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mercredi 5 décembre 2018

Mercredi 05 décembre 2018. Quelques réflexions de bon sens.


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Hasard ou providence ? Je ne sais. Mais la pause que je me suis imposé depuis quelques jours me permet, avec un peu de recul de faire quelques réflexions sur les graves événements qui frappent notre patrie.

Il me semble d’abord que la révolte dite des « Gilets jaunes » peut se résumer en une exigence très simple : "Nous voulons vivre du fruit de notre travail et non de subventions qu’il nous faut implorer auprès des pouvoirs publics en remplissant des formulaires incompréhensibles pour le commun des mortels." Si je mentionne ce dernier point, c’est que je l’ai entendu de la bouche d’un gilet jaune qui vivait ces aides diverses comme une humiliation.

Il est évident, deuxièmement, que lorsque le montant des dépenses incompressibles d’une famille (logement, chauffage, nourriture, transports) augmente dans des proportions sans cesse croissantes, et qu’au milieu du mois, il n’y a plus un centime pour se payer un petit extra (cinéma, restaurant), cela devient insupportable, et ce l’est d’autant plus que les publicités de la télévision nous vantent les croisières à des prix prétendus modérés (2000 euros), les bijoux scintillants, les voitures que l’on peut s’offrir à raison de 175 euros par mois pendant deux ans pour les plus modestes, à 275 euros pour les plus somptueuses, sans compter les BMW, les Mercédès et autres SUV à des prix exorbitants ; ces publicités heurtent la « décence commune ». Il faut bien en effet pour les justifier qu’il existe une clientèle qui peut s’offrir ces bijoux ou ces somptueuses limousines, et que ce n’est pas le citoyen lambda qui le peut. Nous sommes là dans le pur désir mimétique, matrice de la violence, si bien analysé par René GIRARD, d’autant plus que les Français sont des enragés de l’égalité. Ce qui ne signifie pas qu’ils veulent le même niveau de revenu pour tous, mais simplement des revenus qui rétribuent le service effectivement rendu au corps social.

Troisièmement, il est évident qu’il faut nous affranchir progressivement de l’usage des énergies fossiles qui (a) sont épuisables et (b) qui nous font dépendre de pays fondamentalement hostiles à notre civilisation et fort peu démocratiques. Mais la question de fond qui se pose à propos de la taxe sur les carburants est la suivante : cette taxe va-t-elle effectivement servir à la transition énergétique ou bien va-t-elle servir à combler les trous budgétaires d’un État incapable de faire des économies structurelles ? La production totale de gaz carbonique par les automobiles représente 14 % de la production totale de CO2 en France, laquelle contribue pour environ 1,7 % à la production mondiale de ce gaz à effet de serre. En d’autres termes on manipule grossièrement l’opinion en mettant sur le dos de la nécessaire écologie une mesure qui ressemble à un cautère sur une jambe de bois. Je conviens que la mesure est exemplaire, mais j’affirme qu’elle est parfaitement inefficace écologiquement et très efficace fiscalement.

Il y a un moyen drastique de réduire la consommation de carburants. Il consisterait à en rationner l’usage par les véhicules privés, comme ce fut le cas lors de la crise de Suez. Une telle mesure favoriserait le covoiturage par le partage équilibré de la pénurie et l’usage de moyen de transport alternatifs (transports en commun, vélo, marche à pied). Du reste, le développement de Blablacar indique que le système de covoiturage est parfaitement accepté et d’un usage croissant. Serait exclu du rationnement les professions qui ont besoin de carburant pour exercer leur activité : ambulanciers, médecins et infirmières, transporteurs routiers par exemple. Il conviendrait aussi de favoriser fiscalement le ferroutage et le transport par voie d’eau.

