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dimanche 12 juillet 2020

Dimanche 12 juillet 2020. Hydroxychloroquine, antiracisme, loi prétendue bioéthique, réforme des retraites : tout se tient !


Nombre de mes lecteurs doivent s’étonner que j’accorde une telle importance à l’affaire de l’hydroxychloroquine. Je vais essayer d’expliquer pourquoi cette affaire relève des aberrations politiques dont notre malheureuse patrie est accablée.
À la suite des mesures de confinement décidées par les pouvoirs publics, qui se retranchent derrière l’avis des scientifiques pour justifier leur décision, des centaines de milliers de nos concitoyens vont se retrouver au chômage à la rentrée, des milliers de restaurants, de petits commerces, de petites entreprises vont fermer, ou déposer le bilan, ou, pire être rachetées pour une bouchée de pain par des requins de la finance pour être incorporées dans des chaînes mondialisées, sans âmes, fades, anglo-saxonisées, en un mot NULLES. L’hydroxychloroquine aurait pu sauver de nombreuses vies, l’isolement après dépistage aussi. Rien. Pas de tests, pas de masques, du doliprane. Et des bonnes paroles, dispensées par les gens de la France d’en-haut.
On aurait pu imaginer que les députés eussent d’autres chiens à fouetter que de savoir si madame Y, lesbienne notoire, pourrait donner ses ovocytes à sa compagne, madame Z, pour qu’elle puisse porter un enfant issu de l’insémination par le sperme d’un inconnu. Pas du tout, mes amis, pas du tout. Cette loi dite de bioéthique (on se demande où est l’éthique), va passer en priorité fin juillet pour être adoptée en seconde lecture par une assemblée aux ordres. L’idée très claire de cette initiative est de susciter une réaction violente des opposants (elle aura lieu de toute façon) en nous faisant oublier la gestion désastreuse de la crise sanitaire. Mais nous n’oublierons rien : ni la loi, ni la crise.
On aurait pu penser que les députés avaient mieux à faire que de reprendre le projet de loi sur les retraites, probablement dans la version voulue par le pouvoir. Ce projet est combattu vent debout par les syndicats, avec souvent (pas toujours) de bonnes raisons. Ils s’en foutent, là-haut. Ils vont continuer à nous bassiner avec l’âge pivot, les points, la pénibilité, nous monter une usine à gaz (ils sont très bien payé pour ça, les énarques de BERCY). Pendant ce temps, ils pensent que nous oublierons la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par un quarteron autoproclamé de scientifiques, et des hommes politiques impotents… Mais, je vous le dis, nous n’oublierons rien.
On aurait pu penser qu’il fallait interdire, puisque c’était interdit, la manifestation haineuse de toute une foule essentiellement composée d’Africains, réunis à l’instigation de mademoiselle TRAORE, dont les frères ont tous (ou presque) été condamnés pour des délits très graves. Pas du tout. C'était l'émotion qui parlait, disait l'inénarrable monsieur CASTANER, qui en réalité pétait de trouille devant une possible insurrection des banlieues hors-la-loi. On nous bassine avec le prétendu racisme qui sévirait dans la police. Pendant ce temps on oublie ce qui se passe dans les quartiers dits sensibles, livrés aux bandes ethniques et aux trafics en tout genre.
En effet, on aurait pu penser que les journaux, plutôt que de nous parler de "jeunes défavorablement connus" de la police nous parlent de jeunes issus de l’immigration. Ils n’osent même pas donner les prénoms de ceux qui sont suspectés d’avoir battu à mort monsieur MONGUILLOT, ou de celui du chauffard responsable de la mort de mademoiselle Mélanie LEMÉE ; il était sous l’emprise de stupéfiants, il roulait sans permis, à 130 km/h, et lui aussi était "défavorablement connus des services de police", ou encore ils auraient pu nous parler de celui qui a tué le jeune Thomas, âgé de 19 ans ; l’assassin était un repris de justice libéré par les mesures injustifiables de l’ex-garde des sceaux, madame BELLOUBET.
Quel est donc le rapport avec l’affaire de l’hydroxychloroquine. Il est évident. Les gens qui nous gouvernent savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Allons plus loin, ils se délectent dans l’exercice du pouvoir, celui qui permet d’utiliser la force pour faire appliquer les normes qu’ils ont élaborés, mais ils n’ont aucune autorité, c’est-à-dire aucune légitimité pour le faire. Et cela est gros de dangers.
Nous sommes censés être des ignorants, des gens incapables de nous gouverner nous-mêmes, et il est vrai que nombre de nos concitoyens donnent cette image. Nous sommes en effet des Gaulois réfractaires. TANT MIEUX. Cette image est justifiée par le fait que le système français est un des plus normatifs au monde qui soit, et qu’une règle de sociologie jamais démentie veut que toute interdiction entraîne dans la société et chez les acteurs sociaux des attitudes de contournement. Avez-vous entendu un ministre, un haut fonctionnaire, proposer des solutions positives aux problèmes qui nous accablent ? Rien. Que des interdictions.
Tout indique que l’hydroxychloroquine, ça marche. Le ministre l’avait interdit, sur la foi d’un article falsifié et honteux. Tout le monde fit semblant de s’incliner, et tout le monde utilisa en sous-main un traitement qui avait fait ses preuves. Les autorités de santé avaient parlé. Heureusement, l’arrêté de mars a été supprimé le 10 juillet. Il fallait obéir officiellement, et faire, officieusement selon sa conscience, notion dont le gens d’en-haut, sans aucun  repère moral, puisque leur seul repère est leur nombril, ignorent jusqu’à l’existence.
Nous vivons dans une schizophrénie perpétuelle.
Toute personne sensée sait que la PMA ou la GPA, sont des procédés inacceptables qui violent le principe d'indisponibilité du corps humain, qui transforment le corps, la sexualité et l’être humain en objet de commerce. Mais le Grand Orient, ennemi déclaré de l’Église et du Christ, et le mouvement LGBT ont parlé, et nous allons céder aux pressions de minorités qui, comme les coucous, ont pondu leurs œufs dans les nids du pouvoir, en plaçant aux postes clés leurs affidés.
Tout le monde sait que la question des retraites est épineuse et qu’il faut une réforme profonde des régimes. Là-haut, ils disent qu’ils concertent, mais les projets sont déjà dans les cartons. Les réactions violentes qui vont s'ensuivre permettront de passer sous le tapis des médias les sanglantes poussières de la gestion de la crise sanitaire.
Il est temps de rentrer en résistance. Et je reviendrai sur la manière de la faire, sans jamais offenser ce qu’ils osent appeler la démocratie qu’ils ne cessent de violer.

