues de HOBBES. Les rivalités internes entre madame AUBRY et monsieur VALLS, idem. Et je ne parle pas des rivalités internes entre messieurs COPE et FILLON et maintenant, entre messieurs FILLON, JUPPE et SARKOZY. 
Comme le dit VINOLO, "en faisant des citoyens des gens égaux en droits, la modernité nivelle leurs désirs et fait des citoyens,  des concurrents de façon de plus en plus radicale."
Il est possible de sortir de cette spirale mimétique. On verra comment demain. Mais on peut déjà imaginer que c'est le recours à un médiateur externe inégalable que l'égalité peut s'instaurer sans faire régner la violence : ce médiateur a un nom, Dieu. Encore faut-il faire un inventaire. Il n'y a pas de démocratie possible sans transcendance.
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3. Informations diverses.
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Le week-end a été calme (via le Salon beige).
  • A Besançon samedi soir, les CRS ont essuyé des tirs de mortier (du type des feux d’artifices du 14 juillet)
  • A Marseille, la police a été caillassée par une cinquantaine d’individus
  • Des policiers circulant en voiture, à Villeneuve-la-Garenne (94), ont subi des jets de projectiles divers, vendredi soir. Ils avaient une trentaine d’individus face à eux.
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Marche pour la vie à ROME (idem).

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Chers Bretons de PLOERMEL, on vous aime !

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dimanche 3 mai 2015

03 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Cette vérité : tu es cela...

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Comme je l'ai promis dans mon dernier billet, et après une longue absence, je reprends comme je peux mon babil quotidien, non sans vous rappeler ceci qui est essentiel :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Les citations du jour.
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(a) "Le réel n’est pas rationnel mais religieux, c’est ce que nous disent les Évangiles : il réside au cœur des contradictions de l’histoire, dans les interactions que les hommes tissent entre eux, dans leurs relations toujours menacées par la réciprocité. Cette prise de conscience est plus que jamais requise, aujourd’hui que les institutions ne nous aident plus, que c’est à chacun de se transformer seul. En cela, nous en sommes revenus à la conversion de Paul, à cette parole qui vient soudain le transir : « Pourquoi me persécutes-tu ? » La radicalité paulinienne convient très bien à notre temps. C’est moins le héros qui « monte » vers la sainteté, que le persécuteur qui se retourne et tombe à terre."
In
René GIRARD,
Achever Clausewitz. Entretiens avec Benoît Chantre.
Carnets nord, Paris, 2007.

(b) "Cette vérité : tu es cela ! C'est elle en fin de compte que nous invoquons quand nous faisons appel à la douceur, à la charité, quand nous demandons grâce plutôt que justice : car alors nous ramenons notre auditeur à ce point de vue, d'où tous les êtres apparaissent fondus en un seul." 
In
A. SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction française d'Auguste BURDEAU.
Le Livre de Poche, Paris, 1991. (Cité par Jeremy RIFKIN. Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l'empathie. Editions Les liens qui libèrent, sans mention de lieu, 2011.)
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2. Commentaires.
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(a) Si nous avions, dans notre république moribonde, des hommes politiques capables de regarder le réel bien en face, plutôt que de consulter leur cerveau et les fiches idéologiques qui inspirent leurs décisions, nous n'aurions pas une telle exacerbation d'un laïcisme laïcardo-socialo-maçonnique, qui fait exclure d'un collège une jeune fille au motif qu'elle porte une jupe trop longue, (signe religieux manifeste d'une adhésion publique à l'islam d'après le Principal), nous n'aurions pas ces imbéciles décisions d'un Tribunal administratif de RENNES qui, saisi par la Libre (!!!) Pensée du MORBIHAN ordonne le démontage de la statue de Jean-Paul II (sauf à éliminer la croix qui orne cette magnifique statue de bronze de 9 m de haut) érigée à PLOERMEL, et nous n'aurions pas davantage une affirmation identitaire de plus en plus forte qui fait virer au radicalisme un nombre croissant de musulmans, offensés par la négation politique de la dimension sociétale de leur religion. C'est que le réel, ce qui fait que l'homme est ce qu'il est, est le désir d'infinitude et de transcendance  qui habite son coeur. Vous noterez, du reste, que plus on est placé en haut de l'échelle sociale, et plus on a tendance à nier le caractère "réel" de la religion. Ivres du pouvoir qu'ils détiennent pourtant du peuple, nos hommes politiques, nos journalistes vedettes, nos hauts fonctionnaires ont construit un système parfaitement imaginaire, utopique, irréel, qui ignore délibérément les aspirations profondes de leurs concitoyens. Il ne faut pas s'étonner, dès lors, que le Dieu de vérité soit chassé par des idoles qui ont nom argent, sexe, drogue, jeux de toutes sortes, partis politiques, ou, plus anodines mais tout aussi idolâtres les addictions aux sports, aux jeux vidéos, à l'alcool, pauvres substituts au vrai Dieu.

(b) La citation de SCHOPENHAUER vient utilement compléter celle de René GIRARD. C'est bien parce que l'autre est l'autre et que telle est la vérité, que nous pouvons comprendre la règle d'or solennellement annoncée par JESUS. "Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fasse". Je n'ai pas le temps de développer l'argumentation imparable de SCHOPENAUER qui démontre que le fondement de la morale n'est ni la raison, ni le psychisme, mais le processus empathique, et par voie de conséquence (sans que le philosophe l'ait clairement exprimé), nous pouvons comprendre qu'en acceptant librement de mourir ignominieusement sur la croix, l'Innocent, le Saint, le Juste par excellence ait pris sur lui la totalité de la douleur des hommes, de leurs péchés, de leurs limites, de leur nature mortelle.
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3. Informations diverses.
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16 mai, marche pour la famille à ANVERS.


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Souvenons-nous des douceurs policières qui relativisent les violences du service d'ordre du FN vis-à-vis des Femen (merci au Salon beige).



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