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mardi 5 septembre 2017

05 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. On ne sort pas de rien !

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Vous reprendrez bien un petit verre de BRUCKNER ?
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Or le moi n’est pas tant haïssable, comme le disait PASCAL, que pitoyable lorsqu’il se réduit au face à face avec soi-même, à l’interminable rumination de ses petits problèmes. Abolition du péché originel, proclamait la Révolution française. Désormais, je n’ai plus aucun devoir envers mes ancêtres, je n’ai plus à me soucier du poids d’un héritage, je suis tout entier contemporain à moi-même. Mythe de l’auto-engendrement de soi dont le self-made man serait l’illustration exemplaire, s’étant pour ainsi dire extrait lui-même du néant de la pauvreté. […]."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 172.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas opposer BRUCKNER à THIBON que de dire que nous avons des devoirs vis-à-vis de nos ancêtres. THIBON nous enjoint d’habiter notre présent, d’être présent à nous-même, il ne dit jamais que la tradition ne vaut pas tripette. Il dit qu’il ne faut pas vivre dans la nostalgie du passé.
Ce que BRUCKNER rajoute ici et qui est essentiel, est qu’il nous est nécessaire de ne pas regarder sans cesse, et avec complaisance, notre nombril. Il nous dit que le mythe de l’auto-engendrement, que l’absence totale de toutes déterminations (si chères à ce bon Vincent PEILLON qui, toutefois, y substitue la détermination républicano-anticléricalo-maçonnique) nous conduit au point où nous en sommes : un déracinement total, une croissance de soi hors sol, hors de toute transcendance, une solitude tragique, et finalement la glorification de quelques grossiums qui, au prix de contorsions réitérées avec la justice, se sont faits eux-mêmes sur le dos des autres.
J’attends qu’on me prouve que l’auto-engendrement de soi est une réalité anthropologique, constitutive de l’homme. (Je reconnais que c'est une vérité qu'il est difficile d'aimer.)
C’est pourquoi les admirateurs patentés de monsieur MACRON, qui ne cessent par leur flagornerie, de flatter son ego, sont dans l’erreur la plus totale. Il faut reconnaître que monsieur MACRON est d’une intelligence aiguë et qu’il a perçu le danger du splendide isolement, assis qu’il serait sur le trône de Jupiter. Il a d’ailleurs renvoyé les journalistes dans leurs cordes en leur reprochant de s’occuper trop d’eux-même. Cependant, en contradiction avec ces beaux discours, il n’a pas hésité à prendre à sa solde un Bruno ROGER-PETIT, dont je vous rappelle qu’il hésitait sur le choix des armes susceptibles de massacrer les participants à La Manif Pour Tous : le révolver, la grenade, le poignard, le poison ou l’instrument contondant. Personnellement, si j’avais le choix pour ce qui concerne ce « journaliste », pour le réduire au silence je le mettrai dans un placard.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Soutenir l’armée française contre la camarilla du Président !


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Voilà la seule voie possible pour le bonheur des hommes !


Reconnaissez que je n’ai jamais cessé de le dire, à ma façon !
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Le patriarche de Rome et celui de Constantinople disent la même chose, ensemble ! Laus tibi Christe !

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Quand tu étais sous le figuier !

Elvire Debord abonde dans ce sens avec sa superbe recension d’un livre d’Adrien Candiard.

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Non au libéralisme. Analyse chrétienne de ce fléau.

Dézinguer Mammon ! Objet de la réflexion des participants à cette université d’été !

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Gardons le sexe des mots !

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Annonce d’un colloque (merci à Michel).


Je ne connais pas bien Octave MIRBEAU. Mais il admirait Léon BLOY. C'est un titre de gloire pour lui.
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La carnassière est remplacée par le carnassier.

http://www.bvoltaire.fr/boris-belkacem-pire-najat-vallaud/?mc_cid=9849ca870b&mc_eid=70a17346c4

lundi 4 septembre 2017

04 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Qui accepte de perdre sa vie la sauvera !

