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lundi 28 octobre 2019

Mardi 28 octobre 2019. Vers le chaos ou vers l'enracinement ?


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DEUX PASSAGES DE "L’ENRACINEMENT" 

DE SIMONE WEIL.
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"Les hommes qui ignorent le vrai bien désobéissent à Dieu en ce sens qu'ils ne lui obéissent pas comme il convient à une créature pensante, par un consentement de la pensée. Mais leur corps et leurs âmes sont absolument soumis aux lois des mécanismes qui régissent souverainement la matière physique et psychique. La matière physique et psychique en eux obéit parfaitement ; ils sont parfaitement obéissants en tant qu'ils sont matière, et ils ne sont pas autre chose, s'ils ne possèdent ni ne désirent la lumière surnaturelle qui seule élève l'homme au-dessus de la matière. C'est pourquoi le mal qu'ils nous font doit être accueilli comme le mal que nous fait la matière inerte. Outre la compassion qu'il convient d'accorder à une pensée humaine égarée et souffrante, ils doivent être aimés comme doit être aimée la matière inerte, en tant que parties de l'ordre parfaitement beau de l'univers.
[…].
"Tant que l'homme tolère d'avoir l'âme emplie de ses propres pensées, de ses pensées personnelles, il est entièrement soumis jusqu'au plus intime de ses pensées à la contrainte des besoins et au jeu mécanique de la force. S'il croit qu'il en est autrement, il est dans l'erreur. Mais tout change quand, par la vertu d'une véritable attention, il vide son âme pour y laisser pénétrer les pensées de la sagesse éternelle. Il porte alors en lui les pensées mêmes auxquelles la force est soumise."
In
Simone WEIL.
L’enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain. (Collection Idées.)
Gallimard, Paris, 1949.
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COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas pour rien que Simone WEIL a intitulé ce livre L’enracinement. Elle pressentait sans aucun doute, et avec une compassion exemplaire, que le monde, détourné de la sagesse divine serait réduit à n’être que la proie des forces matérielles. Ce livre écrit peu avant sa mort, est un livre testament. Vous pouvez le télécharger d’un site canadien francophone qui reproduit les grands classiques des sciences sociales publiés en français. Il explique prophétiquement le mal dont souffre notre patrie : le déracinement.
Il est très symptomatique de constater qu’elle reprend la distinction entre corps et âme (matière physique et psychique), d’une part et esprit, demeure de Dieu en nous, présence en nous de la Sagesse éternelle, telle que saint Paul l’a signalé dans la conclusion de sa première épître aux Thessaloniciens (5, 25).
Il est évident que depuis l’instauration de l’ordre laïc, le corps politique français est rempli des propres pensées des citoyens qui le composent : d’où les revendications des personnes homosexuelles : PMA, GPA, mariage, d’où les exigences des « droits à », d'où les exigences des grands groupes industriels, et en face, un État qui utilise non pas les armes de la pensée éclairée par la Sagesse éternelle, mais celle des gendarmes, des CRS, de la loi et d’une justice aux ordres dont les décisions défient tout bon sens. Ce fonctionnement est l'essence même de ce qu'on appelle la Démocratie, et qui n'a de démocratique que le nom.
Nous nous enfonçons dans un monde contradictoire, en raison des exigences mêmes des sociétés et groupes humains qui le constituent : les nations, les banques, les marchands, les mouvements extrémistes religieux (islamistes, mais aussi hindouistes, on a tendance à l’oublier), les sociétés de pensée maçonniques, les syndicats, les associations, les comités Théodule, etc. Tout ce petit monde s’agite. Les volontés s’entrechoquent, les énergies matérielles se déchaînent et le monde va, en apparence, vers le chaos, et non pas vers le Point Oméga mystiquement entrevu par le Père Teilhard de Chardin. La question me paraît assez simple à poser : avons-nous le droit de continuer ainsi à courir à notre perte ?
Dans d’autres billets, vous aurez encore quelques bonnes feuilles de cet ouvrage qui est essentiel.
Portez-vous bien.