Demeure le problème de l’énergie. Il me semble qu’une solution d’avenir consiste à favoriser la production privée d’énergie électrique. Les panneaux solaires sont un bon exemple de ce type de production. Ils ont l’inconvénient de consommer des matériaux rares et épuisables (dont la tentative de possession par les grandes compagnies minières internationales explique de nombreux conflits, notamment en Afrique). Il existe un moyen infiniment plus simple qui consiste à développer la micro-hydraulique. Nous disposons en France d’un réseau hydrographique exceptionnel que nous devons en partie à notre géographie, et n’est guère de villages ou de villes qui ne soient bâtis à proximité d’un torrent, d’une rivière ou d’un fleuve. Les producteurs de ce type d’électricité peuvent être les communes ou les communautés de commune qui deviennent alors les distributeurs du courant produit aux habitants de leur ressort. Ce peut être aussi des particuliers qui l’utilise pour leur usage privé, et pourrait revendre le surplus à la commune. Il y a un « mais », et ce « mais » c’est l’EDF et l’ERDF qui ont le monopole du transport ET de la distribution du courant, et, qui plus est, pour complaire aux exigences européennes de non distorsion de la concurrence sont obligés d’aligner le prix de vente du kWh produit sur celui que produisent leurs concurrents, à des prix supérieurs.

On peut aussi exploiter le micro-éolien privé et non pas ces énormes éoliennes qui, pour le plus grand bénéfice de Véolia (et au prix d’une dépense carbone considérable liée à la confection d’une énorme semelle de béton où elles sont ancrées et avec un rendement de 16 % quand il y a assez de vent pour mouvoir des pales de plusieurs tonnes), défigurent les plus beaux paysages de nos campagnes. Je pense, notamment, à ces parcs hideux plantés sur le plateau du Lévezou en Aveyron. Point n’est besoin de sortir de polytechnique pour comprendre qu’un vent léger peut mouvoir des pales de 20 à 15 kg, mais ne peuvent faire bouger d’un millimètre des pales de plusieurs tonnes. La vérité est que l’État et ses organismes protéiformes qui produisent des norme inapplicables, pondent des projets insensés, ne veulent pas laisser aux citoyens le soin et le droit de choisir leur mode de chauffage et d’éclairage. Il veut tout régenter, avec ses Agences, ses comités Hippolyte et ses hautes-commissions Théodule.

Pour conclure sur ce sujet, on peut aussi exploiter les pompes à chaleur et la géothermie. Investir dans ce dernier domaine ne coûterait pas plus cher que de créer des énormes parcs marins d’éoliennes qui outre l’offense faite aux horizons marins sont d’un entretien aléatoire. Mais ça fait du bien au chiffre d’affaire de Véolia.

En vérité, c’est la mégalomanie, l’idolâtrie du progrès indéfini, l’absence totale de tempérance qui nous plonge dans ce chaos dont on voit mal comment sortir. Je partage l’avis de Jacques. Il y en a un moyen d'en sortir : nous devons vivre plus sobrement. Que ce soit de gré ou de force.

dimanche 22 avril 2018

Dimanche 22 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Décomposition de l'Europe apostate