Il faut écouter cette interview remarquable du Pr PERRONNE. Un homme d’une finesse, d’une humanité et d’une modestie exceptionnelle. Il résume exactement la situation qui prévaut dans l’esprit des élites, à propos de l’hydroxychloroquine.



mardi 16 juin 2020

Mardi 16 juin 2010. Chronique de l'hydroxychloroquine. Acte 8. On en apprend de belles !


Voilà une lettre qui remet les idées en place.


À propos d’une décision américaine.

Les autorités sanitaires des États-Unis mettent fin aux études d’urgence relatives à l’hydroxychloroquine. On a fait dire à cette décision ce qu’elle ne dit pas. Prise à l’initiative d'Antony Stephen FAUCI, responsable de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses et membre de la Task force présidentielle de TRUMP destinée à lutter contre la pandémie, elle suspend l’usage en urgence de l’hydroxychloroquine dans les hôpitaux pour les cas graves mais elle n’interdit pas son usage par les médecins de ville. Le Pr PERRONNE donne son avis sur FAUCI, très lié à la grande industrie pharmaceutique (voir l’interview ci-après). C’est d’autant plus curieux que FAUCI est un immunologiste de grand talent et qu’il ne peut ignorer l’usage de l’hydroxychloroquine dans l’arthrite rhumatoïde ou le lupus.