jeudi 21 mars 2019

Mardi 19 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin. Servir l'homme intégral.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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LA SERVITUDE DU FONCTIONNAIRE ANALYSÉE PAR MARCEL LEGAUT.
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"Je savais déjà qu'être intellectuel spécialisé représente une lourde hypothèque pour qui veut atteindre la structure de l'homme complet. Je comprenais maintenant qu'être fonctionnaire est une condition fort peu propre à grandir un caractère. La sécurité matérielle du fonctionnaire, semblable à celle du petit ou du gros rentier de jadis, concourt perfidement, insensiblement, dans une société matérialisée, à l'apprentissage de la servitude. Toucher régulièrement un traitement à la fin de chaque mois par une formule de chèque postal, sans qu'il n'y ait nul rapport visible entre le travail fourni et la rémunération, cela supprime l'aiguillon qui garde au labeur, et à toute la vie, leur originaire capacité d'initiative, de vigueur et de ténacité. Bien peu d'hommes, en effet, ne s'endorment pas sous le poids de leurs déterminismes quand l'aiguillon de la nécessité ne vient pas les pousser au-delà d'eux-mêmes."
In
Marcel LÉGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 17.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le constat de Marcel Légaut est extrêmement nuancé. Il ne cible pas les fonctionnaires en général, en tous lieux et en tous temps, mais les fonctionnaires d’une société matérialiste (matérialisée). Par ailleurs, Marcel Légaut parle de la structure de l’homme entier. Depuis que j’ai ouvert ce Blog, je ne cesse de crier sur tous les toits que l’erreur politique majeure commise depuis la naissance de la république française est une erreur anthropologique. L’homme complet, dont parle Marcel Légaut, est tout à la fois corps, âme et esprit, selon la belle formule de saint Paul dans la première épître aux Thessaloniciens. Et la grande erreur à laquelle je fais allusion est l’erreur matérialiste qui fait que les hommes politiques de tous bords, ne s’intéresse qu’au corps, dont il est évidemment indispensable de satisfaire les exigences (nourriture, vêtement, toit, chauffage, etc.) si l’on veut que les autres instances (âme et esprit) voient les leur honorées. L’homme ne vit pas seulement de pain, dit Jésus à la fin de ses quarante jours de retraite dans le désert, au moment de la grande tentation.
C’est pour ignorer les exigences de l’âme (qui correspond en gros au psychisme, et à la conscience) que le monde politique se trouve aujourd’hui confronté à une crise d’une exceptionnelle gravité. Il existe une subjectivité sociale qui s’exprime à travers les traditions locales ou régionales, les associations, les fêtes, les commémorations diverses (je pense à la fête de la Vouivre par exemple, un célèbre dragon mythique fort prisé chez les antiques Séquaniens, qui a lieu tous les ans en Bourgogne, ou à la cérémonie qui a lieu chaque année en mémoire des morts de la Commune, ou à la fête de la Lumière à Lyon), les contraintes géographiques (transhumance, par exemple). Cette subjectivité et les pratiques sociales qui la sous-tendent, est délibérément ignorée ou détournée par les élites technocratiques pour qui les problèmes ne peuvent trouver de solutions qu’objectives.
Et puis il a l’esprit, le pneuma, le lieu du souffle, le lieu où l’Esprit repose. Bien entendu, il y a belle heurette que nos politiques ont oublié que l’homme est fait pour louer et honorer son Créateur lequel est à la fois transcendant et immanent.
En retournant à la terre, en retissant le lien qui unit le travail à sa rétribution, Marcel Légaut est l’exemple même du parieur bénédictin. Il a cultivé la terre, après avoir été professeur des universités, il a passé ses journées au rude labeur des labours, et ses soirées à la réflexion, la lecture, la méditation. Il a connu la fatigue du corps et le repos, il a nourri son intelligence de lectures, de culture, d’exclamations émerveillées devant la nature, et par-dessus tout, il a médité et prié. Je suis très étonné de voir qu’un chrétien de cette envergure (comme Jean BASTAIRE d’ailleurs) ait été si peu étudié par nos pasteurs. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et je vous encourage à lire les œuvres de ce paysan-poète.



dimanche 20 mai 2018

Dimanche 20 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Le corps et le progrès !