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. GEORGES BERNANOS, L’ABANDON DU CHRISTIANISME ET LA DECOMPOSITION L’EUROPE.
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"Je ne vois aucune possibilité d’un rétablissement politique de l’Europe par des moyens politiques.
"Si la distinction subsiste entre pays totalitaires et pays libres, l’avantage sera en faveur des États totalitaires. Et si toute l’Europe devient totalitaire, le remède sera pire que le mal. L’expérience semble malheureusement démontrer que les démocraties n’ont été qu’une étape de l’évolution de la société capitaliste qui détruisit la société chrétienne. La société moderne n’est pas viable. La ridicule disproportion entre son énorme complexité économique et la faiblesse et l’inefficacité de sa morale utilitaire éclate aujourd’hui aux yeux de tout le monde. Le monde actuel possède infiniment trop de puissance pour ce qu’il a d’honneur." 
In
Georges BERNANOS.
La révolte de l’esprit. Écrits de combats (1938-1945). ("Le goût des idées". Collection dirigée par Jean-Claude ZYLBERSTEIN.) Présentation de Gilles BERNANOS.
Les Belles Lettres, Paris, 2017. (Page 15.)
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2. CONTREPOINT DE THOMAS MORE.
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"Chercher le bonheur sans violer les lois, est sagesse ; travailler au bien général est religion ; fouler aux pieds la félicité d’autrui en courant après la sienne, est une action injuste.
"Au contraire, se priver de quelque jouissance, pour en faire part aux autres, c’est le signe d’un cœur noble et humain, qui, du reste, retrouve bien au-delà du plaisir dont il a fait le sacrifice. […]. L’homme qui a foi aux vérités religieuses doit être fermement persuadé que Dieu récompense la privation volontaire d’un plaisir éphémère et léger, par des joies ineffables et éternelles."
In
Thomas MORE.
Utopie. Traduction V SOUVENEL.
Paulin, Libraire, Éditeur, Paris, 1842. (Livre 2, Page 186 ; réédité par les Éditions sociales.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Rod DREHER dans son admirable livre passe en revue les vertus qui président à la vie d’un couvent bénédictin et il explique comment, d’une certaine manière, il est possible d’appliquer ces vertus à la famille et à des communautés humaines qui ont fait ce pari. L’Europe, hélas, a apostasié sa foi ; elle est en train de se décomposer sous nos yeux impuissants. Chaque jour qui passe, chaque initiative des commissaires européens, du parlement européen, de la CEDH nous renvoient à cette décomposition avancée. Nous ne perdrons pas courage. Je vois tous les jours, et de plus en plus, des gens qui, sans être des piliers de sacristies, ont compris le danger de l’ubris, de la démesure, de la folie du grand bistringlin européen. Et dans une certaine mesure, les contre-sociétés zadistes qui naissent ici et là ne font que se dresser contre cette inhumanité. Partager, discuter dans des lieux propres à la communauté de vie, aimer la nature, me semblent être porteurs de valeurs pré-évangéliques. J’en reparlerai pour avoir été le témoin de la vie d’une de ces communautés. Et j’en reparlerai demain.
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4. LIENS UTILES.
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Un monde en pleine décomposition !



Aider le peuple syrien à reconstruire.


Le bidonnage de l’attaque chimique (bis, car j’ai déjà donné un lien analogue).


Les patriarches orientaux condamnent l’agression des Américains, Britanniques et Français.


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Ils se tiennent les coudes contre nos propres intérêts moraux et spirituels, sans parler des intérêts économiques, tout à fait secondaires.


Nous vous soutiendrons madame !


Et nous soutiendrons les parents de ce petit garçon condamné à mort par des médecins et des juges !


Et ils voudraient nous faire aimer l’Europe !


Nous y sommes.




lundi 2 avril 2018

Lundi 2 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. N'ayons pas peur, témoignons avec amour pour un monde enténébré !


