Affichage des articles dont le libellé est Eugénisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eugénisme. Afficher tous les articles

dimanche 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le corps et le progrès !

-
Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. ROD NOUS PARLE DU CORPS.
-
"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (Page 337.)
-
2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
-
"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 297.)
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Tous les régimes totalitaires (nazisme, communisme notamment) ont eu recours à l’eugénisme et l’ont même défendu, pour le premier des deux, comme un moyen d’améliorer la race.
Il nous faut donc bien comprendre, - et je prie ceux de mes lecteurs qui pensent que je tombe dans l’intellectualisme de m’excuser s’ils trouvent que ce billet est compliqué, - il nous faut bien comprendre ceci : le recours à l’avortement, d’abord thérapeutique, puis de confort, ouvre la porte au diagnostic génétique anténatal et à la suppression des embryons qui ne correspondraient pas aux désirs des géniteurs : il y a une collusion du progrès, de l’individualisme, et de cette plaie raciste qu’est l’eugénisme. Le recours à la PMA est une autre porte ouverte à l’eugénisme : rien n’empêchera les « banques » (les bien-nommées !) de sperme d’étiqueter les caractéristiques du donneur de façon que les demandeuses puissent le choisir sur catalogue. Il en va de même pour la GPA. Si vous ne comprenez pas quelle boîte de PANDORE nous ouvrons en légalisant ces pratiques qui vont contre la nature, alors, il faut encore un peu réfléchir. Notre corps n’est pas un corps machine. Il est animé par une information de vie. Les apprentis sorciers peuvent essayer de tripatouiller cette information, ils peuvent le faire et ils le feront sans doute. Eh bien  sans doute non plus, il faut savoir ceci : premièrement, l’adoption généralisée de ces pratiques conduiraient l’humanité à sa perte, ne serait-ce que pour des raisons d’appauvrissement génétique de l’espèce et deuxièmement, ladite adoption conduirait à une levée de boucliers sans précédent de la part d’un petit reste d’êtres humains, conscient des enjeux spirituels de ces pratiques. Pour ce qui est de la France, je peux déjà prévenir ceux qui dans l’ombre des ministères et l’obscurité des loges concoctent ces lois inhumaines et iniques qu’ils auront fort à faire avec des millions d’opposants. Car voyez-vous, messieurs, mesdames, les Français forment un peuple rempli de bon sens, très proche de la terre, et ne s’en laisseront pas compter par ces puissants imbéciles. Mais quand j'entends le Pr DELFRAISSY dire qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal, lui qui préside les Etats Généraux de la Bioéthique, je suis quand même un peu perplexe et j'ose lui dire : cher Collègue, vous débloquez à plein tube !
Je voudrais enfin compléter mon billet d’hier. S’il est juste et en vérité de condamner les diverses péchés contre le corps, il n’appartient pas de juger ceux qui, pour diverses raisons, y sont tombés : ce serait du pharisaïsme, et ma foi, je ne vois pas parmi le genre humain un homme sans péché qui pourrait leur jeter la première pierre. Seul Jésus le Juste pourrait le faire, et il ne l’a pas fait pour la femme adultère.
-
4. LIENS UTILES.
-
Même Le Figaro Madame s’y met !

Et il y a toujours un imbécile du type décrit par BERNANOS pour défendre ce concept !


Et la mairie de PÉRIGUEUX en remet une couche !


Quand Satan inspire des conduites humaines.


Monsieur le maire (PS) de Sainte-Terre en Gironde n’aime pas le drapeau français.

Moi, si !



Aucun médium ne fait état de ce vandalisme !


C’est que les églises ne sont pas des mosquées, pas vrai monsieur PLENEL ?







 

dimanche 15 avril 2018

Dimanche 15 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. La vie passe avant tout !


-
C’est le moment de sortir du sommeil !
-
1. L’ESPRIT DES SCIENTIFIQUES EST CORROMPU PAR LA TECHNIQUE.
-
"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Pages 337 et 338.)
-
2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
-
"Quant à l’écrasante majorité des scientifiques et des laboratoires qui n’ont pas intégré à leur travail la mutation modélisatrice, qui pratiquent leur science post-newtonienne de façon newtonienne et positiviste, c’est-à-dire en ignorant que les théories scientifiques posent des questions philosophiques abyssales (la physique quantique et la relativité générale sont expérimentalement vérifiées et conceptuellement incompatibles), c’est-à-dire en ignorant que les activités (techno)scientifiques posent de graves problèmes sociaux, politiques, économiques, éthiques, écologiques ― quant à cette immense majorité de scientifiques donc, il est à craindre que le leurs activités créent elles aussi de la superfluité sociale et humaine. D’une façon ou d’une autre, ces pratiques exigeraient une prise de conscience profonde ― du type de celle de Jacques TESTART, qui, ayant définitivement renoncé à ses recherches génétiques, peut être considéré comme le plus grand scientifique mondial de ces cinquante dernières années. Le bon scientifique n’est-il pas celui qui décide de cesser de l’être lorsqu’il comprend que ses activités produisent des effets d’obsolescence sur la communauté de ses concitoyens ?"
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 132.)
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Les États généraux de la Bioéthique nous donnent l’occasion de réfléchir à ce que nous préparent les penseurs cachés de ce temps couvert d’épaisses ténèbres. Je n’ai pas encore contribué, à ces États généraux, mais il m’a été demandé de le faire. Je vais donc le faire. Je n’ai aucune illusion sur l’issue de cette mascarade, présidée par un homme qui avoue ne pas savoir ce qu’est le bien ou le mal. L’avis de CESE sur l’euthanasie est du reste assez symptomatique de ce qui nous attend, et il est assez grave de constater que sur cet avis présenté de manière ambiguë, les Scouts de France se sont abstenus 
tout comme les représentants du MRJC dont on n’attendait guère une autre position et la JOC. Il y a là un obscurcissement du jugement qu’on a du mal à comprendre.
Sur ce sujet, l’Église a très clairement pris position : non au suicide assisté, non à l’euthanasie quand elle s’applique à ces personnes qui peuvent être soignées sans qu’il s’agisse d’acharnement thérapeutique, oui à des traitements calmant des douleurs intolérables, même s’ils peuvent abréger la vie (je pense à la morphine qui est un dépresseur de la respiration). Restent les cas de personnes qui ne peuvent survivre sans l’aide de machines, ce qui peut être considéré comme un acharnement thérapeutique sans objet.
Un jour viendra où les pouvoirs publics diront que compte-tenu des coûts des traitements pour des personnes âgées, ou très âgées, il sera préférable de pratiquer l’euthanasie pour des raisons économiques.
Eh bien, en tant que scientifique, je m’oppose résolument à toutes les propositions qui iraient dans le sens des promoteurs du prétendu droit à mourir dans la dignité. Tuer des gens qui le demandent, ou que l’on considère comme incurables est un meurtre et, par ailleurs, condamnent tous les efforts de la médecine et des chercheurs qui cherchent à vaincre ces maladies, y compris les maladies psychiques poussant au suicide.
-
4. LIENS UTILES (TOUT VOIR S’IL VOUS PLAIT !)
-
De notre chère Elvire DEBORD, ces commentaires sur F.-X. de BOISSOUDY et sur la paternité mise en icônes !