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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. ROD NOUS PARLE DU CORPS.
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"Le corps humain n’est pas qu’une sorte d’ordinateur biologique. À prendre l’habitude de penser le corps en termes mécanistes, on baisse sa garde éthique et morale. Le progrès technologique n’est pas le progrès moral ; en réalité, il peut même en être le complet opposé.
Lors d’une conversation passionnante à propos de bioéthique, un brillant chercheur en médecine, chrétien, me disait : « Ce à quoi nous allons assister dans les années qui viennent est tout simplement révoltant. Mes collègues chercheurs ne le voient pas du tout. La plupart ne sont pas chrétiens, mais même ceux qui le sont me regardent sans comprendre quand j’essaie d’aborder le sujet. »
La technologie, qui nous prive de notre capacité à nous penser nous-mêmes autrement qu’en termes technicistes, a corrompu l’esprit des scientifiques. Au début du XXe siècle, les progressistes européens et occidentaux ont embrassé l’eugénisme, cette pseudoscience qui s’est fixé pour but d’améliorer la race en contrôlant la génération. Certaines figures religieuses également, qui clamaient que la science appliquée ferait progresser la société. Seuls les catholiques et les fondamentalistes protestants se sont dressés contre cette doctrine, au nom de la dignité de l’homme."
In
Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017. (Page 337.)
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2. CONTREPOINT DE MARC WEINSTEIN.
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"Pour dépasser la généralité naïve du « bien » et du « mal » ― comment formuler plus concrètement les principes de la relativité technoscientifique ? Pour la commodité, on s’appuiera ici sur les travaux de Jacques ELLUL, dont on tirera les trois principes suivants : 1) l’imprévisibilité, 2) le retour de négativité quantitative, 3) le retour de négativité qualitative. Pour chacun de ces trois principes nous donnons deux ou trois exemples, en laissant à l’expérience quotidienne du lecteur le soin et la liberté de les multiplier :
1) Principe d’imprévisibilité : à un effet positif de la technoscience se relient nécessairement des effets négatifs imprévisibles. Par exemple, les effets cancérigènes de l’amiante ou des pesticides.
2) Principe du retour de négativité quantitative : à un progrès apporté par telles inventions technoscientifiques se relient plusieurs reculs ; autrement dit, la technoscience pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Exemple : la voiture facilite les déplacements mais elle agrandit inutilement les villes et les banlieues qui mordent sur les campagnes, elle augmente les distances domicile-travail et les temps de transport ; enfin la voiture se multiplie et s’embourbe dans les embouteillages (sans parler des problèmes qualitatifs liés à la pollution).
3) Principe de retour à la négativité qualitative : à un progrès apporté par telle invention technoscientifique se relient des reculs plus vastes que le progrès réalisé ; autrement dit, la technoscience pose des problèmes qualitativement plus graves que le problème qu’elle résout. Deux exemples. D’abord : Internet accélère la communication, mais fragilise l’existence de la presse papier, malmène la loi (le droit d’auteur, la réglementation des sondages électoraux), favorise la diffusion des idées racistes et des images pornographiques, encourage le plagiat parmi les lycéens et étudiants, etc. Ensuite : qui veut traiter des maladies en manipulant des gènes doit savoir qu’il accepte aussi la manipulation du génome humain à des fins eugénistes, l’eugénisme étant l’un des grands symptômes des « politiques » totalitaires. Après les tentatives nazies, la question se pose de savoir si l’humanité ne se dirige pas, pour le dire avec Jürgen HABERMAS, « vers un eugénisme libéral » (en rigueur de termes, il faudrait plutôt parler d’eugénisme néolibéral, car John LOCKE, Adam SMITH et Benjamin CONSTANT n’ont jamais ne serait-ce qu’imaginé la possibilité d’améliorer l’espèce humaine).