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Cycle BRUCKNER toujours !
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Est-il possible de concevoir la frugalité autrement que comme une résurrection de l’ascèse chrétienne ou une diététique de repus avides de retrouver la grande simplicité ? Le monde appartient à celui qui y renonce, disaient les franciscains : dans la disette réside l’opulence, dans le vide le vrai plein. Qui jamais ne prend, jamais ne saisit, possède les biens essentiels puisqu’il n’a nul besoin de les avoir pour en jouir. Ce renoncement est l’envers de l’avidité, il met à ne pas choisir la même intransigeance que celle-ci à rien refuser. Peut-être faut-il arracher la frugalité à l’idée sinistre d’abstinence : elle n’est pas une soustraction mais un plus, l’ouverture à d’autres dimensions de l’existence. Ne pas se laisser piéger par l’affairement, les contraintes stériles, se désencombrer des babioles socialement valorisées, déplacer les frontières du nécessaire et du superflu, mettre le faste là où la plupart ne voient que futilité et la misère où la plupart célèbrent le luxe. Bref, se restreindre, non pour se priver mais pour multiplier d’autres plaisirs moins communément admis. Faute de quoi, la frugalité resterait l’annexe écolo de la pauvreté religieuse, la variante moderne du pain noir et du pichet d’eau, une caricature de néo-ruralité façon Henry David THOREAU, le rousseauiste américain partisan de la vie dans les bois. Que tout cela soit flou, imprégné d’eau bénite et de snobisme n’empêche pas que liberté est donnée à chacun de décider en son for intérieur de quels traquenards sociaux il se préserve, de quel faux éclat il est prêt à se passer. Si l’angoisse de notre temps est celle du passage, cela veut dire que le changement qui s’annonce portera avec lui de nouvelles richesses dont nous n’avons pas idée. Elles ne périmeront pas les présentes, elles les relégueront à une autre place." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER. 
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 146.)

Poème de Marc RUGGERI.

Tout le ciel a dressé son silence
en rempart.
Si je ne m’effondre,
ô mon Dieu,
c’est que toujours
Tu t’enroches à moi.
Elévations sur notre temps (été 2017)

Voilà une superbe illustration de ce qu’est le superflu et le nécessaire. Je dis et redis que Marc RUGGERI est un très grand poète.
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous invite tout d’abord à lire cet article paru sur le site du Huffington post à propos de Pascal BRUCKNER.


Je n’aime pas beaucoup ce médium. Je reçois quotidiennement ses informations que je puis comparer à celles que me donnent d’autres sites. Le Huf, comme on dit chez les « journalistes » est superficiel et il sélectionne soigneusement les nouvelles qui vont dans le sens des intérêts de ses actionnaires. Mais pour une fois, il dit des choses justes (avec quelques piques cependant et souvent) et ici, il le fait sur un auteur dont on n'attendait pas qu’il puisse célébrer, comme il le fait dans cette citation, la tempérance et la frugalité dont il suggère sans le dire explicitement que le sens profond est d’origine spirituelle (quoi qu’au passage, et à mon avis inutilement, il donne un coup de patte oblique aux cathos, avec l’évocation de l’imbibition par l’eau bénite de l’idée de frugalité et de tempérance).
Éviter les traquenards sociaux tendus par un monde dont la seule finalité semble être d’accroître indéfiniment la production de biens non pas pour leur utilité mais en vue du profit de ceux qui les produisent : voilà un bel objectif politique. On ne peut bien sûr l’imposer, tant il y a de nos congénères des gens qui sont dans la misère ou la gêne. Mais est-ce trop demander à ceux qui ne manquent de rien de penser à ceux qui manquent de tout ?
On peut éviter de tomber dans le snobisme boboïque du végétarisme, du véganisme, du retour à la nature dans des lotissements pourvus de paillottes climatisées et servis par un personnel stylé, en s’efforçant sans rien dire, sans rien prêcher, de vivre selon ces sages préceptes.
Car celui qui accepte de perdre sa vie la sauvera et qui veut sauver sa vie la perdra.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Les Églises évangéliques sont-elles plus courageuses que l’Eglise catholique ?

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Le tweet ignoble de Bruno ROGER-PETIT !


Les censeurs n’ont pas réussi à gommer cet article !

Ni cette interview !


Ni ces réactions !


Ni ce cirage de pompes !


LES LIRE TOUS POUR SE FAIRE UNE IDEE DU PERSONNAGE !
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La Pologne, nouvelle fille aînée de l’Eglise ?

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Un seul remède aux maux qui nous accablent !


samedi 2 septembre 2017

02 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Un pied dehors, mais surtout un pied dedans !

Et toujours le cycle consacré à Pascal BRUCKNER.
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."

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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Il est trop de notables des lettres, du journalisme, de l’université qui jouent au renégat et le politiquement correct en France, c’est de se dire incorrect. Manière de gagner sur tous les tableaux, d’avoir un pied dedans, un pied dehors, de se croire en situation d’extériorité absolue alors qu’on jouit par ailleurs d’une position établie et de tous les avantages de la notoriété. […]".
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 54.)

Et, comme promis hier, un poème de Marc RUGGERI.

Goûtez-en les images, fermez les yeux aussi, et laissez doucement la nature s’endormir dans la nuit qui descend. Marc nous console de la bassesse de certains notables.

C’est l’heure des grandes marées du soir.

Quand les nuages, en bataillons d’écume,
se retirent, abandonnant
leurs cimiers d’algues blanches.
Quand l’éclatant triomphe du ciel
ne nous atteint plus.