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C’est le moment de sortir du sommeil.
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1. ROD PARLE DE LA FAMILLE.
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"Le sort de la religion est lié inextricablement à celui de la famille, et celui de la famille à celui de la communauté. Dans son livre How the West Really Lost God [Comment l’Occident a rompu avec Dieu], publié en 2013, Mary EBERSTADT décrit la religion comme un langage que l’on ne peut apprendre qu’en communauté, et d’abord en famille. Quand la famille et la communauté tombent en ruine, transmettre la religion de génération en génération se complique singulièrement. Il suffit qu’une génération échoue à transmettre la tradition pour que celle-ci disparaisse entièrement de la vie de famille et, par conséquent, de la vie d’une communauté. EBERSTADT appartient à une longue lignée de penseurs de la religion qui affirment que, sans une matérialisation de la vie à Dieu, il est presque impossible de Lui rester fidèle par la seule abstraction."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 184.)
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2. CONTREPOINT D’ARISTOTE : DE LA TEMPÉRANCE DANS LA FAMILLE.
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"Car il y a bien un terme, là comme dans les autres arts : aucun de ces arts, en effet, n’a d’instrument illimité, en nombre et en grandeur, et la richesse c’est un ensemble d’instruments utilisés par les chefs de famille et les hommes politiques.
"Qu’il y ait donc un art d’acquisition conforme à la nature pour les chefs de famille comme pour les hommes politiques, et pour quelle cause, c’est évident."
In
Les politiques. Livre 1. Chapitre 8.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il y a donc plus de 2 300 ans, un génie de la philosophie osait parler de tempérance, de nature, de famille, de chef de famille. Reprenons. ARISTOTE explique que les richesses ne sont pas illimitées, qu’il existe un art de les acquérir qui tient compte de cette limitation, qu’il revient au chef de famille, le père, de prendre en compte ces limitations que nous impose la nature.
Comprenez-vous pourquoi ceux qui s’acharnent contre les chrétiens, en particulier les catholiques, s’attaquent d’abord à la famille, en favorisant la rupture du lien conjugal par toutes sortes d’astuces juridiques, en s’attaquant à la sexuation, en défendant l’homosexualité comme une forme de sexualité conforme à la nature, en promouvant le mariage entre personnes de même sexe, sans pour autant défendre le mariage qu’ils appellent "traditionnel". Ils ne sont ni dans la raison, ni dans la foi, mais dans la puissance et la volonté de contraindre les hommes à leur vision hégémonique.
Nous n’avons rien à  faire avec ces gens. Qu’ils fassent à leur guise. Ils arriveront à détruire l’admirable édifice de la culture occidentale ; ils n’arriveront pas à vaincre notre espérance. Plus que jamais rentrons dans le pari bénédictin. Qu'ils persistent dans leur persécution molle ; ils ne viendront pas à bout de notre espérance. 
Je vous invite à lire les déplorations d’un imbécile médiatique, si bien décrit par BERNANOS, celles de monsieur Henri TINCQ. Mais monsieur Henri TINCQ mourra bien avant que ne disparaissent les petites cellules bénédictines qui recueilleront en leur sein le miel de l’antiques culture judéo-chrétienne et gréco-latine que le susdit Henri qualifie de droite, d’ultra-droite, bref de tendance fasciste.
Je vous ferai part bientôt de quelques initiatives utiles pour inscrire dans la vie de nos paroisses, de nos familles, de nos groupes de sociabilité, le choix irrévocable du pari bénédictin. Il ne s’agit pas de faire de petites sectes bien étanches, bien isolées d’une culture enténébrée, bien au contraire, mais de donner au monde avec amour le témoignage existentiel de la foi.
Christos anesti !
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4. LIENS UTILES.
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Un bon signe.




Pour vous les jeunes gens qui avez passé quelques jours à TRIORS.


Témoignage intéressant.



vendredi 10 novembre 2017

10 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Relations incestueuses entre le capitalisme et le progrès !