In
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015. (Page 297.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Tous les régimes totalitaires (nazisme, communisme notamment) ont eu recours à l’eugénisme et l’ont même défendu, pour le premier des deux, comme un moyen d’améliorer la race.
Il nous faut donc bien comprendre, - et je prie ceux de mes lecteurs qui pensent que je tombe dans l’intellectualisme de m’excuser s’ils trouvent que ce billet est compliqué, - il nous faut bien comprendre ceci : le recours à l’avortement, d’abord thérapeutique, puis de confort, ouvre la porte au diagnostic génétique anténatal et à la suppression des embryons qui ne correspondraient pas aux désirs des géniteurs : il y a une collusion du progrès, de l’individualisme, et de cette plaie raciste qu’est l’eugénisme. Le recours à la PMA est une autre porte ouverte à l’eugénisme : rien n’empêchera les « banques » (les bien-nommées !) de sperme d’étiqueter les caractéristiques du donneur de façon que les demandeuses puissent le choisir sur catalogue. Il en va de même pour la GPA. Si vous ne comprenez pas quelle boîte de PANDORE nous ouvrons en légalisant ces pratiques qui vont contre la nature, alors, il faut encore un peu réfléchir. Notre corps n’est pas un corps machine. Il est animé par une information de vie. Les apprentis sorciers peuvent essayer de tripatouiller cette information, ils peuvent le faire et ils le feront sans doute. Eh bien  sans doute non plus, il faut savoir ceci : premièrement, l’adoption généralisée de ces pratiques conduiraient l’humanité à sa perte, ne serait-ce que pour des raisons d’appauvrissement génétique de l’espèce et deuxièmement, ladite adoption conduirait à une levée de boucliers sans précédent de la part d’un petit reste d’êtres humains, conscient des enjeux spirituels de ces pratiques. Pour ce qui est de la France, je peux déjà prévenir ceux qui dans l’ombre des ministères et l’obscurité des loges concoctent ces lois inhumaines et iniques qu’ils auront fort à faire avec des millions d’opposants. Car voyez-vous, messieurs, mesdames, les Français forment un peuple rempli de bon sens, très proche de la terre, et ne s’en laisseront pas compter par ces puissants imbéciles. Mais quand j'entends le Pr DELFRAISSY dire qu'il ne sait pas ce qu'est le bien et le mal, lui qui préside les Etats Généraux de la Bioéthique, je suis quand même un peu perplexe et j'ose lui dire : cher Collègue, vous débloquez à plein tube !
Je voudrais enfin compléter mon billet d’hier. S’il est juste et en vérité de condamner les diverses péchés contre le corps, il n’appartient pas de juger ceux qui, pour diverses raisons, y sont tombés : ce serait du pharisaïsme, et ma foi, je ne vois pas parmi le genre humain un homme sans péché qui pourrait leur jeter la première pierre. Seul Jésus le Juste pourrait le faire, et il ne l’a pas fait pour la femme adultère.
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4. LIENS UTILES.
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Même Le Figaro Madame s’y met !