À propos des résultats de Marseille : la preuve par la mort.

Je vous donne ci-dessous l’analyse qu’un statisticien fait des données de létalité due au SARS-Cov2 lors de la pandémie de Covid-19. Elle est due à Jacques SERVIER, un statisticien travaillant chez IBM à Montpellier,et elle a été faite à partir à partir des sources officielles : https://www.santepubliquefrance.fr et https://www.gouvernement.fr et des données du site Internet IHU-Marseille-Méditerranée.

Cas                     Traités        Décès          Taux de létalité    Date des  
positifs                (Protocole                                                  données
                            Raoult)

Total mondial
7.481.063            ?                 421.190      5,63 %                 12/06/2020

Marseille
-APHM & IHU                       163             3,33 %                 10/06/2020
4.900
-dont IHU            3.320          18               0,54 %                 10/06/2020

Total France
156.257                                  29.374        18,79 %
Dont
Hospitaliers
37.799                 ?                 18.990        16 %
Sociaux et
EHPAD
35.599                 ?                 10.384        27,62 %               09/06/2020

La létalité concerne la mortalité en hôpital, en France, et à Marseille APHM, IHU.

Je vois donne le commentaire du statisticien. Je viens d’apprendre, du reste, que l’article de RAOULT sur les 3737 patients recrutés, dont un peu plus de 3.100 ont été traités par lui, est accepté pour publication (après que le Lancet l’a refusé). Je ne sais pas dans quel journal. Voici la conclusion sans appel de cette analyse de Jacques SERVIER.

Il y a moins d’une chance sur 1 million qu’accepter de taux de létalité de 3,3 %, correspondant au 163 décès observés, comme suite comme suite du protocole et du traitement du Pr RAOULT, utilisé à l’APHM et à l’IHU de Marseille conduise à un résultats non significativement différent de celui constaté au plan national du taux de létalité de 16 %.
La conclusion : acceptation statistique que le taux de létalité observé sur les deux entités APHM et IHU de Marseille est très significativement inférieur à celui constaté au plan national.

Pour que les lecteurs comprennent bien de quoi il s’agit, il convient de souligner que le taux de létalité correspond au pourcentage de morts observés chez les patients porteurs du virus et hospitalisés en service de réanimation. Le taux de mortalité correspond au pourcentage de mort par million d’habitants.

Le Pr CHABRIERE se lâche et il a bien raison.
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Écoutez cette excellente intervention du Pr CHABRIERE sur les raisons qui poussent nombre d’intervenants médecins sur les plateaux télévisés à critiquer l’usage de la chloroquine.


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Une interview de Didier RAOULT.
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Voici également une intervention du Pr RAOULT concernant l’étude de 3737 patients diagnostiqués comme infectés par le virus de la Covid-19.

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Écoutez enfin l’interview du Pr Christian PERRONNE. On en reste sur le derrière.
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Voilà qui répondra à la sévère critique de Julien HERNANDEZ sur les travaux du Pr PERRONNE. PERRONNE a guéri des malades, HERNANDEZ cherche des poux dans les statistiques. Mais, comme je l'ai dit, il a une argumentation statistique et algorithmique solide. Quel dommage qu'il n'ait exercé son talent que sur le papier de DAVIDO. Il y avait matière dans l'article de MAHEVAS  et al, par exemple. Dans le fond, il me fait penser à ces gens qui vous disent que si vous avez un pied trempé dans l’eau glacé et l’autre dans l’eau bouillante, vos pieds sont à température moyenne de 50 °C.
Je dois dire qu'André BERCOFF est un journaliste au-dessus du lot. Il laisse parler ses interlocuteurs, et il pose les bonnes questions. 






lundi 18 mai 2020

Lundi 18 mai 2020. Des preuves supplémentaires sur l'efficacité de l'hydroxychloroquine