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Léon va vous choquer aujourd’hui ! Et c'est tant mieux.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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             "[…]. Le précepte ressassé de faire travailler l’argent est théologique, au fond, beaucoup plus qu’économique, par une suite nécessaire de l’identité que je viens d’inscrire [entre Dieu et l’argent].
             "Travailler, dans le sens du latin laborare, c’est SOUFFRIR. On fait donc souffrir l’argent qui est Dieu. On le fait souffrir, naturellement, avec la plus abondante ignominie. À l’exception des crachats, ― car le Bourgeois « ne crache pas sur l’argent » ― aucun opprobre ne lui est épargné. On le fait même suer. On lui fait suer le sang des pauvres dans l’agonie des labeurs de mort.
             "Il y a des peuples qui crèvent dans les usines ou les catacombes noires pour velouter la gueule des vierges engendrées par des capitalistes surfins, et aussi pour que « le mystérieux sourire de la Joconde » ne leur soit pas refusé. C’est ce qui s’appelle faire travailler l’argent.
             "… Et la Face PÂLE du Christ est plus pâle au fond des puits et dans les fournaises."
In
Léon BLOY.
Exégèse des Lieux Communs. Rivages poche/Petite Bibliothèque. N°501.
Payot et Rivages, Paris, 2015. (Page 29.)
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2. COMMENTAIRES.
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Aujourd’hui dans nos pays dits développés, il n’y a plus de peuples qui crèvent dans les catacombes noires ou les usines sidérurgiques : les mines ont été fermées, et les fonderies aussi. On préfère transférer la souffrance de ces miséreux dans les pays dits émergents ou en voie de développement ou les grands investisseurs font travailler l’argent des banques, des fonds de pension, des dépôts bancaires, au prix de l’esclavage de milliers de pauvres : en Inde, au Bengladesh, dans les pays africains, en Amérique du Sud, partout ou des avides trouvent de quoi faire travailler l’argent, ils recrutent des esclaves pour contribuer au labeur de leur dieu. Car l’argent est leur dieu, et l’argent est le nouveau nom de Satan.
Il faut bien comprendre que c’est le capitalisme, qu’il soit d’État (comme en Chine) ou privé (comme dans les pays occidentaux) qui engendre cette misère, cette exploitation éhontée des pauvres. Et le capitalisme est simplement la forme économique la mieux adaptée aux fantastiques progrès des technosciences.
Bien des prophètes contemporains ou modernes (de CHESTERTON à Pierre RABHI, de Marcel LÉGAUT à LANZA del VASTO ont recommandé la tempérance, un usage discerné des biens de ce monde. Rien n’y fait. Il faut plaire aux actionnaires « qui ont pris des risques », aux banques qui ont investi ou prêté des capitaux. Tout est tourné vers la production au moindre coût d’une masse croissante de biens dont l’utilité est parfois contestable. Capitalisme et progrès entretiennent entre eux des relations incestueuses.
On ne saurait condamner le progrès d’un trait de plume, bien entendu. Mais on peut réfléchir à ses conséquences sociales, politiques, économiques et spirituelles avant de l’appliquer à la production. Tout un programme auquel la Libre Pensée ne nous prédispose pas puisqu’elle ne croit qu’au progrès entendu comme toute nouveauté.
Et si le mouvement écologique, dans ses diverses tendances, n’était pas pourri par l’idéologie gauchiste, il ne fait pas de doute qu’il faudrait le promouvoir avec un maximum de publicité et d’effort.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET CURIEUSE.
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Conseils aux jeunes filles qui se demandent si elles sont amoureuses.

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Une bonne nouvelle.

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Affaire de Ploërmel, suite.

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Un article de bon sens ! Vive la Sainte Russie.

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A lire se toute urgence.

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A propos d’une restructuration de l’islam.

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Fidèles au testament de saint Rémy ! En 2017 ! FORMIDABLE.


E

mercredi 25 octobre 2017

25 octobre 2017. Note brève. Un nouvel hashtag : Balance ta truie

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Il y a donc des hommes qui, parce qu’ils sont riches à millions et détiennent de ce fait un grand pouvoir social, se croient autorisés à harceler les jeunes femmes : elles ont besoin de leurs services, cherchent un emploi, attendent une promotion ou une nomination. Il leur faut passer à la casserole pour obtenir ce qu’elles désirent. Bien entendu, rien ne les y oblige, mais il y a des situations de fait, des monopoles (je pense à celui du richissime monsieur WEINSTEIN) auxquels il est impossible d’échapper. Il est tout à fait évident que le cas emblématique de ce monsieur est l’arbre qui cache la forêt et que nombre de mâles, de petits bonshommes en fin de compte, utilisent leur pouvoir pour arriver à leur fin : posséder le corps de la femme, je dis bien de la femme, pas d’une femme. Cette généralisation du désir abolit toute idée d’amour mutuel. Que voulez-vous, dans un monde où l’altérité sexuelle est tenue est tenue pour négligeable, il ne faut pas trop s’étonner. La femme devient un objet.
Ces situations nous ont donc valu la création du fameux « hashtag » Balance ton porc.