Et il y a toujours un imbécile du type décrit par BERNANOS pour défendre ce concept !


Et la mairie de PÉRIGUEUX en remet une couche !


Quand Satan inspire des conduites humaines.


Monsieur le maire (PS) de Sainte-Terre en Gironde n’aime pas le drapeau français.

Moi, si !



Aucun médium ne fait état de ce vandalisme !


C’est que les églises ne sont pas des mosquées, pas vrai monsieur PLENEL ?







 

dimanche 1 avril 2018

Dimanche de Pâques 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Nous ne sommes pas de ce monde !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. NOUS N’AVONS PAS À PASSER POUR DES GENS NORMAUX SELON LE MONDE !
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"Pour que les Églises survivent au nouvel Âge sombre, elles doivent cesser d’être « normales ». Elles devront approfondir leur cheminement vers le Christ. Ce faisant, elles paraîtront déconcertantes aux yeux des contemporains. En redécouvrant notre passé, en renouant avec la liturgie et l’ascèse, en recentrant notre existence quotidienne sur notre communauté, et nous astreignant à la discipline de la pratique, nous pourrons redevenir, avec l’aide de Dieu, ces personnes étranges que nous n’aurions jamais dû cesser d’être. En insistant sur notre formation, nous deviendrons de meilleurs chrétiens, le sel de ce monde, prêts pour une nouvelle évangélisation."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 156).
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2. CONTREPOINT EN FORME DE DÉSINFORMATION.
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"[…]. Fin mars, ce sont 118 évêques de France qui ont signé un appel intitulé «Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité», dans lequel ils s’engagent fortement contre l’euthanasie et le suicide assisté. Une démarche offensive qui entendait répondre à la pétition de 156 députés mais aussi à celle de près de 300 000 citoyens qui demandaient une ouverture de la loi sur la fin de vie.
Preuve encore de cette mobilisation soutenue, mardi, dans les locaux de Sciences-Po Paris, un débat très attendu a eu lieu autour de la gestation pour autrui. L’amphi était archirempli. Etaient présents, entre autres, Jean Leonetti (l’un des auteurs de la loi sur la fin de vie) mais aussi le professeur René Frydman, spécialiste de la PMA. Les opposants à la GPA et à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux célibataires se sont montrés très efficaces. Monopolisant la parole, empêchant tout dialogue, ils ont été les seuls à intervenir dans la salle."
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Libération monte au créneau ! Plus que les cathos !
Il ne signale pas, par exemple, que le Pr FRYDMAN est résolument contre l’instrumentalisation de la PMA (dont il est l’un des pères) et contre la GPA…
Libération ne signale pas que c’est l’attitude inqualifiable des représentants du mouvement LGBT qui a conduit, si mes informations sont exactes, à en expulser certains de l’amphithéâtre de Sciences Po.
Libération ment, Libération a vendu son âme (à supposer que ce journal en ait vraiment une) aux promoteurs du grand marché humain.

Je tiens à honneur d’être traité par les journalistes de Libération pour un conservateur rétrograde, contempteur de qu’il appelle « progrès ».
Je considère que l’exemple de Jésus, Fils de Dieu, venu en une chair d’homme, né d’une femme, et ressuscité dans sa chair – ce que nous célébrons dans la joie aujourd’hui – montre assez le respect que l’on doit à notre corps. Et il n’est du reste pas innocent que les lectures de la veillée pascales commencent par le récit de la Création où Dieu crée l’homme à son image, à sa ressemblance le crée, homme et femme il LES fit.

Nous ne demandons pas aux journalistes de Libération de partager notre foi. Nous leur demandons soit de se taire et de nous ignorer, soit de nous respecter.
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4. LIENS UTILES.
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A lire, en ce matin de Pâques, tout lire !
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Et à écouter !






Michel-ange-pieta1

lundi 19 février 2018

19 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Aristote, les pervers, les gens de bien et l'ordre politique juste