Bien que les critiques contre la thérapeutique préconisée par le Pr RAOULT semblent avoir baissé d’intensité, il ne fait aucun doute qu’il se trouvera encore des "infectiologues" ou des membres du "Conseil Scientifique" censé éclairer les pouvoirs publics, pour ne pas recommander ce traitement. Jamais les responsables de ce désastre de la négation ne reconnaîtront qu’ils se sont trompés. Je vous donne donc aujourd’hui, en résumé de deux articles, l’un sous presse, émanant de l’équipe de Marseille, l’autre, mis en ligne sur le site MedRxiv, et non encore analysé par des referees, produit par l’équipe de l’Hôpital Raymond Poincaré de Garches. Le site MedRxiv, géré par le Cold Spring Harbor Laboratory, le BMJ (il s’agit très probablement du British medical Journal) et l’Université de Yale met à la disposition de tout un chacun des articles qui sont soumis à divers journaux, et qui sont encours d’analyse et donc ne sont pas encore peer reviewed.

A Commençons par l’article de l’équipe de Marseille

Voici la liste des auteurs, le titre de l’article (qui est accepté et est sous presse).

Million M, Lagier J-C, Gautret P, Colson P, Fournier P-E, Amrane S, Hocquart M, Mailhe M, Esteves-Vieira V, Doudier B, Aubry C, Correard F, Giraud-Gatineau A, Roussel Y, Berenger C, Cassir N, Seng P, Zandotti C, Dhiver C, Ravaux I, Tomei C, Eldin C, Tissot-Dupont Hervé, Honoré Sté, Stein A, Jacquier A, Deharo J-C, Chabrière E, Levasseur A, Fenollar F, Rolain J-M, Obadia Y, Brouqui P, Drancourt M, La Scola B, Parola P, Raoult D.
Early treatment of COVID-19 patients with hydroxychloroquine and azithromycin: A retrospective analysis of 1061 cases in Marseille, France.
Travel Medicine and Infectious Disease (2020), doi: https://doi.org/10.1016/

Le facteur d’impact de ce journal est de 4,868, ce qui le classe dans des journaux de très bonne qualité

Ceux qui ont l’habitude de publier dans des journaux internationaux remarqueront que l’article a été envoyé le 20 avril, qu’il a été demandé aux auteurs quelques précisions, données en 10 jours puisque la version révisée a été reçue le 30 avril, et que l’article a été accepté le 1er mai, ce qui un délai exceptionnellement court. La conclusion s’impose : l’article n’a pas demandé des remaniements très compliqués puisqu’il a fallu 10 jours seulement pour qu’ils soient introduits dans la version révisée, et il faut qu’il soit d’un exceptionnel intérêt pour être accepté en 24 heures.

Voici l’abstract en anglais.


BACKGROUND: In France, the combination hydroxychloroquine (HCQ) and azithromycin (AZ) is used in the treatment of COVID-19.
METHODS: We retrospectively report on 1061 SARS-CoV-2 positive tested patients treated with HCQ (200 mg three times daily for ten days) + AZ (500 mg on day 1 followed by 250 mg daily for the next four days) for at least three days. Outcomes were death, clinical worsening (transfer to ICU, and >10 day hospitalization) and viral shedding persistence (>10 days).
RESULTS: A total of 1061 patients were included in this analysis (46.4% male, mean age 43.6 years – range 14 - 95 years). Good clinical outcome and virological cure were obtained in 973 patients within 10 days (91.7%). Prolonged viral carriage was observed in 47 patients (4.4%) and was associated to a higher viral load at diagnosis (p< .001) but viral culture was negative at day 10. All but one, were PCR-cleared at day 15. A poor clinical outcome (PClinO) was observed for 46 patients (4.3%) and 8 died (0.75%) (74-95 years old). All deaths resulted from respiratory failure and not from cardiac toxicity. Five patients are still hospitalized (98.7% of patients cured so far). PClinO was associated with older age (OR 1.11), severity at admission (OR 10.05) and low HCQ serum concentration. PClinO was independently associated with the use of selective beta-blocking agents and angiotensin II receptor blockers (p< .05). A total of 2.3% of patients reported mild adverse events (gastrointestinal or skin symptoms, headache, insomnia and transient blurred vision).
CONCLUSION: Administration of the HCQ+AZ combination before COVID-19 complications occur is safe and associated with very low fatality rate in patients.