Chroniques anciennes d’Aimé MICHEL.



Une école du pari bénédictin.


La Révolution française, matrice de tous les terrorismes.


Une conférence de l’archevêque de Paris, qui est aussi médecin.



lundi 22 août 2016

21 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Pourquoi, en tant que scientifique, je soutiens La Manif Pour Tous

Une panne de Modem a fait que je n'ai pas pu délivrer mon billet hier en temps utile le voici

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai, c’est la lâcheté !
-

1. LA CITATION DU JOUR.
-
Empruntée à l’ouvrage de Jean-Claude GULLEBAUD (Le Principe d’Humanité) que tout honnête homme soucieux de vérité appuyée sur la réflexion et la probité intellectuelle devrait avoir lu, cette ahurissante affirmation de l’un des découvreurs de la double hélice, Jim WATSON :

"Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique […]. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie." (cf. Pierre THUILLIER, La tentation de l’eugénisme. La Recherche, 155, mai 1984).
-
-
2. COMMENTAIRES.
-
Vous comprendrez pourquoi il est absolument nécessaire de défendre la vie, dès la conception, pour éviter que de telles dérives idéologiques puissent un jour devenir réalité. Qu’un homme de l’envergure scientifique de WATSON puisse proférer de telles horreurs, sans susciter dans le monde politique, philosophique ou médical la moindre protestation solennelle, dépasse l’entendement. Nous sommes mûrs pour toutes les servitudes que nous imposeront les technosciences, aux mains de quelques sociétés privées, américaines pour la plupart. Est-ce cela que nous voulons ?
La seule instance qui ait jamais affirmé l’égale dignité de TOUS LES ÊTRES HUMAINS est l’église catholique, une instance il est vrai humano-divine, faites d’homme pécheurs, mais d’hommes sauvés.
Dès 1930, dans son encyclique Casti connubi, le pape PIE XI condamnait solennellement l’eugénisme, et il est intéressant de noter qu’Axel KAHN le reconnaît en ces termes : « De fait, il n’y a quasiment pas eu de pratiques eugénistes dans les pays catholiques européens, fussent-ils fascistes. »
A cet égard, il convient de rappeler aussi que le grand évêque de MÜNSTER, Mgr Clemens August von GALLEN condamna les stérilisations à visée eugéniste établies par une loi naze de 1934 ; il le fit dans une déclaration pastorale datée du 29 janvier 1934. Le même, comme le note Jean-Claude GUILLEBAUD, en plein hitlérisme triomphant, dénoncera en chaire, en août 1941, la politique d’élimination des handicapés mentaux : « Malheur aux hommes, malheur au peuple allemand, si on transgresse impunément le commandement de Dieu “Tu ne dois point tuer” ». Bien plus, il eut le courage de porter plainte pour meurtre et il obtint la fermeture des centre de gazage où l’on exterminait les handicapés mentaux.
Si je me permets de parler de ces questions d’eugénisme, c’est qu’avec la PMA, la GPA, le diagnostic préimplantatoire, on se dirige insensiblement vers le meilleur des mondes, un monde insupportable où n’auront le droit de vivre que ceux qui auront passé avec succès les tests génétiques…
Je suis fondamentalement scientifique de formation. J'ai suivi les progrès de la science quand j'étais en activité, je continue de les suivre. J'affirme que si nous déplaçons les limites qui déterminent qui est homme et qui ne l'est pas, nous courrons à la catastrophe civilisationnelle et à la destruction de l'humanité. Ceci vaut aussi bien pour l'embryon que pour le vieillard dont certains beaux esprits déclarent que sa vie ne vaut pas la peine d'être vécue,
-
-
3. INFORMATION DIVERSES.
-
Féodalité pas morte !

Pour ne rien vous cacher, je préférerais la vraie, celle qui n’a pas honte d’affirmer ce qu’elle est :