ARISTOTE continue de réfléchir sur les rapports qui existent entre le corps, l’âme et la politique. Dans les commentaires, je parlerai des travaux de Benjamin LIBET qui donnent bien du fil à retordre aux matérialistes, farouches négateurs de l’esprit.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’animal est en premier lieu composé d’une âme et d’un corps, celle-là étant par nature la partie qui commande, celui-ci celle qui est commandée. Par ailleurs c’est plutôt chez les êtres conformes à la nature que chez ceux qui sont dégradés qu’il faut examiner ce qui est « par nature ». C’est pourquoi il faut aussi considérer l’être humain qui est dans les meilleures dispositions possibles tant du point de vue du corps que de l’âme, chez qui cette hiérarchie est évidente. Car chez les pervers ou chez ceux qui se comportent de manière perverse il semblerait que ce soit souvent le corps qui commande à l’âme du fait qu’ils sont dans un état défectueux et contre nature. Donc, d’après nous, c’est d’abord chez l’être humain comme animal qu’on voit un pouvoir aussi bien magistral que politique ; l’âme, en effet, exerce un pouvoir sur le corps, et l’intellect un pouvoir politique et plus précisément royal sur le désir. Dans ces cas il est manifeste qu’il est à la fois conforme à la nature et avantageux que le corps soit commandé par l’âme et que la partie passionnée le soit par l’intellect, c’est-à-dire la partie qui possède la raison, alors que leur égalité ou l’interversion de leur rôle est nuisible à tous."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.)
GF Flammarion, Paris, 2015. (Page 117.)
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2. COMMENTAIRES.
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On pourrait s’étonner qu’après avoir affirmé que l’ordre politique et la justice sont le propre de l’homme et non des animaux pour la raison qu’il est doté de parole, ARISTOTE réaffirme que l’homme est cependant un animal. Il insiste beaucoup sur ce qui est « par nature », et – nous devons le reconnaître et nous interroger – il a une idée précise de ce qu’est cette nature et l’être pervers ou au comportement pervers. Le texte ne nous dit pas sur quelle instance le philosophe s’appuie pour faire la distinction entre le pervers et l’homme qui ne l’est pas. Un élément toutefois saute aux yeux : l’homme debout est celui dont le corps est commandé par l’âme. Bien évidemment, la notion d’âme n’a pas chez ARISTOTE la consonance qu’elle a chez un occidental. Elle renvoie sans doute et d’abord à la conscience, ou à la réflexivité, perçue comme purement immatérielle et spirituelle. Mais Paul de TARSE, notre grand saint Paul, nous rappelle à la fin de la première épitre aux Thessaloniciens que l’homme est constitué d’un corps (soma), d’une âme (psuchè) et d’un esprit (pneuma). Nombre de chrétiens appellent âme ce qui est esprit ; ce n’est pas dramatique en soi, mais c’est une conception étriquée et qui ne permet pas de comprendre ce que Paul appelle la chair, c’est-à-dire le corps et le psychisme, le donné de la nature. L’esprit est cette partie immatérielle, divine et inviolable de nous-même, et, n’en déplaise à monsieur CHANGEUX, ne se confond nullement avec le psychisme ou la conscience ou avec l’évocation d’un signal électrique qui signe l’apparition d’une sensation ou d’une pensée.
Benjamin LIBET a parfaitement démontré qu’il y a chez l’homme une instance non matérielle qui est capable d’antidatage, et, pour cette raison, ne se confond pas avec le signal électrique engendrée par une excitation périphérique. Je n’ai pas assez de place pour détailler cette expérience. J’y reviendrai. Elle a consterné les matérialistes, et elle n’a jamais été démentie. ARISTOTE, sans le savoir, mais par pure intuition avait obscurément perçu l’existence de cette partie immatérielle de l’être humain, de cette instance spirituelle qui nous constitue dans notre dignité d’homme, qu’il assimilait à la conscience réflexive.
Ne soyons pas trop compliqué. Disons simplement qu’il est possible de faire la différence entre ce qui est « de nature » et ce qui est « pervers » et « dégradé », que cette distinction est repérable par un effort de réflexion, et par le consentement rationnel à l’existence d’une autre réalité que celle de la matière.
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3. REVUE DE PRESSE.
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La bobote, le Grand Paris, et le totalitarisme des « élites » !

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Je dirais plutôt qu’il faut exclure la CEDH de notre vie nationale ! Exeat ! Exeat la CEDH.


Lire aussi à propos de ce cloaque juridique qu’est la CEDH :

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Sans compter tous les propos à venir de cette bécasse !

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Vidéo d’un acte de courage ! C’est tout de même mieux que les envolées de Jupiter !

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Russia today est plus objective que France Inter ; les journalistes américains ne s’y trompent pas, Jupiter si !

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Pensez donc ! Ils préféraient la monarchie à la gueuse !

La Bobote n’a pas voulu recevoir en son domaine les cendres de Michel DEON.
La République ne veut pas reconnaître en MAURRAS un très grand écrivain politique.
L'une et l'autre révèlent leur médiocrité de pensée.