Eh bien je propose à tous les hommes qui s’exercent à la difficile maîtrise de leur corps (et je pense à ces nombreux jeunes hommes qui ont compris l’enjeu de cette maîtrise et qui m'ont fait l'honneur de leurs confidences dans diverses circonstances) de créer un nouvel « hashtag » que j’ose appeler Balance ta truie. En effet, je ne vois point les associations féministes s’élever avec véhémence contre les publicités agressives où de jeunes beautés vantent les mérites de sous-vêtements féminins en dentelle, sans rien cacher ou presque de leur anatomie intime. Vous me direz que c’est un peu différent. Il s’agit d’image, pas de personnes en chair et en os. Il n’empêche que derrière, il y a des publicistes au nombre desquels il faut compter des femmes, des publicistes qui savent pertinemment que ces images n’ont qu’un seul but : rendre la femme désirable (je dis bien la femme, pas une femme précise). C’est bien mal connaître, ou plutôt bien connaître l’impériosité du désir masculin que de proposer aux regards de tout un chacun ces quasi-déesses au corps sculptural (quoique retouché souvent par d’habiles photographes). Il me semble que la pudeur et le respect de soi devraient conduire ces mannequins à refuser de se laisser photographier en des poses lascives destinées à stimuler le cortex reptilien des passants.
Bien entendu, je passe sur ces publicités où pour nous vendre une machine à laver ou un meuble, nous avons droit à la voix suave, pulpeuse et sucrée d’une nymphette qui nous fait en petit appareil la louange du produit présenté à nos désirs ; il doit faire très chaud dans les studios où l’on prend ces vidéos, non ?
De deux choses l’une, ou bien il existe des vertus cardinales au nombre desquelles figure la tempérance et la pudeur, et il faut alors que, dans l’espace public, les outrages faits à cette vertu soit interdits, ou bien tout est permis, et on laisse la loi du silence régner, pendant des années, sur des faits connus de tous, mais passés par pertes et profits. En vérité, s’il faut en arriver à la délation pour enfin combattre ces dérives, c’est qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.
J’attends donc avec impatience que les associations féministes dénoncent avec la plus grande vigueur cette marchandisation du corps de la femme, y compris dans le cas de la gestation pour autrui ou de la prostitution.

Certes dans ce dernier cas, les femmes qui se livrent à cette activité, ne sont pas libres. Raison de plus pour sanctionner avec la plus grande vigueur les proxénètes, et pour libérer ces malheureuses de leurs chaînes.

Remarques ajoutées après la première publication : elles illustrent le propos de cette note.

https://www.breizh-info.com/2017/10/25/80319/italie-meres-services-sexuels-migrants

https://www.ndf.fr/nos-breves/24-10-2017/russie-le-suspect-ayant-poignarde-une-journaliste-jai-ete-harcele-sexuellement-par-telepathie/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29
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Je me permets d'atténuer la dureté du présent propos par un 

petit clin d'oeil humoristique.



lundi 4 septembre 2017

04 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Qui accepte de perdre sa vie la sauvera !