Les méthodes d’études sont exceptionnellement minutieuses. La description de l’état initial des malades admis à l’hôpital (baseline) inclut la détection de la présence du virus dans les sécrétions nasopharyngées par la méthode de RTq PCR, un examen électrocardiographique, un ionogramme, une radio des poumons, le relevé de la date d’apparition des symptômes, s’il y en a (atteintes du tractus respiratoire supérieur, atteinte du tractus respiratoire inférieur et cotation selon le National Early warning score), le dosage de l’hydroxychloroquine dans le sang, pour s’assurer que les concentrations thérapeutiques y sont bien atteintes. Les auteurs définissent deux types d’issues (outcome) à ce traitement : les issues favorables (Good outcomes), et les issues défavorables (Poor outcomes), subdivisées en issues cliniques défavorables, définies par le passage en unité de soins intensifs, et, le cas échéant, mais non obligatoirement, le décès et en issues virologiques défavorables, définies par la persistance du virus dans les sécrétions nasopharyngées après 10 jours de traitement.
Dans cette étude, 1 411 patients avaient des données clinico-virologiques qui les rendaient éligibles au traitement. Une partie de ces patients, 350, sont exclus de l’analyse, soit parce qu’ils avaient été inclus dans des études antérieures (94 cas), soit parce qu’ils présentaient des complications cardiaques, (certaines fort rares comme le syndrome de Brugada – 3 cas – qui est une maladie génétique, dont la détection implique des cardiologues hautement qualifiés ; 33 cas de problèmes cardiaques au total), soit parce qu’ils étaient guéris (28 cas), soit parce qu’ils avaient refusé le traitement (21 cas), soit parce qu’ils présentaient des risque d’interaction avec d’autres traitements (15 cas), soit parce qu’ils présentaient une hypokaliémie (10 cas) ou des contre-indications ophtalmologiques (6 cas) ou étaient trop jeunes (enfants de moins de 15 ans ; 6 cas), ou encore pour d’autres raisons dûment exposées (72 cas) ou pour des raisons non spécifiées (66 cas).

Il en résulte que 1 061 patients infectés par le virus ont été traités par une combinaison d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, ce qui fait de cette étude, la plus importante au monde quant au nombre de patients analysés, ayant reçu le traitement.
Dans cette série, 47 (4,4 %) patients ont eu une issue virologique défavorable (telle qu’elle est définie par la persistance du virus après 10 jours, dont au moins 3 de traitement et un suivi de 8 jours), ce qui, comparé aux études chinoises est un délai très court, puisque les auteurs y trouvent des patients excrétant du virus après 20 jours en moyenne avec même un cas extrême à 38 jours (en absence de traitement) ;  46 (4,3 %) ont une issue clinique défavorable : 973 (91,7 %) patients ont une issue clinico-virologique favorable. Dans toutes les issues défavorables, les patients présentaient des facteurs de risque (âge ; comorbidité diverses ; comédications) ; cependant, nombre de sujets à risque ont eu une issue clinique favorable. Un point très intéressant est qu’à leur admission, les patients appartenant au groupe des issues favorables présentaient une charge virale moyenne analogue à celle des patients à l’issue clinique défavorable. Enfin, et ceci est sans doute un argument massif, la concentration moyenne sanguine de l’hydroxychloroquine chez les sujets à issue défavorable était très significativement inférieure à celle des sujets à issue clinique favorable, ce qui est en faveur d’un effet antiviral avéré de cette molécule.