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MENARD est relaxé !

Le "veau sous la mère" (monsieur BAYLET) tétait bien à deux mamelles : celle de son « journal », celle de la République des copains radicaux-cassoulets.

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Les Déco(nne)deurs du Monde  et la manipulation organisée.



samedi 2 décembre 2017

02 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Ils avaient des yeux mais ne voyaient pas


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Un exemple magnifique de cette attitude, un modèle, un archétype du philosophe français, nous est fourni par Jean-Paul SARTRE et Simone de BEAUVOIR. Qu’on lise leurs Mémoires, leurs Autobiographies. On verra quelle formation ils ont reçue : la Sorbonne d’avant-guerre, la Faculté des lettres. Leur ignorance des sciences de l’Univers et de la nature est sans lacune. Lorsque SARTRE et Simone de BEAUVOIR faisaient leurs études à la Sorbonne, c’était la grande aventure de la physique moderne, c’était, en 1927-1928, les grandes découvertes cosmologiques de LEMAÎTRE, FRIEDMANN, HUBBLE, HUMASON. Parcourez les Mémoires de SARTRE et de Simone de BEAUVOIR : vous n’en trouverez pas trace, pas une allusion à ces grandes découvertes, à ces grandes révolutions de la science. Ni l’astrophysique, ni la physique, ni la biologie ne les ont jamais intéressés le moins du monde. C’est ce qui explique leur philosophie acosmique, c’est ce qui explique qu’à la fin de sa vie Madame de BEAUVOIR puisse exposer le plus sérieusement du monde que l’on ne “naît” pas femme, on n’est pas femme par naissance ou par nature. On devient femme par option, éducation, culture ! La détestation de la nature, la détestation de la réalité objective, la détestation du physiologique, est l’un des traits les plus caractéristiques de la philosophie française moderne, chez SARTRE et Simone de BEAUVOIR, bien sûr, mais aussi chez les philosophes de la génération suivante."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 9.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai déjà donné cette citation. Mais elle me semble d’une toujours brûlante actualité. La PMA, la GPA, le mariage pour tous, c’est la détestation de la nature, de la réalité objective, du physiologique. C’est une négation du corps et une exaltation du psychisme (qui n’a rien à voir avec l’esprit), lequel avec le corps forme ce que saint Paul appelle la chair corruptible. Aucune lumière, aucune vérité, aucun principe de vie ne peuvent sortir de la chair réduite à elle-même. Les bouffeurs de curé accusent les chrétiens de détester le corps, alors que c’est exactement le contraire qui est la vérité. Le christianisme est la religion de l’incarnation, d’une chair informée par l’Esprit Saint. Le christianisme n’est pas la religion des robots ou du transhumanisme ; elle est la religion d’un Dieu qui s’est fait homme pour que l’homme puisse être à son tour comme divinisé. Elle est la religion de la vie et de la vie éternelle. Croyez-vous que les chrétiens détesteraient le corps s’ils n’avaient eu l’audace d’inscrire dans le Credo leur foi en la résurrection de la chair rendue à son état de primitive innocence par la mort et la résurrection de Jésus ?
Bon, je m’arrête. Je m’apprête à aller ce soir à une soirée de prière, invité que je suis par un jeune, un vrai témoin, une lumière pour sa classe. Tout le même, j'affirme ceci : Jean-Paul et Simone avaient des yeux, mais ils ne voyaient pas !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Chers tous, lisez, je vous en conjure, au moins quelques-uns des articles dont je donne ici le lien.
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Tu ne tueras pas l’innocent.

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Honneur à ce grand soldat.

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Qu’ils nettoient devant leurs portes avant d’épousseter la nôtre !

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Voilà qui ne semble émouvoir l’ignoble PLENEL.

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Merci à vous cher Karim !

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HOUELLEBECQ voit clair.

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On résiste aussi à CHOLET !

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ONLR ! Ludovine a de la suite dans les idées.

On la soutient.

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Et toujours les menteurs du Journal Le Monde.

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Mieux vaut tard que jamais.




E