Alors, un autre Océan revient
qui dépose en nous,
sous une autre lumière,
le limon bleu de la nuit.

Le jardin de Kercambre (été 2017).
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage de Pascal BRUCKNER s’applique parfaitement à monsieur Bruno ROGER-PETIT, nommé porte-parole du freluquet. Vous apprécierez la profondeur et la hauteur de vue de ce « journaliste » récompensé pour sa flagornerie par une promotion déshonorante, en méditant sur les différents moyens auxquels il pensait pour exterminer les partisans de La Manif Pour Tous (voir Revue de presse insolente) : je les cite : le revolver, la grenade, le poignard, le poison ou la hache ! C’est donc cet homme qui se croit drôle, et qui n’est que la caricature d’un imbécile, un vrai, qui est chargé de transmettre la parole de Jupiter. Mais il n'en pas le foudre, le pauvre !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Airy ROUTIER juge Notre-Drame de Paris.


J’ai souvent éreinté monsieur ROUTIER. Mais il faut dire qu’il fait là très fort et qu’il a le courage de dire tout haut la vérité, qu’il s’efforce de faire aimer : miracle, il y réussit.
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Une très belle lecture du livre de Véronique OLMI, par Elvire Debord.


Bakhita a été canonisée par Jean-Paul II. Le livre, d’après le quotidien gratuit C-News d'hier est un des événements de la rentrée littéraire. Mais il me semble que le très court commentaire qu’il en donne passe à côté de l’essentiel. Ce que ne fait pas Elvire Debord.
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Les étranges silences de la presse américaine et mondiale sur le général Albert PIKE, fondateur du Ku-Klux-Klan et haut dignitaire de la franc-maçonnerie américaine.

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Un communiqué de L’institut Pour La Justice.


Nous ne voulons pas que cette femme ait une promotion. Elle est mise en examen pour l’affaire du mur des cons. C’est elle qui aurait dû y figurer. 
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J’avais déjà quitté cette jolie ville du midi où je loue un petit appartement !


Je n’ai donc pas entendu monsieur WAUQUIEZ. Je venais de quitter Chateaurenard.
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Voilà l’homme qui est le porte-parole de monsieur MACRON.

Nous n’aurons, nous, qu’une arme : celle du silence. Nous ne reprendrons JAMAIS les propos retransmis par monsieur Bruno ROGER-PETIT(E), à l’exception du tweet dont nous parlerons chaque fois que lui il parlera. Je voulais vous en donner copie, mais l'importation de ce tweet torchon est refusée par le serveur... Il doit y avoir une raison !
Vous la trouverez en lisant l'article que voici :


Ce menteur a tout simplement supprimé son compte tweeter pour éviter qu'on ne lui reproche ses dérapages. Voilà donc le règne du mensonge par omission qui continue de polluer notre vie politique.







jeudi 22 janvier 2015

22 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Nouvelle lettre du père Zanotti-Sorkine.

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Il se peut que ça ne plaise point à ceux qui glose sur le sang et la mort de nos compatriotes, mais je le répète :
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Je partage entièrement la teneur de cette admirable lettre. Et je ne me sens plus du tout CHARLIE. Nous devons ce message au père ZANOTTI-SORKINE.