B Continuons par l’article de l’équipe de Garches

Voici la liste des auteurs et le titre de l’article.

Benjamin Davido, Thibaud Lansaman, Simon Bessis, Christine Lawrence, Jean- Claude Alvarez, Hélène Mascitti, Frédérique Bouchand, Pierre Moine, Véronique Perronne, Aurélie Le Gal, Djillali Annane, Christian Perronne and Pierre De Truchis, on behalf of the COVID-19 RPC Team*

Hydroxychloroquine plus azithromycin: a potential interest in reducing in-hospital morbidity due to COVID-19 pneumonia (HI-ZY-COVID)?

Ce qui frappe dans la présentation de cet article (medRxiv preprint doi: https://doi.org/10.1101/2020.05.05.20088757. Version posted May 11, 2020.), c’est le souci éthique des auteurs. En voici quelques preuves :
Les auteurs disent « on behalf of the COVID-19 RPC Team », c’est-à-dire au nom de l’équipe COVID-19 ; la liste de tous les membres de cette équipe est donnée à la fin de l’article. Elle comporte des dizaines de noms. C’est un bel acte de reconnaissance vis-à-vis de tous les personnels qui ont concouru à l’obtention des données.
Ensuite, il est noté que le premier auteur (B. Davido) et l’auteur sénior (P. de Truchis) ont contribué également à ce travail. En général, la paternité de l’initiative est attribuée à l’auteur sénior. Vous noterez aussi que le Pr PERRONNE, chef du service des maladies infectieuses ne revendique pas la place d’auteur sénior, ce qui est de sa part un bel acte d’humilité.
Vous noterez aussi que les auteurs n’assènent aucune vérité ; ils utilisent un point d’interrogation pour éclairer leurs résultats.
Toujours ensuite, le premier soin des auteurs est de préciser qu’ils n’ont aucune relation financière afférente à ce travail, qui pourrait biaiser leur opinion, et qu’ils n’ont aucun conflit d’intérêt à déclarer.

Voici l’Abstract en anglais.

Abstract:
Introduction: Hydroxychloroquine (HCQ) with or without azithromycin is currently still debated as a potential treatment for the COVID-19 epidemic. Some studies showed discrepant results. However, timing for the treatment initiation and its setting (in-hospital or out-patient) are not consistent across studies.
Methods: Monocentric retrospective study conducted from 2th March to 17th April 2020, in adults hospitalized in a tertiary hospital for COVID-19. Patients characteristics were compared between groups depending on the therapy received (HCQ/azithromycin taken 48 hours or other treatment). Outcomes were evaluated from admission, by the need for intensive care unit (ICU) support and/or death. Univariate analyses were performed using non-parametric tests and confirmed by a multiple logistic regression using Pearson correlation test.
Results: Among 132 patients admitted for COVID-19 in the medicine ward, 45 received HCQ/azithromycin 48 hours, with a favorable outcome in 91.1% of cases (OR=6.2, p=0.002) versus others regimen (n=87). Groups were comparable at the baseline in terms of age, sex, comorbidities, extend in thoracic imaging, and severity.
Among patients that required to be transferred to ICU (n=27) (for mechanical ventilation), median delay for transfer was 2 days (IQR 1-3). We report only 1 patient that presented an adverse event (a prolonged QT interval on EKG) that required to discontinue HCQ.
Conclusion: The present study suggests a potential interest of the combination therapy using HCQ/azithromycin for the treatment of COVID-19 in in-hospital patients.

Et comme une bonne figure vaut mieux qu’un long discours, je vous suggère d'aller voir vous-même l'article dont je donne le lien.


Vous noterez que la taille des cohortes est du même ordre de grandeur : 45 sujets pour le double traitement ; 26 pour le traitement unique par l’azithromycine ; 61 sujets pour autres traitements ou sans traitement. Par ailleurs l’état initial de tous les patients est comparable et les mêmes paramètres que dans l’étude de l’équipe de Marseille ont été étudiés.

Concluez vous-même.