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Cycle BRUCKNER toujours !
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Est-il possible de concevoir la frugalité autrement que comme une résurrection de l’ascèse chrétienne ou une diététique de repus avides de retrouver la grande simplicité ? Le monde appartient à celui qui y renonce, disaient les franciscains : dans la disette réside l’opulence, dans le vide le vrai plein. Qui jamais ne prend, jamais ne saisit, possède les biens essentiels puisqu’il n’a nul besoin de les avoir pour en jouir. Ce renoncement est l’envers de l’avidité, il met à ne pas choisir la même intransigeance que celle-ci à rien refuser. Peut-être faut-il arracher la frugalité à l’idée sinistre d’abstinence : elle n’est pas une soustraction mais un plus, l’ouverture à d’autres dimensions de l’existence. Ne pas se laisser piéger par l’affairement, les contraintes stériles, se désencombrer des babioles socialement valorisées, déplacer les frontières du nécessaire et du superflu, mettre le faste là où la plupart ne voient que futilité et la misère où la plupart célèbrent le luxe. Bref, se restreindre, non pour se priver mais pour multiplier d’autres plaisirs moins communément admis. Faute de quoi, la frugalité resterait l’annexe écolo de la pauvreté religieuse, la variante moderne du pain noir et du pichet d’eau, une caricature de néo-ruralité façon Henry David THOREAU, le rousseauiste américain partisan de la vie dans les bois. Que tout cela soit flou, imprégné d’eau bénite et de snobisme n’empêche pas que liberté est donnée à chacun de décider en son for intérieur de quels traquenards sociaux il se préserve, de quel faux éclat il est prêt à se passer. Si l’angoisse de notre temps est celle du passage, cela veut dire que le changement qui s’annonce portera avec lui de nouvelles richesses dont nous n’avons pas idée. Elles ne périmeront pas les présentes, elles les relégueront à une autre place." [Texte intégral.]
In
Pascal BRUCKNER. 
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002. (Page 146.)

Poème de Marc RUGGERI.

Tout le ciel a dressé son silence
en rempart.
Si je ne m’effondre,
ô mon Dieu,
c’est que toujours
Tu t’enroches à moi.
Elévations sur notre temps (été 2017)

Voilà une superbe illustration de ce qu’est le superflu et le nécessaire. Je dis et redis que Marc RUGGERI est un très grand poète.
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous invite tout d’abord à lire cet article paru sur le site du Huffington post à propos de Pascal BRUCKNER.


Je n’aime pas beaucoup ce médium. Je reçois quotidiennement ses informations que je puis comparer à celles que me donnent d’autres sites. Le Huf, comme on dit chez les « journalistes » est superficiel et il sélectionne soigneusement les nouvelles qui vont dans le sens des intérêts de ses actionnaires. Mais pour une fois, il dit des choses justes (avec quelques piques cependant et souvent) et ici, il le fait sur un auteur dont on n'attendait pas qu’il puisse célébrer, comme il le fait dans cette citation, la tempérance et la frugalité dont il suggère sans le dire explicitement que le sens profond est d’origine spirituelle (quoi qu’au passage, et à mon avis inutilement, il donne un coup de patte oblique aux cathos, avec l’évocation de l’imbibition par l’eau bénite de l’idée de frugalité et de tempérance).
Éviter les traquenards sociaux tendus par un monde dont la seule finalité semble être d’accroître indéfiniment la production de biens non pas pour leur utilité mais en vue du profit de ceux qui les produisent : voilà un bel objectif politique. On ne peut bien sûr l’imposer, tant il y a de nos congénères des gens qui sont dans la misère ou la gêne. Mais est-ce trop demander à ceux qui ne manquent de rien de penser à ceux qui manquent de tout ?
On peut éviter de tomber dans le snobisme boboïque du végétarisme, du véganisme, du retour à la nature dans des lotissements pourvus de paillottes climatisées et servis par un personnel stylé, en s’efforçant sans rien dire, sans rien prêcher, de vivre selon ces sages préceptes.
Car celui qui accepte de perdre sa vie la sauvera et qui veut sauver sa vie la perdra.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Les Églises évangéliques sont-elles plus courageuses que l’Eglise catholique ?

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Le tweet ignoble de Bruno ROGER-PETIT !


Les censeurs n’ont pas réussi à gommer cet article !

Ni cette interview !


Ni ces réactions !


Ni ce cirage de pompes !


LES LIRE TOUS POUR SE FAIRE UNE IDEE DU PERSONNAGE !
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La Pologne, nouvelle fille aînée de l’Eglise ?

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Un seul remède aux maux qui nous accablent !