"Cette lettre sera brève. Le temps presse. Le sang gicle. Ce n’est plus le moment de disserter.
La semaine dernière, dans une lettre fictive adressée aux quatre principaux Charlie passés dans l’au-delà, je regrettais que le président de la République n’ait pas invité leurs suivants survivants à calmer le jeu des insultes prétendument humoristiques à l’égard de celui que vous considérez comme votre prophète. Il eût été simple de dire qu’après des abattages aussi atroces qu’inattendus, le bras de fer n’était pas de mise. Mais non ! La sacro-sainte liberté d’expression, libre de toute entrave, se devait de poursuivre comme une brute sa route.
Et le discours s’en est allé par là : « Hommes, femmes, grands, jeunes musulmans qui tenez à protéger Mahomet de la moindre attaque, qu’importe vos pensées, vos manières d’agir ou de réagir, nous allons vous mâter, chevaux sauvages, jusqu’à ce que vous tourniez bien tranquillement en manège rangé dans le sens laïciste que nous allons vous indiquer. Aussi, nous commençons le dressage par la publication d’un bon Charlie Hebdo à 3 euros où les fidèles de l’islam et, en passant, ceux du Christ, en prendront plein la poire ! » Raté ! En un instant, le cheval s’est cabré ! Un enfant de sixième aurait pu le prévoir, mais… quand les idées l’emportent sur le réel, c’est bien connu, les fruits sont souvent mauvais.
En vérité, en vérité, qui ne le sait ? À vouloir dresser et même redresser à coups de trique les rebelles (trique : dans le sens de fouet ou de sexe toujours omniprésent sur nos jolis dessins), on obtient le contraire. La preuve est aujourd’hui livrée sur un plateau de violence en Somalie, au Niger, au Pakistan, au Yémen, à Gaza, où la hargne humaine s’en donne à cœur joie.
Et je crains fort, tout en pleurant, qu’à l’heure présente elle ne prenne que son élan. Devant ce gaspillage de sang par trop innocent, je pleure aussi sur notre irresponsabilité, je pleure sur notre fixité idéologique, je pleure sur la France qui refuse au respect des croyances d’être artisan de paix. Ce respect n’est pourtant pas une faiblesse, qu’on se le dise ; il n’exclut ni la résistance ni le combat face au fanatisme, mais il vomit résolument toute forme de mépris à l’égard de l’ennemi.
Chers musulmans qui souffrez de nos dessins bêtes et méchants, ne croyez pas – c’est un prêtre catholique qui vous parle – que le cœur chrétien les admet. Aussi, je vous en supplie, ne brûlez plus d’églises, ne lacérez plus le livre des Évangiles, ne tuez plus vos frères chrétiens, vous vous trompez de cible ! Nous ne sommes pas plus aimés que vous par notre pays qui condamne à mort, tous les jours davantage, l’avenir de la transcendance.
Et puisque je suis chrétien jusqu’au bout du cœur, et votre ami comme le Christ me demande de l’être, permettez-moi d’ajouter à votre endroit un simple mot salutaire : ne cherchez plus à vous venger des insulteurs et des irrespectueux. Qui sort son épée périra par l’épée. Ne portez plus atteinte à une seule vie humaine, répondez à la haine par la pitié, et vous plairez à Dieu, et il vous bénira, lui qui n’aime que l’amour…"
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2. Commentaires.
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Cette lettre est admirable dans tous ses termes. La France et les Français ne s'assimilent pas aux caricaturistes de CHARLIE. Que les musulmans de France en soient bien persuadés, eux que des mesures imbéciles, ringardes et laïcistes risquent de pousser en marge de la communauté nationale et de jeter dans les bras des fanatiques. Les Français pensent (à 42 %) que la liberté d'expression a des limites ! Le numéro spécial de CHARLIE HEBDO est une insulte à notre patrie, une insulte à nos compatriotes musulmans. Il est inutile, criminel et odieux. Je ne me sens plus du tout CHARLIE, si être CHARLIE consiste à dire amen à toutes les obscénités, les attaques haineuses contre tout ce qui ne pense pas comme les rédacteurs de ce journal.
Je pense, et je redis, que l'Islam pris comme une abstraction n'a rien à voir avec les musulmans pieux et bienveillants, qui sont des êtres de chair et de sang, confrontés au réel, à la vie quotidienne, et parfaitement capables de prendre le recul nécessaire pour discerner le vrai du faux ou du surajouté.
Et devant la récupération honteuse que François HOLLANDE est en train de manigancer, vous permettrez que je cite encore un proverbe chinois :

"L'homme sage se réjouit d'accéder au dào. L'homme vulgaire se réjouit d'arriver à ses fins" (Livres des rites ou Liji)

Nombre de nos compatriotes qui réfléchissent cherchent la voie (dào), mot difficile à traduire, mais qui a trait à la vérité, à la vertu, à la voie et à l'harmonie. Monsieur HOLLANDE et ses amis amis se réjouissent d'arriver à leurs fins : remonter dans les sondages et espérer garder le pouvoir en 2017. A Dieu ne plaise qu'un tel désastre ne s'abatte sur notre patrie.
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3. Informations diverses.
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Un monceau d'imbéciles (merci à Brigitte) et un florilège de leurs bêtises.

Monsieur CAZENEUVE.

"Evoquer les racines chrétiennes de la France, c'est faire une relecture historique frelatée qui a rendu peu à peu la France nauséuse."

"Ce n'est pas un délit de prôner le djihad." (Je prends cette citation tirée d'une interview accordée à RTL le 5 août 2014 avec prudence, car elle est sortie de son contexte. Il se peut que monsieur CAZENEUVE justifiait l'absence de poursuites contre lez zélateurs de la guerre sainte par le manque d'instrument juridique susceptible de les combattre.)


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 Monsieur PEILLON.


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Bruno ROGER-PETIT.

"Oui, il y aura un jour, avant la fin de ce siècle, un Président de la République française dont le prénom sera Mohamed, Ahmed ou Norredine. C'est un perspective formidable." (L'Obs. 16 décembre 2014.) 
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Edwy PLESNEL (ou PLENEL, je ne sais plus, car j'ai vue les deux graphies).

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